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 Sometime, all you'll need is a cup of tea ☼ Anabeth

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Anastasia Thompson
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Sometime, all you'll need is a cup of tea
Elizabeth & Anastasia ☼Anabeth


Aujourd’hui, c’était jour de fête ! En effet, en cette belle journée ensoleillée, Anastasia ne travaillait pas et se retrouverait toute seule dans sa grande maison de Holborne. Elle en avait donc profité dès les premières lueurs du soleil. Lorsque l’astre solaire caressa son visage, Anastasia s’étira longuement comme un chat, sa main chatouillant le visage de son mari à ses côtés. Ce dernier grogna fortement, lui rappelant qu’il avait travaillé toute la nuit et Anastasia s’était mise à rire aussi fort que sa petite voix le lui permettait. « Comme tu peux être grognon le matin quand tu t’y met ! » lui répondit-elle avant de lui mordiller l’oreille et de se lever vivement du lit, évitant par la même occasion l’oreiller que son époux lui lançait en pleine tête. Alors qu’il lui disait des bêtises, elle descendit l’escalier quatre marches à la fois pour se rendre à la cuisine. D’un coup de baguette magique, elle déclencha la cafetière et ordonna à son petit déjeuner de se préparer pendant qu’elle sautait dans la douche. Remontant les marches deux à deux, elle sautilla dans la douche pour se mettre toute propre avant d’enfiler des vêtements d’intérieurs. Oui, un gros pantalon mou gris avant un débardeur, l’uniforme d’une régulatrice au repos. Elle plongea la tête dans sa chambre, son mari s’y trouvait toujours, la tête sous les draps, incapable de vivre le fait que sa femme soit aussi matinale un jour de congé. « Mon épave adorée, tu vas devoir te lever. Tu as promis à Matthew que tu irais avec lui à la pêche. » Un mouvement de baguette plus tard, tout l’équipement de Shawn lui tombe dessus et elle peut l’entendre jurer sous les draps. Elle se dépêche de quitter la pièce, ne voulant pas se retrouver face à un loup enragé, non sans lui balancé un : « Si tu me ramène un poisson avec des traces de dents, je te jure que je te tue ! » Un poisson fraîchement pêché, c’est très agréable, mais pas quand il vient de la gueule d’un loup. Une fois à table, elle commença à boire son café, comme tous les matins, et croqua joyeusement dans sa rôtie. Shawn descendit quelques minutes plus tard, les cheveux mouillés, les cernes sous les yeux et le regard assassin. Même comme ça, il était beau à mourir. Elle accourut vers lui, un sac dans les mains avec son repas du midi, une rôtie pour la route et un thermos avec l’eau chaude pour son thé. Ce n’est pas comme si elle était pressée de le voir partir… mais elle en donnait presque l’image comme ça. « Allez ! Si tu arrives encore en retard, il va s’en plaindre pendant trois ans à la prochaine réunion de famille en disant qu’il a manqué la prise du siècle par ta faute… oust ! » Un énorme baiser rempli d’amour plus tard et Anastasia se retrouve toute seule, son mari ayant transplané dans la maison de son frère. Maintenant, c’était le moment de prendre soin d’elle.

L’ancienne Serdaigle en profita pour se rendre dans son jardin. Il faisait un temps magnifique et elle pouvait commencer à déraciner les mauvaises herbes qui gagnaient doucement du terrain sur la magnifique aire fleurie d’Anastasia. La brunette aimait les plaisirs simples et le jardinage en faisait partie. Elle n’avait jamais vraiment été habile de ses mains et c’était la principale raison pour laquelle elle était une piètre cuisinière et qu’elle ne jouait pas d’un instrument de musique… bien qu’elle commençait à se débrouiller plutôt bien avec un piano. Shawn lui avait d’ailleurs fait la surprise d’en acheter un magnifique qui prenait une bonne partie de son salon, mais qui était aussi l’une des plus belles décorations de cette pièce. Elle s’y asseyait très souvent pour y caresser les touches d’ivoires et jouer de douces mélodies. Le jardinage était aussi devenu l’un de ses passe-temps. Elle prenait son temps, choisissant les plus belles fleurs et créant de véritables peintures dans sa cour extérieure. Son époux était une personne très manuelle et il leur avait fait un véritable paradis de tranquillité, un havre de paix propice pour les réceptions entre amis. Anastasia n’avait fait qu’embellir le tout avec des couleurs et des odeurs plus enivrantes les unes que les autres. Lorsqu’elle fut satisfaite de l’allure générale de son jardin, elle retourna à l’intérieur, son visage plein de terre. Elle mit l’eau à bouillir et prépara son thé au jasmin qui sentait si bon. Elle pourrait en profiter dehors, sur la terrasse, un bon livre à la main. J’ai dit qu’elle aimait les plaisirs simples, non ? Et il n’existait pas de moments plus plaisants que de se retrouver au soleil avec un roman d’Agatha Christie entre les mains « Les dix petits nègres » pour être plus précis. La brunette n’aimait pas réellement le titre du livre, beaucoup trop péjoratif à son goût, mais il n’en restait pas moins qu’il s’agissait d’un roman qu’elle appréciait tout particulièrement.

Le bruit de sa bouilloire la ramena sur Terre et elle accourut dans la cuisine, le livre à la main et sa queue de cheval voletant dans l’air. Alors qu’elle préparait le tout, un bruit sourd très près d’un transplanage, dans son salon, lui fit relever la tête, abandonnant un moment son thé. Quoi ? Déjà ? Shawn n’était tout de même pas de retourner avant l’heure du repas ? Anastasia leva les yeux au ciel. Quelle bêtise avait-il encore fait pour que Matthew lui retourne aussi vite son mari ? Elle prit son livre, prête à lui donner un coup derrière la tête suite à ses explications et entra dans le salon : « Qu’est-ce que tu as encore fait, Shawn ? Tu as poussé Matthew dans le lac parce qu’il n’arrêtait pas de p… » Sa phrase s’étouffa dans l’air alors qu’elle remarquait, avec un certain ahurissement qu’il ne s’agissait pas d’un homme, en plein milieu de son salon, mais bien d’une femme. « De parler… » termina-t-elle plus pour elle-même. Elle s’avança de quelque pas, avant de remarquer qu’elle connaissait cette petite tête blonde qu’elle ne s’attendait aucunement à voir aujourd’hui. « Elizabeth ?  Est-ce que tout vas bien ? » Elle s’approcha doucement d’elle, comme si elle ne voulait pas l’apeurée. Après tout, elle serait peut-être sous le choc de remarquer qu’elle ne se trouvait pas chez elle.

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Elizabeth Greene
WIZARD
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Ana & Betty


Je referme la porte du bureau derrière moi avec un léger soupir. Voilà, c’est fait. Je sors tout juste de la direction avec laquelle je me suis entretenue pendant plus de deux heures. Une semaine s’est écoulée depuis mon accident, la découverte de ma grossesse, tout s’est enchaîné. Sept jours. Ca m’a largement laissé le temps de réfléchir à quoi faire après. On en a aussi pas mal discuté, avec Nathaniel puis je l’ai tourné cent fois, mille fois, dans ma tête pour toujours arriver à la même conclusion : arrêter de travailler. En tout cas, jusqu’à la fin de ma grossesse et quelques semaines après, pour m’occuper du bébé. Le rythme effréné des services de l’hôpital Sainte-Mangouste, sont limites supportables en temps normal alors enceinte jusqu’aux yeux… Ce ne serait de toute façon, pas raisonnable dans mon état ni pour moi, ni pour le bébé. Les discussions ont été un peu houleuses, avec les marqués qui se font de plus en plus nombreux, en plus des cas habituels, le service est débordé et manque cruellement de médicomages. Si on rajoute à ça le fait que je me pointe du jour au lendemain, enceinte de presque huit mois et demandant un congé ; vraiment, ils n’ont pas apprécié. Heureusement, j’ai pu compter sur l’appui de la médicomage s’étant chargée de mon cas, ainsi que d’Orphelda qui a pris soin de moi durant toute ma convalescence à St-Mangouste. Finalement, après des négociations, ils ont accepté -bien à contrecoeur- de me laisser mes congés bien mérités pour trois mois. Mais ils m’ont quand même bien dit que si jamais ils sont vraiment débordés, je n’aurai pas d’autre choix que de retourner les aider. N’importe quoi. Derrière moi, je sens qu’on s’approche de la porte, je me décale afin de laisser sortir la médicomage qui me fait un sourire avant de me rappeler de me reposer. J’acquiesce, la remercie et la regarde s’éloigner le long du couloir pour rejoindre les escaliers et son étage. Je vais faire de même, afin de récupérer mes affaires dans le vestiaire et ensuite, je partirai.

Longeant les couloirs silencieux, je monte les escaliers jusqu’au deuxième étage, service des virus et microbes magiques. L’endroit est plus mouvementé, médicomages et guérisseurs courent un peu partout, allant d’une chambre à une autre, d’une salle de diagnostique à l’autre. Ballet habituel du seconde étage, ballet épuisant que, à ma grande surprise, suis plutôt contente de quitter pour un temps. Les vestiaires sont vides, des affaires traînent ça et là, j’ouvre mon casier, récupère quelques vêtements que je laisse tout le temps, au cas où, ainsi que deux-trois autres trucs. Suspendu à un cintre, une nouvelle robe verte est accrochée à un cintre. Il faut dire que la mienne, a terminé dans un piteux état ; complètement déchiquetée, maculée de sang, irrécupérable. Une fois mes effets personnels rangés dans mon sac, je ferme le casier métallique. J’enfile le manteau prêté par Maggie, en fait, aucun des vêtements que je porte, ne sont à moi. Tous viennent de ma petite soeur car mon ventre m’empêche d’enfiler mes affaires, devenue bien trop petites. Petite soeur qui est venue me rendre visite régulièrement, ainsi que mon père et ce, grâce à ma belle-mère. Grande inspiration, la médicomage m’a dit que je pouvais transplaner. Normalement. Je vide mon esprit, pense à la maison et… Vlouf.

Ca secoue, ça secoue. Puis ça s’arrête, brusquement. J’ai une violente sensation de nausée, pire que d’ordinaire, j’entends. Ce n’est jamais agréable de transplaner sauf que pour le coup… Je le vis très mal. Je cligne des yeux plusieurs fois, il faut que je m’asseye. Attendez… Je regarde autour de moi, surprise. Ce n’est pas du tout mon salon. Je vais me mettre à paniquer ; où ai-je atterrit ?? J’aurais dû éviter de transplaner, c’était la pire idée possible ! Je sursaute violemment en entendant une voix, ne la reconnaissant pas de suite. Oh non non non. Oh ! Je la vois, Anastasia, ma voisine et amie. Donc c’est chez elle que je suis arrivée.

« Elizabeth ?  Est-ce que tout va bien ? Me demande-t-elle après s’être un peu approchée.
-Je… Ca te dérange si je m’assieds quelques instants ? J’ai la tête qui tourne. » Réponds-je, à bout de souffle.

Sachant qu’elle ne dira pas non, je me pose sur le canapé avant d’inspirer et expirer profondément. Seigneur, transplaner, c’est fini pour moi. Je passe une main sur mon visage puis dans mes cheveux, le temps que le malaise s’estompe. Il n’y a pas que moi, à mal vivre, le bébé s’agite ; donnant coup de pieds et coup de poings. Je place ma main contre mon ventre, je commence petit à petit à m’y habituer même si cela prendra encore un peu de temps. Une fois que ma tête a arrêté de me tourner, je lève les yeux vers mon amie et esquisse un petit sourire désolé.

« Je m’excuse de mon arrivée impromptue… Ce n’était pas du tout prévu. Je dis, terriblement gênée. Sinon, bonjour Ana, tu vas bien ? J’espère que je ne te dérange pas. »

Déjà que je transplane dans son salon sans la prévenir, il ne manquerait plus que ça, que je la dérange… Je regarde la jolie brune qui regarde… Mon ventre. Oh. Oui, c’est vrai qu’elle n’est pas au courant. La semaine dernière, lorsqu’on s’est rapidement croisé, je n’étais pas enceinte. Enfin si mais vous comprenez.

« Ah oui, ça… Euhm… Surprise ? »

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Anastasia Thompson
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Elizabeth & Anastasia ☼Anabeth


La brunette était très inquiète de voir sa voisine apparait en plein milieu de son salon. Betty lui avait souvent raconté ses exploits de transplanages et Anastasia n’avait jamais rigolé, parce qu’elle n’était pas douée. Bien souvent, lorsqu’elle revenait du ministère de la magie par la cheminée, elle arrivait en tombant sur les fesses, comme une débutante ou une gamine. Mais c’est parce que c’est difficile d’arriver comme ça, boum, debout… La famille Preston y arrivait très bien, peut-être parce qu’ils avaient le charisme pour… mais Ana ? Non, ce n’était vraiment pas pour elle. Autant elle savait y faire avec un balai que les autres moyens de locomotion magique n’arrivaient pas à se faire maîtriser par la régulatrice. Elle lança donc un regard rempli de compassion à sa voisine, alors que cette dernière prenait place sur le sofa. « Je… Ça te dérange si je m’assieds quelques instants ? J’ai la tête qui tourne. » Il n’en faut pas plus à Ana pour se jeter dans sa cuisine et remplir une grand verre d’eau pour Berry. Non seulement elle le fait parce qu’elle l’aime bien et qu’elle ne veut pas la voir perdre connaissance dans son salon, mais aussi parce qu’elle n’a pas envie de ramasser du vomie de médicomage un peu partout sur le plancher.

Anastasia déposa le verre sur la table, ayant préalablement déposé un sous-verre, parce que les traces et les tâches, c’est le diable incarné. Elle ne remarqua pas tout de suite l’énorme ventre pourtant difficile à manquer d’Elizabeth. En fait, pour le moment, elle cherchait surtout à comprendre ce qui avait bien pu arriver à son amie pour qu’elle atterrisse comme ça en plein début de matinée. « Je m’excuse de mon arrivée impromptue… Ce n’était pas du tout prévu. Sinon, bonjour Ana, tu vas bien ? J’espère que je ne te dérange pas. » Elle semble tellement mal à l’aise, la pauvre. Anastasia lui fait le sourire le plus rassurant possible. « Non… non pas du tout. Je suis en congé aujourd’hui, alors j’en profitais pour prendre un peu de repos. » Anastasia prit un cousin sur la canapé et le replaça, juste pour dire qu’elle faisait quelque chose de ses mains. « J’ai travaillé un peu dans le jardin et… » Un moment de pause. Il y a quelque chose qui cloche et elle n’arrive pas à  mettre le doigt dessus alors qu’elle dépose son regard de haut en bas sur Elizabeth. Alors là… elle vient de le remarquer, son ventre rond. Il n’en faut pas plus pour qu’Anastasia se retrouve bouche bée. Comme si Betty avait tout compris, elle ajouta : « Ah oui, ça… Euhm… Surprise ? » Surprise ? C’est bien le cas de le dire. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Elle garda un moment de silence avant de secouer la tête. « Non, pas qu’est-ce qui s’est passé pour que tu sois enceinte, je sais comment on fait des bébés, mais... qu’est-ce qui s’est passé ? La semaine dernière, tu… tu… la semaine dernière… » Tu quoi ? Le choc, probablement, qui fait en sorte qu’Anastasia ne sait pas vraiment quoi dire. Elle se leva et courut dans la cuisine, elle rajouta une tasse et soupira de contentement. Heureusement qu’elle avait fait plus de thé au jasmin qu’elle ne le voulait. Elle revint et déposa un tasse devant Betty. « Je croyais que Nathaniel et toi vouliez attendre avant d’avoir des enfants. Je me souviens, j’étais d’accord avec toi. Shawn et moi, on se dit que le moment n’est pas le bon. » Mais Anastasia ne peut tout de même pas s’empêcher de ressentir un petit vent de jalousie face à ce ventre rond qui abrite la vie. Elle aimerait tant devenir maman, elle aussi… mais elle ne veut pas tenter le diable.

Anastasia porta la tasse à ses lèvres, se brûlant légèrement. Elle la redéposa sur la table tout aussi vite qu’elle l’avait prise. « Tu seras une bonne mère. Et Nathaniel sera un père extraordinaire. » Elle se veut rassurante, même si son cœur à elle ne cesse de lui dire qu’elle aussi, elle pourrait vivre ce bonheur. « Shawn vit beaucoup trop dangereusement…» Oups, elle a parlé à voix haute. Mais maintenant elle comprend qu’elle aussi, elle aimerait une famille. Alors que son visage se remplit de tristesse, elle se racle la gorge et dépose sa main sur celle de son amie. « Si tu as besoin de quelque chose, dis-le moi. »

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Elizabeth Greene
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Anastasia a toujours été une hôtesse attentionnée et… Maniaque. Je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire amusé en voyant mon amie déposer un dessous de verres sur sa table pour éviter de laisses des traces. Ma mère avait aussi la même habitude qu’Ana, elle était extrêmement maniaque et tout devait briller. Je ne suis pas comme elle, pas autant, en tout cas. Avec un hochement de tête, je remercie mon amie pour le verre d’eau que je récupère afin de boire. L’eau fraiche me fait le plus grand bien, elle vient chasser la nausée et je respire enfin correctement. Heureusement qu’Ana est du genre vive et rapide comme l’éclair. bien élevée, je m’excuse d’avoir ainsi fait apparition dans le salon de ma voisine. Je me sens même extrêmement gênée, je n’ai pas toujours été des plus adroites avec la transplanation, il m’arrive régulièrement de me retrouver dans des situations délicates ou stupides. Comme la fois où j’ai terminé dans la baignoire au lieu de ma cuisine. M’enfin, ce genre de choses arrivent lorsque je suis très fatiguée… Comme aujourd’hui. Je passe une main sur mon visage après avoir reposé le verre sur le dessous de verre. Je pousse un très léger soupir tandis qu’Ana commence à m’expliquer que non, je ne la dérange pas du tout. 

« Non… non pas du tout. Je suis en congé aujourd’hui, alors j’en profitais pour prendre un peu de repos. 
-D’accord, tant mieux. Heureusement encore que je suis arrivée chez toi et pas chez les moldus à côté… » Je dis avec un petit rire.

Oui là… Il m’aurait peut-être fallu utiliser un sort pour effacer leur mémoire. Je ne tiens pas à ce que mes voisins suspectent quoi que ce soit. Ce qu’ils ne font pas. Pour eux, nous sommes un couple comme un autre, sauf que mon mari ne travaille pas ici voilà tout. Que ça ne change pas. J’appuie mon dos contre le dossier du sofa. Dos déjà douloureux. En plus des quelques bleus causés par mon « altercation » avec le loup-garou, mon ventre pèse plus que je ne l’aurais cru. Impossible de rester en place, je regarde Anastasia qui regonfle un coussin avant de le déposer soigneusement sur son canapé. Je ne crois pas l’avoir jamais vu rester en plus très longtemps sans rien faire. Elle va me raconter sa journée mais s’arrête tout net en remarquant mon ventre. Je me demandais quand est-ce qu’elle le verrait. Je baisse les yeux, un léger sourire sur les lèvres, mes soeurs et mon père ont fait la même tête. Tout le monde fait cette tête là.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? … Non, pas qu’est-ce qui s’est passé pour que tu sois enceinte, je sais comment on fait des bébés, mais... qu’est-ce qui s’est passé ? La semaine dernière, tu… tu… la semaine dernière…
-Je sais… Et crois-moi, j’en suis la première surprise. » Je murmure.

Oui, la semaine dernière, ce ventre n’était pas, j’étais fine comme une brindille et aujourd’hui je me retrouve de la taille d’une planète. Et encore, elle ignore que c’est arrivé en moins de 24h… Quand on y pense, le corps et le psyché humain sont fascinants par leur complexité. Puis elle disparait dans la cuisine. De là où je suis, je peux aisément deviner qu’elle termine de préparer son thé, la vaisselle s’entrechoque légèrement, je relève la tête lorsqu’elle revient et lui souris.

« Merci Ana. »

Je regarde la vapeur chaude qui s’élève au-dessus de la tasse de thé ; je vais attendre avant de boire. Je ne suis pas comme Nathaniel, à me jeter dessus comme la vérole sur le bas-clergé. Ana reprend place à côté de moi.

« Je croyais que Nathaniel et toi vouliez attendre avant d’avoir des enfants. Je me souviens, j’étais d’accord avec toi. Shawn et moi, on se dit que le moment n’est pas le bon.
-Oui, c’est vrai. C’est ce qu’on voulait. Enfin, voulait. C’est ce qu’on pensait être le plus raisonnable. Ce bébé n’était pas du tout prévu… Cela nous est tombé dessus la semaine dernière. J’ai rien vu. Pendant huit mois, je n’ai jamais suspecté que j’étais enceinte. »

Je pose une main contre mon ventre et je peux sentir le bébé s’agiter un peu. C’est toujours une sensation étrange, j’ai encore du mal à me dire que tout est réel, que ce bébé est bien là.

« C’est fou, hein ? Moi qui rêve depuis toujours d’avoir des enfants, j’ai été incapable de me rendre compte qu’il était là… »

Je me mords l’intérieur des joues, me penche pour prendre la tasse de thé et la porter à mes lèvres. Même si c’est trop chaud. Mieux vaut ça que pleurer encore une fois, je suis fatiguée de verser des larmes.

« Tu seras une bonne mère. Et Nathaniel sera un père extraordinaire.
-Oui, j’acquiesce. Nate va faire un père formidable… »

Quant à mes talents de bonne mère, j’ai encore des doutes alors je ne dis rien. Une bonne mère n’ignorerait pas son bébé pendant huit mois. Une bonne mère se serait rendue compte de l’enfant grandissant dans son ventre. Tout mon contraire, en somme.

« Shawn vit beaucoup trop dangereusement… »

Je lève subitement mon regard du liquide ambré dans ma tasse pour voir que le visage de mon amie a pris une expression triste. Je me mords la lèvre, serre la main qu’elle a déposé sur la mienne et après avoir déposé ma tasse, je vais remettre en place une mèche de cheveux brune d’Ana.

« Ca viendra, Ana. Puis, tu es encore jeune, vous êtes encore jeunes. Tu n’as même pas trente ans… Je dis, d’une voix douce. Tu en auras peut-être toute une ribambelle quand tu auras mon âge. »

J’aurais aimé, en avoir toute une ribambelle. Enfin, quatre, comme mes parents. Comme Margaret. Parce que grandir entourée de mes trois soeurs, je n’ai jamais rien connu de mieux que ça. Je dépose un baiser sur la joue de mon amie, j’agis de la même façon avec mes petites soeurs qui ne sont plus si petites que ça…

« C’est pour ça, qu’on ne s’est pas du tout croisé de la semaine… J’étais à St Mangouste, en convalescence… J’ai eu quelques petits ennuis avec un loup-garou. Trois fois rien. »

Nooon. J’ai juste failli mourir et j’en fais encore des cauchemars. Trois fois rien.

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Anastasia Thompson
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« D’accord, tant mieux. Heureusement encore que je suis arrivée chez toi et pas chez les moldus à côté… » Anastasia affiche un énorme sourire en imaginant Elizabeth qui apparaissait comme par magie dans la maison des moldus qui vivait tout près d’eux. Ils ne connaissaient absolument rien de leur monde et c’était beaucoup mieux ainsi ! Anastasia se souvenait encore des crises de panique qu’elle avait faites lorsque Shawn se transformait en loup pour se balader dans le quartier lors que leurs premiers jours dans cette belle maison qui était maintenant leur foyer d’amour. Il avait alors éclater de rire en lui expliquant qu’il existait un sort qui lui permettait de sortir dans son apparence animale et que tous les moldus le voyait comme un simple chien errant. Elle n’y avait pas cru la première fois, mais elle devait avouer qu’il avait raison, puisqu’elle l’avait expérimenté elle-même. Un jour qu’elle se promenait en compagnie de son mari sous sa forme de loup –elle avait perdu au poker (elle est un peu idiote, quand on y pense, puisque son mari possède tout de même un casino) et il s’agissait de sa conséquence – elle avait entendu plusieurs personnes qui parlait de l’animal abandonné qui la suivait partout. Avec un grand rire, elle s’exclama : « J’imagine tellement la tête de cette vieille pie ! Elle n’ose même plus mettre les pieds à la maison depuis que Shawn lui a ouvert la porte, un matin, alors qu’il dormait encore ! C’est qu’il est un peu grognon quand même. »

Anastasia n’avait aucunement caché sa surprise en remarquant le ventre arrondi de sa bonne amie. Elle avait alors ressentie une vague de sentiments contradictoires et étranges en elle. Amour, joie, jalousie, excitation, perplexité, questionnement… Amour : Elizabeth et son mari formaient un des couples les plus adorables qu’elle connaissait. Joie : la venue d’un enfant est toujours quelque chose de merveilleux. Jalousie : pourquoi n’était-elle pas enceinte, elle aussi ? Elle le méritait tout autant… Excitation : elle avait déjà hâte de voir cette petite tête courir dans la cour de sa voisine. Perplexité : on pouvait vraiment tomber enceinte du jour au lendemain et avoir un tel ventre ? Questionnement : Qu’allait-elle faire pour le repas du soir ? « Je sais… Et crois-moi, j’en suis la première surprise. » La voix de son amie n’était qu’un souffle, mais il avait tout de même trouvé le chemin de son oreille. La brunette ne répondit rien pour la simple et bonne raison qu’elle ne savait pas quoi dire. Que pouvait-on dire de toute façon ? Elle était enceinte, c’est ça que l’on pouvait dire ! Et la régulatrice avait beau imaginer tous les scénarios possibles dans sa tête, il n’y avait pas de surprise plus agréable et déconcertante que celle-ci. Sans ajouter un mot, elle s’était dirigée vers sa cuisine pour prendre le thé. Pendant tout ce lapse de temps, elle ne cessait d penser. Elle n’avait absolument aucune difficulté à imagine la frêle Betty en plein état de panique devant toutes l’organisation et le temps qu’il lui manquait. Elle allait devoir modifier son mode de vie et sa propre maison pour la venue de ce petit être avec moins de temps qu’une femme ordinaire. Lorsqu’elle revint, Betty la remercia et elle en profita pour déposer sa main sur son épaule, ses yeux transpirant la sincérité et la gentillesse : « S’il y a la moindre chose que je peux faire pour toi, ne serait-ce que pour te soulage d’un poids, sache que tu peux compter sur moi. Même si je dois faire la cuisine tous les jours pour te nourrir ! Quand il y a pour deux, il y en a pour trois… ou plutôt quatre. » Avec un petit sourire farceur, elle porta de nouveau sa tasse à ses lèvres.

Anastasia avait gardé le silence. Mais elle n’arrivait jamais à rester silencieuse bien longtemps. Elle n’avait donc pas tardé à lui demander des explications. Ce qu’elle pouvait être un peu trop curieuse parfois… mais cela ne sembla pas déranger la médicomage qui lui répondit tout de même. « Oui, c’est vrai. C’est ce qu’on voulait. Enfin, voulait. C’est ce qu’on pensait être le plus raisonnable. Ce bébé n’était pas du tout prévu… Cela nous est tombé dessus la semaine dernière. J’ai rien vu. Pendant huit mois, je n’ai jamais suspecté que j’étais enceinte.» Anastasia garda le silence. Elle avait toujours pensé la même chose qu’Elizabeth, mais maintenant qu’elle voyait son ventre rond, elle comprenait qu’elle avait absolument tout faux. Elle voulait un petit bout de choux à prendre dans ses bras, le soir, pour lui chanter des chansons afin de l’endormir… mais quel avenir pouvait-elle donner à un enfant avec le genre de vie dangereuse que menait son mari ? Elle ne voulait pas se retrouver à élever un enfant seul sans l’homme qu’elle aimait le plus au monde. Elle ressentait toujours une énorme boule dans son estomac qui devenait de plus en immense lorsqu’il ouvrait la porte sur un Noah qui semblait prêt pour la guerre. Elle voulait seulement se jeter sur cet obstacle de bois pour la refermer vivement et lui crier de ne pas partir, mais il lui jetait seulement un petit regard et, sans rien dire, il franchissait la porte. Il la refermait, laissant derrière lui sa femme et son foyer. Et que faisait-elle ? Elle s’adossait contre ce bois froid qui venait de se refermer, peut-être pour la dernière fois, sur la seule personne qui comptait réellement pour elle et elle se mettait à pleurer, sans pouvoir s’arrêter, pendant des heures. Et elle le détestait… mais elle détestait encore plus Noah qui venait de l’amener avec lui…. Alors qu’elle était dans ses pensées, la voix de son amie la fit sursauter. « C’est fou, hein ? Moi qui rêve depuis toujours d’avoir des enfants, j’ai été incapable de me rendre compte qu’il était là…» Elle garda encore le silence, la regardant prendre un peu de thé. Et les mots glissèrent sans qu’elle puisse s’en empêcher. « Tu seras une bonne mère. Et Nathaniel sera un père extraordinaire. » « Oui. Nate va faire un père formidable… » Anastasia haussa un sourcil. Comment pouvait-elle croire qu’elle ne serait pas une bonne maman ? « Je t’interdis de croire que tu ne seras pas à la hauteur. » Et son regard lui montrait bien qu’elle était sérieuse.

S’il y avait bien une chose dont elle ne voulait pas parler, c’était de sa propre situation, mais comme toujours, les mots se bousculent dans sa bouche et elle en dit beaucoup plus qu’elle ne le voudrait. Un vrai moulin à paroles dans les moments les moins importants, mais quand il s’agissait de quelqu’un d’autre, elle savait écouter. Sa main dans celle de la brunette sent alors une légère pression et l’autre main d’Elizabeth, dans un mouvement purement maternel, vint remettre une mèche de ses cheveux en arrière. « Ça viendra, Ana. Puis, tu es encore jeune, vous êtes encore jeunes. Tu n’as même pas trente ans… Tu en auras peut-être toute une ribambelle quand tu auras mon âge » Elle afficha un petit sourire triste. « Pour ça, il faudrait déjà qu’il reste en vie. » Anastasia avait vaguement parlé à Betty des histoires de Shawn, mais elle n’était jamais entrée dans les détails puisqu’elle ne les connaissait pas elle-même. Moins elle en savait et mieux elle se portait. Elizabeth déposa un baiser sur sa joue et Anastasia se mit à rire sans pouvoir s’en empêcher. Elle venait de remettre de la lumière dans son cœur qui commençait à s’obscurcir. Et puis, comme si rien ne s’était produit, elles avaient repris leur discussion du début. « C’est pour ça, qu’on ne s’est pas du tout croisé de la semaine… J’étais à St Mangouste, en convalescence… J’ai eu quelques petits ennuis avec un loup-garou. Trois fois rien.  » C’était ça qui était bien avec Betty, on revenait à zéro, comme si…. QUOI ? « JE TE DEMANDE PARDON ! » Comme une tornade, elle se leva pour se jeter sur son amie – avec modération, elle est enceinte tout de même – et chercha à trouver quelque chose. « Son nom ? Dit moi son nom, Betty ! S’il n’est pas répertorié, je vais lui faire sa peau ! Raconte-moi tout. » et ce n’était pas du tout une suggestion, c’était un ordre.

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Elizabeth Greene
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Ana & Betty


« S’il y a la moindre chose que je peux faire pour toi, ne serait-ce que pour te soulage d’un poids, sache que tu peux compter sur moi. Même si je dois faire la cuisine tous les jours pour te nourrir ! Quand il y a pour deux, il y en a pour trois… ou plutôt quatre. »

Je hoche de la tête, esquisse un sourire avant de rire doucement tout en portant ma tasse de thé à mes lèvres. J’en bois quelques gorgées puis regarde de nouveau mon amie toujours un léger sourire sur les lèvres.

« C’est très gentil de ta part. Et je sais que je peux compter sur toi si j’ai besoin de quoi que ce soit. Je pense aussi que je peux compter sur ma soeur Maggie pour venir me surveiller de près. D’autant que, si j’ai bien compris, Joe a dans l’intention de prendre des congés et de venir vivre à la maison avec Lizzie pour que je ne sois pas seule jusqu’à la naissance du bébé vu que je n’ai nullement l’intention d’aller chez mon père. »

Je sais déjà que Maggie passera demain, dans la journée, pour m’apporter des vêtements à ma taille ainsi que s’enquérir de mon état puis discuter des détails de l’accouchement étant donné que c’est elle qui mettra le bébé au monde. … Dans tellement peu de temps. J’ignore si je parviendrai à être prête à temps… Il me reste encore un petit mois pour me préparer au maximum et ensuite… L’enfant pourra naître à n’importe quel moment, du jour comme de la nuit. Au fond de moi, j’espère qu’il prendra un peu son temps, afin de me donner l’occasion de tout appréhender, d’être à peu près prête quand il naîtra. Hélas, s’il est comme mes soeurs et moi, il n’en fera qu’à sa tête et se dépêchera bien vite de sortir… S’il te plaît, si tu peux entendre mes pensées, ne fais pas ça. Bref. J’acquiesce lorsqu’Ana dit que Nate fera un père formidable, je surenchéris même, car c’est la vérité. Dès qu’il a appris pour la grossesse, il a été heureux. Peu importe le déni et la stupeur, lui a de suite été enthousiasmé par sa prochaine paternité ; heureusement qu’il était là pour me véhiculer son entrain car à ce moment-là, j’étais plus proche du gouffre qu’autre chose.

« Je t’interdis de croire que tu ne seras pas à la hauteur.
-Oui madame. » Je réponds, en levant les mains pour feindre l’innocence.

A la hauteur. Oui, je pense que je le serai, j’espère, c’est juste que si la grossesse est si longue c’est aussi en parti pour permettre à la femme d’enclencher un processus qui fera d’elle une mère. Processus auquel je n’ai pas eu droit alors non, pour l’instant, je ne suis pas à la hauteur et ai encore du mal à me sentir mère bien que je puisse sentir les mouvements de mon enfant dans mon ventre. Ca reste encore un peu abstrait et flou. Mais nuls doutes que tout ceci s’arrangera et rentrera dans l’ordre une fois que j’aurai mon bébé dans les bras. Je crois. Mais changeons de sujet, le ton subitement triste de mon amie m’interpelle et, après avoir serré sa main et remis une mèche de ses cheveux en place, je tente de la rassurer par les mots. La voir ainsi attristée me serre le coeur, je n’aime pas quand une personne que j’aime ne va pas bien. Alors d’accord, mes mots ne sont peut-être pas aussi rassurants que je le souhaiterais mais au moins, j’ose croire qu’ils pourront apaiser un peu le malêtre de ma voisine et amie.

« Pour ça, il faudrait déjà qu’il reste en vie. »

A cela, je préfère ne pas répondre. De ce que fait Shawn, son mari, je n’en sais que des brides, rien de bien concret mais je pense qu’Anastasia elle-même n’est pas tout à fait certaine de ce qu’il fait exactement. Sûrement est-ce mieux. Je n’aimerais pas être à sa place, car si elle aussi se trouve seule comme moi, de mon côté je n’ai pas non plus à me faire un sang d’encre car je sais mon mari à l’abris, à Poudlard. Enfin, un tant soit peu à l’abris car au final, personne ne l’est réellement, dans le contexte actuel. Alors au lieu de parler, je me contente de déposer une baiser sur la joue d’Ana qui rit ; je me sens un peu mieux. Nous pouvons enchainer. J’ignore pourquoi j’ai eu l’idée de parler du loup-garou. Surtout à Ana. Qui travaille au ministère. Au département de contrôle des créatures magiques de surcroit. Par moment, je suis réellement une tête de linotte. Il n’en faut pas plus à la brune pour s’emporter et se jeter sur moi.

« Son nom ? Dit moi son nom, Betty ! S’il n’est pas répertorié, je vais lui faire sa peau ! Raconte-moi tout. »

Je la regarde qui fouille dans ses affaires à la recherche de je-ne-sais-quoi. Je fronce mes sourcils, j’aurais dû l’omettre. Seulement, pour le moment je peux porter des manches longues mais lorsque l’été viendra, je vais malheureusement me retrouver avec mes cicatrices au bras et à la jambe visibles de tous.

« Ana. Pas la peine de courir ainsi partout, que cherches-tu ? »

Ce qu’elle veut surtout, c’est que je parle. Bien. Ca, je peux toujours le faire.

« C’était à la dernière pleine lune, la semaine dernière donc. J’étais de garde de nuit à l’hôpital et je suis sortie prendre l’air lors de ma pause quand j’ai entendu du bruit venant d’une rue attenante. J’y suis allée, le loup venait juste de se transformer puis ça s’est enchaîné très vite ; il m’a blessée une première fois au bras gauche puis ensuite grièvement à la jambe droite. J’ignore de qui il peut s’agir, c’est ma collègue Hope qui m’a trouvée, me vidant de mon sang. Elle m’a appliqué les premiers soins puis m’a ensuite conduite à Sainte Mangouste. »

Je finis par me taire. Fidèle à l’extrême, j’ai fait une promesse à la rousse que jamais je ne trahirais. Pas même à mon époux en qui j’ai pourtant, parfaitement confiance. J’ai trop peur des représailles qu’Hope subirait. Je jette un coup d’oeil à la tasse de thé vide, déposée sur la table basse avant de me lever pour pouvoir me dégourdir un peu les jambes et marcher dans le salon.

« Je suis désolée Ana, je serais incapable de t’en dire plus ; tout comme te décrire la bête… Dans mes souvenirs, elle est grise et couverte de sang… »

Un violent frisson parcourt mon échine, tandis que je tente de repousser cette vision de mon esprit.  Pas une nuit ne passe sans que je fasse un cauchemar avec le loup comme monstre. Je revois les évènements, je ressens presque la douleur des griffes qui s’enfoncent dans ma peau, déchirant ma chair et raclant mes os. Rien que d’y penser je me sentirais mal alors je ferme mes paupières, prends une grande inspiration puis reprends mon tour de la pièce pour m’arrêter au niveau de la fenêtre qui donne sur le jardin d’Ana. Je regarde les fleurs qui, un peu timidement, commencent à s’épanouir sous le petit soleil de la fin du mois de mars.

« Ton jardin va être magnifique, comme toujours. Je crois que cette année, nous aurons beaucoup de cerises ; je risque de t’en apporter de quoi tenir un siège. Je dis en riant doucement. Le bébé devrait naître d’ici un bon mois et demi ; pour la fin du printemps et le début de l’été. J’aime beaucoup cette période, le temps est encore instable, pluvieux mais les jours sont plus longs… Il va falloir que je me dépêche si je veux avoir le temps de faire une couverture pour le bébé. »

Je termine ma phrase plus doucement, presque comme si je m’adressais à moi-même. Au bout de quelques instants, je finis par me retourne pour regarder à nouveau mon amie.

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Anastasia Thompson
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Que son ami commence à sourire et à rire apporta un immense soulagement à l’âme d’Anastasia. La régulatrice n’avait jamais apprécié être en compagnie d’une personne triste. Non pas qu’elle ne pouvait supporter la tristesse des autres, mais plutôt parce qu’elle devenait mal à l’aise, qu’elle ne savait pas comment agir, quoi dire et qu’elle finissait très souvent par faire les choses qu’il ne fallait pas faire. Shawn avait toujours trouvé sa femme trop empathique, qu’elle prenait trop à cœur les sentiments des autres et qu’elle voulait trop rendre les gens qui l’entouraient heureux. Elle savait qu’il avait raison et elle savait aussi qu’elle finirait par avoir le moral à zéro et à repousser les gens qui voudrait, à leur tour, lui rendre le sourire. Mais le moment n’était pas venu d’avoir des pensées noires. Son amie en avait déjà trop pour eux deux. Elle regarda Elizabeth qui portait sa tasse à ses lèvres et imita le mouvement de cette dernière, mais elle s’arrête bien vite. La brunette a tourné la tête vers elle et Ana sait qu’elle va lui parler. Sa tasse en suspens, elle attend patiemment d’abreuver sa propriétaire. « C’est très gentil de ta part. Et je sais que je peux compter sur toi si j’ai besoin de quoi que ce soit. Je pense aussi que je peux compter sur ma soeur Maggie pour venir me surveiller de près. D’autant que, si j’ai bien compris, Joe a dans l’intention de prendre des congés et de venir vivre à la maison avec Lizzie pour que je ne sois pas seule jusqu’à la naissance du bébé vu que je n’ai nullement l’intention d’aller chez mon père. » Un sourire rempli de tendresse apparut sur les lèvres de la jeune femme. S’il y avait bien quelque chose qui lui faisait plaisir en ce moment, c’était de savoir que sa bonne amie ne serait pas seule à la maison. S’il n’en tenait qu’à elle, Anastasia lui aurait bien préparé la chambre d’ami afin qu’elle ne se retrouve pas à tourner en rond dans sa maison vide. Au fond d’elle-même, elle sait que Nathaniel n’y est pour rien, que son rôle d’enseignant est très important à Poudlard, mais elle lui en veut tout de même de laisser sa femme dans une maison vide dans un moment aussi important de leur vie.

Alors que ses pensées vont vers le père de cet enfant à venir, Anastasia lui dit qu’ils seront des parents merveilleux. L’attitude de son amie changea légèrement dès ce moment et la régulatrice fronça les sourcils. Elle savait pertinemment qu’Elizabeth serait une mère formidable, une mère que tout enfant rêverait d’avoir, mais la tête d’enterrement de la brunette ne lui plaît pas du tout. Si elle apprenait elle aussi qu’elle était enceinte, elle sauterait certainement au plafond ! Bien que… Le regard posé dans le fond de sa tasse, Anastasia comprend qu’elle est tout l’inverse de sa voisine. Elle qui a peur pour elle-même mais qui croit tant en son mari… l’autre qui croit en elle-même, mais qui a si peur pour son époux. Dans un certain sens, elles se complétaient plus qu’elle ne le pensait. Alors qu’Elizabeth lui promet de ne plus douter d’elle, feignant de n’avoir rien dit, la jeune femme se mit à l’observer plus attentivement. Elle semblait si fatiguée… Ana se douta bien qu’il ne devait pas être facile d’apprendre que, dans peu de temps, un bébé s’ajoutera à notre famille et que l’on doit prendre les mesures nécessaires pour l’accueillir. Heureusement, la médicomage ne se retrouvait pas sans personne pour lui venir en aide et ça, c’était quelque chose de bien… de très bien même ! Alors qu’elle-même, elle pourrait très bien se retrouver toute seule… complètement seule. Son père ne pouvait plus vraiment lui venir en aide, sa mère était morte par sa faute et elle n’avait pas de frères ou de sœurs a appeler au secours. Shawn avait un frère, oui, mais il ne connaissait pas encore les joies de la paternité et sa sœur était beaucoup trop jeune. Il n’y avait que ses parents, très occupés avec leur propre vie. Le sujet n’en devint que plus sombre lorsqu’elle mentionna ses craintes vis-à-vis de son mari. Son amie préféra ne rien dire et elle comprit parfaitement pourquoi. Elle-même ne savait pas quoi dire de plus. De toute façon, il n’y avait absolument rien à dire. Elle ne savait pas ce qu’il faisait et c’était peut-être mieux ainsi. Quoi que c’était peut-être ça le plus gros problème de la régulatrice. Son poste au ministère mettait son mari en péril, mais il était aussi difficile pour leur couple. Peut-être que ce n’était pas aussi difficile et dangereux qu’elle le croyait et qu’elle s’imaginait tout ? Ce soir, oui, ce soir, elle lui demanderait de lui en parler.

Le visage de la brunette se décomposa lorsque sa voisine lui mentionna le loup-garou qui l’avait attaquée. Son sang n’avait fait qu’un seul tour et l’adrénaline lui fit monter le rouge aux joues. À ce moment-là, elle était certaine qu’elle pouvait arracher la tête de ce monstre de ses propres mains. L’horreur n’en fut que plus forte lorsqu’elle déposa de nouveau son visage sur le ventre arrondi. Comment avait-il osé ! « Son nom ? Dit moi son nom, Betty ! S’il n’est pas répertorié, je vais lui faire sa peau ! Raconte-moi tout. » « Ana. Pas la peine de courir ainsi partout, que cherches-tu ? » À ses parole, la brunette cessa tout mouvement. Sans s’en rendre compte, elle s’était mise à chercher sa baguette magique, comme si elle pouvait lui être d’une quelconque utilité maintenant. Elle poussa un soupir avant de replonger ses yeux dans ceux de la future maman. Un regard qui devait lui faire comprendre qu’elle était dans l’obligation de parler. Étrangement, cette dernière ne s’en fit pas prier. « C’était à la dernière pleine lune, la semaine dernière donc. J’étais de garde de nuit à l’hôpital et je suis sortie prendre l’air lors de ma pause quand j’ai entendu du bruit venant d’une rue attenante. J’y suis allée, le loup venait juste de se transformer puis ça s’est enchaîné très vite ; il m’a blessée une première fois au bras gauche puis ensuite grièvement à la jambe droite. J’ignore de qui il peut s’agir, c’est ma collègue Hope qui m’a trouvée, me vidant de mon sang. Elle m’a appliqué les premiers soins puis m’a ensuite conduite à Sainte Mangouste. » Pendant son récit, Anastasia a cessé de respirer. Elle connaît bien ces créatures, elle les croise plus souvent qu’elle ne le voudrait et elle sait qu’il n’y a plus rien d’humain dans de tels moments. Son regard se porta sur son bras gauche et sa jambe droite. Pour le moment, elle ne semblait pas trop en souffrir. En soupirant, Anastasia déposa une main dans ses cheveux avant de jouer nerveusement avec eux. Elle a conscience que sa voisine à oublier le détail le plus important. Anastasia veut savoir de qui il s’agit, puisqu’il vivra certainement la pire journée de sa vie lorsqu’elle tombera sur lui. S’il n’est pas répertorié… ou même s’il l’est ! La vengeance n’est jamais une bonne idée, mais maintenant elle s’en fiche. Être enceinte était un cadeau du ciel dont cette bête assoiffée de sang avait été à deux doigts de priver sa bonne amie. « Je suis désolée Ana, je serais incapable de t’en dire plus ; tout comme te décrire la bête… Dans mes souvenirs, elle est grise et couverte de sang… » Elle poussa un soupir, se rendant bien compte que qu’elle ne peut rien faire de plus. Elizabeth lui a bien juré qu’elle avait vu la créature déjà sous sa forme… alors il était impossible de ne pas avoir un nom. Mais peut-être que sa collègue Hope pourrait lui être utile ? Anastasia se nota d’ailleurs de passer la voir dès qu’elle aurait un moment pour en apprendre un peu plus. Elle ne voulait cependant pas lui en parler, parce qu’elle savait qu’elle lui dirait d’oublier tout ça… ce qu’elle ne pouvait pas faire.

Anastasia s’en voulut énormément d’avoir fait revivre ses moments à Liz, alors elle garda le silence pour lui permettre de se remettre elle-même de ses émotions. Elle sursauta légèrement en attendant la voix douce de la maman dans son dos. Elle se tourna vers elle en souriant. Autant revenir sur un bon sujet qui ne soit pas douloureux. « Ton jardin va être magnifique, comme toujours. Je crois que cette année, nous aurons beaucoup de cerises ; je risque de t’en apporter de quoi tenir un siège. » Anastasia vint se poster à ses côtés pour regarder son jardin. Elle en était tellement fière ! « Mon potager s’en sort très  bien aussi. Lorsqu’il sera bien en forme, je t’apporterai quelques légumes aussi. Rien de mieux que du naturel pour une belle croissance. » « Le bébé devrait naître d’ici un bon mois et demi ; pour la fin du printemps et le début de l’été. J’aime beaucoup cette période, le temps est encore instable, pluvieux mais les jours sont plus longs… Il va falloir que je me dépêche si je veux avoir le temps de faire une couverture pour le bébé. » Anastasia la regarda en souriant. Elle sonnait vraiment comme une maman attentionnée maintenant. Elle ne devait pas s’en rendre compte. Ce qu’elle avait hâte de pouvoir vivre ce moment elle aussi. Et son enfant aurait déjà un ami ou une camarade avec qui jouer. « Shawn sera tellement heureux pour vous. Peut-être que ça lui donnera envie… » Elle afficha un petit sourire. Oui, elle était bien prête maintenant.

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