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 — INTRIGUE N°4 : don't lie to me.

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Nathan Hayter
THE WANTED
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⚡ Âge du personnage : 32 ans
⚡ Nature du sang : Inconnu mais il pense être de sang mêlé
Il était resté dans son coin sans prononcer un mot. Observant silencieusement ses “collègues” avancer leur point de vue. Elle était loin la résistance unie des premiers jours. Quand ils n’étaient qu’une poignée.
Il soupira en repensant à cette période. Il se souvenait parfaitement de la première fois qu’il avait mis les pieds ici, de sa rencontre avec les autres résistants de la première heure.
Il avait l’impression que tout ça c’était passé il y a une éternité…

Il releva la tête vers Sévan quand ce dernier reprit enfin la parole. Il était temps… Est ce qu’il allait enfin s’affirmer dans son rôle de leader ? Il fallait qu’il calme le jeu. Il écouta attentivement son ami et supérieur et resta un moment interdit en entendant la phrase. « Clive Blackadder n'est pas mon père, Roy Caldwell l'est » Wow ! Alors ça c’était… Inattendu ! Et encore le terme était faible. Mais ça ne changeait rien à son opinion vis à vis du Blackadder. « Je... je ne pensais pas le dire un jour, j'aurais préféré entraîner cette information jusque dans ma tombe, pour que vous ne sachiez jamais cela, mais si je dois vous demander de me faire confiance alors je dois être franc avec vous mais surtout, je dois vous accorder la mienne, pleinement. » Cette réplique arracha un bref sourire à Nathan. Lui au moins jouait franc jeu avec eux. Il ne leur mentait pas, n’essayais pas de les duper en ce faisant passer pour mort. Oui… Il avait toujours la “trahison” de Gabriel en travers de la gorge.

« Si... si malgré cela, vous décidez que j'en vaux la peine... si vous décidez que je suis digne de diriger la Résistance, je... je ferai en sorte que l'on arrête les Cavaliers de l'Apocalypse, ensemble. Nous empêcherons Caldwell de plonger ce monde dans le chaos, puis nous l'arrêterons, pour tous ses crimes. »
Il hocha la tête et voulu prendre la parole mais se retint, attendant que les autres en aient terminé. La réaction d’Alexis le désola et il voulu aller la voir pour comprendre son choix mais se ravisa. Non…Il fallait d’abord régler le problème Sévan.

« Personnellement c’est tout ce que je voulais entendre. Comme l’ont dit les autres, rien à foutre que Caldwell soit ton père. Ses actions et ses choix ne te définissent pas toi. » Il observa rapidement l’assemblée et reprit sur le même ton. « T’as tout mon soutien. »

404 mots en plus de quatorze heures ; + 20 points à la résistance.


Give me your eyes. I know this has been a hard day. There's been plenty of them lately. I can guarantee you there'll be more to come. Remember your self-esteem, your self-respect, and your self-worth. Hold strong to them, because people are watching. They need to know that they can count on you, even at a time like this.
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Harry Potter
THE WANTED
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Hominum revelio
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⚡ Âge du personnage : cent ? ah non, bientôt vingt ans, seulement.
⚡ Nature du sang : pur sang-mêlé.
« Je persiste à penser qu'Albus avait fait une erreur, Harry, en te mentant aussi longtemps. En te mettant sur le fait accompli à la dernière minute. C'était un génie, mais il s'est fourvoyé. » Harry ne put s’empêcher de tourner vers Vitaly un regard surpris. Parlait-il des faits en général ou l’histoire des Horcruxes avait-elle finalement percé, en dépit de leurs efforts pour garder secret cet ignoble acte de magie dont d’autres pouvaient s’inspirer ? Il en perdit brièvement le fil du discours, mais saisit l’essentiel : plus aucun secret. L’idée de contredire St-John ne l’effleura même pas : combien de fois avait-il réclamé cette transparence à son mentor ? Combien de fois l’avait-il exigée des autres membres de l’Ordre, des adultes qui voulaient les tenir à l’écart, eux les jeunes qu’ils refusaient de voir se battre. Et pourtant, il avait compris avec le temps que tout secret n’était pas bon à entendre, pas au mauvais moment, pas en dehors des circonstances appropriées. Sa quête aurait, par exemple, été d’autant plus difficile à mener s’il avait su être le dernier Horcruxe. Par ailleurs ce n’était pas une certitude : seulement un soupçon de la part de Dumbledore. Une chose était sûre : il ne se serait pas supporté s’il avait su plus tôt qu’il abritait en son sein une part de l’ennemi. Il n’y avait qu’à voir la façon dont il agissait à présent pour comprendre que de tous les fardeaux, celui-ci était le plus insoutenable. Ce n’était qu’un exemple parmi tant d’autres et s'il en fallait d'autres, Snape, roi des mystères, le prouvait encore ; il n’avait joué ses cartes qu’à la fin, participant activement à une victoire en laquelle Harry lui-même, malgré sa ferme volonté d’aller jusqu’au bout, n’avait cru qu’à moitié.

Le débat se poursuivit sans qu’il n’intervienne de nouveau : Siane replaça à les priorités, douche froide pour ceux qui s’acharnaient à réclamer une guerre ouverte. Elle fut appuyée par Snape, et les autres continuèrent sur leur lancée en répétant le couplet communément adopté : unité, Cavaliers, unité, Cavaliers. Soit. Le rabâcher à l’infini ne ferait pas bouger les choses et contribuait seulement à lui mettre les nerfs à fleur de peau, à force. Certes, c'était un point important : mais clairement, aujourd'hui, il y avait trop de tensions dans l'air pour que la litanie fasse effet. Harry se frotta les paupières, agacé, en attendant que ça passe et que la conversation atteigne le niveau suivant.

Et comme de fait, Sévan reprit enfin la parole – après tout ce temps, c’était inattendu, presque inespéré. Harry ne broncha pas lorsqu’il fit la promesse de ne jamais baisser les bras, de ne jamais flancher. Ce serait une promesse difficile à tenir et il ne comptait pas y placer d’espoirs fous, même s’il croyait dur comme fer que Sévan ferait son maximum. Son maximum en tant qu’humain pétri de failles et d’imperfections, en dépit de toutes les bonnes intentions qu’il exprimerait. Il n’y avait tout simplement plus qu’à espérer qu’il serait le dernier à devoir sacrifier ses forces pour tenir à bout de bras l’ensemble de la résistance ; qu’ils parviendraient à venir à bout de la menace, cette fois, sans qu’une succession de leader ne soient sacrifiés sur l’autel de leurs vaines batailles.

Mais l’homme ne s’arrêta pas là, semblant mû lui aussi par ce besoin, visiblement commun à tous les participants, de lâcher tout ce qu’il avait sur le cœur. Et la révélation fut… inattendue. Pire que ça, même : impensable. Le fils de Caldwell ? Malefoy prit la parole pour lui manifester son soutien, soulignant à juste titre qu’il était bien placé pour le comprendre. Snape, qui s’était sans doute plus épanché ces derniers jours que pendant les dix dernières années, ne tarda pas à se manifester avec une confiance similaire. Puis Alexis – surprise, surprise – monta sur ses grands chevaux, ce qu’elle ne cessait de faire depuis le début de la réunion. Harry n’arriva même pas à s’inquiéter pour elle. A vrai dire, il n’avait pas l’impression d’être face à Alexis Hoover, pas à celle qu’il avait cru connaître ; cette version d’elle, façonné par la douleur et la haine, l’horrifiait tout autant que l’ersatz de Neville qui prônait le meurtre comme si rien d’autre n’avait de sens. Nathan exprima à son tour son soutien à Sévan, mais Harry ne l’entendit presque pas. Il eut un bref rire sans joie, un rire jaune, et s’adressa à Alexis sans la regarder, enfoncé dans son siège. « Ne parle pas en nos noms comme si ça suffisait à justifier ton départ, personne ici ne t’a flanquée à la porte. Tu veux partir ? Alors bon vent, mais assume au moins ton choix sans essayer de prétendre que tu le fais pour quelqu’un d’autre que pour toi-même. » Si elle tenait à partir, ce ne serait pas lui qui la retiendrait. Quelque chose en lui le tiraillait, lui rappelait les bons moments qui semblaient si loin – comme par exemple cette partie incongrue de playstation, qui semblait presque floue tant ils avaient subi d’épreuves depuis. Et ce « quelque chose » lui disait que quoi qu’il en dise, il s’en voudrait dès le lendemain, ou les jours suivants, de ne pas l’avoir retenue, de ne même pas avoir essayé… mais damn. Au diable la culpabilité, les regrets ne seraient définitivement pas pour ce soir. Tout ça le gonflait royalement et il n’arrivait même pas à faire semblant de s’en moquer. « Vous pourriez faire une belle paire d’assassins Neville et toi. Vous avez déjà pensé à unir vos délires de psychopathes en devenir ? » De toute façon, qu'y avait-il à faire ? Elle fendait déjà la foule à toute allure pour disparaitre. Oh mince, Harry. Unité, bons sentiments, quel mauvais élève tu fais. Le diable qui l'habitait se fendait la poire.

972 mot en moins de 2h ; + 420 points à la résistance.

Spoiler:
 



don’t get too close ∞ I get older and life fades but you remain. Open up again I believe in second chances, please let me in, I believe in second chances. I won't break you, I will not let you down, forgive me.


(c) crackle bones
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Neville Londubat
WIZARD
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Ses dernières paroles avaient fait de l'effet, mais il n'en était pas surpris. Après tout il n'y était pas allé de main morte. Tout ce qu'il s'était efforcé de garder pour lui durant tout ce temps il l'avait finalement dit sans aucune retenue. Déjà les premières réactions se faisaient entendre. Neville s’assit à nouveau sur sa chaise, prêt à les écouter parler. Après tout il en avait suffisamment dit. Cette réunion aurait sans doute été plus tranquille sans lui. Nathan Hayter se leva. « Tu dis que nous devons arrêter de débattre sur qui sera le chef et sortir nous battre ? Très bien. T’as un plan mon grand ? » Il se contenta de le regarder dans les yeux, les sourcils froncés bien que sans animosité. Bien entendu il avait raison. Ils ne pouvaient pas se contenter de foncer tête baissée sans avoir un plan. Il était conscient qu'il ne devait pas être le seul à brûler d'envie d'aller affronter leurs ennemis, mais ce n'était pas forcement une mauvaise chose. Quand on se bat il faut avoir envie de gagner, sinon à quoi cela sert ? Certes il y en a ici qui ont envie de se battre, mais il y en a au moins autant qui ne sont là que pour se cacher. Bien entendu ils devaient espérer la défaite des mangemorts, mais leur but était plus de survivre à cette guerre que la remporter. Même si une part du discours de Nathan avait plu à Neville, il commença ensuite à parler d'unité et de ce genre de conneries. Enfin, ce genre d'idées et de discours était fondamental pour certains, mais Neville ne pensait pas en avoir besoin. Ça faisait bien longtemps qu'il ne se considérait plus comme faisant partie d'un groupe. En réalité s'il réfléchissait à sa vie, il avait toujours été la cinquième roue du carrosse. Le mec que tout le monde aime bien mais qui n'est vraiment ami avec personne. Il avait peut être dirigé la résistance à Poudlard lorsque les mangemorts avaient prit le pouvoir de l'école, mais il était resté assez solitaire,ne se liant à personne. Faisant simplement ce qu'il devait faire sans se soucier de faire partie du groupe.

Neville fut tiré de ses réflexions par la voix d'Harry. « Il a raison, Neville. L’action c’est bien, mais les attaques improvisées à la hâte ne mènent nulle part. On en a fait l’expérience toi et moi, non ? Sur une impulsion j’ai foncé tête basse au Ministère un soir, bien décidé à en finir. Sur une impulsion tu as choisi de me suivre malgré le danger, on sait tous les deux comment cette connerie s’est terminée. » Il eut comme un vertige à l'évocation de ce souvenir. L'expression de son visage fut adoucie, sûrement par un élan de tristesse. Ils avaient beaucoup perdu cette nuit là, Harry plus que tout le monde. Il avait raison sur le fait que cette expédition au ministère avait été un désastre, mais à l'époque ils étaient des gamins, ils avaient à peine 15 ans. Désormais ils étaient des adultes, et il n'avait jamais dit qu'ils devaient foncer tête baissée. Il avait juste dit qu'il était temps de faire quelque chose. « Tu parles de tuer comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle du monde… quelle différence y aura-t-il entre nous et ces monstres si on se met à raisonner comme ça ? » La différence ? La différence était simplement le but poursuivit. La guerre c'est la guerre, on se salit forcément les mains.  « Tu ne peux pas cracher sur ça. On ne peut pas s’attribuer gratuitement un droit de vie ou de mort sur qui bon nous semble, parce que dans le cas contraire, la seule place qu'on aura mérité si on a la chance de survivre à cette nouvelle lutte, ce sera Azkaban. Tuer n’est pas un droit, c’est une abomination, une nécessité dans les pires des cas, mais pas comme ça. Pas sur un coup de tête. » Il avait l'impression d'entendre là comme des aveux. Dit moi Harry, aurais tu quelque chose à te reprocher? Ou bien se voulait-il simplement moralisateur ? Harry le vertueux. Harry l'élu. Pensait-il vraiment que tuer n'était pas la solution ? Ou bien essayait-il simplement de s'en convaincre ? Tous ceux qui ont traversé cette guerre ont une part d'ombre en eux, et il était convaincu que la part d'ombre de Harry devait être bien plus noire que ce que les autres pouvaient imaginer. Il était celui qui était au cœur de cette histoire. Il avait porté le lourd fardeau de devoir tous les sauver, car une prophétie avait était faite d'après laquelle il serait celui qui devrait vaincre Voldemort, ou qui serait tué par lui. Il avait avancé sans savoir s'il vivrait ou mourrait, tout en sachant que de sa victoire dépendait la vie de beaucoup de personnes. Ce n'était pas le genre d'expérience dont on ressort indemne.

Et Puis Vitaly St.John prit la parole, les prenant de haut, les engueulant comme s'ils étaient des enfants. Mais pour qui il se prenait ce mec ? Encore des putains de discours sur l'unité et sur la planification de leurs attaques. Il se serait bien levé pour lui coller une baigne histoire de le faire terre, mais il savait qu'il valait mieux rester calme. Ils commençaient tous à s'énerver et ça ne pouvait donner rien de bon. « Si on veut s'en sortir, il va falloir déjà mettre les choses au clair. Si quelqu'un veut encore agir dans le dos du groupe, il mérite purement et simplement l'exil de St James. On est un groupe, cessons de faire bande à part ! » Et après c'était lui qu'on trouvais extrême ? Même du temps de l'ordre du phénix il y avait eut des membres qui avaient le cul entre deux chaises. Pourtant on ne les avait pas foutu dehors, pour le meilleur comme pour le pire. Pour lui il fallait qu'ils agissent dans l'ombre. C'était deux approches différentes. Neville pour sa part préférerait qu'ils agissent à découvert, au moins ceux d'entre eux qui n'avaient rien à perdre à le faire. Lui par exemple était déjà fiché archi fiché. Alors montrer clairement les crocs ne changerait pas grand chose à son statut.

Puis ce fut au tour de Siane de se lever et de parler. Ils se connaissaient, et pourtant elle ne semblait pas le reconnaître. Elle semblait choquée de ce qu'il pouvait dire. « La guerre nous a tous fait du mal, Neville, mais nous rendre aussi amères ? Aussi inconsidérés ? » Ces mots le heurtèrent comme une masse. Était il donc un monstre aux yeux de tous ? N'y en avait-il pas un seul pour lui donner raison ? Peut-être se taisaient-il de peur d'être jugé comme il l'était en cet instant là. Il sentait la déception pointer dans la voix de la sorcière. Désolé de ne plus être le petit garçon grassouillet plein de bons sentiments. En perdant du poids j'ai aussi dû perdre ma naïveté. Ne faites pas de régime, ça rend amère.

Certains parlèrent d'autres se turent, mais ce qu'ils attendaient tous c'était que Sévan parle de nouveau, ce qu'il fit enfin. Il les avait écouté parler patiemment, presque comme l'aurait fait un chef pensât il, non sans ironie. Puis, l'ai de rien, comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle du monde, il révéla l'identité de son véritable père. Caldwell ? Il était le fils de leur pire ennemi ? Neville n'en revenait pas. Pourtant il ne serait pas celui qui jetterait la première pierre, ni même la deuxième. Malgré tout le changement que sa personnalité avait pu connaître, il ne pouvait se résoudre à juger quelqu'un juste sur l'identité de son père. Même s'il ne trouvait pas qu'il ferait un bon chef, ce n'était pas pour autant qu'il était leur ennemi. Jusqu'à présent il avait œuvré pour la résistance et étant donné la place importante qu'il occupait s'il avait voulu les trahir ça aurait été fait depuis longtemps. Drago fut le premier à parler, se mettant du côté de Sevan. Même s'il n’appréciait pas le jeune Malfoy, il devait reconnaître qu'il semblait avoir changé. Ses paroles lui semblèrent sincère et il pouvait comprendre qu'il ait agit comme il l'avait fait à cause de l'éducation qu'il avait reçu, et non pour ses convictions personnelles. D'autres firent de même, montrant leur soutiens envers le prétendant au rôle de chef. Sa déclaration avait un effet plutôt démagogue à vrai dire. Alexis Hoover, elle, préféra partir après une déclaration passionnée. Déclaration  laquelle Harry répondit par un rire amer. Neville ne pus s'empêcher de le regarder de travers.

Il trouvait ce rire bizarre, en tout cas il n'augurait rien de bon. Un pressentiment qui ne tarda pas à se confirmer. « Vous pourriez faire une belle paire d’assassins Neville et toi. Vous avez déjà pensé à unir vos délires de psychopathes en devenir ? » Neville se releva d'un bond. Ses yeux lançaient des éclairs et il lui fallut toute sa force de volonté pour se retenir de lui sauter dessus. « Mais qui t'es pour me juger ? Tu va me dire que si t'avais été face à Bellatrix Lestrange tu l'aurais laissé vivre ? T'es exactement comme moi mec. Je suis sur que tu t'es réjouit autant que moi de savoir que cette salope était morte. Mais au fond de nous nous regrettons tous les deux de pas avoir pu la tuer de nos propres mains. » Il savait que certains savaient. Que ses parents avaient été torturés jusqu'à en perdre la raison, et Bellatrix avait participé à tout ça. C'était elle aussi qui avait tué Sirius lors de leur escapade au ministère. Harry et lui avaient de bonnes raisons de vouloir la tuer. « Vous êtes vraiment naïfs si vous pensez qu'on peut se permettre de laisser certains de nos ennemis en vie. Les fléaux comme Bellatrix Lestrange doivent être éradiqués. Vous pensez tous que la guerre m'a détraqué, mais ce n'est pas seulement ça. La guerre n'était pas seulement celle que l'on a vécu à Poudlard, il y a eut aussi celle de quand nous étions enfants. Harry, moi et beaucoup d'autres enfants ont du grandir sans leurs parents. Je vous semble belliqueux ? Mais bordel vous voyez pas que si on fait rien ce sera une nouvelle génération de gosses qui grandira sans connaître ses parents ? Je dit pas qu'on doit pas avoir de plan, ni que nous devons foncer tête baissée. Bien sur que c'est pas ça la solution. Mais ce qui est sur c'est que nous devons faire quelque chose. » Puis, se tournant vers Sevan, il le regarda droit dans les yeux. « Caldwell est ton père, ok. Je suis pas le genre de personnes qui va te juger la dessus. Je pense que tu es fidèle à la résistance, mais je n'ai qu'un seul doute. Si nous en arrivons à devoir tuer ton père pour le neutraliser, en seras tu capable ? »

1842 en tout,  1544 si on enlève les dialogues cités (parce que quand même il y en a beaucoup xD), en 12h. ; + 200 points à la résistance.

Spoiler:
 



► «J’avais envie de loger une balle entre les deux yeux de tous les pandas qui n’étaient pas foutus de baiser pour sauver leur espèce. J’avais envie d’ouvrir les vannes de dégazage de tous les pétroliers et de polluer toutes ces plages françaises que je ne verrai jamais. J’avais envie de tout salir d’une fumée bien noire.»
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Hominum revelio
Ils sont tous là, présents, enragés, émus, incertains. Quoi d'autre ? Vitaly reste alors en retrait, écoutant à peine les paroles qu'ils échangent. Il est soudain plus las que jamais, fatigué de les voir rester sur place. La sensation de n'avoir été écouté qu'à moitié le pousse à nouveau à se faire l'ombre de lui-même. D'un regard neutre et froid, il avise l'assistance. Certains se cherchent encore, jusqu'à ce que Sévan porte le coup fatal. Une vérité trouble, sûrement conservée depuis trop longtemps. C'est étrange, il est vide. Tellement vide. Une pauvre et fade coquille. L'œil paresseusement tourné vers Sévan, il observe à peine le grand brun qui se révèle enfin devant eux. Dos au mur, face à la vérité même. Ses lippes s'accrochent, sa langue passe pour lècher sa peau charnue sèche, et cherche un peu d'air. Son pouls bat trop vite dans ses tempes, et c'est les jambes lourdes qu'il tente de soutenir la vieille tapisserie usée. Un poids s'accroche à tout son être, tandis que la bombe de Sévan sème son venin et lui glace les veines. Encore une fois, Harry et Neville semblent en désaccord. Mais il n'écoute même plus. Les mains à plat, distraitement, il gratte quelques bouts de papiers usés. Paupières clauses. Inspire, expire, inspire. Angoisse. Pas maintenant, pas comme ça ... Pas devant eux. La vérité. Elle va le ronger. Est-ce que tout ça est réel ? … Peut-être bien que tu te retournes encore et encore dans tes draps, St John. Peut-être que ton esprit t'échappe encore. , admet-le. C'est Dame conscience, perfide, qui lui murmure ses petites douceurs dans le creux de l'oreille. La situation lui appartient. Continuer avec eux. Ou partir. Dès le départ, il a pensé à continuer, à suivre Sévan. A présent, il n'est plus sûr de rien. Et s'il se contente seulement d'être un Agent-double ? Pour lui-même, pour Jade ? Est-ce que ça va l'avancer ? Doit-il se retourner, se regarder en face et admettre que ses propres paroles, lâchées plus tôt avec ferveur, s'appliquent autant à lui qu'aux autres ? Et si lui aussi, n'est en fait qu'un futur exilé ? Faire l'autruche, ou braver ses interdits ?

Il n'a pas les mots.
Non, vraiment.
Vitaly ne lâche pas une parole en cet instant.

379 mots - Trois ans et une pré-crise d'angoisse Vitalesque plus tard. ; + 20 points à la résistance
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Siane Callaghan
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« Mais pour les autres. Vitaly nous a dit que ceux qui voulaient agir dans le dos des autres devaient partir, eh bien je quitte le navire. Ça vaut mieux pour tout le monde, je suis sûre que beaucoup d'entre vous le pensent. » Qu'importe que Sévan soit le fils de Caldwell. Qu'importe ce qu'ils disent et pensent, qu'importe ce qui se passe dans cette pièce, seuls les mots d'Alexis avaient laissé une empreinte dans l'esprit de Siane. Les lèvres entrouvertes, le souffle coupé, elle fixait la porte qu'elle venait de passer pour fuir. Quitter cette pièce avant qu'elle n'ait eu le temps de dire un mot. Elle ne lui avait rien dit. Depuis qu'Aleksander était mort, Alexis ne disait plus grand-chose. Mais elle avait partagé sa douleur, toutes ses peines d'autrefois, elle les avait confiées à Siane, et ensemble, elles avaient tout fait pour continuer de vivre, s'épaulant du mieux qu'elles pouvaient. Tu ne m'as rien dit. Sa gorge était nouée, la tête lui tournait. A vrai dire, elle avait la gerbe. Tout ceci lui donnait envie de vomir. Elle se sentait trahie, par cette amie qui ne lui avait rien dit de ses intentions de partir. Avait-elle décidé cela sur un coup de tête ? Non, Alexis était différente depuis quelques temps. Les épreuves l'avaient amochée et rendue plus morose, presque mauvaise.
Alexis avait toujours été un rayon de soleil, quoi qu'il arrive, une lumière que Siane avait voulu protéger, peut-être comme elle n'avait pas pu se protéger elle-même, ni sa petite sœur. Si la guerre avait terni le cœur de la Gryffondor, elle avait espéré que toute cette noirceur n'atteigne pas Alexis qui, certainement sans le savoir, l'aidait à tenir. Mais elle avait échoué. Encore une fois, l'échec était cuisant, non, pire encore, il l'abattait complètement. La jeune femme avait le sentiment de s'être pris une grande gifle, d'une violence inouïe. Allaient-ils tous finir ainsi, blasés, vidés de leur humanité, résignés ? A quoi servait donc leur combat, s'ils étaient tous destinés à finir ainsi ? Siane voulait se battre, elle voulait réussir, mais si le prix de tout ceci était tout ce qui faisait d'eux des êtres humains ?

Tuer n'était pas la solution, Harry avait raison et Siane s'en était rendue compte depuis un moment déjà. Elle était tombée dans le piège, s'imaginant qu'en rendant la monnaie de leur pièce aux mangemorts, elle se sentirait mieux. Elle avait pensé naïvement, aveuglée par sa souffrance et sa colère, qu'en les massacrant un par un, elle verrait son malheur s'atténuer. Mais ça n'était pas arrivé, la douleur était toujours présente, malgré le sang qu'elle avait sur les mains. Ils n'étaient pas fait pour ça. Tous ceux réunis dans cette pièce n'étaient pas fait pour le meurtre gratuit, parce qu'ils n'en recevaient aucune satisfaction. Ils l'espéraient peut-être et certainement que sur le moment, on avait l'impression d'avoir accompli quelque chose de juste. Mais ce n'était pas le cas. Il n'y avait rien de juste, dans la mort. Seulement de la tristesse et de la désolation.
« Arracher une vie, même celle d'un être détestable et cruel, ça n'a quelque chose de réconfortant qu'au début, Neville, murmura-t-elle d'une voix blanche. Une fois ce sentiment de vengeance assouvie passé, crois-moi, tu redeviens l'adolescent perdu et triste qui a perdu ses parents, ses proches. » Elle alla mâchouiller sa lèvre inférieure, détourna le regard. « Peut-être que tuer ces monstres évitera que d'autres victimes n'aient à subir leurs méfaits... Mais Neville, à quoi bon, si nous devons devenir des monstres à notre tour ? Je refuse de devenir comme eux, de banaliser la mort, comme si le meurtre était la solution à tout. » Et pourtant, elle y avait songé. Elle s'était longuement imaginée pointer sa baguette sur Kazhan Grayson pour mettre fin à ses jours. Voir la vie quitter ses yeux clairs, comme si cela pouvait la libérer de son souvenir. Mais ça ne serait pas le cas, elle le savait. Qu'importe qu'il respire encore ou non, cela ne la guérirait pas. Est-ce qu'elle hésiterait, si elle se retrouvait face à lui ? Sûrement pas, mais elle refusait de se lancer dans une traque, de baser son existence sur l'espoir qu'un jour, elle pourrait le tuer. Elle n'avancerait pas ainsi et à présent, elle le savait.  

716 mots • + 30 points à la résistance


i'm up to no good
I cheated myself like I knew I would, I told ya, I was trouble. You know that I'm no good. Upstairs in bed, with my ex boy, he's in the place, but I can't get joy, thinking of you in the final throes, this is when my buzzer goes.  (⚡️) AWinehouse.
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Neville Londubat
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⚡ Âge du personnage : 20 ans
⚡ Nature du sang : Sang pur
Il reconnaissait bien là le caractère de Siane. À Poudlard elle se prenait un peu pour sa grande sœur. C'était facile lorsque Neville était encore un enfant timide qu'il fallait protéger. Tout le monde avait cette sorte d'instinct envers lui. Ils essayaient tous de l'aider, par pitié. Mais combien d'entre eux avaient eut une enfance aussi dure que la sienne ? Ce tête en l'air qui en savait sûrement plus sur la vie que beaucoup d'enfants de son âge. Il n'en avait pourtant jamais parlé. Ce n'était pas quelque chose qu'il avait envie de partager ; même avec des des amis. Mais les mots de Siane étaient en train défaire le nœud qui retenaient cette histoire au fond de lui. Le lien lâchait et remontait à la surface, entraînant un flot d'émotions destructrices.Son cœur se mit à battre très vite et il eut l'impression que quelque chose se déchirait en lui. « Ton point de vue est terriblement naïf. Vous êtes tous naïfs. Si on pouvait les arrêter définitivement autrement qu'en les tuant on aurait sans doute gagné depuis longtemps, mais ce n'est pas le cas. On ne vit pas dans un putain de conte de fée. » Depuis le début de cette réunion il avait l'impression d'être l'avocat du diable. Il avait conscience que ses paroles étaient dures, mais il pensait aussi être dans le vrai. Une guerre comporte toujours son lot de violence. « Je crois que beaucoup d'entre vous n'ont pas conscience de ce que nous sommes en train d'affronter. Je sais certains d'entre vous ont perdu des êtres chers, mais ce que je ne comprend pas c'est comment vous pouvez continuer de penser que l'on va gagner cette guerre sans violence. Je... Il y a quelque chose sur moi que j'ai gardé secret pendant très longtemps. En vérité je ne sais pas à quelle point cette histoire est connue. » Il marqua une pause, conscient qu'il allait révéler le passage le plus éprouvant de sa vie à une assistance de semi-étrangers. Il allait se mettre à nu pour essayer de leur ouvrir les yeux, et ça ne serait pas quelque chose d'agréable. « Pour la plupart vous savez sans doute que j'ai grandit avec ma grand-mère. Peut être que vous pensiez que mes parents étaient morts mais ce n'est pas le cas. C'était des résistants. Des membres de l'ordre du phénix qui se battaient contre Voldemort. Ce furent Bellatrix Lestrange, son mari Rodolphus Lestrange, son frère et Barty Croupton qui s'en prirent à eux. Ils ne les ont pas tués, il les ont torturés. Soumis au sortilège doloris pendant de nombreuses heures. Ils en ont finalement perdu la raison. » Il avait du mal à parler d'une voix ferme et marqua une pause pour se calmer. Ses mains tremblaient, et il croisa les bras pour essayer de le cacher. « Ils sont devenus fous. Fous à lier. Ils ne me reconnaissent même plus quand je vais les voir. Des fois ma mère me demande si j'ai vu son fils. Elle se demande pourquoi il ne vient plus la voir. Dans son esprit je doit encore être un jeune enfant, elle n'arrive pas à comprendre que j'ai grandit... que je suis son fils... » C'en était sans doute trop, il sentit ses yeux s'embuer de larme, mais arriva à les contenir. Il s'interdisait de pleurer devant eux. Eux qui étaient trop naïf pour penser qu'on pouvait laisser exister des gens capables de pareilles horreurs.

« On est pas dans un conte de fée. Il n'y a pas de prince qui va arriver sur son cheval blanc pour tuer les méchant à notre place. Personne pour se salir les mains pendant qu'on reste cachés pénards en attendant que le danger passe. Harry, tu devrait le comprendre mieux que personne. Mais surtout je voudrait que vous compreniez que ça ne fait pas forcement de nous des monstres de vouloir éradiquer un mal aussi grand que le sont certains de nos ennemis. Ma vengeance je ne pourrais plus jamais l'avoir. Mais ce que je voudrait c'est éviter à d'autres enfants de vivre ce que j'ai vécu. Parce que j'ai pas mérité ce qui est arrivé et ils ne le méritent pas non plus. »

704 mots 15 jours après. J'ai quoi comme bonus? *sort* - + 30 points à la résistance

Spoiler:
 



► «J’avais envie de loger une balle entre les deux yeux de tous les pandas qui n’étaient pas foutus de baiser pour sauver leur espèce. J’avais envie d’ouvrir les vannes de dégazage de tous les pétroliers et de polluer toutes ces plages françaises que je ne verrai jamais. J’avais envie de tout salir d’une fumée bien noire.»
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— INTRIGUE N°4 : don't lie to me.

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