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 Run Girl run [Olivia]

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Lena Blackadder
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MessageSujet: Run Girl run [Olivia]   Jeu 14 Mai - 1:35
La veille au soir, sa silhouette élancée avait déjà attirée son attention. Le souffle léger, le pas silencieux, la cadette Blackadder avait pris le temps d'observer sa proie et rester l’œil aux aguets et les oreilles grandes ouvertes pour capter le moindre son synonyme de mouvement de sa part. Chantonnant discrètement la dernière chanson en vogue des Bizzar'Sisters, Lena se réjouissait déjà d'avoir sa rivale Hamilton sous la main pendant plusieurs heures et peut-être même quelques jours ... Qui sait pour combien de temps allait-elle rester à Saint James et ce temps lui serait nécessaire pour prouver son tort, la décrédibiliser aux yeux de son frère dont elle savait le charme irrésistible. Les deux femmes jouaient sur un terrain glissant et escarpé et ce depuis trop d'année l'une persuadée du petit jeu de manipulation bien caché de l'autre et cette même autre certainement lasse de se voir pourchassée et accusée à tort depuis trop longtemps. Seulement, la blonde s'est mis en tête de repartir à la chasse de la brune depuis que son statut de recherchée ne lui permet guère de se distraire à soigner des plaies purulentes ou traiter un nouveau symptôme méconnu du type de celui frappant tous ces pauvres sorciers mis en quarantaine à Cromwell. Elle aurait bien aimé participer la bougre mais peu de chance pour elle de rejoindre cet institut puisqu'il était bien entendu contrôlé par le ministère qui avait pris les mesures nécessaires pour tenter d'éradiquer la menace et éloigner ces pauvres âmes esseulées dont elle avait entendu parler de l'état par des connaissances et proches qui allaient et venaient à Saint James à son plus grand bonheur. Des murmures imprécis, des révélations choc, des ragots mettant sous le feu des projecteurs les ambitions mal placées d'un ministre introuvable, raison de plus pour tout lui remettre sur le dos. En pensant justement au ministère et au gouvernement actuel, la lèvre supérieure de la douce sorcière se retroussa et ses traits se firent plus précis. On pouvait y lire toute la haine ressentie envers ces imbéciles qui ne faisaient que plonger la Grande-Bretagne dans un état critique et inégal qui préférait isoler les uns pour mieux les ... d'ailleurs qui sait ce qu'ils subissaient réellement en Irlande ? Il se pourrait même que certains ex-collègues de l'ex-médicomage aux mœurs peu orthodoxes y aient été envoyés afin de réaliser les tests et expérimentations interdites à Sainte Mangouste qui feraient friser les cheveux d'un Malefoy ou même s’effacer sous le choc les tâches de rousseur d'un Weasley car Merlin seul savait les desseins cachés des uns et des autres et surtout de ces pseudo-médecins peu vertueux qui injectaient des sérums et potions obtenues au marché noir directement dans les veines de leurs patients arrivés à un stade critique mais pouvant toujours être soignés ...

Dans quel monde vivons-nous ...

Les paupières légèrement rabaissées sur ces deux prunelles claires et endormies témoignaient de la fatigue avancée de l'intrépide Lena qui, à cette heure peu avancée du matin, repensait aux horreurs de ce monde en attendant un signe, un son, un geste ou même une parole provenant de la chambre voisine. Si certains de ses collègues avaient été de piètres manipulateurs, elle était cependant convaincue que la trop parfaite Olivia cachait et avait caché son jeu depuis trop longtemps. Déjà à Pourdlard, alors qu'elle battait des cils un peu trop vite aux côtés de Sevan et papillonnait d'un garçon à l'autre, elle avait attiré l'attention de la Serdaigle qui ne pardonnait pas à une seule fille de s'approcher trop près de son précieux aîné. Pourtant, Sevan était loin d'avoir besoin d'une protection rapprochée. Aujourd'hui chef de la résistance au CV bien rempli et dont la réputation d'auror n'était plus à refaire, ce grand-frère qu'elle avait vu évoluer et qui était la seule personne qui comptait encore réellement à ses yeux n'était pas à approcher. Zone Protéger. Cerbère méchant, attention. Interdiction d'approcher. Risque de sortilège impardonnable. Autant de signaux qui auraient pu être plantés dans son sillage alors qu'il avançait dans la vie à pas de loup et laissait sa marque en opérant de façon efficace alors qu'il mêlait stratégie et sortilèges bien placés lors de ses missions commando. Il savait se défendre lui-même mais Lena avait depuis bien longtemps décidé qu'elle serait la seule femme dans sa vie. Projet bien ambitieux qui aurait pu agacer l'aîné s'il n'avait pas été aussi patient et ne s'amusait pas de voir sa petite sœur sortir les crocs dès lors qu'un individu de type féminin s'approchait de lui. Bon il devrait certainement pouvoir la remercier pour avoir fait fuir de sacrés pots de colle mais l'innocente tête d'hippogriffe était loin de se douter qu'il était en réalité hors de danger. A vrai dire, la jeune femme ne s'était jamais réellement interrogée sur les préférences de son frère et, bien entendu, ignorait tout de son penchant prononcé pour les hommes ...

Bref.

Lena était loin de s'imaginer que son frère puisse avoir une relation tout court et pour le protéger du monde cruel dans lequel ils évoluaient, elle veillait sur ses arrières ayant toujours considéré l'exubérante et bruyante Olivia comme une réelle menace pour lui. Peut-être même plus menaçante que le plus cruel de toute cette bande de stupides mangemorts aux tatouages de mauvais goût sur l'avant-bras. Elle se rappelait encore des sages paroles de son père qui disait "les femmes sont le pire poison pouvant s'immiscer dans nos veines à nous, pauvres mages" et elle avait ainsi toujours pris cette maxime au pied de la lettre oubliant qu'elle était une femme et préférant se battre pour son frère et pour s'assurer qu'il ne meurt jamais empoisonné. Elle avait beau être une tête en certaines matières, les relations humaines, amoureuses et même professionnelles restaient pour elle un sacré mystère sur lequel elle évitait de se pencher de peur de choper une migraine monstre. D'ailleurs, de mémoire de vivant, elle n'avait jamais réellement songé à se mettre en couple elle même ... Edouard avait su attirer son attention mais hormis dans les rêves les plus fous de ses amies d'antan qui les imaginait très bien finir ensemble, elle n'y avait jamais réellement songé préférant rire de cette folle idée et s'en prendre à la coupe de cheveux de ce dernier plutôt que de s'imaginer aux fourneaux avec trois enfants et un hibou sur l'épaule aux côtés d'un Douglas mal rasé ...

Se perdre dans ses pensées pouvait parfois être fatal et, plus d'une fois, Lena avait failli manquer une occasion rêvée de s'illustrer ou trouver une solution à des problèmes réels, matériels et parfois médicaux parce qu'elle rêvassait de trop. D'un revers de main, elle fit ainsi disparaître les visages des protagonistes animant ses pensées et se redressa alors qu'un craquement de parquet la fit immédiatement se dresser sur ses jambes. En mode furtif elle rentra et d'une discrétion à toute épreuve elle fit preuve. Lena la ninja entrait en scène, se laissant guider par les sons et la respiration de sa proie. Olivia était sensée avoir passé la nuit dans la chambre voisine de la sienne, alors, il n'y avait aucun doute concernant l'identité de cette proie qu'elle chassait, cela ne pouvait être qu'elle et alors que l'aube baignait le paysage jaillissant à travers les fenêtres embuées des couloirs qu'elle traversait, elle sentait déjà l'excitation de prendre la sorcière la main dans le sac l'envahir. Se frottant les mains sous sa cape dont elle rabattit la capuche sur sa tête, elle suivit sa suspecte préférée à travers le manoir jusqu'à la suivre à l'intérieur d'une pièce au sein de laquelle trônaient des bibliothèques immenses et des fauteuils bien confortables. Elle le savait puisqu'elle passait le plus clair de son temps dans celui, près du feu, aux coussins rembourrés.

A nous deux miss parfaite ...

Persuadée de faire face à Olivia lorsqu'elle la prendrait la main dans le sac, Lena ne perdit pas de temps et se glissa aux côtés de la silhouette elle aussi encapuchonnée pour l'accuser, certainement à tort.

JE TE TIENS HAMIL ... Euh ... pardon ... excusez-moi ... qui êtes ... que faites-vous la main dans le sac de ...

Perplexe, Lena faisait face à un visage surpris, un corps tendu qui venait de sursauter sous le coup de la surprise mais dont l'apparence était loin de rappeler quoique ce soit à la blonde qui ne savait plus quoi faire. Rougissant face à l'apparence plus que charmante de l'individu curieux qu'elle venait de prendre sur le fait, elle se sentit tout de suite stupide et ne put masquer sa gêne. Cependant, l'expression dans les yeux de cet inconnu trahit la jeune femme qu'elle connaissait par cœur à force de l'accuser à tort et la confronter dans de longues et interminables discussions houleuses où elle l'appelait "harpie" et même "harpie-vélane à deux noises". Et dire qu'elle avait failli se faire avoir par le don de métamorphomage de sa pire ennemie ...

Je savais que tu profiterais de la situation pour aller fouiller dans les affaires des autres ! Que manigances-tu Olivia ? Et vire-moi cette apparence ridicule, la barbe naissante ne te va même pas ...

Pointant d'un index accusateur ce masque qui avait failli faire chavirer son coeur, Lena se sentit doublement trahie. De une par le comportement étrange de la jeune femme et de deux par ce visage presque parfait qui lui aurait presque rappelé celui d'Edouard. Mais Edouard n'ayant rien à faire ici, elle s'efforça de le mettre dans un tiroir bien fermé de son cerveau de sorte à ce qu'il ne vienne pas une fois de plus perturber ses réflexions et l'ébauche de son accusation envers la brunette prise la main dans le sac.

Ce sont les affaires de qui ? Ne me dis pas que ce sont les tiennes, le vert kaki ne te va pas au teint ...

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Olivia Hamilton
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MessageSujet: Re: Run Girl run [Olivia]   Jeu 14 Mai - 21:15


Cela faisait plusieurs semaines qu’Olivia était censée espionner Aaron Rhodes, un membre de la résistance qui était fortement soupçonné de collaboration avec l’ennemi.

C’était à elle qu’on avait confié cette mission : son don de métamorphomagie était un atout non négligeable, il fallait dire. Et puis aussi, c’était un des tous premiers membres de la résistance, elle était potentiellement « digne de confiance ». Quand elle y pensait, à l’époque, avait rejoint la résistance en compagnie de tous ses amis  -à l’exception de Thomas.  Le cœur d’Olivia se serra un peu. Maintenant il ne restait plus qu’elle. Pas forcément parce qu’ils l’avaient quitté de leur plein gré : Ruben était mort en héros, Oliver était désormais interné à Cromwell... James avait préféré se mettre à l’écart, trop dégoûté par la mort de Lissa et la trahison de Thomas… Olivia, encore blottie dans ses couvertures, ferma les yeux un instant. Elle se souvenait parfaitement du jour où ce dernier avait décidé que, non, il ne les suivrait pas dans la résistance. « C’est mon choix », avait-il dit simplement avant de l’embrasser, comme pour la faire taire, déclenchant en elle une myriade de sentiments contradictoires. Un peu malgré elle, elle se mit à rougir et ses cheveux commencèrent à faire des siennes. Elle ramena sa couverture sur son visage. Voilà plusieurs mois qu’ils avaient repris contact, et elle se demandait quand est-ce qu’elle aurait l’audace de demander à le revoir. Peut-être attendait-elle qu’il fasse le premier pas, simplement. Ou peut-être attendait-elle d’être sûre qu’elle ne trahirait pas James, en quelques sortes, en allant le voir dans son dos. Peut-être avait-elle simplement peur. Peur de quoi ? Qu’il soit devenu quelqu’un d’autre… Il y avait trop de distance et de non-dit dans leurs missives. C’était impossible de savoir qui il était devenu, vraiment.

Sévan Blackadder n’avait pas répondu à sa dernière lettre, c’était étrange. Ils évitaient de parler de la mission à voix haute : ils avaient convenu qu’il fallait mieux s’envoyer de missives assez vagues, compréhensibles que d’eux-mêmes afin de se tenir au courant de l’avancement de la mission.
Mais cela faisait déjà une semaine qu’elle n’avait pas eue de nouvelles de sa part alors qu’il répondait généralement dans la journée. Elle se promit d’aller lui en toucher un mot, à son réveil. Ou peut-être carrément toquer à sa porte pour le réveiller, comme ça elle serait sûre qu’il n’y aurait personne d’autre pour entendre ce qu’ils avaient à dire. Olivia se méfiait fortement des rallonge-oreille ou autres sortilèges qui permettaient de suivre les conversations à distance…

Mais pour l’instant, elle avait d’autres chats à fouetter : elle était en mission. Il était très tôt dans la matinée au manoir St James. Olivia avait trouvé un prétexte pour passer la nuit là-bas, parce que la personne qu’elle suivait le faisait également. Elle avait choisi d’ailleurs une chambre à côté de celle de Rhodes, pour pouvoir guetter tous ses allées et venues. Elle avait ainsi à peine fermé l’œil de la nuit : pas étonnant étant donné qu’elle était dans une mission de filature. Sait-on jamais, après tout, si le jeune homme décidait de se promener près des affaires de Sévan pendant que tout le monde ronflait… Elle aurait l’occasion de le prendre la main dans le sac. Surtout qu’elle l’avait surpris au ministère en train de parler de la résistance à quelqu’un qui n’était, justement, PAS résistant. Il ne lui manquait plus qu’une preuve concrète pour pouvoir se permettre de l’accuser officiellement, et elle comptait bien la trouver aujourd’hui.

C’est ainsi qu’Olivia guetta attentivement le moment où Rhodes se leva et quitta sa chambre pour se rendre dans la salle de bain. Elle ne se fit pas attendre : elle savait que le temps était compté. Elle était déjà habillée : elle se concentra seulement quelques minutes pour prendre une apparence qu’elle avait déjà testée au préalable et elle s’introduit dans la chambre à côté de la sienne. Elle se donna cinq minutes, pas plus. Elle reviendrait probablement plusieurs fois plus tard dans la journée. Elle préférait frapper par petits à-coups, parce qu’elle ne pouvait pas estimer avec précision le temps qu’il passait sans retourner dans sa chambre. Et elle avait peur aussi, si elle attendait trop, qu’il ne décide de partir soudainement en emportant toutes ses affaires avec lui. Olivia trouva un sac couleur kaki avec des vêtements. Elle se mit à fouiller soigneusement à l’intérieur, tout en prêtant une oreille attentive à ce qui se passait à l’extérieur. Elle empoigna un morceau de parchemin. Des pas se firent entendre dans le couloir. Elle lâcha l’objet et tenta de vite remettre les choses en état. Prise au dépourvu, elle n’eut pas le temps de reposer le sac. Elle maugréa un juron.

« JE TE TIENS HAMIL ... Euh ... pardon ... excusez-moi ... qui êtes ... que faites-vous la main dans le sac de ... »

C’est une voix stridente qu’elle ne connaissait que trop bien qui la fit sursauter. Olivia se retourna, le cœur battant. Ce n’était pas Rhodes. Mais visiblement, Lena l’avait suivie, l’avait vu rentrer dans la salle et ne pas en sortir. Olivia fut rassurée en voyant cela dit qu’elle tombait parfaitement dans le panneau. Elle pouvait se faire passer pour Rhodes, ou du moins pour celui qui avait dormi dans la  chambre. Non, elle n’avait pas envie de lui expliquer ce qu’elle était en train de faire, quand bien même c’était la sœur de Sévan. De toute manière, Lena ne la croirait pas, elle avait une dent contre elle depuis quelques années. Comme si elle cherchait délibérément à l’expulser de la résistance. Lena se montrait assez dure avec elle, en particulier lorsqu’elle était en compagnie de son petit frère –et on ne pouvait pas dire qu’Olivia ne le lui rendait pas bien. Elle était fatiguée de la voir s’acharner de la sorte sur elle. Et le moins qu’on puisse dire c’est que la blonde avait un bon timing : elle était en train de détruire sa mission de filature.
Manque de bol : Lena sembla soudainement se souvenir qu’Olivia était métamorphomage. « Je savais que tu profiterais de la situation pour aller fouiller dans les affaires des autres ! Que manigances-tu Olivia ? Et vire-moi cette apparence ridicule, la barbe naissante ne te va même pas ... » « Ridicule ?!  » Olivia tenta de dissimuler au mieux sa vexation. Elle avait travaillé dur pour parfaire son apparence. Elle s’était inspirée d’un peu tous ses garçons pour son apparence masculine, mais aussi du libraire de Fleury & Bott chez qui elle avait acheté quelques bouquins la veille. Elle s’était regardée attentivement dans la glace pour être sûre qu’il n’y avait pas une oreille plus grande que l’autre… et le résultat ne lui avait franchement pas déplu. Elle serait bien sortie avec elle-même, tiens.

Elle aurait bien joué le jeu plus longtemps, faisant croire à Lena qu’elle se plantait carrément et qu’elle avait sérieusement besoin de sommeil et d’un massage des pieds pour se détendre… Sauf que bah, si elle peut prendre l’apparence d’un garçon, toujours est-il qu’elle gardait sa voix de femme. Elle haussa les épaules et se résigna à revenir progressivement à ses traits habituels. Elle décida de garder la coupe de cheveux un peu plus longtemps. Elle jeta un œil à un miroir par-dessus l’épaule de Lena. Le court ne lui allait pas si mal, à tester.

« Ce sont les affaires de qui ? Ne me dis pas que ce sont les tiennes, le vert kaki ne te va pas au teint ... » Voyant que la blonde ne semblait pas vouloir partir et faire comme si de rien n’était (bien sûr), Olivia la pressa vers la sortie. Il ne manquerait plus que le soupçonné ne soit alerté par le raffut qu’il y a dans sa chambre et qu’il la prenne la main dans le sac. « Tu peux baisser un peu d’un ton, s’il te plait ? Je suis en mission au cas où ça ne se verrait pas. » Dit-elle, un peu exaspérée. Olivia la tira par le bras et elles passèrent du couloir à sa propre chambre -du moins celle où elle avait passé la nuit. Elle plaqua son dos contre la porte qu’elle venait de fermer derrière elle.

« Je te fais le topo. Sévan soupçonne Rhodes d’être un agent double, pour le compte de Caldwell. Vu qu’il bosse à Poudlard, que je suis métamorphomage et que Sévan me fait confiance, c’est à moi qu’il a demandé de le surveiller. Donc je fouille dans ses affaires. » Olivia mis les mains sur ses hanches, l’air contrariée. Franchement, Blackadder, le timing était plus pourri que des résidus de botrucs marinées. Olivia n’avait même pas eu le temps de ne serait-ce que lire le parchemin qu’elle avait trouvé dans sa besace. Des bruits de pas résonnèrent dans le couloir, et Olivia put entendre distinctement la porte d’à côté s’ouvrir et se refermer. « Nom d’un gobelin t’as tout fait foirer ! Il est revenu.  » Olivia se passa vite en revue tout ce qu’elle avait fait dans la chambre de Rhodes, espérant que cette visite inattendue ne l’avait pas empêché de partir sans laisser de traces. Elle ne voulait pas qu’il pense être espionné… Ou plutôt qu’il sache. Olivia serra des poings et se retint de frapper contre la porte. Elle avait les nerfs là. Elle préféra s’assoir sur son lit. « Et ne va pas répéter ce que je t’ai dit à tout bout de champ. C’est secret. S-E-C-R-E-T. Capiche ?  » Certes, Olivia était agressive. Mais Lena était loin d’avoir réagi sereinement elle aussi. Surtout qu’elle l’avait quand même SUIVI, à la base. A croire qu’elle n’avait pas fini de s’acharner contre elle. Il serait peut-être temps qu’elle arrête ses gamineries et cesse de penser qu’elle était un être démoniaque.




We can build a tree-house in the pine trees. We can keep our secrets buried underneath. Why it's always crushed between your fingers? Craving to the wild things are raved eyes ϟ COMPASS, zella day.


ABSENTE JUSQU'AU 01 SEPTEMBRE
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Lena Blackadder
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MessageSujet: Re: Run Girl run [Olivia]   Ven 15 Mai - 18:07
Ce n'était finalement qu'une histoire d'espionnage qui avait poussé les deux jeunes femmes à se trouver ici, en plein milieu de divers bouquins aux reliures toutes plus amochées et vieillies les unes que les autres. Pour l'une, l'affaire était déjà dans le sac, ne lui manquait plus que quelques preuves supplémentaires pour affûter ses accusations et un soupçon de culpabilité de la part du coupable et PAF l'affaire serait dans le sac. Pour l'autre, en revanche, il s'agissait simplement d'un passe-temps dont elle ne s'était plus séparée depuis des lustres. Poudlard plus précisément. Un passé révolu qui avait toujours des airs de de présent lorsqu'elle recroisait par hasard ou par pure nécessité l'un de ses anciens camarades de classe ou de château. La nostalgie qui l'envahissait à chaque fois était d'ailleurs trop intense, trop vive mais tellement douce ... Sans aucune hésitation, Lena se serait volontiers replongée dans ses souvenirs d'antan histoire de revivre tous ces instants perdus et précieux mais s'offrir le luxe d'une pensine n'était pas à portée de main. Elle se demandait même parfois comment elle faisait pour vivre alors qu'elle n'avait clairement plus la moindre activité salariale au sein du monde magique et en avait réellement marre de devoir vivre au crochet des autres. il était temps que cela cesse !

Ainsi cela était loin d'être une surprise de la voir se faufiler à la suite de la métamorphomage de deux ans sa cadette. De toute manière, Lena avait toujours conservé cette petite touche de gamine insupportable réhaussant parfois son sourire en coin qui faisait se serrer plus d'une mâchoire. La jeune sorcière avait beau être talentueuse, elle préférait en ce moment même se laisser aller à des gamineries de bas étages et reprendre au sérieux cette affaire de "théorie du complot" au sein de laquelle elle avait toujours inclus Olivia. Et pourtant, cette dernière n'avait jamais rien fait pour attirer l'attention de la blonde ni même n'avait eu de propos déplacés à son égard. C'était pire que ça. Approcher Sevan avait été suffisant et la voir traîner derrière lui, dire amen à tout ce qu'il affirmait et surtout le voir accorder de l'importance à une autre fille qu'elle la rendait malade. La famille ... Sa famille lui était précieuse et Sevan était le seul qui lui restait alors, il était hors de question qu'il se fasse prendre au piège par les yeux brillants de la belle l'observant avec un trop plein d'admiration qui ferait presque vomir la Blackadder vengeresse. Ne comptant dès lors que sur son instinct, elle avait toujours été persuadée que sa cible préférée était une menace et avait toujours tout fait pour la tenir éloignée de son petit-frère ...

Ha les grandes sœurs protectrices ...

Devant le regard blasé de Sevan, elle se rendait parfois compte qu'elle en faisait trop mais elle ne pouvait s'en empêcher. Que voulez-vous faire lorsque vous avez l'impression que le monde essaie de vous arracher la moindre étincelle d'espoir qu'il vous reste ou que vous craignez plus que tout que d'un jour à l'autre, les seules personnes à qui vous tenez vous abandonnent définitivement ? Car bien loin d'avoir pleinement confiance en elle, l'ex médicomage doutait. Énormément, même. Le monde lui paraissait bien sombre et bien trop imprévisible depuis la grande bataille qui lui avait coûté non pas un mais deux proches. Alors, chaque jour, elle s'efforçait d'agir pour le mieux, pour la protection du cadet Blackadder et surtout pour le bien être de la résistance mais ce qu'elle parvenait à faire, en général, ne correspondait pas forcément aux attentes des uns et des autres. Que dire lorsqu'elle apprendrait de la bouche du suspect numéro 1 du jour qui l'observait, plus qu'agacée en reprenant sa forme originelle, qu'elle prétendait être l'élue, la personne en laquelle Sevan avait le plus confiance pour ce genre de missions ?

«Ridicule ?!  »

Outrée par le commentaire blessant au vu des efforts qu'elle avait mis dans cette transformation physique, le visage d'Olivia passa de la surprise totale à une moue désapprobatrice s'intensifiant à mesure qu'elle tentait de digérer l'insulte. De un, Lena compromettait clairement sa mission et de deux elle osait s'en prendre à son apparence ? Espérait-elle s'en sortir indemne ? A en juger par ses sourcils froncés et son regard accusateur, elle était loin d'échanger quelques banales politesses et venait seulement de lancer les hostilités. La bombe humaine qu'elle était avait été amorcée et il ne suffirait plus que de quelques minutes et explications insensées pour qu'elle n'explose. D'ailleurs, ces dernières arrivèrent.  « Tu peux baisser un peu d’un ton, s’il te plait ? Je suis en mission au cas où ça ne se verrait pas. » En mission ? Elle ? Laissez donc Lena rire ! Cette dernière saisit l'instant et laissa un ricanement amer sortir d'entre ses lèvres empruntes d'un rire jaune trahissant cette révélation qu'elle ne voulait pas entendre. Elle ne voulait même pas y croire un instant. C'était d'ailleurs ce qu'avait dit le dernier pseudo-résistant qui avait essayé de s'en sortir alors qu'il s'était prendre lui aussi la main dans le sac. L'accusée aux cheveux courts et de surplus prise la main dans le sac la ramenait en vitesse au seuil de la porte jusqu'à finalement décider de l'attirer dans son antre. « Lâche-moi Hamilton, je peux très bien marcher toute seule! » cracha-t-elle alors que la discrète espionne la poussait un peu plus en avant histoire d'avoir le temps de fermer en un éclair la porte derrière elle et s'y adosser. Interloquée, Lena se demandait ce qu'elle allait maintenant faire. « Cela ne te suffit pas de fouiller dans les affaires des autres ? Il faut aussi que tu me séquestres dans ta chambre ? » Un dégoût certain se dessina sur ses traits alors qu'elle observait la décoration similaire à celle de sa chambre et qui la rendrait malade en un instant si elle passait trop de temps à la fixer.

« La parole à la défense puisqu'à mes yeux, tu es clairement en tort ... »

Croisant finalement les bras sur sa poitrine, Lena se laissa glisser le long du mur, ses yeux perçant ne la perdant pas une seule seconde de vue. Elle l'aurait pu, elle se serait même arrêtée de cligner des yeux. Qui sait ce que les sorciers peuvent faire parfois pour s'échapper de situations délicates … « Alors ? » Réhaussant le menton alors qu'Olivia semblait écouter à travers la porte, ne lui accordant pas la moindre attention, Lena obtint finalement ce qu'elle voulait alors que la prétendue espionne en « mission » reposait ses yeux noisettes sur elle, l'air visiblement contrarié alors qu'elle posait ses mains sur ses hanches, visiblement prête à lui recracher une excuse prémâchée. Hausser les sourcils dans l'attente fut la seule chose qu'elle s'autorisa puisqu'intervenir sans arrêt n'était pas ce qui allait lui faire obtenir des aveux. « Je te fais le topo. Sévan soupçonne Rhodes d’être un agent double, pour le compte de Caldwell. Vu qu’il bosse à Poudlard, que je suis métamorphomage et que Sévan me fait confiance, c’est à moi qu’il a demandé de le surveiller. Donc je fouille dans ses affaires. » « Sérieux ? T'as trouvé que ça ? Bon j'avoue que le passage sur la métamorphomagie tient debout mais le reste … Tu crois vraiment qu'un imbécile de traître se ramènerait à St James avec des preuves sur lui ? » Amusée, la sorcière retroussa ses lèvres et se permit de rire pendant quelques longues secondes. Il n'y avait pas moyen que Sevan lui accorde sa confiance, non, c'était trop gros … Et dire qu'elle avait essayé de l'avertir depuis tant de temps mais en vain … Refusant de la croire, Lena prenait la chose à la rigolade et ne s'intéressait même pas au cas Rhodes. Ce qui l'intéressait, elle, était le cas Hamilton et cette même coupable avait juste trouvé bon de reporter la culpabilité sur un autre membre de la résistance. On ne pouvait pas dire que Aarod soit blanc comme neige mais voyons … c'était gros comme un dragon aux yeux de Lena, Olivia se contentait de gagner du temps. « Nom d’un gobelin t’as tout fait foirer ! Il est revenu.  » A cette nouvelle annonce, Lena leva les yeux au ciel. « Nom d'une bouse de dragon, j'espère que tu n'as laissé aucune trace au moins ... » Sarcastique, l'ex Serdaigle s'amusait de la situation mais sentait cette sensation désagréable la démanger, cette impression d'avoir une boule de poil de Boursouflet coincée au fond de la gorge qui refuse de partir tant que l'on aura pas obtenu la vérité et même si Lena s'évertuait à croire qu'Olivia était coupable de quelque chose, elle refusait de croire que Sevan lui avait accordé autant d'importance. La jalousie la rongeait alors que la mission évoquée par cette dernière faisait son petit bonhomme de chemin à son cerveau brûlant. Elle sentait déjà son corps se tendre sous le choc. « Pardon ? » se permit-elle de répondre à l'interjection de la gardienne de la porte qui semblait lui en vouloir. « Bien sûr qu'il est revenu, c'est sa chambre … » Désabusée, elle refusait de faire face à la réalité et niait tout en bloc. Elle se leva même pour dévisager la métamorphomage de façon critique. « Et ne va pas répéter ce que je t’ai dit à tout bout de champ. C’est secret. S-E-C-R-E-T. Capiche ?  » D'où se permettait-elle de lui parler ainsi ? Il fallait sérieusement que la Blackadder réplique mais tout en essayant de garder son calme, chose qui, était loin d'être évidente. Son sang bouillonait dans ses veines alors qu'elle s'imaginait Sevan discuter joyeusement et innocemment avec Olivia, le tout lors d'une « tea party » improvisée pour leur petit meeting innocent. Trahie, voilà comment elle se sentait finalement alors qu'ils jouaient tous les deux avec ses nerfs. « J'arrive pas à croire que Sevan puisse te confier une telle mission … Tu vas réellement me faire croire qu'il te préfèrerait à moi ? MOI SA SOEUR ? S O E U R ? » Les yeux exhorbitées, elle n'allait plus tarder à exploser mais rongeait cependant encore son frein.
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Olivia Hamilton
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MessageSujet: Re: Run Girl run [Olivia]   Mer 20 Mai - 19:07


C’était vraiment pas croyable. Olivia allait la tuer, vraiment. Lena avait réussi à tout faire capoter. Olivia était au courant que la Blackadder était loin de la porter dans son cœur et elle n’avait aucun souci avec ça –après tout, elle le lui rendait bien et puis, franchement, qui voudrait être amie avec une fouine pareille ? Mais de là à ce que ça influence les missions de la résistance… Il ne fallait quand même pas exagérer.  Lena avait le droit d’être pas sympa avec Olivia, d’accord, mais il fallait laisser la résistance en dehors de ça. Faire la part des choses. Tu connais ?
« Tu crois vraiment qu'un imbécile de traître se ramènerait à St James avec des preuves sur lui ? »
Olivia fit les gros yeux lorsque Lena lui balança cette question de but en blanc. Comme si Olivia était une débutante, qu’elle en était à son coup d’essai… Lena la sous estimait grandement. Comme si en cinq ans de résistance elle n’avait jamais rien appris. Olivia ne prendrait pas de tels risques si elle ne savait pas qu’il y avait des chances que ça porte ses fruits. Rhodes ETAIT coupable. Olivia l’avait vu à l’action. Si elle ne trouvait pas de preuves dans ses affaires, où est-ce qu’elle en trouverait, faut qu’elle lui dise ? Certes, si elle ne trouvait rien ici elle irait carrément fouiller à son domicile… mais c’était bien trop extrême, beaucoup plus risqué comme solution. Il fallait y aller étape par étape.
A chaque question qu’elle posait, Olivia tentait de répondre avec calme et diplomatie –comme si Lena le méritait, ouais. Cela dit, son ton était cassant et son agacement ne manquait pas de se faire comprendre : « Ca dépend ce que tu entends par ‘preuve’. Rhodes aurait très bien pu décider de voler quelque chose ici et le cacher dans ses affaires en attendant de rentrer chez lui. Et puis il ignore qu’il est soupçonné. D’ailleurs, il faudrait que tu parles moins fort ma belle parce que je te rappelle qu’il est dans la pièce juste d’à côté. »
L’air déconfit de Lena valait des millions de gallions, franchement. Elle paraissait prise entre deux eaux : peut-être qu’elle hésitait encore à la croire. Ce n’était pas étonnant venant d’elle. Olivia soupira. Quoiqu’il en soit, si elle avait pour dessein de la dénoncer à Sévan en la prenant littéralement « la main dans le sac », c’était raté. Olivia était au moins sûre de ça. Toujours est-il qu’elle venait de faire foirer sa mission et que ça, c’était plus que chiant. Olivia croisa les bras et attendit patiemment qu’elle daigne de dire enfin ce qui semblait la ronger depuis tout à l’heure. Peut-être qu’après avoir craché tout son venin, elle déciderait de la laisser tranquille. Mais si la blonde trainait trop, c’était Olivia qui allait finir par la virer de sa chambre.

« J'arrive pas à croire que Sevan puisse te confier une telle mission … Tu vas réellement me faire croire qu'il te préfèrerait à moi ? MOI SA SOEUR ? S O E U R ?  »
Olivia parvint à se retenir deux secondes. Mais pas plus : elle ne put s’empêcher d’éclater de rire face à cette petite crise de jalousie. Cette mission n’avait rien d’affectif. Il lui avait confié cette mission parce qu’il avait jugé Olivia PLUS APTE que Lena. Ce n’était pas forcément une question de confiance, mais simplement une question de capacité. Ce n’était pas la première fois qu’on lui demander de suivre quelqu’un,  et ce n’était pas pour rien : elle était m é t a m o r p h o m a g e. Eh oui cocotte. Olivia avait un don, littéralement.

Toujours assiste sur son lit, un sourire espiègle apparut à ses lèvres. Elle passa une main dans ses cheveux.  « Bah faut croire qu’il préfère les brunes. »  Son sourire s’agrandit. « Et faut croire que je suis meilleure que toi.  » Pour illustrer ses propos, le visage d’Olivia se tordit et, en quelques secondes elle reprit l’apparence du jeune homme qu’elle avait incarné tout à l’heure. Elle fit la grimace à Lena, comme une gamine. C’était trop tentant, désolé. Ça devait être assez étrange comme scène : une tête d’homme sur un corps de femme comme le sien, complètement disproportionné, en train de faire le singe.

Olivia tenta cependant de calmer un peu le jeu en redevenant sérieuse. Olivia se moquait gentiment d’elle, ce n’était pas bien méchant franchement, mais connaissant Lena elle était capable de prendre ça au pied de la lettre. Après tout, elle n’avait pas vraiment envie que Lena pète un câble pour de bon, réveille tout le manoir et fiche en l’air pour de bon la totalité de sa mission. Elle avait encore une chance de chopper Rhodes au cours de la journée. « Je suppose que c’est en grande partie parce que ma tête n’est pas dans la catégorie ‘wanted’ de tous les journaux. Et quand bien même ça serait le cas, ça ne serait pas vraiment un souci. Tu comprends ?  » C’était sa voix de femme qui était sortie de la tête d’homme. Ça devait être vachement troublant comme vision. Ça avait toujours fait marrer Olivia, de perturber les gens et il fallait dire que, même le quart de siècle passé, ça lui plaisait toujours autant de jouer avec son apparence.

Le temps passait, et Olivia espérait que sa mission n’était pas foutue pour de bon. Elle écoutant d’une oreille l’activité de son voisin de chambre, qui ne semblait pas avoir bougé depuis qu’elles étaient là. Cela dit, il pouvait s’en aller d’une minute à l’autre et Lena était un sacré frein à sa mission.  « C’est bon ? Tu vas me laisser tranquille ? Je ne pense pas que ton Sévan serait très content d’apprendre que tu es en train de nuire au bon déroulement de la mission. » Lui dit-elle, sèche et un brin menaçante. Elle avait fini de jouer : Olivia avait bien l’intention à ce que sa mission soit un succès. D’autant plus qu’elle était à un rien d’attraper ce soit disant résistant. Quelque chose lui disait que le parchemin qu’elle avait trouvé tout à l’heure renfermait bien plus qu’on ne le croyait.




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MessageSujet: Re: Run Girl run [Olivia]   Ven 22 Mai - 19:08
Une main se glissait habilement dans ses cheveux. En quelques années, elle n'avait pas perdu de sa superbe et avait toujours gardé les mêmes habitudes tant et si bien que même après un shampooing, sa chevelure se remettait naturellement en place, comme elle le faisait avec ces mouvements à répétition, ses longues mèches venant se superposer les unes sur les autres sur son crâne en un casque parfait couleur de blés lui arrivant jusqu'à la moitié du dos. Nonchalante, la belle et agaçante blonde ne perdait pas de vue sa rivale de toujours et ce même si elle feignait ne pas s'intéresser à son cas. Elle aurait beau dire tout ce qu'elle voudrait, Lena ne la laisserait jamais s'en sortir aussi facilement et encore moins avec autant de preuves sous la main. Ne l'avait-elle pas pris en flagrant délit ? La furtive espionne avait été prise la main dans le sac et même si elle jouait très bien la comédie, rien ne ferait changer d'avis la tête d'hippogriffe qu'était l'aînée des Blackadder. Grand bien en fasse à la famille, Sevan, lui, n'avait pas hérité de ce tempérament de feu et pouvait ainsi s'excuser pour elle à chaque fois qu'elle la ramenait un peu trop. Mais aujourd'hui, Sevan n'était pas là ... Enfin, pas encore.

« Ca dépend ce que tu entends par ‘preuve’. Rhodes aurait très bien pu décider de voler quelque chose ici et le cacher dans ses affaires en attendant de rentrer chez lui. Et puis il ignore qu’il est soupçonné. D’ailleurs, il faudrait que tu parles moins fort ma belle parce que je te rappelle qu’il est dans la pièce juste d’à côté. »
« JE PARLE AUSSI FORT QUE JE LE VEUX JE SUIS AUTANT CHEZ MOI ICI QUE TOI JE TE RAPPELLE !»

La tirade d'Olivia avait beau être convaincante, Lena ne se laisserait pas avoir par ses tactiques de manipulatrice hors pair ayant réponse à tout. Non, il en était hors de question, surtout maintenant qu'elle avait osé lui demander de parler moins fort avec toute la condescendance et l'hypocrisie dont elle était capable. Foutue Hamilton ... Encore une contre laquelle elle détesterait jouer aux jeux vidéos que ramenaient Alexis et Siane sauf si elle faisait partie du camps adverse dans l'un de ces jeux de football ou les deux équipes couraient après la même balle. Lena avait beau être une fan inconditionnelle du Quidditch et du sport en général, elle avait énormément de mal avec le football mais en version jeu vidéo, ça passait. En plus, s'il s'agissait de botter des culs virtuellement pour se défouler, elle était toujours partante ! Et si elles réglaient cette histoire devant cette télé qui avait été aménagée par les soins d'Alexis dans le living room ? Dodelinant la tête de droite à gauche tout en essayant de contenir sa rage -elle essayait tant bien que mal de suivre les conseils de son conseiller bien être qui gérait ses crises de nerf et qui travaillait avec elle à Sainte Mangouste- la sorcière ne parvint pas à reprendre le dessus et sentait sa haine pour la brune atteindre des sommets astronomiques. L'Everest, à côté, c'était de la gnognote. De plus, la diva du jour n'allait pas tarder à faire littéralement exploser la jalouse avec ses fausses manières et son air supérieur accompagné de ce sourire qui avait des airs de craie raclée contre les anciens tableaux verts ou noirs horribles.

« Bah faut croire qu’il préfère les brunes. » Mais qu'est-ce qu'elle raconte cette pimbêche ? Il n'était pas question de préférence ici mais de confiance aux yeux de Lena qui se sentait sur le point de vomir. Elle qui avait toujours tout fait pour protéger son frère se faisait finalement rattraper à la course de personne la plus apte à réaliser une mission par sa pire ennemie. Est-ce que Sevan avait la moindre idée de la rivalité pesante entre les deux femmes ? Enfin plutôt la rivalité que Lena inventait depuis ce qui semble être des lustres. Cela avait commencé par les battements de cils douteux qu'elle avait adressé par son frère et qui avaient été suffisant pour faire sonner la sirène d'alarme sommeillant dans le crâne de la blonde qui surveillait toujours -et ce depuis toute petite- son petit frère adoré. Il en fallait peu à Lena pour déclarer des ennemis publiques et les battements de cils qu'elle venait juste de refaire là il y a cinq secondes, avaient été suffisants pour la faire rentrer dans la liste des pires menaces pour son frère. Elle fulminait et se retenait de sauter sur la brune pour lui arracher ses mèches et lui faire ensuite répéter "Et maintenant dis qu'il préfère les chauves sale goule des montagnes" mais tout cela se passa seulement dans les méandres de son esprit enragé. Qu'est-ce que Sevan lui trouvait ... Ou alors ... elle se mit à changer d'apparence pour prouver ses compétences et Lena mit cela sur le coup de son talent indéfectible pour tromper les gens de par son apparence. « Et faut croire que je suis meilleure que toi. »  Cette fois-ci, ce fut à elle d'exploser de rire. Un rire cependant virant parfois à un ricanement machiavélique pouvant prouver que la pauvre recherchée devenait folle. « J'avais presque failli oublier ... C'est justement pour ça que j'ai du mal à te faire confiance Hamilton. Ton petit jeu de volte-face pourrait tromper n'importe qui ... mais, il est vrai que sans ça, tu ne ferais pas l'affaire ... » Balayant d'un revers de main le soucis de la confiance, avalant avec difficultés les moqueries de la sotte et remettant en question et cela ouvertement les compétences autres que liées à la métamorphose de la sorcière avec laquelle elle adorerait se crêper le chignon, elle s'intéressa finalement à ses ongles. Les deux se calmèrent un peu. Lena était finalement la seule à prendre tout cela très à coeur et elle ignorait -ou refusait d'ouvrir les yeux sur le fait- que Olivia se moquait gentiment et ne lui en voulait pas. Peut-être aurait-il été bon qu'un jour, elles mettent cartes sur table et que Lena laisse de côté ses gamineries et sa jalousie sans faille ...

« Je suppose que c’est en grande partie parce que ma tête n’est pas dans la catégorie ‘wanted’ de tous les journaux. Et quand bien même ça serait le cas, ça ne serait pas vraiment un souci. Tu comprends ?  » Lena, blessée, les yeux brumeux, releva la tête vers elle en serrant les dents. Ce que venait de dire Olivia lui rappela qu'elle ne pouvait agir comme le voulait et qu'elle ne pouvait même plus officier en tant que médicomage mais ... hey ... était-ce réellement la faute d'Olivia si tout cela arrivait ? Faisant preuve de sa gesse, pour une fois, Lena hocha la tête, troublée par cette apparence étrange qu'elle revêtait. Digérer le fait que Sevan puisse ne pas lui faire confiance avait été un coup dur surtout en vue de son antipathie envers la brune dont elle n'avait de cesse de mettre dans le panier des coupables et traitres. Mais finalement, cette dernière n'avait pas l'air si méchante que ça ... Quand bien même, la fierté de Miss Blackadder prenait et reprendrait toujours le dessus.« Tu peux faire quelque chose pour moi ?» lança-t-elle, en plissant les yeux. Reprends ton apparence normale par pitié, c'est troublant à quel point tu peux être répugnante quand tu le veux ... Serait-ce un peu d'humour que nous sentons là ? Esquisser un sourire la tua presque mais elle semblait s'adoucir. En attendant, Olivia devrait tout de même se justifier sur l'étrange note que Lena avait trouvé il y a de cela quelques jours et qui remettait clairement en question le réel but de la professeur de sortilège. « C’est bon ? Tu vas me laisser tranquille ? Je ne pense pas que ton Sévan serait très content d’apprendre que tu es en train de nuire au bon déroulement de la mission. » La note pointait le bout de son nez dans l'esprit de Lena et cette dernière la sortit avec cérémonie, accusant une fois de plus du regard sa rivale attitrée. Juste un dernier petit truc que tu pourras certainement éclaircir pour moi ... A en observer le visage de la belle brune qui se décomposait, soit Lena tenait le bon bout, soit elle avait une fois de plus gaffé. Mais comment pourrait-elle savoir la vérité si on lui cachait tout ? « C'est quoi ce petit manège ? Réponds-moi et je te laisserais partir ... Refuses ou agresse moi avec ta baguette et j'alerte Rhodes. Je sais très bien faire le cochon qu'on égorge quand je veux ... » Tendant la note du bout de son bras et la lorgnant du regard, elle attendait qu'Olivia ne finisse par lui expliquer. Sur le morceau de papier on pouvait lire :

"Sévan,
Je pense qu'il est temps de passer à la vitesse supérieure.
Il se doute de quelque chose, il est beaucoup plus méfiant depuis quelques temps. Je me demande si je ne ne devrais pas le coincer pour lui dire les quatre vérités, qu'on en finisse ? J'ai peur que ce double jeu se retourne contre nous. Qu'en dis tu ?
Bien à toi, Olivia."


Explique-moi et prouve moi par A plus B que tu n'es pas la plus grande des manipulatrices que ce monde ait connu et je te laisserai officier sous ce masque qui pourrait en tromper plus d'un. Parce que excuse-moi mais "je pense qu'il est temps de passer à la vitesse supérieure" pour moi, ça n'est pas un ordre de mission et encore moins un rapport à la suite d'un échec ou d'un succès ! » Lena s'exprimait souvent avec le plus grand sérieux et cela pouvait rendre les choses très comiques, surtout lorsqu'elle ignorait tout et se faisait avoir par des interprétations inexactes de ce qu'elle voyait ou constatait. L'ancienne Serdaigle avait beau avoir un cerveau, elle ne l'utilisait parfaitement bien pour un seul domaine et celui-ci n'était pas celui dédié aux relations humaines.
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MessageSujet: Re: Run Girl run [Olivia]   Sam 6 Juin - 20:36

Olivia reprit son apparence normale à la demande de Lena. Elle tentait tant bien que mal de rester calme et de répondre avec diplomatie. Et pourtant, elle avait clairement le droit de péter les plombs. Le comportement de Lena était insolent, son ton insupportable, hystérique, et ses accusations injustifiées et subjectives. Elle était plantée comme une furie au milieu de la salle. Olivia en avait vu des énergumènes dans ses classes, et pourtant elle jurerait n’avoir jamais affronté une telle furie au sein de son cours de sortilèges. Les mains sur les hanches, les sourcils froncés, elle attendait patiemment que cette tornade blonde décide de lâcher le morceau. « JE PARLE AUSSI FORT QUE JE LE VEUX JE SUIS AUTANT CHEZ MOI ICI QUE TOI JE TE RAPPELLE ! » Chaque remarque la faisait grincer des dents, et faisait monter un peu plus l’eau dans le vase. Olivia n’était pas facilement à boût de nerfs. Elle avait pour habitude (son métier et statut de métamorphomage oblige) de contrôler ses émotions et agir avec calme. Mais sincèrement si ça continuait comme ça, elle n’allait pas tarder à craquer et à se transformer en beuglante.

«C'est quoi ce petit manège ? Réponds-moi et je te laisserais partir ... Refuses ou agresse moi avec ta baguette et j'alerte Rhodes. Je sais très bien faire le cochon qu'on égorge quand je veux ... » «J’ai cru comprendre ça » Laissa-t-elle échapper, ironique, sans comprendre toutefois où elle voulait en venir.  Lena fouilla dans ses affaires et sorti un morceau de parchemin qu’elle lui planta devant les yeux. Olivia plissa des yeux, intriguée. Elle reconnut sa propre écriture. Elle mit une demi seconde à réaliser ce qui se passait.
Ah non. AH NON. Olivia se leva brusquement et lui arracha la lettre des mains. Elle lui hurla à la figure : « MAIS T’ES PAS BIEN DANS TA TETE ?? » C’était CONFIDENTIEL, merde ! « Explique-moi et prouve moi par A plus B que tu n'es pas la plus grande des manipulatrices que ce monde ait connu et je te laisserai officier sous ce masque qui pourrait en tromper plus d'un. Parce que excuse-moi mais "je pense qu'il est temps de passer à la vitesse supérieure" pour moi, ça n'est pas un ordre de mission et encore moins un rapport à la suite d'un échec ou d'un succès ! » Ce n’était pas du tout ce qu’elle croyait. C’est vrai qu’en la relisant on pourrait croire qu’Olivia et Sévan étaient amants. Or Olivia avait simplement tenté de tenir Sévan informé par missive de l’avancement de sa mission. Rien de plus.
Le ton résolument sérieux et posé de Lena était des plus absurdes. Olivia tombait des nues. Lena était sincèrement convaincue que la situation était des plus normales. Genre ok, t’as fouillé dans le courrier de ton frère pour vérifier qu’il était pas trop con. C’était pas croyable. Quand bien même cette lettre avait le sens qu’elle croyait… en quoi ça la regardait, au juste ? Si Olivia avait envie « de passer à la vitesse supérieure avec Sévan » ça lui posait un problème ? Ce n’était pas sa mère qu’elle sache. Les Blackadder étaient censés être deux adultes, le quart de siècle passé, qui géraient chacun leur vie de leur côté. Lena n’était pas censée vouloir avoir un aussi grand contrôle sur la vie personnelle du jeune homme. La missive était fermement tenue dans la main d’Olivia. Cela expliquait pourquoi elle n’avait jamais eu de réponse de Sévan. Elle comptait bien remettre cette lettre en main propre. Sévan serait évidemment mis au courant de cet affront avec sa sœur. Pas qu’elle tenait à la compromettre, mais là ce n’était juste plus possible. Il y avait des limites à ne pas franchir et Olivia ne pouvait pas la laisser bousiller ses missions futures pour des histoires de jalousie de pacotilles.

Olivia porta sa main à son front et se massa les tempes. « Putain » Les gros mots ne lui venaient pas facilement, il fallait dire. Et pourtant Olivia en ce moment même luttait pour ne pas lui foutre des claques. « Je n’arrive pas à croire qu’on ait pu laisser une déséquilibrée pareille être médicomage, ça me dépasse » C’est vrai ça, Olivia s’inquiétait sérieusement au sujet d’Oliver qui ne voyait que ça toute la journée. Et James aussi n’allait pas tarder à être médicomage. Devait-elle remettre en cause la qualité de sa formation ? La question pouvait se poser, franchement. Lena n’avait pas l’attitude professionnelle qu’une médicomage se doit d’avoir. Elle se leva, adoptant un ton nettement plus agressif. Il était peut-être temps de lui apprendre une leçon. Elle l’attrapa par le col et l’immobilisa contre la porte, furieuse. Toute trace de la plaisanterie qu’elle avait tenté de glisser précédemment avait disparu. Elle approcha son visage du sien pour lui cracher : «C’est toi que tu dois soigner d’abord avant d’essayer de soigner les autres. C’est plus que du manque de respect, c’est maladif chez toi » Elle la relâcha brusquement et recula d’un ou deux pas, les poings serrés.  Inutile de garder son sang-froid plus longtemps avec elle. Olivia allait frapper. Et pas qu’un peu. « L’explication tu la connais déjà, faudrait juste que tu connecte tes neurones dans le bon ordre. » Laissa-t-elle échapper d’un ton grinçant. C’était fini, de prendre des gants avec elle. Sœur de Sévan ou pas, Lena était allée trop loin. Et elle était prête à parier que son frère serait loin d’être du côté de la blonde s’il devait assister à la scène.  

Elle reprit, beaucoup plus agressive : « Tu as peur de moi, c’est ça ? C’est quoi qui tourne pas rond chez toi ? Mais qu’est-ce que je t’ai fait pour que tu sois aussi parano ? Tu crains pour ton pauvre petit frère qui n’est pas capable se rendre compte qu’on le manipule par lui-même ? Il a vingt-cinq ans, merde ! » Mais quelle fouineuse cette Lena. Elle n’aurait jamais cru ça d’elle. Pour aller jusqu’à réceptionner le courrier de quelqu’un d’autre et utiliser des FAUSSES preuves pour prouver… Pour prouver quoi déjà ? Qu’elle a une liaison avec Sévan -ce qui est faux- mais après ? Olivia avait du mal à voir le lien la mission que Lena avait interrompu. Ca ne prouvait en rien que c’était une manipulatrice ou on ne sait quoi. « Je me suis déjà demandé pourquoi c’était lui le chef de la résistance et non pas toi, quand bien même tu es l’aînée. Eh bien j’ai eu ma réponse aujourd’hui. Et si un jour l’envie te vient de lui demander de te céder sa place sache que je ne te laisserais pas faire.  » Olivia allait peut-être un peu loin. Elle n’était pas obligée de dire tout ça, de frapper là où elle savait que ça pouvait faire mal. Mais Lena ne récoltait que ce qu’elle semait. Elle avait atteint un point de non-retour et Olivia comptait bien montrer à Lena que ce n’était pas sans conséquences. Si jusqu’à présent Lena n’avait fait que l’agacer, à toujours la regarder en coin comme une chose bizarre, désormais Olivia avait décidé que c’était fini de l’ignorer bien gentiment et tenter d’être conciliante. Sa patience avait des limites. Que ce soit la sœur de Sévan ou pas. « J’ai été bien trop gentille jusque-là, et sûrement à tort. » Lui siffla-t-elle entre ses dents, furax.
Elle se rapprocha de nouveau de Lena et ouvrit la porte derrière elle.
« Maintenant sors de là, avant que je dégaine ma baguette pour te péter la tronche. Et pourtant Merlin sait que tu le mériterais. » Le bras tendu, la main serrée sur la poignée, elle attendait avec impatience que la blonde daigne de sortir de la pièce pour ne plus jamais y entrer. La prochaine fois que Lena osait l’approcher pour lui proliférer à la gueule de telles conneries il y aurait mort d’homme, qu’on se le dise.




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MessageSujet: Re: Run Girl run [Olivia]   Ven 10 Juil - 17:24
Ask not the sun why she sets, why she shrouds her light away. Or why she hides her glowing gaze, when night turns crimson gold to grey. For silent falls the guilty sun as day to dark does turn. One simple truth she dare not speak: her light can only blind and burn.
L’idée que des membres de la Résistance puissent secrètement les espionner pour donner des informations à Caldwell était détestable, insupportable. Et pourtant, s’ils avaient des agents doubles au Ministère, nul doute que l’inverse était possible aussi. Sévan connaissait chaque personne présente à St James, chaque agent situé à l’extérieur du Manoir. Il ne savait peut-être pas tous sur eux, mais il les connaissait suffisamment pour considérer chacun d’entre eux comme des personnes de confiance. Imaginer que n’importe qui pouvait être un traître était difficile pour lui, mais il n’avait pas vraiment le choix. Il n’était plus un simple agent, il était le chef de la Résistance et cela le forçait à avoir une plus grande vision d’ensemble. Il ne pouvait pas se permettre d’imaginer que tous les Résistants étaient vraiment honnêtes, bien trop de vies étaient en jeu. Alors même s’il détestait cela, il devait parfois imaginer des traîtres derrière ces visages familiers. C’était pour cela qu’il avait décidé de faire appel à Olivia Hamilton. Il avait besoin de réponses et son don de Métamorphomage s’avérait utile pour ce genre de missions. Mais surtout, elle n’était pas une résidente permanente du Manoir, les autres Résistants ne vivaient pas constamment avec elle, ce qui lui permettait d’agir plus facilement. Et enfin, Sévan n’avait aucune envie de rendre les résidents de St James paranoïaques en sous-entendant que certains d’entre eux étaient peut-être des agents doubles du Ministère. Il avait besoin d’une discrétion absolue, alors il avait décidé de contacter Olivia. Etrangement, il avait plutôt confiance en elle. Le Blackadder n’était pas du genre à donner sa confiance facilement, il gardait toujours des réserves, mais elle faisait partie des premiers à avoir rejoint la Résistance, tout comme lui. Et il ne pouvait pas douter de tout le monde non plus, n’est-ce pas ? Alors oui, ils avaient commencé à correspondre au sujet de Rhodes, qui était le premier sur lequel les doutes de Sévan portaient. Il avait de toute façon l’intention d’enquêter sur tout le monde. Résidents permanents ou non de St James, il ne pouvait écarter aucune possibilité.
Hélas, il avait été forcé d’écarter ce projet d’enquête du jour au lendemain, sans même avoir pris le temps de répondre à Olivia. Il n’avait jamais eu l’intention d’être malpoli ou de l’inquiéter, il avait tout simplement… oublié la dernière missive de la jeune femme. Sévan avait une excellente mémoire, mais il avait fallu préparer leur plan d’attaque pour dérober l’arbre généalogique de Merlin à Gringotts et libérer Maxim. Des jours entiers, à discuter, planifier, à ne plus dormir parce qu’il se repassait chaque élément du plan en boucle. Parce qu’il ne cessait d’imaginer ce qu’il se passerait, ce qui pouvait mal tourner. De nombreuses vies dépendaient de la réussite totale de ce plan et il était hors de question qu’il perde encore qui que ce soit.

Oh bien sûr, ils avaient tous signé pour ça. Ils étaient nombreux à lui assurer qu’ils savaient dans quoi ils s’étaient engagés et qu’ils étaient prêts à tout pour que leur cause perdure. Mais Sévan n’était pas du genre à penser que la fin justifiait les moyens. Ils avaient déjà trop perdus lors des deux précédentes guerres contre Voldemort. Ils étaient la génération des sacrifices et du malheur. Lui-même avait perdu son père, son frère et sa tante, dans le conflit précédent. D’autres avaient perdu plus encore. Il voulait que ça s’arrête, une bonne fois pour toute. Il voulait que toutes ces personnes, qui vivaient sous le même toit que lui depuis plus d’un an, aient enfin la possibilité de vivre normalement. De grandir, fonder une famille, avoir un métier. Qu’ils soient un jour capable de s’asseoir confortablement dans un fauteuil et de ne simplement rien faire.
Il avait envie de mettre le nez dehors sans qu’on tente de l’étriper ou de l’envoyer à Azkaban. Il voulait qu’Alexis, Harry, Ron, Siane, Drago et tous les autres cessent de se battre et songent enfin à leur avenir. Leur donner une chance de mener une vie normale. Mais pour cela, ils devaient continuer de se sacrifier et tout ce que Sévan pouvait espérer, c’était de ne plus perdre qui que ce soit en route. Pouvait-on au moins lui accorder cela ? Le jeune homme passa une main sur son visage et grimaça lorsque ses doigts touchèrent ses joues rugueuses. Il ne voulait même pas savoir à quoi il ressemblait, en ce moment. Mais une chose était sûre, sa mâchoire n’avait pas rencontré la lame d’un rasoir depuis bien longtemps. Il tenait à peine debout et il avait beau ingérer une quantité astronomique de caféine, la fatigue finissait toujours par l’emporter. Il ne savait même plus quelle heure il était, très franchement. Il pouvait s’allonger deux petites heures, essayer de dormir ne serait-ce qu’un tout petit peu. De toute façon, il ne parvenait plus à aligner deux pensées cohérentes.

Sévan se leva et sortit de son bureau d’un pas traînant. Il gravit les escaliers qui menaient à l’étage des chambres des Résistants et se dirigea vers la sienne. Il voulait juste s’écrouler sur son lit, quelques heures. Arrêter de penser à quoi que ce soit. Complètement embrumé par la fatigue qui pesait sur ses épaules et son esprit, le jeune homme sursauta lorsqu’une porte s’ouvrit brusquement sur sa gauche et se figea en espérant calmer les battements affolés de son cœur. Bordel, il fallait vraiment qu’il dorme, là. Il s’ébroua et voulut reprendre sa route, se sentant un peu stupide, mais une voix l’en empêcha. « Maintenant sors de là, avant que je dégaine ma baguette pour te péter la tronche. Et pourtant Merlin sait que tu le mériterais. » Les sourcils froncés, Sévan se tourna vers la porte pour y trouver Olivia et surtout, Lena. Qu’est-ce que… Premièrement, que faisait Olivia ici ? Ils n’avaient rien déci… Oh, merde, il n’avait pas répondu à sa dernière missive. Bon, il pouvait répondre tout seul à sa première interrogation. Mais il était parfaitement incapable de trouver une réponse à la seconde. Lena et Olivia ne s’entendaient pas, mais alors, pas du tout, tout le monde l’avait compris à St James, même le plus abruti des mollusques aurait pu s’en rendre compte. Alors par Merlin, que faisaient-elles dans la même pièce, pour commencer ?

Oh bordel, il voulait juste s’écrouler sur une surface moelleuse et oublier qu’il existait pour deux petites heures, il n’avait absolument pas envie de s’occuper de ça. Les femmes étaient compliquées, des êtres à part que Sévan ne parvenait pas à comprendre les trois quarts du temps. Et toutes les deux… Par Rowena, elles avaient un sacré caractère. Mais il commençait à être sérieusement soûlé par leur comportement. Ensuite, personne, mais personne ne menaçait sa sœur aînée sans en subir les conséquences. Et enfin, le jeune Blackadder aimait Lena de tout son cœur, il était prêt à tout pour elle, il n’aurait jamais pu aller aussi loin sans son aînée à ses côtés, mais elle était rarement totalement innocente. Il le savait, il la connaissait par cœur. Alors il émit un grognement sourd, animal, pur produit de son agacement mêlé à sa fatigue extrême. Sans plus de cérémonie, il fit signe à Olivia de s’écarter et pénétra dans la pièce avant de refermer la porte derrière lui, dans un claquement sonore. Là, il se tourna vers les deux jeunes femmes et se prit l’arête du nez entre le pouce et l’index – il devait vraiment arrêter de passer autant de temps avec Severus.
« Je suis fatigué. Epuisé. Au bout du rouleau. Lennie, tu sais ce qu’il se passe, quand je suis fatigué ? Je deviens irascible, capricieux et je n’ai plus la moindre once de patience. Donc vous allez m’expliquer très clairement ce qu’il se passe ici, » déclara-t-il d’un ton sec qui le surprit lui-même. « Olivia, je ne tolèrerai pas que des menaces soient proférées sous ce toit. Lena, qu’est-ce que tu as fait ? » Il les étudia du regard, l’une après l’autre, les lèvres pincées. « J’vous préviens tout de suite, on ne sortira pas d’ici tant que vous n’aurez pas craché tout ce que vous avez sur le cœur et que je ne serai pas certain que ce genre de situation ne se reproduira plus jamais. Tant pis si ça prend des heures, vous souffrirez plus que moi, parce que je peux devenir vraiment, vraiment chiant, » siffla-t-il entre ses dents.



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MessageSujet: Re: Run Girl run [Olivia]   Lun 13 Juil - 23:23
Les griffes dehors, les poils qui s'hérissent, vous vous livriez à un vrai combat de tigresses dans l'arène duquel aucune d'entre vous ne souhaitait laisser l'autre l'emporter et tu avais compris que ton adversaire du jour ne te laisserait pas prendre le dessus aussi facilement lorsqu'elle avait pour une fois et réellement crié et ce pour la première fois depuis que tu la connaissais. Si tu la trouvais pimbêche et hautaine au quotidien, tu l'avais immédiatement vue sous un autre angle au moment où elle avait laissé s'échapper cette rage contenue d'une main de maître de son gosier remettant en question ton état mental. Mettre le doigt sur un indice ne laissant de place à nulle défense était la meilleure chose que tu avais pu faire pour justifier ton argumentaire qu'elle devait trouver ridicule et pourtant, la révélation de cette lettre à tes yeux semblait être la goutte d'eau ultime faisant déborder le vase. Enfin tu te lâches Hamilton ... pensais-tu à la fois victorieuse mais également peu fière. Tu avais beau aimer les affrontements directs et sans équivoques, il fallait bien avouer que se faire engueuler n'était jamais très agréable, alors, tu affichais une moue honteuse de quelques secondes seulement avant de plisser les paupières et attendre des explications. Il faut dire que le moindre mot écrit ne laisse que peu de place au hasard et que, de ton point de vue, il était évident que ton frère et ta rivale cachaient quelque chose de gros ... voir même de très gros et que tu souhaitais absolument te mêler de ce qui ne te regardait pas mais cela, Olivia devait certainement l'avoir compris depuis bien longtemps.

Les yeux brillants de malice, tu observais son visage se décomposer alors qu'elle venait de récupérer le morceau de papier. Reprends-le, tout est gravé là-dedans. Annonçais-tu finalement en tapotant brièvement de ton index sur ton crâne qui était bien plus rempli que ce que l'on voulait bien croire. Le problème avec toi c'est que tu laissais bien trop souvent tes émotions prendre le dessus et qu'en situation de crise, il n'y a rien de plus dangereux que de laisser un tel électron libre sans surveillance ou mots rassurant. Depuis la mort de votre frère aîné et de vos parents, tu t'étais renfermée sur toi-même et avait oeuvré pour ce que tu pensais être le meilleur mais tu avais aussi beaucoup douté. Ton frère t'aimait-il toujours plus que tout ? Est-ce qu'il t'aurait sauvé une nouvelle fois malgré tous les mauvais coups et maladresses que tu faisais vivre aux autres recherchés et rescapés à Saint James ? Est-ce que lui aussi te trouvait insupportable ? D'une jeune femme de vingt-huit printemps, tu étais redescendue à cinq et ne pouvait t'empêcher de développer des tendances paranoïaques au quotidien. Bienvenue dans le monde de Lena Blackadder la parano ... N'avoir aucun contrôle sur sa vie t'effrayait alors, pour te rassurer, tu te mêlais de celle de ton frère ...

« Putain » Acerbe, sec et bien choisi, ce juron n'était que le début d'une nouvelle tirade qui s'annonçait fiévreuse et enragée. Ce fut alors les pieds bien ancrés sur le sol que tu te préparais mentalement et physiquement pour le round deux de cet affrondement. La balle était à l'adversaire, il ne te restait plus qu'à contrer la moindre de ses tentatives pour obtenir ce que tu désirais ardemment à savoir : la vérité. « Je n’arrive pas à croire qu’on ait pu laisser une déséquilibrée pareille être médicomage, ça me dépasse » Aouch, ça fait mal. Que l'on s'attaque à toi pour ta bêtise légendaire, ok mais qu'on s'interroge sur ton état mental, il ne fallait tout de même pas exagérer quand même. Olivia avait dressé son bilan un peu trop rapidement à ton goût et même si tu devais bien avouer que tes gamineries devaient cesser, l'accusation restait en travers de ta gorge. De l'ironie et la moquerie vous étiez bien vite passées à la vitesse supérieure et elle venait justement de t'attraper par le col de ton chemisier pour te pousser contre la porte sans aucun ménagement. Tu serras les dents et ne laissa pas cette envie de protester ou geindre franchir tes lèvres mais attendis que la bombe humaine n'explose. Et l'explosion arriva et te détruisis de l'intérieur. «C’est toi que tu dois soigner d’abord avant d’essayer de soigner les autres. C’est plus que du manque de respect, c’est maladif chez toi Elle te relâcha et tu profitas de cet instant pour lui faucher les jambes des tiennes. Le regard coléreux, tu te retiens pour ne pas lui sauter dessus et la frapper au visage et à tout ce qui te passerait sous la main. « Parce que tu vas me faire croire que tu possèdes les compétences nécessaire pour juger de l'état de ceux que tu côtoies ? Pardonnez-moi donc Mademoiselle Hamilton d'avoir la profonde envie de vous décoller la mâchoire mais mettez et justifiez plutôt cette envie sur le compte de cette impression d'être trahie, observée et constamment en danger ! » Le ton de ta voix s'était intensifié vers la fin de cette phrase qui t'avait touché bien plus que tu ne voulais bien l'admettre. Tu t'étais permis de la juger, il était donc normal qu'elle en fasse de même et quand bien même, tu ne voulais plus l'entendre. Tu reculais, lui tournant le dos, essayant de faire disparaître les tremblements qui t'envahissaient et ne te laissaient aucun répit mais tu ne parvins pas à t'enfermer dans ta bulle et captas ses nouvelles paroles. « Tu as peur de moi, c’est ça ? C’est quoi qui tourne pas rond chez toi ? Mais qu’est-ce que je t’ai fait pour que tu sois aussi parano ? Tu crains pour ton pauvre petit frère qui n’est pas capable se rendre compte qu’on le manipule par lui-même ? Il a vingt-cinq ans, merde ! » Elle en avait trop dit. « Dans quel monde vis-tu Olivia ? Tu as des frères et des soeurs ? Une famille que tu souhaites protéger plus que toi même au risque de commettre des erreurs ? Tu crois que parce que tu prétends que tes intentions sont bonnes, le monde devrait s'incliner devant toi ? C'est justement parce qu'on est en temps de crise que je me méfie autant, les Mangemorts sont partout à jouer un double-jeu et manipulent leur petit monde, polluent leur environnement de leurs marque toxique ... et de toute façon, je n'ai jamais pu te voir Hamilton. Sevan a beau avoir vingt-cinq ans, je reste sa soeur et je ne laisserai jamais rien lui arriver ... » Protectrice, Olivia avait beau montrer patte blanche, tu ne pouvais tourner la page sur des années passées à te méfier d'elle. C'était viscéral et même si elle n'avait aucune preuve à t'apporter quant à ses belles volontés, tu aurais aimé qu'elle se défende un peu plus à son sujet plutôt que de sans cesse te renvoyer la balle. Quoiqu'il en soit, c'était une conversation sans nulle issue dans laquelle vous vous étiez lancées.

« J’ai été bien trop gentille jusque-là, et sûrement à tort. » Les bras croisées sur ta poitrine qui se soulevait et se rabaissait bien trop vite, tu te raccrochais à ta fierté pour ne pas courber l'échine et ployer sous le regard menaçant de la brune. S'il fallait en arriver à de tels points pour obtenir ton respect, tu risquais de vivre en martyr jusqu'à la fin de tes jours. Tu soupirais. Elle, gentille ? Y avait-il eu une seule fois où elle lui avait montré de la gentillesse ? Bon, certes, tu ne le méritais peut-être pas mais quand bien même, tu aurais pu essayer d'être sympa à un moment donné. A toujours regarder ceux qui ne te reviennent pas de travers, tu risquais de creuser ta tombe plus rapidement que tu ne le voudrais bien et le geste qu'elle fit, sa baguette à la main, te prouvas que tu ferais mieux de contrôler tes ardeurs. « Maintenant sors de là, avant que je dégaine ma baguette pour te péter la tronche. Et pourtant Merlin sait que tu le mériterais. » La petite fille qui sommeillait en toi se sentait coupable, comme si elle venait de se faire virer de cours pour un comportement qui n'était habituellement pas le sien mais de toute façon, il était trop tard ... La tête haute, tu ne quittas pas un seul instant ses prunelles de ton champs de vision et la dévisageas avec mépris alors que tu empruntais le chemin de la sortie. Tu allais rétorquer que si elle souhaitait s'en prendre à ton minois, il serait moins déloyal de le faire sans baguette mais une intervention surprise te figea sur place et te fit reculer alors que ton frère entrait, blasé et exténué dans la pièce, intimant à Olivia d'un geste du bras de libérer le pas de la porte.

Sa présence te rassurait mais faisait également s'accélérer de plus belle ton pouls. Angoissée, tu n'avais pas envie de revivre ce qui venait de se passer et pourtant, il allait bien falloir qu'il soit au courant ... Muette depuis la dernière intervention d'Olivia, tu baissais la tête, coupable et t'adossait au mur, prête à recevoir ton serment du jour si tout ce qu'Olivia avait dit s'avérait être vrai ... Au moins, tu allais en avoir le coeur net. « Je suis fatigué. Epuisé. Au bout du rouleau. Lennie, tu sais ce qu’il se passe, quand je suis fatigué ? Je deviens irascible, capricieux et je n’ai plus la moindre once de patience. Donc vous allez m’expliquer très clairement ce qu’il se passe ici, » Sa voix était aussi sèche que ne l'était ta gorge. Tu déglutis et hochais la tête ne sachant que trop bien à quel point il pouvait être désagréable lorsqu'il était dans un tel état et c'est d'ailleurs pour cette raison que tu ne la ramenais pas trop. Sevan avait le pouvoir de te calmer en toute circonstance et d'avoir un effet bénéfique sur tes sautes d'humeur tant et si bien que tu sentais la pression s'en aller. Quant à expliquer ce qui se tramait ici ... tu jetais un regard courroucé à Olivia. Il edvait bien savoir que lorsque vous étiez ensemble dans la même pièce et bien souvent, les portes tremblaient alors, pourquoi souhaitait-il avoir le moindre détail ? Il avait beau être le plus jeune de vous deux, il se comportait bien mieux que toi en société et savait être diplomate et juste. « Olivia, je ne tolèrerai pas que des menaces soient proférées sous ce toit. Lena, qu’est-ce que tu as fait ? » La première partie de se phrase aurait pu te faire sourire mais la seconde vint très vite te frapper de plein fouet. Tu en avais marre que l'on te jette la première pierre et pourtant, tu savais très bien que ce qui venait de se passer n'était arrivé que parce que tu avais une fois de plus joué avec le feu. Son air agacé te cloua une fois de plus sur place et tu déglutis difficilement de nouveau, t'apprêtant à prendre la parole et creuser cette fois-ci ta tombe. « J’vous préviens tout de suite, on ne sortira pas d’ici tant que vous n’aurez pas craché tout ce que vous avez sur le cœur et que je ne serai pas certain que ce genre de situation ne se reproduira plus jamais. Tant pis si ça prend des heures, vous souffrirez plus que moi, parce que je peux devenir vraiment, vraiment chiant, » Tu savais très bien que ça pourrait durer des heures si tu ne finissais pas par parler alors, tu laissas tout de même quelques minutes s'écouler avant de parler, le temps de mettre toutes tes idées en ordre dans ta tête.

« C'est ma faute Sevan, Olivia est tout à fait dans ses droits en me menaçant puisque, ignorant tout de vos petits secrets de résistants, je me suis fait un nombre de films incalculables. » Concédais-tu en le regardant par intermitence, préférant parfois observer la pointe de tes chaussures qui devenait soudainement très intéressante. Tu tenais à lui faire réaliser que vous n'aviez pas discuté depuis des années et que les secrets que vous n'aviez pas l'un pour l'autre à l'école étaient devenus des secrets d'état depuis votre entrée dans la cour des grands. Olivia, il savait déjà que tu avais un problème avec elle et que, par conséquent, lorsqu'elle prétendait avoir sa confiance, tu l'avais clairement dans l'os. « J'ai trouvé ce truc qu'elle tient à la main dans ta chambre parce que ... oui, je vais dans ta chambre Sevan ! Et que ma curiosité légendaire et mal placée m'a poussée à lire cette note laissée à ton attention. » Tu soupires, coupable. « Personne n'ignore ici que je ne supporte pas Olivia, même à Poudlard, tout le monde était au courant mais alors quand elle prétend être à tes ordres et que tu lui fais pleinement confiance pour espionner Rhodes, je dois bien t'avouer que je l'ai en travers de la gorge. Je sais que je suis maladroite, loin d'être discrète et ... bref, j'aurais pensé que pour quelque chose comme ça, tu aurais pensé à moi plus qu'à elle. » Gamine que tu es ... tu te sens soudainement ridicule et détourne le regard des deux, t'avançant dans le fond de la pièce pour mieux en contempler le mur. « Forcément, le ton est monté ... converser avec Olivia n'est pas si facile que ça pour moi et je l'accuse de bien des choses mais de là à ce qu'elle dise que je suis ... » Si tu parlais de ce moment où elle remettait clairement en question ta capacité à exercer en tant que médicomage, tu serais certainement la pire des gamines à vouloir retourner la situation en ta faveur. Alors, tu réfléchis, pour une fois et faisait machine arrière vers la porte cette fois-ci. « Laissez tomber. Je vous laisse régler vos histoires de résistants entre vous puisque cela ne me regarde pas. Promets moi qu'on parlera Sevan ... tout le monde est fatigué ici mais ça n'est pas pour autant que nous devons laisser nos liens s'effriter à cause de conneries de ce genre. C'est ma faute, voilà, tu es contente ? Toi aussi tu es content ? Maintenant je remballe ma fierté à deux noises et je déguerpis avant de me retrouver avec une tête au carré. » Cet échange t'avait soudainement fait murir. Tu n'avais plus aucune animosité débile et futile envers Olivia mais il te faudrait entendre de la bouche même de Sevan qu'elle était digne de confiance pour que tu l'acceptes. En attendant, tu le poussais un peu, échangeant un long regard avec lui qui barrait la porte et t'échappait, les larmes aux yeux dans les ténèbres des couloirs. Il était hors de question qu'elle te voit pleurer, encore moins pour des futilités de ce genre ... Alors, tu allais fuir. Tu avais beau avoir des affiches à ton effigie et à ton nom dans le tout Londres, tu avais besoin de prendre l'air, de t'échapper et peut-être même de retrouver quelqu'un ... n'importe qui ... sur le chemin, tu laissais à ton tour un "putain" sourd s'échapper d'entre tes lèvres et te sentais tout de suite un peu mieux ...
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Run Girl run [Olivia]

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