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 03 — EVENT#2 ▲ La fureur de Caldwell

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Hominum revelio
EVENT#2 ϟ La fureur de Caldwell

Les mains derrière le dos, Roy manipulait nerveusement sa chevalière. Elle tournait depuis plusieurs minutes sur son doigt, s'arrêtait à intervalle régulier pour reprendre de plus belle. C'était un tic qu'il avait développé pour se calmer lorsqu'il sentait ses nerfs se tendre. Il évitait de jeter un œil en direction du bocal qu'il avait posé dans une armoire. Si jamais il osait, il savait pertinemment qu'il allait de nouveau entrer dans une colère noire. Ce n'était pas encore le moment pour qu'il s'énerve, il devait les attendre. Les ? Ses mangemorts, des personnes de confiance qui l'entouraient, des gens parfaitement compétents. Du moins, c'était ce qu'il avait toujours cru. « Monsieur, on a tout le monde et je confirme les soupçons que vous avez eu sur Lensherr. » Le visage de Roy afficha un sourire méchant. Wheland allait payer. La petite Allemande également. Il fallait qu'ils apprennent qu'il n'était pas un clown, il ne ressemblait en rien à leur ancien maître. « Parfait. Amycus, tu attendras mon signal pour les amener. Je veux d'abord m'amuser. » Comme un chat le ferait avec des souris. C'était ce qu'il était avec chacun de ses disciples. Personne n'était indispensable pour lui et encore une fois, il allait leur prouver.

—————— ͼҨͽ ——————


« Monsieur, ils arrivent. » Roy n'avait pas bougé. On aurait presque dit une statue. Lorsqu'il se mit en mouvement, Amycus sursauta. L'aura qui l'entourait était terrifiante et s'étendait à tel point que l'atmosphère de la pièce était devenue angoissante. Le ministre de la magie jeta un regard interrogateur à son bras droit. « T'attends quoi pour les faire entrer, une invitation ? » Froid. Sec. Typiquement lui. Carrow hocha la tête et disparut. Roy se dirigea vers son bar et se servit un verre de whisky pur feu. Il avait convoqué des mangemorts pour une réunion exceptionnelle, un peu à l'improviste. Il devait leur faire part de sa découverte concernant le chef de la résistance. Pas le nouveau, non. Le parasite qu'il avait cru mort : Gabriel Etherington. Il but le liquide ambrée d'une traite avant de ranger son verre avec les autres.

Roy arrangea sa veste et vérifia que sa baguette se trouvait bien dans sa manche. Il songea un instant aux sortilèges qu'il allait utiliser en se demandant si ce n'était pas plus judicieux de se référer aux instruments moldus pour une torture plus lente et plus douloureuse. Il avait beau ne pas aimer ces êtres inférieurs, il reconnaissait que leurs méthodes de torture étaient parfaites. Puis il entendit des bruits de pas derrière la porte, Amycus était là avec tout un petit groupe. Il ne lui laissa pas le temps de frapper, le pan de bois s'ouvrit de lui-même. « Entrez donc. On ne va pas tarder à commencer. » Commença-t-il en souriant. « Je suis ravi de vous voir ici aujourd'hui. » Il aurait presque eu l'air sincère, seulement, il faut toujours se méfier de l'eau qui dort.

—————— ▲ ——————


Et c'est à vous ! Comme précisé dans le post général, il n'y a pas d'ordre. L'event sera bloqué quand il y aura intervention du pnj. Vous pouvez poster de 200 mots minimum à 1 000 mots maximum, n'oubliez pas d'inscrire le nombre à la fin de vos réponses comme d'habitude. Le Ministère a été reconstruit après des mois en chantier, tous les étages sont accessibles. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à envoyer un mp à Dante.

— vous postez en moins de 2h, vos points sont multipliés par 12.
— vous postez en moins de 12h, vos points sont multipliés par 6.
— vous potez en moins de 24h, vos points sont multipliés par 2.

Pour les heures c'est par rapport au message de votre vdd, pas du message d'origine.
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Portus
Hominum revelio
Their tears are filling up their glasses
Hide my head I wanna drown my sorrow


La convention de Caldwell ce jour-là sonna comme un goût amer. Son instinct ne la trompait jamais ou que très rarement, et elle savait qu’aujourd’hui, quelque chose lui arriverait. Kastiel doutait rarement de ce pressentiment qui la prenait aux tripes, ce doute qui s’insinuait en elle pour la rendre paranoïaque. Elle avait dormi dans le bureau d’Hadrian, alors que celui-ci travaillait d’arrache-pied pour satisfaire ce cher patron dont elle commençait à réellement douter des intentions. Mais sans Hadrian, elle n’irait nulle part, et cette peur de l’abandon la tétanisait sur place. En dehors du fait… qu’elle batifolait avec un wanted. Elle se ferait prendre, à coup sûr, mais soudainement, son égocentrisme habituel disparaissait pour laisser part à la quiétude pour Nathan. S’il mourrait, elle ne se relèverait pas, refusant d’avoir ses mains maculées de son sang. Non par égoïsme et tourments de l’âme, mais parce qu’elle commençait à comprendre ce qu’était réellement tenir à quelqu’un. Hadrian aussi elle l’aimait, mais c’était différent. C’était violent, nocif, brut. C’était le genre d’amour sale qu’elle avait toujours connu et qui avait fini par la ronger. Quand à Nathan c’était plus doux, plus beau, moins douloureux. Deux parfaits amour opposés. Quelle douce ironie quand on y pense. Elle n’adressa pas la parole à Hadrian, l’évitant même. Cette appréhension étrange qui la saisissait à mesure que le temps qui la séparait de la réunion lui rongeait de l’intérieur. Pourquoi diable y pensait-elle ? Personne ne savait. Personne. Elle avait toujours fait attention. Elle avait toujours fait en sorte de ne jamais être prise. Elle avait toujours tout fait pour éviter ce moment fatidique. Alors peut-être était-ce en l’évitant qu’elle avait fini – inconsciemment – par s’en rapprocher plus vite que prévu.

Lorsqu’elle arriva dans l’atrium, l’air devint oppressant, irrespirable comme si on essayait de lui envoyer un message, de lui dire qu’elle devait à tout prix éviter d’y aller. Mais malgré tout, elle décida d’affronter cette crainte qui semblait s’agrandir petit à petit. Et ça n’est qu’une fois dans le bureau de Caldwell, affichant un sourire carnassier que tout se confirma. Il savait, à n’en pas douter ce qu’elle avait fait, et dans les moindres détails. Elle déglutit difficilement face au silence pesant qui régnait dans la pièce, se mettant sagement dans un coin pour attendre les autres. Et le tic tac de l’horloge qui résonnait dans sa tête la rendait encore plus nerveuse. Elle priait, taciturne, que le fer de la faux vienne pour elle, immédiatement, refusant de devoir à affronter la peine et le regard d’Hadrian. Ou alors, elle se faisait des idées. Non, personne ne savait, jamais personne n’avait pu savoir. Elle avait trop bien masqué les preuves. Elle avait trop bien noyé tout soupçon provenant de n’importe qui. Elle était sauve… trop sûr d’elle. Et l’attente elle, devenait insoutenable. Elle devait savoir. Elle devait connaître les raisons de cette convocation. Elle devait… faire quelque chose. Elle était comme vaseuse. Et le sentiment d’incertitude ne se noyait pas pour autant. Il continuait de s’accroître. Elle aurait du décidément rester coucher pour aujourd’hui.

• 508 mots en moins d'une heure ; + 360 points aux mangemorts.
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Ehren Eberhart
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la fureur de caldwell


Ehren avait du mal de croire que l’on puisse être un pareil incapable. Un peu partout en Angleterre, l’on avait recensé des apparitions d’Etherington et au visage pâle et fébrile de Caldwell, il avait bien compris que ce n’était pas une connerie. Il avait dû faire un effort presque surhumain pour retenir un sourire goguenard de fleurir sur ses lèvres lorsqu’il avait aperçu la tête que faisait le Ministre. Il était en train de perdre cette guerre. Il devait sûrement s’en rendre compte. Les gens commençaient à douter de lui et les murmures se faisaient de plus en plus persistants dans les couloirs. Ehren se sentait enthousiasme car la chute de Caldwell ne signifiait qu’une seule chose : son avènement. Il était en train de trier plusieurs dossiers dont ses employés s’étaient chargés cette semaine, impatient de rentrer chez lui pour aller se détendre avec un verre de scotch et un cigare. La paperasse, ce n’était définitivement pas son fort et il avait hâte d’en avoir fini. Mais une lettre glissa sous sa porte et vola jusqu’à lui, l’interrompant dans son tri interminable. L’homme s’en empara et la déplia pour reconnaître l’écriture de Carrow qui disait qu’il devait se présenter au bureau de Monsieur le Ministre.
Il fronça d’abord les sourcils, se demandant ce que cela pouvait signifier, puis il se leva et sortit de son bureau. Il interpella sa secrétaire et lui demanda de finir de trier ses dossiers, puis quitta le département du Contrôle des créatures magiques. Il n’était pas du genre angoissé, mais il se demandait pourquoi son supérieur le convoquait ainsi. Sur le chemin, il croisa Katherine qui sortait de son département et la salua d’un signe de tête. « Tu vas où je vais ? »  demanda-t-il à la jeune femme qui acquiesça. Bien, de toute évidence, il n’était pas le seul à avoir été convoqué. Ses soupçons se confirmèrent lorsqu’il aperçut le visage fermé d’Edelstein, la chute de rein de Daisy et l’air inquiet de Wheland. Caldwell leur préparait donc une véritable petite réunion de famille. Ehren ne retint pas un sourire en coin et glissant ses mains dans ses poches, s’engouffra dans l’ascenseur qui les mènerait tous à l’étage où se trouvait le bureau de leur cher Ministre. Personne ne sembla vouloir prendre la parole et la tension était perceptible.
Ils savaient pourquoi Caldwell les faisait venir, désormais. Ça n’annonçait rien de bon pour certains d’entre eux, mais l’Eberhart attendait cela avec une fébrile impatience. L’ascenseur s’immobilisa enfin et ils en sortirent sans un mot. Bien vite, d’autres hommes et d’autres femmes les rejoignirent de toutes parts et ils s’arrêtèrent devant la porte du bureau de Caldwell où se trouvait Carrow. Il reconnut le corps maigre de Lensherr qu’il toisa d’un œil mauvais avant de porter son attention sur les boucles blondes de Sacha. Elle aussi avait été appelée ? La porte s’ouvrit alors brusquement, ne leur laissant pas le temps de signifier leur présence et le sourire détestable de Roy les accueillit. « Entrez donc. On ne va pas tarder à commencer. » Ehren se composa un visage de marbre et suivit ses camarades mangemorts dans le bureau du Ministre qui sembla soudainement très étroit. Il se plaça au fond, bien vite suivit de Katherine et Sacha. Ils observaient les choses de loin depuis le début et ça n’allait pas changer aujourd’hui. « Je suis ravi de vous voir ici aujourd'hui. » Oui, bien sûr. Aussi ravis que de constater que la tête qu’on lui avait rapportée n’était pas la bonne. N’est-ce pas, Roy ? songea Ehren en réprimant une terrible envie de rire. Les festivités n’allaient pas tarder à commencer et elles n’allaient pas plaire à tout le monde.


618 mots en moins de 2h ; + 360 points aux mangemorts.

ehren's color =#787746


dance with the deads
Graze the skin with my finger tips, the brush of dead cold flesh pacifies the means.  Dance with the dead in my dreams, listen to their hallowed screams. The dead have taken my soul. Temptation's lost all control. (⚡️) slayer.
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ethan & hailey : there is no turning back
Quand Ethan fut convoqué pour une réunion au bureau du ministre, il savait qu’il y avait de l’eau dans le gaz. Il était bien sûr persuadé de ne pas être le seul à être convoqué dans ce bureau, mais il trouvait cette réunion de dernière minute louche. Ces derniers temps, des rumeurs se faisaient entendre concernant la résistance et plus particulièrement le chef de ce mouvement dont on était censé s’être débarrassés. On entendait dire qu’on l’avait vu apparaître à plusieurs endroits, ce qui était impossible. Ethan n’avait pas été personnellement chargé de tuer Etherington, mais c’était un peu la mission cachée de chaque mangemort. Dans le passé, il avait torturé certains résistants pour savoir où les chefs de leur mouvement pouvaient se cacher, mais il n’avait obtenu que de biens maigres résultats qui n’avaient mené à rien. Les aléas de la vie firent qu’Ethan s’éloigna de cette mission, tout d’abord pour venger la mort de son frère, mais aussi la mort de l’une de ses protégées, la petite sœur de Tallulah, une fidèle de Caldwell dont il était proche récemment. Cette dernière devait elle aussi être invitée aux réjouissances. Justement, il ne tarda pas à la croiser dans le couloir. Il ne l’avait pas revu depuis qu’il l’avait amené à Ste Mangouste après qu’on ait tenté de l’empoisonner. « Bureau de Caldwell ? » , demanda-t-il à la jeune femme, elle acquiesça. Il s’en doutait et resta un instant silencieux. « Comment tu vas ? » Ceux qui connaissaient Ethan savaient qu’il n’était pas du genre à s’inquiéter pour n’importe qui, mais Tallulah était devenue une amie. Des alliés, il n’en avait pas beaucoup ces derniers temps. Puisqu’Ethan lui avait probablement sauvé la vie en l’amenant à Ste Mangouste avant que ça ne soit trop tard, Tallulah avait une dette envers lui.

« Entrez donc. On ne va pas tarder à commencer. Je suis ravi de vous voir ici aujourd'hui. » Caldwell. Plusieurs mangemorts étaient déjà là et ça n’avait rien de rassurant. Toutefois, comme tous les mangemorts de cette pièce, Ethan dissimula ses émotions. Personne ne voulait avoir l’air d’un faible face au ministre de la magie en personne. Ethan et Tallulah allèrent se placer là où il y avait de la place. Combien de mangemorts avaient été convoqués ? Plus il y en avait, moins ces deux là auraient de chance d’être les victimes de Caldwell. Vu le sourire affiché sur les lèvres du ministre, ils allaient en chier. Ethan croisa les bras et planta son regard sur Carrow. C’était lui qui avait convoqué Ethan et probablement tous les autres. Comment était-il arrivé à avoir ce poste là ? L’entrée d’autres mangemorts dans la pièce le déconcentra. Le silence dominait la pièce et était pesant. Ethan appréhendait le moment où la porte allait se fermer et où Caldwell allait commencer à péter les plombs comme il était bien connu pour le faire. Mais il n’avait pas peur, il n’avait rien à se reprocher. Il était un bon mangemort et il n’était pas responsable pour la faute qui avait peut-être été commise.

513 mots en moins de 2h. ; + 360 points aux mangemorts.


Dernière édition par Ethan L. Kniteburry le Lun 24 Juin - 12:57, édité 1 fois
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Mikhail Wheland
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Hadrian n'avait pas cessé de travailler ces derniers jours, désireux d'oublier les rumeurs qui circulaient sur l'ancien chef de la résistance. Il s'était battu contre lui et lui avait même tranché la tête, il savait que c'était lui. Il avait eu les mêmes mimiques débiles, les mêmes intonations de voix, tout. Alors pourquoi se mettait-on à douter maintenant ? Pour éviter de se poser trop de questions, il avait décidé d'ignorer tout ça et de se concentrer sur les missions de Roy. Il en avait encore exécuté plusieurs l'éloignant de Kastiel pendant plusieurs semaines encore. Il la trouvait toujours plus furieuse lorsqu'il rentrait ce qui commençait à le fatiguer passablement. Puis il s'était aperçu qu'au final ce qu'il fuyait ce n'était pas les rumeurs, mais l'Allemande. Elle commençait à devenir oppressante, agaçante avec sa paranoïa et sa folie. Hadrian n'avait jamais été lâche, mais cette hystérique le rendait chèvre. Il avait tourné dans le ministère fraîchement reconstruit un peu toute la journée, ignorant que Kastiel se trouvait dans son bureau et l'attendait. Il croisa Amycus. « Réunion ce soir, dans le bureau du ministre. » Hadrian avait hoché la tête et avait poursuivi son chemin, ignorant parfaitement le contenu de cette réunion. Pour lui ce n'était qu'un simple bilan à faire à son supérieur. Quel petit naïf.

Lorsque vint l'heure de se pointer dans le bureau de Roy, il se dirigea vers les ascenseurs et croisa d'autres collègues à lui. Mais pas des collègues de boulot, non. Des collègues tatoués. Il fronça les sourcils. Un frisson parcourut son dos lui intimant que quelque chose n'allait pas. Si le Ministre  réunissait les marqués c'était pour une raison précise. Un doute l'assaillit. Et si les rumeurs étaient vraies ? Et si Etherington avait été plus malin qu'eux ? Au fond, n'avait-il pas trouvé ça bizarre de le trouver au cimetière des Jedusor alors qu'il n'avait rien à faire là-bas ? S'engouffrant avec les autres dans l'ascenseur, d'autres questions envahirent sa tête, le plongeant dans ses pensées. En arrivant devant la porte, il constata que Kastiel était déjà là. Amycus allait ouvrir la bouche tout en tapant à la porte lorsque celle-ci s'ouvrit pour laisser voir le premier ministre un sourire aux lèvres. C'était pas bon. Pas bon du tout. « Entrez donc. On ne va pas tarder à commencer. Je suis ravi de vous voir ici aujourd'hui. » Hadrian alla se mettre près de Kastiel, attendant que les autres arrivent. Son regard fit le tour de la pièce. Eberhart, Rose, Miller, Lindgren, Edelstein, Kniteburry et Bridgestone qui venaient tout deux d'arriver. Il en manquait combien encore avant que ça ne commence réellement ?

449 mots en moins de deux heures ; + 240 points aux mangemorts.

Spoiler:
 


No one knows what it's like to be the bad man, to be the sad man behind blue eyes. No one knows what it's like to be hated, to be fated, to telling only lies. But my dreams, they aren't as empty as my conscience seems to be. I have hours, only lonely. My love is vengeance that's never free.


Dernière édition par Hadrian I. Wheland le Dim 7 Juil - 15:27, édité 1 fois
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La fureur de Caldwell

Tallulah retournait à son poste, le jour même ou Caldwell annonça qu'il voulait la voir dans son bureau, simple réunion. C'est qu'elle en avait de la chance, d'abord se faire empoisonner et maintenant cela. Comme si les astres ne plaidaient pas en sa faveur en ce moment. Cependant, elle ne s'attachait pas vraiment à ce genre de broutilles, surtout qu'elle avait été privée de magie pendant son cours séjour à Ste Mangouste. Elle n'allait rien leur faire de mal aux médecins tout de même. La brune avait beau avoir des tendances sociopathes ou psychopathes à voir, elle n'attaquait pas à l'aveuglette. Enfin, le problème était qu'elle n'avait pas vraiment suivi ce qu'il s'était passé ses derniers jours. Tallulah avait simplement entendu des on-dit et il fallait avouer qu'en général elle ne s'en préoccupait que très peu. Néanmoins, elle avait tout de même eu le temps de déposer ses affaires à son bureau. Elle se dirigeait donc vers le bureau du grand manitou, pour aller compléter l'équipe qui devait se réunir, comme si elle pouvait faire quelque chose en ce moment. Enfin, écouter Caldwell déblatérer en long et en large sur comment avoir Etherington, très peu pour elle, cependant c'était son job, elle avait signé avec la marque, enfin en restant lorsqu'il avait prit le pouvoir. Plus précisément. La brune croisa Ethan Kniteburry dans le couloir, elle devait sa vie, enfin longue histoire, mais son guérisseur à Ste Mangouste avait dit qu'il avait eu le bon réflex. Encore heureux sinon elle serait morte dans ce bar miteux. Bureau de Caldwell ? Pas besoin de parler, simplement un mouvement de tête pour lui faire comprendre qu'ils étaient dans le même bateau. Navire qui était en train de prendre l'eau. Comment tu vas ? Cette question, Tallulah aurait préféré l'éviter, mais elle lui devait peut-être une réponse, après tout, il était celui qui l'avait empêché de mourir non ? Un soupir sorti sans qu'elle ne puisse vraiment le retenir. Comme après un empoisonnement. Elle se sentait encore lasse à certains moments et se doutait bien que cette réunion risquait de ne pas vraiment l'aider. Sauf que si elle pouvait éviter des questions sur sa vie privée, elle en serait tout à faire heureuse.

Carrow s'approchait d'eux, Tallulah n'eut pas vraiment le temps de voir immédiatement qui était présent à cette réunion. Cependant, une fois qu'ils furent tous inviter à rentrer, elle s'en rendit plus vite compte. Entrez donc. On ne va pas tarder à commencer. Je suis ravi de vous voir ici aujourd'hui. Cette phrase était loin d'être rassurante, surtout lorsque d'un simple coup d'oeil, la Bridgestone regarda autour d'elle afin de voir qui était réellement présent. Enfin, de toute manière, maintenant qu'ils étaient présents, c'était Caldwell qui avait la balle en main et eux ne pourraient qu'en subir simplement les conséquences, malheureusement. Cependant, la relation entre la brune et la vie semblait tellement bancale ses derniers temps qu'elle se fichait un peu de ce qui pourrait bien lui arriver. N'ayant plus rien à perdre, restant aussi silencieuse que les autres.

516 mots en moins de 2h. ; + 360 points aux mangemorts.
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La fureur de Caldwell


Je triais quelques dossiers sur mon bureau, laissant s'étaler des papiers froissés un peu partout. Comme d'habitude, il y'avait beaucoup de travail à faire. Mes yeux commencèrent à parcourir une feuille que je tenais entre mes mains ; un groupe de sorciers avait utilisé la magie de façon abusive. Habituel. Et bien sur, ces personnes étaient des Mangemorts. Je pris alors la baguette, et déposai sa pointe sur le dossier. Il se mit à brûler à toute vitesse, et les cendres se volatilisèrent. Être le juge principal au département de la justice magique m'octroyait de nombreux privilèges. J'étais donc contrainte à faire taire les rumeurs sur nos troupes, surtout lorsque cela concernait la magie. Un soupire s'échappa de mes lèvres, lorsqu'une nouvelle lettre se glissa dans la fente de ma porte. Encore un nouveau dossier de condamnation, ou de plainte.. Je la pris, et l'ouvris délicatement. L'écriture et la mise en page était bien différente de toutes les autres, et son originalité me frappa l'esprit. Carrow. La lettre disait que nous devions nous rendre dans le bureau de " Monsieur " Caldwell. Encore quelque chose qui le tracassait, certainement. Décidément, cet homme n'était pas capable de se débrouiller seul, il avait toujours besoin de quelqu'un sous sa coupe pour faire les choses à sa place. Hochant la tête, je me suis alors levée. « Failamalle » lançais-je avec froideur, en pointant mon bureau avec ma baguette. Alors, tout se rangea de manière très ordonnée. Je sortis donc de mon bureau, puis j'ai fermé la porte à clef.

Après m'être dirigée vers le bureau du... " ministre ", mon chemin croisa celui d'Ehren. « Tu vas où je vais ? » Un sourire se glissa sur mes lèvres pulpeuses, tandis que je hochai la tête. « Bien sur. Comment rater une telle réunion ? » lançais-je, avec un ton arrogant et blagueur à la fois. Nous nous sommes alors engouffrés dans l'ascenseur, afin de nous rendre directement dans le bureau. Je me doutais bien que Caldwell souhaitait quelque chose. Une réunion de cet acabit ne me laissait pas indifférente, et élevait en moi quelques suspicions. Fronçant les sourcils, je me mis à réfléchir à ce que souhaitait le ministre. Après être sortis de l'ascenseur, nous avons été rejoints par d'autres personnes, afin de nous rendre devant le bureau de Caldwell. « Entrez donc. On ne va pas tarder à commencer. » lança l'homme. Il nous toisa du regard. Nous sommes alors entrés. Mes talons claquaient contre le sol, rompant un certain silence. Un air sur et serein se dessina sur mon visage ; je n'étais pas réellement inquiète quant à l'objet de cette réunion. Ehren, Sacha et moi avions l'habitude de ce genre de convention idiote. Je croisai alors mes bras, attendant ce que Caldwell souhaitait nous dire. « Je suis ravi de vous voir ici aujourd'hui. » L'utilisation de l'ironie me donna presque envie de rire, mais seul un sourire suspicieux se forma sur mes lèvres. Rien de plus. Mes yeux parcoururent alors la pièce que je commençais à connaître par cœur. Vu le ton de notre interlocuteur, il voulait nous réprimander. Et certainement à cause de la mauvaise tête que les Mangemorts lui avaient apporté. Tout ça pour ça.. Je continuais donc d'observer la pièce avec attention. Rien n'avait vraiment changé depuis la dernière fois que nous étions venus ici. Ehren, qui se trouvait à mes côtés, sembla avoir envie de rire. Sentiment partagé. Notre petit trio, composé de nous deux, et de Sacha, se moquait bien de toutes ces choses là. Nous savions pertinemment que le ministre souhaitait montrer son pouvoir aux autres. Et la seule façon de le faire, était de nous réunir pour passer sa colère sur nous. Pitoyable.  

625 mots, en moins de 24 heures. (oui bon, j'ai dormi trop longtemps ça va hein..) ; + 180 points aux mangemorts (c'était en moins de 12h, il faut pas prendre en compte le message d'ouverture du sujet, mais celui de ton vdd ;) )
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LA FUREUR DE CALDWELL


La nouvelle l'avait prise de court. Une réunion à l'improviste, ce n'était pas le genre de Caldwell – tout du moins, ça n'annonçait rien de bon. Daisy se demandait pourquoi avoir été conviée. Elle n'avait pas grand chose à y faire ; certes, fut un temps où elle était une mangemort active, avant de rejoindre le ministère, mais ça lui semblait remonter à une éternité. Il y avait anguille sous roche. Bien entendu, quand le ministre de la magie en personne vous invite, on ne peut pas se permettre de décliner, même poliment. Surtout pas, poliment. Alors Daisy avait terminé ses petites affaires, là-bas dans son bureau, au département des mystères, avant de finalement, rejoindre l'office du grand chef. Elle ne s'attendait pas à être seule, mais le nombre de mangemorts présents la mettait mal à l'aise. Elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer, sur son front, au fer rouge, gravé le mot agent-double. Ce statut si particulier, elle le devait à son ancien fiancé, à sa mort brutale, et à Gabriel Etherington. Elle n'avait pas encore pleinement conscience des enjeux qui lui incombaient, venant avec la prise de ce poste. Ça viendra, probablement. À moins qu'elle ne retourne du mauvais côté de la balance, chez les mangemorts, et qu'elle reprenne le cours de sa vie de meurtrière. Elle pourrait, même si elle affirme que non, même si elle fait tout pour convaincre Sévan qu'elle a changé. Elle pourrait parce que depuis Ehren, elle est devenue extrêmement sensible à la manipulation psychologique. Surtout à sa manipulation. Daisy le remarque avant qu'il ne la voie. Elle le contemple, béatement, jusqu'à oublier la raison de sa venue. Puis Carrow les invite à entrer, et ça sonne comme un rappel à l'ordre. Merde. Qu'est-ce qu'elle fout là ?

Alors elle entre, suivant le mouvement, et se fait discrète. Ce qui va suivre risque d'être prometteur. « Entrez donc. On ne va pas tarder à commencer. » Daisy prend le masque de la femme difficile à atteindre, elle se compose un nouveau visage, plus sévère, moins impliqué, et elle attendant. Sans montrer son impatience, sans soupirer comme elle le ferait d'habitude : elle attend parce qu'elle sait qu'elle ne devrait pas être là, et les événements à venir devraient la confronter à son statut de mangemorte. Caldwell l'a invitée pour ça, elle et les autres d'ailleurs. Pour la punition ? Pour l'exemple. « Je suis ravi de vous voir ici aujourd'hui. »



406 mots en moins de 2 heures ; + 240 points à la résistance.
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“ La fureur de Caldwell


    Enfin. Sourire aux lèvres, Raphaël observait la lettre qui reposait sur le bureau de son box. Revenant d'une chasse épuisante, il avait seulement eu le temps de rentrer chez lui pour se doucher. Il aurait été indélicat de revenir tâché de sang et de boue. Délicatement il déplia la lettre et lu rapidement les quelques phrases qu'elle contenait. Carrow. Le jeune homme accentua son sourire quand ses suppositions s'avéraient vraies. Le patriarche les avait convoqués. Sans perdre une seconde, il laissa retomber la lettre qui brûla aussitôt. Sans précipitation il parcourut les quelques couloirs qui le conduisirent jusqu'à l'ascenseur. Direction le bureau de Caldwell. Songeur, détendu, amusé, le blond ne pouvait s'empêcher de se questionner sur les raisons de ce petit rassemblement. Il frémissait de plaisir et tentait difficilement de le cacher. Quel air malsain. Heureusement que les traits de son visage étaient masqués par la capuche de sa veste. Imaginer le Ministre dépossédé de ses moyens suffisait à lui faire oublier cette cage en mouvement. Raphaël n'aimait guère ces espaces restreints, il avait toujours la sensation d'être enfermé. L'une des causes de ses absences au box. Lorsque les portes s'ouvrirent enfin, il put apercevoir les premiers arrivés qui pénétraient déjà dans le bureau de Caldwell. Ce n'est pas pour autant qu'il accéléra son allure, gardant toujours une démarche lente, presque arrogante. Le Ministre avait su patienter jusqu'à maintenant, il pouvait bien attendre encore quelques secondes. Mains dans les poches, il entra enfin dans le bureau et s'arrêta après son premier pas. La plupart des invités étaient là, bien rangés, silencieux, cela en était lamentable. Ils semblaient si dociles. Le regard de Raphaël se figea sur l'homme au centre des attentions. « Entrez donc. On ne va pas tarder à commencer. » Cette première phrase fit déjà sourire le jeune homme. Lui songeait à sa fin.

    Le mutisme qui régnait ici donnait une ambiance digne d'un funéraire. Quelque chose lui disait que cette atmosphère glaciale n'était pas due à cette saison d'hiver. « Je suis ravi de vous voir ici aujourd'hui. » Mensonge. Tous avaient ouïe la survie d'Etherington et le principal fautif était présent. Ce cher Wheland allait devoir faire attention. Le Ministre avait peut-être des envies de correction. De ses yeux d'azur, il balaya la pièce à la recherche de son oncle. Il était en compagnie de deux femmes, son attention rivée sur Caldwell. Raphaël ne se fit pas prier pour le rejoindre. Aussi sereinement, il se dirigea vers Ehren et s'arrêta à quelques centimètres de son dos. Nul besoin de le déranger, la chaleur qu'il dégageait suffirait à l'alerter de sa présence. Ôtant enfin ses mains de ses poches, Raphaël se découvrit enfin, divorçant de son sourire en coin au préalable. Il était impoli de rester couvert à l'intérieur, il valait mieux éviter d'énerver le Ministre. On disait que les incapables étaient susceptibles. Quand il le voulait, le jeune homme pouvait faire preuve de sérieux. Quand il le voulait, il pouvait reporter ce masque inanimé d'émotion. Quand il le voulait, lui aussi pouvait être docile, en parfait soldat. Bras croisés, il tentait d'imprimer dans son esprit le maximum de visages. Lorsqu'on assistait à ce genre de réunions, il n'était que bénéfique quand on connaissait un maximum de noms, ainsi que les faciès auxquels ils étaient associés. Certaines informations valaient plus qu'une vie, tout bon marchand le savait. Silencieux, Raphaël s'efforçait de se contenir. Il ne devait pas rire. Il ne devait pas faire de bêtises, du moins pas pour l'instant. Il devait être sage. Le blond était facilement tenté par des idioties, surtout dans ce genre de situation. De manière à rester crédible, le jeune homme ferma les yeux, impatient que les choses commencent.



    - 617 mots en moins de 12 heures. - ; + 180 points aux mangemorts.
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Elle attendait impatiemment qu’il se passe quelque chose. Se trouver là, avec la quiétude qui envahissait ses traits, commençait à l’agacer. L’irriter même. Et sous un réflexe non contrôlé de nervosité, elle craquait ses doigts, révélant ses phalanges blanchâtres sous l’étirement de ses os. Elle ne tenait pas en place, l’anxiété prenant le dessus. Elle s’agitait comme une pile électrique shootée à la surdose de caféine. Mais en réalité, elle craignait simplement le pire. Caldwell, tous les marqués, Hadrian qu’elle s’obstinait à ignorer depuis quelque temps – et qui s’était mis à côté d’elle, un peu trop près – et cette tension depuis que le Ministre avait renforcé son pouvoir et ses troupes. Quelque chose clochait, elle pouvait le sentir. Ce sourire n’affichait rien de bon et elle savait que son cul était sur la chaise éjectable, inconsciemment. « Qu’on en finisse… » Murmura-t-elle pour elle-même, se rongeant machinalement les ongles. C’était insoutenable de devoir attendre. Inlassablement, que le couperet tombe.

Elle commença à faire les cent pas, entraînée par un empressement qui la tiraillait de plus en plus fort. Elle ne pouvait plus tenir en place, c’était plus fort qu’elle. Elle songea alors à Nathan. Fatalement, s’il devait lui arriver quelque chose, ça serait sa faute. Elle s’en voudrait, mortellement. Et elle n’avait jamais voulu qu’il paie pour ses erreurs à elle. Ce qu’ils faisaient, c’était un accident de parcours, quelque chose qui les a pris de plein fouet sans qu’ils ne puissent le contrôler. Et si Hadrian savait… s’il savait, elle ne donnerait pas cher de sa propre peau. Voir même de sa vie. Elle connaissait ses rages folles qui le dévastait à chaque fois, synonyme de sa colère contre ce monde putride si écœurant. Elle en avait le goût amer, de cette routine trop ancrée en eux. Mais pourtant, Kastiel ne niait pas qu’ils se complétaient totalement. Un peu trop peut-être, car dans leurs ressemblances communes demeuraient de grandes oppositions. Sans doute et sans s’en rendre compte, cela avait fini par les éloigner, creusant un fossé aussi vide et profond que le néant béant de leurs cœurs et de leurs âmes. Le point de non retour fut quand à lui, franchit par Kastiel elle-même qui n’avait pas jugé utile de le lui dire. Mais la vérité est aussi acide que pouvait l’être le venin d’une vipère, comme son sang à elle qui était noir de pêcher. Kastiel savait qu’aucun pardon négociable ne serait possible auprès d’Hadrian, alors, soit elle crèverait de ses mains, soit elle cèderait sous le poids de la culpabilité. Mais dans les deux cas, elle était condamnée, à être sans lui. Tout ça parce qu’elle en avait préféré un autre. Totalement différent.

Elle fut sortie de ses pensées par la porte du bureau qui claqua, annonçant le début de la réunion. Un « enfin » salvateur à peine audible ne put être retenue de sa part, soulagement qu’elle attendait depuis le début de cette mascarade. Maintenant, suffisait de savoir pourquoi ils étaient tous là, réunis. Et ça, ça ne présageait décidément rien de bon.

• 508 mots en moins de 48h ; + 30 points aux mangemorts.
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L A   F U R E U R   D E   C A L D W E L L


    « Génial, ça pouvait pas plus mal tomber… »
    Sacha cracha un juron et tourna subitement les talons, martelant le carrelage vert bouteille flambant neuf du ministère de ses talons peu discrets. « Comme si j’avais que ça à foutre. » Une heure avant, elle s’était rendue au ministère pour un rendez-vous avec les sous-fifres de Monsieur le Ministre. Cet abruti d’incapable. La risée de tout le ministère, avec la rumeur du retour du chef des résistants. Sacha ignorait si les rumeurs étaient fondées, mais dans tous les cas, elle était intérieurement hilare de cet échec cuisant. Finalement, les Carrow avaient annulé le rendez-vous à la dernière minute – encore une fois, et elle avait fait le déplacement pour rien. Quelle bande de nases, ils n’étaient pas foutus de mener à bien toutes les tâches de leurs misérables journées. L’humeur quelque peu mauvaise, Sacha avait créé un petit scandale à l’accueil pour cette désorganisation flagrante, et s’était dirigée d’une démarche aussi assurée que furieuse vers les cheminées qui la ramèneraient dans son appartement douillet de Brixton. Mais, par le plus étrange et embêtant des hasards, une missive avait filé au-dessus de son épaule pour se planter devant son visage, avant qu’elle ne s’échappe de cet endroit qui embaumait le neuf. Sacha ne put réprimer un petit rire sarcastique et déchira sèchement la lettre, qui attendait sagement. Monsieur Carrow, imbécile numéro 2, l’invitait cordialement à une réunion ordonnée par l’imbécile numéro 1. Tout de suite. « SUPER. » Elle avait ainsi fait demi-tour, le cœur transporté par une joie inexistante.
    Sacha jeta un coup d’œil à la grande horloge qui trônait dans le hall. « Merde. » Pour couronner le tout, elle allait être à la bourre. Tout en se dirigeant vers les ascenseurs, elle accéléra le pas. Caldwell n’appréciait guère les retardataires. Au loin, elle aperçut Ehren qui s’engouffrait dans l’un des ascenseurs dorés, suivi d’une chevelure sombre en cascade, Katherine. Petit rayon de soleil dans l’orage menaçant qui s’amusait à planer au-dessus de la tête de la jeune femme. Elle trottina vers l’ascenseur dans l’espoir de rejoindre ses pairs, mais celui-ci se referma avant qu’elle ne puisse l’atteindre. Décidément, ce n’était pas son jour. Elle attendit le suivant, son talon tambourinant le sol d’impatience, puis se rua à l’intérieur sans attendre les autres sorciers qui lui faisaient signe de le retenir. Pas le temps pour d’autres crétins. Dans l’agitation, Sacha passa brièvement en revue les raisons d’une telle convocation, en vain. Elle avait rempli à bien toutes ses missions (contrairement à d’autres…), et n’avait rien à se reprocher. À part son coup de sang à l’accueil un peu plus tôt, mais en bon colérique, Caldwell le lui pardonnerait. Une fois à l’étage de son bureau, Sacha sortit à la hâte et prit un raccourci afin de ne pas arriver la dernière. Dans le couloir, d’autres mangemorts marchaient dans le sens contraire, l’air soucieux. Comme c’était curieux… Sacha ne s’attendait pas à ce que Caldwell convoque autant de mangemorts à sa petite sauterie. Cela concernait donc leur communauté tout entière. Un léger frisson d’appréhension lui parcourut l’échine comme une décharge électrique. Qu’est-ce qu’il mijotait, bon sang ? Avant que la porte ne se referme, Sacha se composa un masque impassible et se glissa sans bruit dans la pièce, saluant le ministre d’un hochement de tête respectueux. Elle souhaitait éviter de se faire remarquer outre mesure, et s’installa silencieusement aux côtés d’Ehren et de Katherine, ses seuls points de repère, les seuls sur qui elle pouvait compter, quoiqu’il arrive. Sa curiosité ayant raison des convenances, elle parcourut discrètement l’assemblée des yeux, tâchant de mettre des noms sur les visages. Elle reconnut Wheland et sentit fleurir une pointe de compassion pour ce pauvre sorcier qui allait en prendre plein la gueule. Cela s’annonçait mal. Très mal. Toutefois, elle ne comprenait toujours pas pourquoi elle avait été personnellement conviée, car la plupart des personnes présentes travaillaient pour le ministère. La bouche sèche, elle s’éclaircit la gorge et attendit que le ministre daigne ouvrir les hostilités. Car il ne les avait pas réunis pour faire la fête à coups de bièraubeurres. Ils allaient tous en prendre pour leur grade. Sacha espérait juste tirer son épingle du jeu. S’il le fallait, au détriment des autres.


704 mots en moins de 12 heures. + 180 points aux mangemorts.
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EVENT#2 ϟ La fureur de Caldwell

Les voir réunis dans cette pièce le ravissait. Le ministère reconstruit, ça sentait bon le neuf, à tel point que ça dégoûtait ce cher Roy alors rien de mieux que d'organiser une réunion avec ces chers amis. Chers amis qui avaient besoin d'être punis pour leur incompétence commune. Il s'assura que toutes les personnes convoquées étaient présentes avant de fermer la porte de son bureau. Il baissa la tête un instant réfléchissant au meilleur moyen d'amorcer la nouvelle, jouer avec eux comme il avait l'habitude de jouer avec les autres, c'était un bon moyen. Pourtant, il n'était pas d'humeur à jouer. Il n'en avait pas l'envie. Rien de plus normal quand on apprend que son pire ennemi est toujours en vie. « Bien, nous pouvons donc commencer puisque vous êtes tous là. » Il joignit ses mains avant de tourner la tête vers son chef des Aurors. « Comme vous le savez, il y a presque un an monsieur Wheland et miss Lensherr m'avaient rapporté la tête de Gabriel Etherington. À cette époque, ils avaient fait un boulot parfait ou du moins, c'était ce que je croyais. » Roy bougea jusqu'à son armoire. « Dites-moi pourquoi depuis les récents évènements, on n'arrête pas de voir cet imbécile un peu partout ? » Il en sortit le bocal contenant la supposée tête d'Etherington. « Et pourquoi sa tête ne se trouve pas là-dedans ? » Fit-il refaisant face à ses mangemorts. Dans le liquide verdâtre baignait une tête de vieillard. Les quelques cheveux qui restaient sur son crâne donnaient la sensation qu'ils flottaient auréolant le visage du mort de manière ridicule. Ce n'était pas Etherington de toute évidence. Roy avança dangereusement jusqu'à Hadrian, le fixant d'un regard profondément mauvais. Il laissa tomber le bocal à ses pieds. Il se brisa en milles morceaux, libérant la tête et le liquide ainsi qu'une odeur nauséabonde. L'odeur de la mort.

Roy attrapa Hadrian par la nuque et le rapprocha de lui avant de le jeter au sol de toutes ses forces. D'un signe de tête, Amycus fit entrer trois des sbires de Caldwell. Le fidèle bras droit de Roy et un grand bonhomme blond vinrent maintenir Hadrian au sol, l'empêchant de bouger tandis que les deux autres, un roux trapu et un petit brun, s'occupaient de Kastiel. « Je suis déçu. Il me semble que ni toi, ni Lensherr, vous vous trompez de cible habituellement. J'aimerai savoir comment vous avez pu vous faire avoir de la sorte ? La joie de vous croire débarrassés de ce parasite d'Etherington ? Ou alors c'était le bonheur de penser qu'après un tel exploit vous pourriez profiter de vous envoyer en l'air ? D'ailleurs, tu serais surpris d'apprendre ce que je sais, Hadrian. » Il ne put s'empêcher de rire. « Mes chers amis, je crois que vous n'avez pas compris à quel point je n'aime pas être déçu, mais puisqu'il faut sans cesse que je vous rappelle à l'ordre ce qui va arriver à monsieur Wheland et miss Lensherr sera un exemple. Je ne plaisante jamais. » Son ton était morbide. Il sombrait de plus en plus dans la folie. Et quelle folie.

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Et c'est à vous !
Ça n'a pas changé : toujours pas d'ordre, vous intervenez quand vous voulez, prenez en compte les réponses de vos camarades, vous pouvez poster de 200 mots minimum à 1 000 mots maximum, n'oubliez pas d'inscrire le nombre à la fin de vos réponses comme d'habitude.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à envoyer un mp à Dante.

— vous postez en moins de 2h, vos points sont multipliés par 12.
— vous postez en moins de 12h, vos points sont multipliés par 6.
— vous potez en moins de 24h, vos points sont multipliés par 2.

Pour les heures c'est par rapport au message de votre vdd, pas du message d'origine.
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LA FUREUR DE CALDWELL


Il n'y avait aucun bruit. Pas même un toussotement, un raclement de gorge. Tous ces mangemorts, face à Caldwell, et rien d'autre que le silence. Tout ça ne présageait rien de bon. « Bien, nous pouvons donc commencer puisque vous êtes tous là. » En effet, les portes étaient fermées, et Daisy ressentait la tension de la pièce avec intensité. Roy n'était jamais aussi agréable, et elle ne pouvait s'empêcher de penser que ce n'était que le calme avant la tempête. « Comme vous le savez, il y a presque un an, monsieur Wheland et miss Lensherr m'avaient rapporté la tête de Gabriel Etherington. À cette époque, ils avaient fait un boulot parfait, ou du moins c'était ce que je croyais. Dites-moi, pourquoi depuis les récents évènements, on n'arrête pas de voir cet imbécile un peu partout ? » Le cœur de Daisy manqua un battement. Était-il possible que ce qu'elle avait lu et entendu, toutes ces rumeurs, s'avèrent vraies ? Gabriel était-il encore en vie ? Tâchant de réduire au silence la chaleur qui se répandait, et le sourire discret dessiné sur son visage, elle appréhendait la suite. Le bocal de la tête d'Etherington. Seulement, elle ne contenait pas la tête de Gabriel, non, plutôt celle d'un vieillard dégarni auquel il manquait quelques dents. Roy fulminait. Intérieurement, mais il était quand même dégoulinant de rage. Ça se sentait, dans toute la pièce, sa haine transparaissait. Daisy frissonna, malgré elle.

Puis les choses s’accélérèrent lorsque Hadrian et Kastiel furent attrapées par les larbins de Caldwell. Plaqués au sol, incapables de se défendre. À la vue de tous. L'évidence de la leçon les frappait, et Daisy était convaincue que les autres avaient compris – le mouvement imperceptible de recul. Les deux allaient-ils mourir, sacrifiés comme des moutons devant eux pour simple modèle ? N'était-ce qu'une mise en garde, ou bien un exemple parfaitement exécuté avec deux cadavres à la clé ? En son for intérieur, la demoiselle n'avait pas un seul doute : avec Roy aux commandes, il n'y avait plus que le Spectre de la Mort qui planait dans le bureau.



351 mots en moins de deux heures ; + 360 points à la résistance.


Dernière édition par Daisy J. Miller le Ven 28 Juin - 2:22, édité 1 fois
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« Bien, nous pouvons donc commencer puisque vous êtes tous là. » Elle sortit de sa torpeur presque en sursautant. « Comme vous le savez, il y a presque un an monsieur Wheland et miss Lensherr m’avaient rapporté la tête de Gabriel Etherington. À cette époque, ils avaient fait un boulot parfait ou du moins, c’était ce que je croyais. » Elle le savait, ça allait être tout pour sa gueule. Enjoy. « Dites-moi pourquoi depuis les récents évènements, on n’arrête pas de voir cet imbécile un peu partout ? » Le bocal où Caldwell avait entreposé la tête coupée de ce crétin d’Etherington en avait une autre. Un vieillard, décharné, le visage à moitié rongé par la mort – et vu l’odeur qui allait suivre, sûrement la putréfaction aussi. « Et pourquoi sa tête ne se trouve pas là-dedans ? » Instinctivement, elle tourna sa tête vers Hadrian, abasourdie. Elle ne comprenait pas, ni comment, ni pourquoi. C’était pourtant bien lui qu’ils avaient tué. Bien lui qui fut déposséder de sa tête. Bien lui qui mourut sous le fer de la faux d’Hadrian. Elle regarda ce dernier se faire brutaliser par Caldwell pour qu’il comprenne son erreur. Son tour n’allait pas tarder à venir, et bien plus vite qu’elle ne le pensait.

Kastiel se sentit tirer en arrière et immobiliser par deux bras droits du Ministre. Avant même qu’elle ne réalise ce qu’il se passait, il était déjà trop tard. « Je suis déçu. Il me semble que ni toi, ni Lensherr, vous vous trompez de cible habituellement. J’aimerai savoir comment vous avez pu vous faire avoir de la sorte ? La joie de vous croire débarrassés de ce parasite d’Etherington ? Ou alors c’était le bonheur de penser qu’après un tel exploit vous pourriez profiter de vous envoyer en l’air ? D’ailleurs, tu serais surpris d’apprendre ce que je sais, Hadrian. » Son rire, glacial, la pétrifié sur place. Alors il savait. Il savait pour Nathan. Kastiel baissa la tête, honteuse, comme une gosse qui aurait fauté. « Mes chers amis, je crois que vous n’avez pas compris à quel point je n’aime pas être déçu, mais puisqu’il faut sans cesse que je vous rappelle à l’ordre, ce qui va arriver à monsieur Wheland et miss Lensherr sera un exemple. Je ne plaisante jamais. » Elle voulait lui arracher la langue, de ses propres dents, tout comme lui trancher la gorge, là, tout de suite, pour qu’il se taise. Il lui rappelait Tymples… en pire. Et cela ne réveillait rien de bon en elle. Jamais, en fait à dire vrai. Et elle voulait en finir, ne pas avoir à affronter le regard d’Hadrian, si déçu d’elle, alors que tous deux étaient si semblables. « Allez vous faire foutre. » Avait-elle lâché à voix basse, en sachant très bien que certains l’avaient entendu. Elle n’était plus à ça près, et même se débattre lui devenait inutile. Elle ne passerait pas la nuit mais il fallait qu’elle paye pour tous ses crimes passés, quel qu’ils soient. C’était ce qu’elle avait toujours voulu, être libérée de cette culpabilité qui la poussait au vice, les pires.

• 522 mots en moins de deux heures ; + 360 points aux mangemorts.
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Hadrian sentit ses os se liquéfier sur place en voyant la tête qui flottait doucement dans le bocal. C'était pas Etherington. Ça n'avait rien d'Etherington. Ils s'étaient fait rouler. Comment avait-il pu se faire avoir de la sorte ? Il sentit la main froide de Roy se loger dans sa nuque, il sentit une forte pression le faisant plier les genoux. Il toucha le sol sans s'en rendre compte et se sentit happer par deux bras. On le maintenait. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que Roy lui faisait ça ? Il avait tout fait pour lui, obéissant à tous ses ordres et lui jurant fidélité jusqu'à la mort. Roy était déçu. Hadrian s'était trompé. Mais c'était humain de se tromper, non ? Ce genre de pensée le fit grimacer. Humain. Il n'était pas humain. C'était un monstre. C'était ce que sa mère lui avait dit avant qu'il ne lui arrache la langue. Il s'était toujours vu en monstre. Et un monstre ne faisait pas d'erreur. Il redressa la tête affrontant le regard du ministre. « Je suis déçu. Il me semble que ni toi, ni Lensherr, vous vous trompez de cible habituellement. J'aimerai savoir comment vous avez pu vous faire avoir de la sorte ? La joie de vous croire débarrassés de ce parasite d'Etherington ? Ou alors c'était le bonheur de penser qu'après un tel exploit vous pourriez profiter de vous envoyer en l'air ?  D'ailleurs, tu serais surpris d'apprendre ce que je sais, Hadrian.  » Hadrian tilta. Surpris par quoi ? Lentement, il tourna son regard vers Kastiel. Elle avait un air coupable sur le visage. Qu'est-ce qu'elle avait encore fait ? Il voulut ouvrir la bouche pour parler, mais il sentit Amycus serrer un peu plus fort sa prise sur lui. « Mes chers amis, je crois que vous n'avez pas compris à quel point je n'aime pas être déçu, mais puisqu'il faut sans cesse que je vous rappelle à l'ordre ce qui va arriver à monsieur Wheland et miss Lensherr sera un exemple. Je ne plaisante jamais. » Est-ce qu'il allait mourir ? Ça ne lui faisait pas peur dans le fond, mais il se rendit rapidement compte qu'il n'en avait pas envie. Mourir, ça lui disait pas grand chose. Il n'avait pas encore eu le temps de renouer avec Jeremiah, pas le temps d'avoir goûté à plus de violence, en fait, il n'avait pas assez profité. Il jeta un regard autour de lui, se demandant si quelqu'un lui viendrait en aide ou s'ils allaient tous restés là à les regarder mourir. Probablement que ça aurait été le cas. Lui, c'était ce qu'il aurait fait.

440 mots en moins de 12h ; (sisi, c'est pas encore 11h58) ; + 120 points aux mangemorts.


No one knows what it's like to be the bad man, to be the sad man behind blue eyes. No one knows what it's like to be hated, to be fated, to telling only lies. But my dreams, they aren't as empty as my conscience seems to be. I have hours, only lonely. My love is vengeance that's never free.
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La fureur de Caldwell


La pièce semblait presque rétrécir à vue d’œil. Pourtant, cela n'était absolument pas le cas, ce n'était qu'une impression. Impression lancée en partie par le ministre. Je restais toutefois totalement impassible, je ne voulais pas montrer que j'avais peur. Car oui, en mon fort intérieur, je redoutais cet instant. Je ne me considérais pas comme étant fautive, d'autant plus que je n'avais rien à voir avec ce problème, mais je sentais la tension monter à mesure que le temps passait. Il n'y avait désormais plus aucun bruit. Rien. Le néant. Puis, Caldwell sembla presque jubiler de ce moment. Il voulait se venger, et nous faire payer. Le pire dans cette affaire, c'est qu'il aimait ça. Il aimait exercer son pouvoir, et faire ressentir de la peur aux autres juste pour s'assurer qu'il se faisait respecter. Une incroyable envie me tambourina l'esprit. La seule chose que je souhaitais faire, était d'en finir avec ce ministre incapable. Et je sentais que mon avis était partagé. Je connaissais bien Ehren pour savoir qu'il voulait la même chose. Au fond de lui, il n'en pouvait plus de voir Caldwell au pouvoir. Je le savais. Baissant la tête, et la hochant de gauche à droite, un soupire discret s'échappa de mes lèvres. Je n'en pouvais plus de ces réunions incessantes, et inutiles. Ma tête se releva lorsque j'entendis un nouveau bruit. « Comme vous le savez, il y a presque un an monsieur Wheland et miss Lensherr m’avaient rapporté la tête de Gabriel Etherington. À cette époque, ils avaient fait un boulot parfait ou du moins, c’était ce que je croyais. » Je fus obligée de retenir un ricanement. Je savais pertinemment ce qu'il se passait. Les gens parlaient, et les rumeurs se répandaient dans les couloirs. J'avais plus ou moins anticipé sa prochaine tirade. Je savais où Caldwell souhaitait en venir.. « Dites-moi pourquoi depuis les récents événements, on n’arrête pas de voir cet imbécile un peu partout ? Et pourquoi sa tête ne se trouve pas là-dedans ? »

Alors, il nous montra la fameuse tête. Puis, tout s'accéléra. Il fit tomber le bocal, et la tête tomba contre le sol, son récipient se brisant en mille morceaux. Tout à coup, le ministre attrapa Hadrian par la nuque pour le jeter au sol. Puis, des hommes arrivèrent pour bloquer le mangemort. Je ne bougeais pas, admirant le spectacle. Certes, cela ne me plaisait pas, mais je préférais sauver ma propre vie plutôt que celle d'un autre. Je n'avais que faire des autres, et ne privilégiais que moi. Seulement moi, et personne d'autre. Alors, mon regard se porta sur l'homme à terre, sans que je ne fasse quoi que ce soit. « Je suis déçu. Il me semble que ni toi, ni Lensherr, vous vous trompez de cible habituellement. J'aimerai savoir comment vous avez pu vous faire avoir de la sorte ? La joie de vous croire débarrassés de ce parasite d'Etherington ? Ou alors c'était le bonheur de penser qu'après un tel exploit vous pourriez profiter de vous envoyer en l'air ? D'ailleurs, tu serais surpris d'apprendre ce que je sais, Hadrian. Mes chers amis, je crois que vous n'avez pas compris à quel point je n'aime pas être déçu, mais puisqu'il faut sans cesse que je vous rappelle à l'ordre ce qui va arriver à monsieur Wheland et miss Lensherr sera un exemple. Je ne plaisante jamais. »

Je regardais tour à tour les deux principaux intéressés, sans pour autant réagir. Mon regard se dirigea désormais vers Ehren, je voulais voir s'il allait réagir ou non. Puis, mon attention fut attirée par une voix faible, discrète, mais audible. « Allez vous faire foutre. » Je tournais ma tête vers elle, sans me soucier des conséquences que mon geste pouvait avoir. En effet, en faisait cela, j'avais quasiment pointé la jeune femme du doigt, pour dire que c'était elle. Me ravisant, je baissais doucement les yeux, et me retournais vers Caldwell. Toutefois, je ne dis rien, histoire de ne pas trop attirer l'attention sur moi. Croisant les bras, je fronçais les sourcils en regardant droit devant moi, un air légèrement hautain dans les yeux. Je ne pus m'empêcher de montrer que cette situation ne m'importait guère. Je n'avais pas réellement de liens avec cette histoire. Mais bon, cela offrait un bon spectacle. De plus, voir le ministre dans cet état là me donnait une magnifique distraction. Bien que je trouve ça totalement pitoyable. Il souhaitait exercer son pouvoir rien qu'en blessant quelqu'un, pour montrer qu'il était capable d'agir. Sauf que s'il n'était pas aidé par d'autres hommes, Caldwell aurait été rapidement neutralisé. J'en étais convaincue.

772 mots, en moins de 12 heures. + 180 points aux mangemorts.
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Un pic-vert lui matraquait le crâne depuis maintenant plus d’une heure. Alister était éveillé dans son lit, la sueur venant perler sur ses tempes. Son visage était tiré par la fatigue, par la douleur lancinante qui lui tiraillait la cervelle. Il avait trop bu. Beaucoup trop bu. La veille, il s’était laissé emporter dans les vapeurs de l’alcool ; cet ami si traître, cet ennemi si séduisant. Il avait tout laissé partir, il avait tout laissé filer dans une bouteille de whisky. Diane, son fils, les mangemorts, cette foutue Résistance qui n’en finissait pas de renaître de ses cendres avec les apparitions inexpliquées d’Etherington un peu partout au Royaume-Uni, Caldwell… Tout. Tout était parti en une seconde, lorsque cette liqueur avait commencé à réchauffer sa trachée. Il avait voulu tout foutre en l’air cette nuit-là. Tout balancer, tout envoyer valser d’un coup de revers, comme s’il n’en pouvait plus de cette vie. Et pour rajouter une magnifique cerise sur le gâteau, il avait été convié au Ministère pour une petite réunion avec monsieur le Ministre et tous ses autres « collègues ». Et cela en avait grandement rajouté à son envie de tout négliger, le temps d’une soirée où l’éthylisme était devenu roi.
Dans un gémissement, il se leva enfin. Il avait du mal à ouvrir les yeux sans que la faible lumière qui entrait par les persiennes de sa chambre ne lui brûle les rétines. Il avait le choix : où il tentait de se rendormir ou du moins restait telle une larve dans son lit, ou alors il se dépêchait pour arriver au moins avant la fin de la joyeux petite bouffe qui se déroulerait à Londres. Il choisit la première option, après tout, il avait beau avoir la pire gueule que l’on puisse imaginer, il ne manquait toujours pas de curiosité. Il prit une longue aspiration, tentant de ne plus penser aux relancs de whisky qui lui brûlaient la gorge, sans penser au manque chronique de salive qui assaillait sa bouche et au goût de vieux cendrier qui hantait cette dernière. Il enfila les premiers vêtements qui lui vinrent : son jean déchiré et arpenté çà et là de taches de sang, une chemise noire presque neuve et son long manteau de chasse. Au moins avec ça, peut-être que personne ne viendra m’adresser la parole… Il haussa les épaules à cette pensée : il n’était pas le plus aimé des sous-fifres de Caldwell, donc affublé d’habits de presque clochard ou pas, il n’y aurait pas grand monde qui viendrait lui parler, il pouvait en être sûr et avait déjà démontré cette théorie à de maintes reprises. Il enfila ses chaussures à la hâte, ne prenant toujours pas garde à l’heure qui pouvait bien être, et s’autorisa tout de même de boire quasiment un demi-litre d’eau, et de s’arroser le visage avec le demi-litre restant dans la bouteille de verre. Après avoir difficilement descendu les escaliers du manoir familial, il traversa le salon et leva, non sans difficulté, la tête vers l’horloge. Il n’était même pas encore parti qu’il était déjà en retard. Un rictus vint s’inscrire sur son visage marqué par les cernes : tout cela commençait mieux que prévu. Il riait jaune, il savait ce qui l’attendait : les regards assassins des lèche-bottes, la mine inexpressive de Hadrian, les yeux fous de Kastiel, le regard noir d’Edelstein. Et cela ne l’enchantait pas. Il ne voulait pas les voir, aucun d’entre eux. Il faisait cela, presque, par conscience professionnelle. Si le ministre les invitait ainsi, c’était pour une bonne raison. Il n’était pas, pour ainsi dire, le plus expansif des chefs. Il ne donnait pas de tapes dans le dos si l’on réussissait quelque chose, et rarement de tapes sur les doigts en cas de menus échecs. Mais là, il devait se passer quelque chose de grave, d’extrêmement grave… et Alister voulait être là pour voir ça. Malgré son antipathie plus exacerbée qu’à l’habitude, malgré sa gueule de bois.

Il laissa Ovra dormir. Le personnel du Ministère ne l’aimait pas, il l’aimait encore moins lorsqu’il avait sa chienne derrière lui. Puis il ne voulait pas la réveiller pour si peu, cela n’en valait pas la peine. Il se saisit de sa baguette, et transplana vers une ruelle près de l’édifice magique. Il prit le chemin le plus court qu’il connaissait, qui lui parut le plus long du monde tant ses jambes chancelaient. Une fois dans le ministère, il fut l’homme le plus heureux du monde en réalisant qu’il n’avait qu’un étage à monter pour se rendre dans le bureau du ministre.
Les sourcils froncés par son mal de crâne grandissant et la mâchoire serrée pour tenter d’atténuer la douleur, il vit que la porte était fermée devant lui et il entendait nettement des voix venir de l’intérieur de la pièce. Plutôt une seule voix : celle de Roy. Il s’approcha le plus discrètement possible, chose compliquée pour lui, et tenta d’entendre ce qui se tramait là-dedans. Il y était question d’Etherington, évidemment. Et de la disparition de sa tête, fin trophée qui faisait la fierté du ministre. Mais Caldwell s’attaquait à ceux qui avaient été là lors de la mort du chef de la Résistance, à ceux qui avaient témoigné et jubilé de son trépas. Et Alister était un de ceux-là. Il n’attendit même pas d’entendre la fin du joli petit discours de son « chef » qui disait juste avec de jolis mots « vous allez salement déguster », pour pousser la porte sans très grande discrétion. Il dévisagea chaque personne présente dans la pièce. Il eut juste le loisir d’entendre Lensherr lâcher un : « Allez-vous faire foutre. », alors qu’elle était joliment maitrisée par deux espèces de gorilles. Propos qui firent sourire l’écossais. « Mon retard n’est pas explicable, et peut-être à peine pardonnable au vue des… évènements. » Son regard était impassible, sa mâchoire serrée. Hadrian était au sol quant à lui… Chose qui ne le rassurait pas le moins du monde.

992 mots - en moins de douze heures. + 180 points aux mangemorts.
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L A  F U R E U R   D E   C A L D W E L L



    Le cliquetis du mécanisme de la porte que Caldwell venait de fermer avec soin résonna pendant quelques secondes dans la petite pièce emplie de mangemorts. Le silence était si dense, si tendu, qu’une simple déglutition prenait l’ampleur d’un immense fracas. L’air en devenait difficilement respirable, la sueur perlait sur les fronts des sorciers, qui tous tentaient de garder un visage plus ou moins neutre. Il s’agissait de sauver les apparences, et surtout de sauver sa peau, ou du moins, l’épargner le plus longtemps possible. Caldwell commença son laïus avec une joie non dissimulée et, à son horripilante habitude, un sourire narquois plaqué aux lèvres. Néanmoins, Sacha remarqua que les traits de son visage se contractaient fréquemment en un rictus qui trahissait la fureur croissante qui le prenait aux tripes. Vraiment, tout ça n’annonçait rien de bon. Sacha commençait à regretter de ne pas avoir rebroussé chemin plus tôt. Ce qui allait suivre ne lui plairait pas, ça, elle le savait au plus profond de son estomac.
    Ainsi, il était question d’Etherington. Toujours celui-là, Sacha commençait à en avoir ras-le-bol d’en entendre parler. Cependant, les ragots avaient vu juste. La jeune femme lança un nouveau regard à Wheland, un regard où se mêlaient compassion, attentisme, et avouons-le, une pointe de curiosité malsaine. Bien évidemment, aucun des mangemorts présents n’était assez fou pour lever la main et s’avancer afin de répondre aux questions du ministre, qui étaient purement rhétoriques. Une sorte d’amuse-bouche, en quelque sorte. Et en parlant d’amuse-bouche, Caldwell brandit soudain un bocal où trônait la tête d’un vieillard en décomposition dans son liquide verdâtre. Fort peu ragoûtant. Wheland, incrédule et désemparé, fixait son contenant. Tout à coup, le bocal glissa des mains du ministre et explosa mille morceaux, ce qui fit sursauter Sacha et reculer plusieurs de ses collègues. L’odeur nauséabonde qui se diffusa dans le bureau lui donna un léger haut-le-cœur, et elle déglutit avec difficulté en tentant de garder une certaine contenance. Ce n’étaient pas des manières de ministre. Caldwell n’était pas digne de s’asseoir sur cette chaise. Pendant l’espace d’une seconde, Sacha eut la vision d’Ehren, qui se tenait à sa droite fier et sûr de lui, trônant sur cette chaise. Inconsciemment, elle frôla sa main. Lui le mériterait. Elle sentait que tout allait déraper, et que rien ne pourrait l’empêcher. De ses yeux durs, elle observa la tête du vieillard gisant sur le sol, défigurée par la chute. Puis la scène sembla s’accélérer d’elle-même. En quelques secondes, Wheland était lui aussi à terre et fermement tenu par deux colosses, tandis que sa compagne, la belle Lensherr, subissait le même traitement de défaveur. Comment obtenir le pardon du ministre dans une telle situation ? Aucune rédemption possible. Sacha fut prise d’un sentiment de profond dégoût. Elle avait les humiliations publiques en horreur, car celles-ci étaient la preuve d’un manque flagrant d’autorité et de confiance en soi. Deux choses dont manquaient cruellement Caldwell.
    À cet instant, la pièce semblait figée, les mangemorts tous en attente, les sens en alerte et la peur au ventre. Sacha ne pouvait pas quitter des yeux le visage de Kastiel, étonnamment serein. Elle l’avait toujours admirée, de loin, et même à cette heure grave, elle ne la décevait pas. Tous étaient suspendus aux lèvres de Caldwell, qui leur promettait un exemple mémorable. La mort était là, présente, suspendue dans les airs, invisible, mais prête à frapper. Et pourtant, ce fut Haldane qui entra avec un certain panache dans la pièce. D’un même mouvement, toutes les têtes se tournèrent vers lui, et Sacha ne put s’empêcher d’étouffer un infime pouffement. Son teint verdâtre lui rappelait curieusement celui de la tête déconfite du vieillard. Il avait le sens du comique, cet Alister. Restait à savoir si Caldwell, à cet instant mu par une fureur sans égal, l’aurait également.


    632 mots en moins de 24 heures. + 60 points aux mangemorts.

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La fureur de Caldwell



Mihaël se réveilla en sursaut. Toujours le même cauchemar, toujours les mêmes visages qui berçaient ses nuits en laissant planer l'épée de Damoclès au dessus de sa tête, toujours les même songes au réveil, pourquoi cette vie ? Qu'avait-il fait pour mériter tant de peine ? Etait-il maudit?La mine quelque peu déconfite du Mangemort qui n'en était pas vraiment un donnait un avant goût de la journée qui allait se dérouler devant ses yeux, il n'était qu'un spectateur du triste scénario qui faisait rage dans le monde magique. Du moins c'est ce qu'il croyait jusqu'à ce que cette guerre sans fin lui prenne tout ce qu'il avait de plus cher et qu'il décide de mettre le reste de ses forces au service de la résistance, de toute manière le peu d'âme et d'amour propre qui lui restaient avaient disparus lorsqu'il avait lâchement décidé de se barrer lors de plusieurs rencontre importantes ou d'ignorer simplement cette marque qu'il avait sur l'avant-bras, ce qui avait eut le don de lui rendre la vie bien plus compliquée. Il s'approcha du lavabo posant ses mains dessus, et se regarda dans le miroir, essayant de rester solide face aux souvenirs du cauchemar qui lui revenaient en pleine face, des visages, de sa femme, de ses enfants, de Daphné, tout ces visages qui l'appelaient pour les rejoindre alors que Mihaël savait pertinemment qu'il n'aurait qu'un aller simple pour l'enfer quand la mort viendrait le cueillir. En attendant cette mort ne voulait pas de lui, c'est pourquoi il s'était décidé à rejoindre pour le compte de la résistance le dénommé « Caldwell », il avait participé à quelque batailles, Mihaël avait notamment été remis en cause du fait qu'il arrivait toujours une fois que les hostilités étaient pratiquement sur la fin, étonnant non ? Et bien pas tout à fait, étant donné qu'il agissait pour la résistance il serait fort malheureux qu'il finisse par assassiner un de ses camarades, et encore plus malheureux que sa couverture soit brisée juste pour une bataille, il était plus utile infiltré. Evidemment ce qu'il ne disait pas, c'est qu'il ne voulait pas non plus se prendre un sort perdu, et les champs de bataille, n'étaient pas vraiment la tasse de thé de l'Anglais, il préférait la présence féminine à celle de la mort, mais qui lui en voudrait pour si peu ?

Ce matin il y avait réunion au Ministère, Caldwell réunissait tout le monde apparemment, une belle petite fête qui allait tourner au mélodrame étant donné qu'il y aurait sans doute de belles retombées pour quelques unes des personnes présentes, alors évidemment on s'attendait à des démonstrations de forces, a des remontrances pas très folichonnes, à des mots tellement durs qu'ils feraient crier une fillette devant un film de vampire, mais au final il en ressortirait toujours la même belle phrase « Trouvez moi la Résistance », « Anéantissez moi la Résistance ». Alors oui forcément on nous dira que c'est toujours le même refrain, la même cassette qui passe dans le magnéto, mais on fait quoi quand le magnéto est cassé et discuté ? On se tape dessus ? Une implosion était à prévoir, visible, prévisible, inéluctable.

Mihaël parvint enfin jusqu'au Ministère, la il se faufila discrètement jusqu'à la porte d'entrée, regardant rapidement sur sa droite puis sa gauche avant de tirer une nouvelle latte de sa cigarette, il laissa s'échapper la fumée de sa bouche entrouverte avant d'identifier les autres protagonistes qui rentraient, il prit soin de mémoriser toutes les personnes qu'il vit rentrer avant de faire son rapport le plus rapidement possible, mais soudain ses pupilles s'écartèrent, laissant place à une certaine animosité en lui, la peur certainement mais également une certaine colère, voir de l'appréhension. Nul besoin de retenir qui était à cette réunion. Ils étaient là. Tous là.

Ne doutant plus un seul instant de la gravité de la situation, Stigma laissa tomber son mégot l'écrasant à l'aide de son pied droit, puis rentra à vive allure dans le ministère, montant rapidement les escaliers avant d'atteindre la pièce ou était regroupé tout le monde. Le Mangemort pu rentrer juste avant que la porte ne se ferme et se plaça dans un coin de la pièce, croisant les bras sur son torse il observa la scène laissant un masque froid prendre la forme de son visage.

Les mots n'avaient plus aucune importance à présent, ni même le discours de ce cher Caldwell, en effet deux Mangemorts avaient apparemment faillis à leur mission et la tête d'un vieillard venait de s'accoupler avec le sol de la pièce dans une sorte de liquide verdâtre, Mihaël se déplaça quelque peu afin que ce même liquide ne rencontre pas ses vêtements ni même ses chaussures, la pièce commençait quelque peu a puer la mort, la pestilence, tandis que Mihaël observait durement LensHerr et Wheland. S'il fallait se fier aux paroles de Caldwell, s'en était finis d'eux. Mihaël cligna des yeux au moment le plus intéressant, rouvrant les paupières lorsque les deux Mangemorts se firent attraper par des sortes de gorilles, Stigma laissa ses yeux s'écarquiller, remarquant dans la pièce quelques remous, certains serraient les dents, d'autres ricanaient tandis que certains restaient silencieux. Pouvait-on rester les bras croisés et accepter cette exécution sommaire ? Les rangs Mangemort pouvaient-ils se permettre de perdre deux personnages de ce rang ? Evidemment Mihaël s'en trouvait réjouis, il n'aurais pas à les affronter sur le champ de bataille, mais quelque chose le gênait dans cette exécution, et s'ils n'étaient pas les seuls à se faire attraper ainsi ? Stigma laissa une de ses mains rentrer dans son imperméable tandis qu'il approcha celle-ci de sa baguette, il n'était plus sûr de rien à présent.

Puis ce fut la décompression lorsqu'un autre Mangemort, Haldane, arriva en retard, laissant de l'air rentrer dans la pièce et décompressant également l'atmosphère pesante, il allait devoir également faire face au courroux de Caldwell apparemment..


(c) AMIANTE



964 Mots Smile ; + 30 points à la résistance.
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Ehren Eberhart
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la fureur de caldwell


Miller n’était qu’à quelques pas de lui et elle semblait tendue. De toute évidence, la perspective de cette petite réunion ne l’enchantait guère. Ehren sentit une présence se glisser dans son dos et il n’eut aucun mal à reconnaître le souffle de son neveu. Sacha se posta également à ses côtés et ils n’eurent que quelques secondes à attendre avant que le Ministre n’estime qu’ils étaient tous prêts à l’entendre. Alors il leva les yeux vers lui d’un air morne et l’écouta prendre la parole de ce ton qui l’insupportait.  « Comme vous le savez, il y a presque un an monsieur Wheland et miss Lensherr m'avaient rapporté la tête de Gabriel Etherington. À cette époque, ils avaient fait un boulot parfait ou du moins, c'était ce que je croyais. »  Les lèvres d’Ehren se plissèrent tandis que son cœur se mettait à battre plus vite. Alors c’était vrai, il ne s’était pas trompé, les apparitions d’Etherington n’étaient pas le fruit de l’imagination de quelques illuminés. Ne pas sourire. Vu la tension qui émanait de Caldwell, il ne doutait pas que le moindre rictus serait extrêmement mal pris et il n’avait pas vraiment envie de déclencher une véritable bataille au sein de ce bureau. Ce serait aller à l’encontre de ses plans. « Dites-moi pourquoi depuis les récents évènements, on n'arrête pas de voir cet imbécile un peu partout ? »  Parce qu’il n’avait pas été tué, tout simplement. Parce que Wheland et Lensherr avaient échoué. Haldane également, d’ailleurs, puisqu’il s’était trouvé sur les lieux lui aussi. Mais il n’était pas celui qui avait brandi la tête d’Etherington avec un sourire triomphal. Ehren se sentit presque mal pour Hadrian. « Et pourquoi sa tête ne se trouve pas là-dedans ? »  C’était celle d’un vieillard, de toute évidence, un sortilège avait été lancé dessus afin de lui donner les traits de l’ancien chef des aurors. Ingénieux. Il devait bien admettre que sur ce coup-là, Etherington l’impressionnait.
La tension s’éleva d’un cran et le bocal atterrit par terre. Il se brisa en mille morceaux et une odeur nauséabonde agressa les narines de tous les mangemorts présents dans la pièce, tandis que la tête roulait mollement sur le sol, jusqu’à s’arrêter à quelques pas d’Ehren. Il sentit les doigts de Sacha frôler sa main, lui tirant un frisson agréable. Oui, c’était le début de tout, pour eux. D’un coup d’œil, il constata avec délectation que Katherine semblait penser la même chose. Roy Caldwell perdait pied. Il perdait tout. Tout s’enchaîna alors très rapidement puisque Wheland se retrouva à terre, maintenu par deux sbires de Caldwell. Tout aussi vite, la chienne d’Hadrian se retrouva dans la même position. « Je suis déçu. Il me semble que ni toi, ni Lensherr, vous vous trompez de cible habituellement. J'aimerai savoir comment vous avez pu vous faire avoir de la sorte ? La joie de vous croire débarrassés de ce parasite d'Etherington ? Ou alors c'était le bonheur de penser qu'après un tel exploit vous pourriez profiter de vous envoyer en l'air ? D'ailleurs, tu serais surpris d'apprendre ce que je sais, Hadrian. »  Ehren plissa les yeux et reporta son attention sur le ministre. Ce qu’il savait ? Avaient-ils été tous deux mis au courant de la même chose ? Dans ce cas, la Lensherr n’allait pas faire long feu. Du moins, il l’espérait, Caldwell avait fait preuve de suffisamment de laxisme, il était temps qu’il se ressaisisse, s’il ne voulait pas que sa place soit prise plus vite que prévu. « Mes chers amis, je crois que vous n'avez pas compris à quel point je n'aime pas être déçu, mais puisqu'il faut sans cesse que je vous rappelle à l'ordre ce qui va arriver à monsieur Wheland et miss Lensherr sera un exemple. Je ne plaisante jamais. »  Il devait admettre qu’il était déçu également. La chienne de Wheland n’était d’aucune utilité et la voir mourir aujourd’hui était même plutôt un avantage, ainsi, il n’aurait pas à le faire lui-même. Mais Hadrian était un élément important sur l’échiquier qu’il avait conçu.

Il allait devoir pallier à sa mort dans ce cas, car il n’était pas question d’intervenir. Ce n’était pas de la lâcheté, mais de la stratégie, tout simplement. Il entendit un juron provenir de la forme allongée de Lensherr et la toisa comme si elle était la dernière des merdes. Alors la porte du bureau s’ouvrit brusquement sur un Haldane visiblement peu frais et Ehren serra les dents. « Mon retard n’est pas explicable, et peut-être à peine pardonnable au vue des… évènements. »  L’abruti. Sa franchise était respectable, mais il était dur de deviner si elle allait plaire à Caldwell et lui sauver la peau ou non. Alister était un brave type, père d’un môme qui avait l’âge de ses propres gosses et l’idée qu’il y passe pour un truc aussi stupide était assez désagréable. Alors il inspira profondément et profita de la surprise générale pour se tourner vers son neveu. Avant que cette réunion ne vienne tout perturber, il était question pour les deux hommes de se retrouver afin de discuter des dernières trouvailles de Raphaël concernant les hypothétiques taupes se cachant dans leurs rangs. D’un simple murmure, il fit comprendre à son neveu ce qu’il exigeait de lui et un petit bout de parchemin se glissa entre ses doigts. Le jeune homme était vif, intelligent et il commençait à comprendre très vite ce qu’Ehren sous-entendait d’un simple regard. C’était parfait, surtout dans ce genre de situation.
Alors Ehren glissa sa main dans la poche de sa robe de sorcier et saisit sa baguette. D’une formule à peine murmurée, il fit glisser le bout de parchemin au sol. Sacha et Katherine semblèrent remarquer son petit manège mais elles ne laissèrent rien transparaître et gardèrent un visage calme, neutre. Le papier remonta lentement le long de la jambe d’Haldane et se glissa dans la poche de son pantalon. D’un simple sortilège, il fit en sorte que cette zone devienne étrangement désagréable pour le mangemort, car trop chaude, et un air satisfait se peignit sur son visage lorsqu’il le vit plonger une main dans sa poche, déstabilisé. Ehren s’avança et se décida enfin à prendre la parole : « Je suis désolé d’interrompre et je sais que tout ceci a de très bonnes raisons de se produire, mais je tenais à signaler que je suis le responsable du retard de Mr Haldane, »  dit-il avec un air contrit. « Je lui ai fait part de mes doutes concernant certaines personnes qui travaillent au sein du Ministère et il a été retenu ailleurs parce qu’il enquêtait pour moi à leur sujet. »  Son regard se tourna vers Alister et se fit particulièrement insistant. S’il n’était pas complètement stupide, alors il sortirait ce bout de papier de sa poche et donnerait les noms des traîtres à Caldwell, sauvant peut-être sa peau et celle de ses deux camarades par la même occasion.

1 156 mots ; + 40 points aux mangemorts.

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dance with the deads
Graze the skin with my finger tips, the brush of dead cold flesh pacifies the means.  Dance with the dead in my dreams, listen to their hallowed screams. The dead have taken my soul. Temptation's lost all control. (⚡️) slayer.
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EVENT#2 ϟ La fureur de Caldwell

L'impolitesse de Lensherr le fit sourire. Tu sais que ta fin est proche, ma belle alors tu montres ta véritable nature. Celle que tu n'as jamais caché en fait. Sale conne. Elle insupportait Roy. Encore plus maintenant qu'il savait qu'elle était la maîtresse d'un membre de la résistance et qu'elle semblait en être amoureuse. Elle méritait de mourir. Il voulut poursuivre son discours et surtout commencer la punition, mais la porte s'ouvrit sur Haldane. Roy suspendit son geste et ravala ses paroles, toisant d'un air mauvais le nouvel arrivant. Lui aussi voulait goûter à sa colère ? « Je suis désolé d’interrompre et je sais que tout ceci a de très bonnes raisons de se produire, mais je tenais à signaler que je suis le responsable du retard de Mr Haldane. Je lui ai fait part de mes doutes concernant certaines personnes qui travaillent au sein du Ministère et il a été retenu ailleurs parce qu’il enquêtait pour moi à leur sujet. » Roy tourna la tête en direction de la voix qui s'était soudainement élevée. Eberhart. Des doutes. Des taupes au Ministère. Des noms. Enfin quelqu'un qui était efficace dans ce tas d'incapables. Amycus avait déjà trouvé trois traîtres qui allaient payer ce soir et on lui en offrait d'autres sur un plateau d'argent. Roy ignora Lensherr et Wheland et franchit les derniers mètres qui le séparaient du nouvel arrivant. Il le toisa de la tête aux pieds, une grimace fendant son visage lorsqu'il sentit les horribles effluves d'alcool envahir ses narines. Haldane était une épave. Il prit le parchemin entre ses doigts et lut les noms. Sa colère monta d'un cran en reconnaissant deux langues-de-plomb dans le tas. Les salauds. « Bien, Amycus, il y aura encore du boulot avec ceux-là. Eberhart, Haldane, merci, vous êtes efficaces. » Il mit le parchemin dans sa poche et regagna sa place initiale, faisant un signe de tête à Haldane pour qu'il se trouve une place et apprécie le spectacle.

« Qu'est-ce que je disais déjà ? Ah oui, Hadrian, mon cher ami, puisque tu ne sais pas trancher des têtes convenablement, laisse moi t'apprendre comment faire. » D'un geste de la main, il ouvrit la porte qui claqua contre le mur. « Vous pouvez l'amener. » Cria-t-il. Au loin, on pouvait entendre une autre porte claquer et des bruits étouffés ainsi qu'un corps qu'on semble traîner. Le sourire de Roy fendit son visage lorsque trois autres personnes vinrent se joindre à la joyeuse réunion. Deux d'entre eux étaient des mangemorts, l'autre était maintenu, un sac sur la tête. Le Ministre hocha la tête et les deux sbires firent découvrir l'identité du troisième : Jeremiah Wheland. Petit frère devenu un membre connu de la résistance. Il cligna plusieurs fois des yeux avant de réaliser où il se trouvait vraiment. Il jeta un coup d’œil à son grand frère et tenta un geste vers lui pour l'aider. Les deux autres lui donnèrent un coup entre les omoplates, le faisant ciller et tomber à genoux. Rapidement, ils lui attrapèrent les cheveux et penchèrent sa tête en arrière, gorge largement découverte. « Tu vois, Hadrian, à la base, c'était sur toi que je devais montrer une bonne décapitation, mais là... » Il pointa la baguette en direction de Jeremiah. « Diffindo ! » Fit-il d'un ton sec. La peau se déchira sous les yeux de tous en émettant un bruit abominable et faisant couler le sang en abondance sur le nouveau tapis du bureau. Roy vit le regard d'Hadrian s'éteindre et il le vit remuer assez violemment. Ses sbires eurent du mal à le retenir, leurs visages devenant rouge par l'effort. Roy se mit face à lui et lui attrapa le visage. « Tu l'as mérité. » Avant de se redresser et aller donner un coup dans le cadavre du jeune frère de Wheland. Il tomba au sol comme une vulgaire poupée de chiffon, sa tête se détachant et venant rouler près d'Hadrian.

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Et c'est à vous !
Ça n'a pas changé : toujours pas d'ordre, vous intervenez quand vous voulez, prenez en compte les réponses de vos camarades, vous pouvez poster de 200 mots minimum à 1 000 mots maximum, n'oubliez pas d'inscrire le nombre à la fin de vos réponses comme d'habitude.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à envoyer un mp à Dante.

— vous postez en moins de 2h, vos points sont multipliés par 12.
— vous postez en moins de 12h, vos points sont multipliés par 6.
— vous potez en moins de 24h, vos points sont multipliés par 2.

Pour les heures c'est par rapport au message de votre vdd, pas du message d'origine.
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Mikhail Wheland
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Toujours à genoux. Toujours envahi par ce sentiment d'humiliation extrême. Hadrian jura entre ses dents tout en se disant que dès qu'il mettrait la main sur Etherington, il l'étranglerait ou alors il s'en prendrait à sa chère élève de Serpentard. Encore une fois. Cependant, ses idées de vengeance furent étouffer par l'arrivée inattendue d'Alister. Il aurait voulu lui sourire et lui sortir une connerie, mais la seule chose qu'il put faire c'était l'écouter s'enfoncer. Il toisa Roy essayant d'anticiper sa réaction. C'était certain que son retard allait l'énerver et qu'il allait probablement les rejoindre en sachant qu'il était avec eux le jour où ils pensaient avoir tué Etherington. Pourtant, Ehren sortit de son silence et expliqua la raison. Des traîtres au Ministère. Dans le fond, ça n'avait rien d'étonnant pour Hadrian. Des traîtres, il en fallait de partout. Roy sembla distrait pendant quelques secondes laissant le temps au mangemort d'essayer de capter le regard de Kastiel pour la rassurer. Rien irait, c'était certain, mais il voulait lui montrer qu'il était là quand même.

Puis il revint. Et là tout s'enchaîna. On le tourna de façon à ce que ses yeux puissent voir la porte. Deux colosses traînaient quelqu'un avec un sac sur la tête. On lui enleva. Hadrian se figea d'horreur en reconnaissant Jeremiah. Non. Le mangemort le vit esquisser un geste vers lui et il ne put s'empêcher de commencer à se débattre. Pas lui. On le mit à genoux. Non. Un grognement commençait à monter dans sa gorge, essayant de se défaire de sa prise. Tout le monde sauf lui. Il avait envie de hurler à Roy qu'il avait très bien compris la leçon, qu'il n'avait pas besoin de sacrifier la vie d'une personne qui pouvait devenir utile au Ministère, mais rien ne sortit. De toute façon, il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche. Un sortilège de découpe frappa Jeremiah et le sang gicla. Ce fut plus fort que lui, plus fort que tout. La boule qui était montée dans sa gorge explosa et il laissa échapper un grondement sinistre se débattant avec plus de rage. S'il se libérait maintenant, il tuerait Roy. Ce connard. Ce traître. Ce minable. Le sang était arrivé jusqu'à ses genoux le faisant remonter des années en arrière lorsqu'il avait tué toute sa famille. Quand il était allé réveiller son frère, il lui avait juré qu'il le protégerait quoi qu'il puisse lui arriver. Il sentit une bile acide remonter son estomac et il dut prendre sur lui pour éviter de recracher le liquide. Non, il attendrait de pouvoir le faire sur les chaussures de Roy. Soudain, il sentit des doigts se refermer violemment sur ses joues, l'obligeant à dresser la tête et croiser le regard de Caldwell. Les mots qu'ils prononcèrent accentuèrent son envie de lui déchirer la peau à lui aussi. Il lui lança un regard haineux avant de baisser de nouveau la tête ayant senti quelque chose toucher son genou. Jeremiah. C'était la tête ensanglantée de Jeremiah, le regard devenu vide et inexpressif. Si jamais il s'en sortait vivant, Caldwell perdrait un allié.

513 mots en moins de deux heures ; + 360 points aux mangemorts.


No one knows what it's like to be the bad man, to be the sad man behind blue eyes. No one knows what it's like to be hated, to be fated, to telling only lies. But my dreams, they aren't as empty as my conscience seems to be. I have hours, only lonely. My love is vengeance that's never free.
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L A  F U R E U R   D E   C A L D W E L L



    Qu’est-ce qu’il manigançait ? En un bref coup d’œil vers le sol, Sacha entraperçut un morceau de parchemin, plié et usé comme un mouchoir de poche, s’échapper de l’emprise d’Ehren et se faufiler le long de la jambe de Haldane. C’était foutrement risqué. L’atmosphère électrique de cette pièce emplie de Mangemorts sous haute tension menaçait à tout moment d’éclater en un orage sans merci. Personne n’était à l’abri d’une telle catastrophe imminente. Alors, que foutait-il, bon sang ? Afin de ne rien laisser transparaître et ne pas trahir son ami, Sacha se concentra pour ne pas contracter son visage ni froncer les sourcils. Dans un cercle naturel, elle prolongea le mouvement de son regard, qui revint se fixer à la fin sur le visage de Caldwell, crispé et rougi. Le vernis craquait. Il se laissait peu à peu pleinement posséder par la fureur. Silence de mort dans le petit bureau. No pun intended. Le visage épars du vieil homme gisait toujours à terre dans son liquide verdâtre, Wheland et Lensherr étaient dans une sale posture, mais en attente. Haldane leur avait sauvé la mise, du moins, l’espace de quelques secondes. Un ultime sursis.
    « Je suis désolé d’interrompre et je sais que tout ceci a de très bonnes raisons de se produire, mais je tenais à signaler que je suis le responsable du retard de Mr Haldane. Je lui ai fait part de mes doutes concernant certaines personnes qui travaillent au sein du Ministère et il a été retenu ailleurs parce qu’il enquêtait pour moi à leur sujet. » Sacha peina cette fois à cacher sa surprise en voyant son ami s’avancer et prendre ainsi la parole. En véritable chef, ne put-elle s’empêcher de penser avec une certaine fierté. Finalement, il savait ce qu’il faisait. Malgré le risque, et l’humeur imprévisible de Caldwell, cela risquait de passer au lieu de casser. Bien joué, avec finesse et rapidité. En entendant l’insinuation d’Ehren au sujet de potentiels traîtres à leur cause, Sacha fronça les sourcils et se tourna naïvement vers Haldane, qui possédait ces fameux noms. Elle brûlait de les lire. Puis de les effacer de la surface de la terre. Toute cette tension lui donnait des envies de meurtres. Elle voulait se défouler, faire souffrir, saigner. Discrètement, elle se racla la gorge. Les festivités seraient pour plus tard.
    Comme Ehren l’avait prévu, Caldwell accueillit cette nouvelle avec une humeur rayonnante. Il fut même félicité. Quel culot. Elle lui jeta un regard en coin et un sourire amusé. Il fallait en avoir dans des moments comme ceux-là et lui n’en manquait décidément pas. L’air s’allégea brièvement, à la suite de cet instant de bonne humeur, mais pour se rembrumer davantage lorsque le ministre déclara froidement : « Qu'est-ce que je disais déjà ? Ah oui, Hadrian, mon cher ami, puisque tu ne sais pas trancher des têtes convenablement, laisse moi t'apprendre comment faire. » Ça y était. C’était maintenant que tout allait changer. Et pas forcément pour le meilleur. Jusqu’ici, les personnes présentes étaient dans le même bateau, ou plutôt, le même wagon qui montait lentement la pente, avant de redescendre la montagne russe, à pic. Ils amorçaient désormais la chute vertigineuse. Tous n’y survivraient pas.
    Deux colosses firent leur entrée dans le bureau bondé, traînant un corps au visage masqué, visiblement toujours en vie. La surprise fut générale lorsque les deux sbires ôtèrent le sac et dévoilèrent le visage de Jeremiah Wheland, frère du Mangemort, membre connu de la résistance. D’une pierre, deux coups. C’était crade. Mais dans la guerre, tous les coups sont permis. Sans laisser le temps à ses disciples de se préparer, Caldwell découpa la gorge du jeune homme, d’un coup de baguette net et précis. Quelques grognements se firent entendre dans l’assemblée, plus de dégoût que de mécontentement. La leçon était dure, comme il l’avait promis. Mais diablement efficace. Hadrian sembla alors perdre pied. Et Caldwell, égal à lui-même, jubilant, continua de fanfaronner. Sacha garda les yeux rivés sur la tête du petit Wheland, qui roula lentement aux pieds de son grand frère. Dernière preuve d’amour, ironisa-t-elle intérieurement.



    679 mots en moins de 24 heures. ; + 60 points aux mangemorts.

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Event 2


Une goutte, le chemin d'une simple goutte de sueur qui venait d'apparaître sur le front du Mangemort n'était pas anodin, elle venait d'apparaître tandis qu'il fixait un simple morceau de papier passant de main en main devant Mihaël. Il y avait beau avoir un léger brouhaha dans la pièce plus rien n'avait d'importance pour Mihaël, tout semblait au second plan tandis qu'il entendait le papier se frotter aux mains des principaux intéressés, il fixa ce même papier tandis qu'il laissa ses yeux remonter le long du corps de son expéditeur : Eberhart. Mihaël dévisagea littéralement le Mangemort, laissant ses yeux bleu se planter dans les siens, cherchant un quelconque signe, devait-il se méfier ou non ? Il détourna rapidement le regard se plantant contre un des meubles de la pièce, Stigma par la suite laissa sa main parcourir son ciré à la recherche de sa baguette au cas ou les choses se gâteraient pour lui. Il ne l'auraient pas vivant. La taupe laissa son regard flotter, tandis que le papier voyageait encore, à la manière d'un slow motion la lettre faisait le même chemin que la goutte de sueur qui coula le long de son visage, cette même goutte qui décida de tomber au sol suivit d'une deuxième puis d'une troisième, les yeux du Mangemort commençaient à couler à force de les laisser ouvert trop longtemps. Etait-ce la fin pour lui ? Etait-ce ainsi qu'il allait tirer sa révérence ? Il ne s'en irait pas tout seul.

S'en suivit une valses de regard, Mihaël essayant de capter la moindre appréhension à son égard tandis qu'il observait à droite puis à gauche que deux molosses ne se mettent pas à ses côtés, Stigma commença à retirer les bras de son ciré afin d'avoir plus de facilité de mouvement si jamais il devait ouvrir les hostilités, ne sait-on jamais. Il se fit particulièrement discret, évitant le regard d'Eberhart et d'Haldane, mais observant néanmoins les moindres mouvements de tout les Mangemorts dans la pièce, ce même bureau qui à cet instant était devenus un échiquier pour Stigma. D'un coup d'oeil il remarqua que quelques uns des Mangemorts commençaient à s'impatienter, s'autres s'étaient mis à discuter entre eux, tandis que Roy reçus le papier entre ses mains, et tandis qu'il ouvrit celui-ci, Mihaël entendit le froissement du papier, sa concentration n'avait à présent aucun égal. Il baissa lentement la tête écoutant attentivement la réaction de Caldwell tandis que sa main moite serrait sa baguette, il haussa un sourcil tandis qu'il retint sa respiration, laissant littéralement son oreille se poser sur la pièce.

« Bien, Amycus, il y aura encore du boulot avec ceux-là. Eberhart, Haldane, merci, vous êtes efficaces. »

Stigma laissa son ciré se remettre droit sur ses épaules, puis il déglutit en soufflant légèrement et en relevant la tête, relachant sa baguette et sortant sa main de son ciré il haussa un sourcil puis lanca un regard dans la pièce lorsque son regard croisa celui d'Eberhart, l'espace d'un instant il sentit ses pupilles se dilater lors de la rencontre entre les quatre yeux, il fixa celui-ci tandis que Stigma sentait son échine se cristalliser et des frissons se faire une place dans le bas de son dos. Merde. Se dit-il avant de reporter son attention sur Caldwell.

« Tu vois, Hadrian, à la base, c'était sur toi que je devais montrer une bonne décapitation, mais là... »

Stigma n'avait même pas vu que Roy avait fait rentrer Jeremiah Wheland dans la pièce, juste devant son frère, Mihaël n'eut que le temps de plisser les paupières et de laisser ses yeux se rouvrir avant de sentir sa tête se reculer dans un soubresaut tandis qu'une fine giclée de sang vint se déposer sur son visage, le Mangemort ouvrit les yeux tandis qu'il vit la tête rouler vers Hadrian, Mihaël s'essuya du revers de la main tandis que ses yeux recommencèrent à fixer le sol, on aurait presque pu apercevoir une sorte de compassion de la part de Stigma qui déglutit et se réapuya contre le meuble derrière lui. Caldwell venait peut être de faire une des plus grosses erreurs de sa carrière. Cette pièce puait la conspiration.

(c) AMIANTE



684 mots en moins de 12 heures ; + 180 points à la résistance.
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Their tears are filling up their glasses
Hide my head I wanna drown my sorrow


Plus rien ne l’atteignait. Ni la colère, ni les mots. Non plus rien. S’il voulait en finir, qu’il le fasse vite, elle commençait douloureusement à s’impatienter. Mais la tournure que prirent les choses semblaient définir ce qui allait lui arriver. Tout se passa pourtant très vite et elle ne put anticiper le fait que Caldwell allait sacrifier Jeremiah – le frère d’Hadrian – sous ses propres yeux. Même s’ils avaient tout partagé par le passé, même si leur douleur était semblable, jamais elle ne l’avait vu aussi meurtri. La mort de Jeremiah était le symbole de sa future rébellion contre Caldwell et elle le savait très bien. Tout ce sang qui gicla, ces bruits de succions non loin de son oreille, la lenteur avec laquelle la tête de Jeremiah vint s’écraser sur la jambe d’Hadrian… Kastiel eut de la peine pour lui. Jeremiah était la raison pour laquelle il feintait – très mal – ses sentiments et le pourquoi il avait sacrifié son enfance pour le protéger. Il avait fait tellement d’efforts pour le tenir aussi longtemps éloigner de lui pour que ce jour n’arrive jamais. Mais c’était sans compter sur Caldwell… et Etherington. Ce qui frappa le plus l’allemande pourtant, c’était la façon avec laquelle Haldane était arrivé dans la pièce comme une fleur, comme si cela eut été normal de débarquer à l’improviste. Et d’un regard intéressé, elle vit le petit manège d’Eberhart à vouloir protéger son petit poulain. Soudainement, Kastiel comprit ce qu’il en était, et son sang ne fit qu’un tour jusqu’à sa cervelle. C’était un coup monté. Si Hadrian n’y passait pas, ça serait forcément elle. L’instable. La parano. L’ingérable mangemorte au caractère changeant, trop changeant. Elle demeurait un problème dans cette équation et elle le savait très bien. « Qu’on en finisse ! Vous voulez me tuer ? Alors tuez-moi ! » Elle se débattait, violemment. Hadrian ne devait pas savoir. Jamais. Elle ne permettrait pas qu’il sache quoi que ce soit. Pourtant, elle devait se laver de cette immondice qu’elle avait commise, en son absence. Caldwell la tuerait, avec lenteur, pour se délecter de manière délicate de sa douleur et de ses cris qu’elle proférera comme une gosse qui geint pour sauver sa vie. « C’est moi que vous voulez tuer. C’est moi qui ai commis la pire des erreurs. Alors allez-y, achevez-moi ! À moins que, comme toujours, vous n’ayez pas les couilles pour ça cher Ministre. » Elle laissa échapper un rire sardonique par pure provocation. S’il voulait jouer, elle serait de la partie, jusqu’à la fin. Elle se doutait que ce qu’il faisait là, n’était rien d’autre qu’une démonstration de force, car il avait lui-même échoué. Alors, Hadrian et elle n’étaient que des dommages collatéraux. Si elle devait finir aujourd’hui, sa chienne de vie, autant que cela soit en apothéose et sans regrets. « Vous n’êtes qu’un lâche… Incapable de faire le boulot lui-même ! Je vous pensais pourtant bien plus prompt à l’ordre que ça. » Elle ne le savait pas encore, mais ça serait sa dernière phrase.

• 505 mots en plus de 24h ; + 30 points aux mangemorts.
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03 — EVENT#2 ▲ La fureur de Caldwell

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