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 02 — EVENT#1 ▲ Le retour du héros

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Portus
Hominum revelio
« C’était un mensonge. Ces apparitions qui ont eu lieu un peu partout ces derniers jours ne sont pas le fruit de l’imagination de ceux qui les ont vues. Gabriel est bel et bien là, prêt à faire plonger Caldwell en enfer pour ce qu’il fait subir à la population sorcière d’Angleterre. » Jehan resta bouche bée, il s'attendait à tout, à tout sauf à ça. Gabriel encore vivant ? Putain mais qu'est-ce qui s'était passé ? Comment un plan aussi tordu avait pu naître dans l'esprit du chef de la résistance et de son second ? Perdu dans ses pensées, il reprit contact avec la réalité en voyant l'Etherington arrivé, bel et bien en vie. Il s'approchait de sa démarche assuré mais on pouvait voir qu'il scrutait la foule durant son discours. Mais si on l'observait bien on pouvait voir ses yeux scruter la foule, attendant une réaction de la part de ses congénères, un signe qui montrerait qu'ils ne lui en voulaient pas.

L'avocat ne lui en voulait pas. Il pouvait comprendre ses motivations, il s'était sacrifié pour eux, pour les gens de la résistance et pour ceux qui voulaient être libre de cette tyrannie. Et puis, malgré qu'il ait été invité, il ne se sentait pas à sa place dans cette assemblée. Certes, il était proche de Sévan et avait côtoyé Gabriel durant ses années à Poudlard mais il n'était pas un de ses proches, en tout cas pas au poing de pleurer à son "pseudo enterrement" même s'il s'était senti peiné. Il inspira profondément et releva les yeux pour voir une silhouette foncé vers la scène. C'était Nathan. Il se dirigea vers Gabriel avant de lui envoyer son poing dans la tronche. Jehan écarquilla les yeux. L'homme avait été son protecteur durant les années Poudlard et ils étaient restés amis, même meilleurs amis, mais c'était la première fois qu'il voyait une telle colère sur son visage. Il pouvait sentir d'ici la trahison que ressentait son ami. « Espèce d’enfoiré. Il me semblait qu’on était amis, qu’on se faisait confiance. Apparemment j’avais tord... Et tu dis que tu as pensé à nous, que tu t’es inquiété pour nous ? Oh ben dans ce cas c’est bon ! Tout est pardonné ! T’as vraiment baissé dans mon estime Gabriel. Va te faire foutre. ». Jehan vit son ami partir en trombe prêt à rentrer chez lui. Sans hésiter, il se dirigea vers lui pour l'arrêter. Il lui agrippa le bras et le retourna face à lui.  « Attends, Nathan ! Ne pars pas. Reste, s'il te plait. Tu es là pour la résistance, pour ce en quoi tu crois. Je sais que tu te sens trahis mais Gabriel n'a pas pensé à mal en faisant ça. Bien au contraire. Il a fait ça pour nous. Je sais que c'est dur à entendre mais... », il inspira lourdement avant de se pincer l'arrête du nez et de relever le visage vers lui, « Mais, personne ne devait être au courant. C'était bien trop risqué. Et tu le sais au fond. » Il ne voulait pas faire du mal à Nathan et, au fond, il espérait qu'il ne lui en voudrait pas trop de prendre la défense du chef de la résistance mais il sentait qu'il le devait.

A la fin de son discours, il entendit la voix d'une jeune femme s'élever et il tourna son visage vers elle. Elle appuyait ses dires au fur et à mesure. Jehan soupira, soulagé que tout le monde ne soit pas contre Gabriel et comprennent ses motivations. Il n'était peut être pas proche de l'Etherington mais il savait que celui-ci faisait ce qu'il avait à faire quand il le fallait, quitte à se retrouver dans une position « gênante ». Il se retourna vers Nathan prêt à le retenir s'il voulait encore partir ou à venir avec lui. Même s'il comprenait les intentions de Jehan, il serait toujours là pour son ami. Il mit sa main sur l'épaule de celui-ci et la serra, lui faisant comprendre par ce simple geste qu'il était là pour lui.


681 mots en moins de 12h ; + 180 points à la résistance.
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D. Alexis Hoover
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Hominum revelio
⚡ Registration : 28/04/2011
⚡ Missives : 1533

⚡ Fizwizbiz : 2585
⚡ Âge du personnage : vingt ans
⚡ Nature du sang : née-moldue officiellement, mais elle a été adoptée à la naissance, donc rien n'est sûr.
le retour du héros.


Finalement, Sévan se décida à se râcler la gorge et à parler, enfin.  « Bien, je vous remercie d’avoir tous répondu à l’appel. Vous vous demandez pourquoi je vous ai tous fait venir ici et j’ai l’intention de vous répondre. » En même temps, s'il ne répond pas, je risque fortement de lui reprocher tout un tas de chose. Dont le manque de petit fours et champagne. «  Cela fait maintenant plus d’un an que nos vies sont de nouveau menacées par les Mangemorts. Plus d’un an que nous nous cachons et enchaînons les missions dangereuses en espérant qu’un jour, nous gagnerons notre liberté. Ce n’est pas facile, car dans cette lutte, nous perdons des amis, de la famille. Des gens que nous aimons. » C'est un discours plutôt étrange, qu'il nous fait là. On était pas censés faire une réception ? Ses mots laissent présager qu'on est plutôt en réunion. Mais il n'avait pas précisé réunion, sur le papier. Et quelle réunion nécessitait la présence d'autant de gens, y compris des élèves de Poudlard comme Dante et Julian ? « Notre but est de détruire Roy Caldwell et pour cela, tous les moyens sont bons. Dans cette optique, Gabriel et moi avons décidé de saper sa confiance, son autorité, de le rendre vulnérable aux yeux de ses partisans. Ce que je vais vous apprendre ne va sûrement pas vous plaire et croyez-moi quand je vous dis que je m’excuse sincèrement, » La première partie de sa phrase nous informe de choses que nous savons déjà. Mais s'excuser comme ça, d'avance, comme si la chose qu'il allait nous dire allait déclencher le chaos, j'aime pas trop, ça n'annonce rien de bon. « Afin d’ébranler la confiance des gens en Caldwell et la sienne en ses sbires, nous avons laissé croire au Ministre qu’il était débarrassé de Gabriel Etherington et qu’Hadrian Wheland lui avait apporté sa tête. » Je fronce les sourcils. Sa phrase a du sens, mais il parle comme si nous avions la tête de Gabriel. Il ne va pas nous l'apporter quand même ? Ce serait horrible de sa part ! Je regarde Drago à côté de moi qui semble aussi perplexe. « C’était un mensonge, Je lève un sourcil, un peu perdue. C'est normal si je comprends rien ? Ces apparitions qui ont eu lieu un peu partout ces derniers jours ne sont pas le fruit de l’imagination de ceux qui les ont vues. Gabriel est bel et bien là, prêt à faire plonger Caldwell en enfer pour ce qu’il fait subir à la population sorcière d’Angleterre, » Je ne comprends toujours pas, peut-être parce que je ne veux pas comprendre. La main d'Aleksander se pose sur mon épaule, comme s'il essayait de me soutenir. Tout le monde tourne les yeux vers les portes, derrière Sévan, qui s'ouvre sur une silhouette bien trop familière. Celle de Gabriel. Ses grands yeux clairs, une barbe un peu longue et ses cheveux mis en arrière. J'oublie de respirer et quand je me rends compte qu'il faut que je prenne une bouffée d'oxygène, j'en suis incapable. Oui, j'ai littéralement le souffle coupé. Gabriel est là, devant moi. Pourtant, il est mort ! Nous l'avons enterré, nous l'avons pleuré pendant des mois ! Les premiers mots qu'ils prononce, je ne les entends pas, trop sonnée. J'ai l'impression qu'une bulle s'est créée tout autour de moi, me rendant sourde et aveugle. « J’ai feinté ma mort pour la Résistance. Et j’ai regretté chacun de mes jours loin de vous. Vous tous. Il ne s’est pas passé un jour sans que Sévan ne me donne de vos nouvelles, me fassent des rapports détaillés de ce qu’il se passait ou non. De vos états actuels. Toutes les décisions qu’il a prises en mon absence venaient de moi et de moi seul. Chacun des mots dans mon testament étaient pensés, soigneusement choisis. Je n’ai jamais voulu vous faire de mal. Et si cela a été fait, sachez-le bien, j’en suis profondément désolé. Mais… je comprendrais votre colère et votre haine envers moi. Elles sont amplement justifiées. » Une litanie de juron se fait une place dans ma tête, j'ai juste envie de foncer et de le gifler avec la force d'un tsunami. J'ai envie de le tuer, oui, et il le mériterait après l'affront qu'il nous a fait, il mériterait que je le roue de coups. Mais je suis incapable de bouger. J'entends de loin la voix de Julian, mais sans comprendre ce qu'il dit. Nathan est le plus rapide, je le vois fondre sur Gabriel et le rouer de coups, il déverse sa colère comme j'aimerais le faire. Jehan, Petra et Skylar tentent de calmer les choses mais ils sont bien trop naïfs, n'ont-ils pas pleuré autant que nous notre leader ? Je ne comprends pas pourquoi Gabriel a fait ça, d'autant plus que sa mort n'a pas vraiment appaisé la situation. Je lui en veux terriblement. Oubliant les autres et les questions qu'ils lui ont posé, je regarde Gabriel d'un air dur et hausse la voix. « Nathan a raison. Va te faire foutre. » Je hurle presque. C'est sur ces mots peu charmants mais plus que sincères que je quitte la pièce d'un pas précipité et que je monte les escaliers. Qu'il aille se faire foutre. Surtout après tout ce qu'il m'a caché.

890 mots en moins de 24 heures ; + 60 points à la résistance.



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Siane Callaghan
WANTED
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Hominum revelio
⚡ Registration : 01/04/2011
⚡ Missives : 384

⚡ Fizwizbiz : 615
⚡ Âge du personnage : 20 ans.
⚡ Nature du sang : sang mêlée.
le retour du héros


C’était… complètement irréel. Sévan s’était enfin arrêté de parler et à quelques mètres de lui, la silhouette amaigrie de Gabriel venait de faire son apparition. Siane n’en crut pas ses yeux, elle devait être en train de rêver. Mais lui aussi se mit à parler et elle comprit, elle réalisa ce qu’ils avaient fait. Immédiatement, le regard de la jeune femme se tourna vers le corps figé d’Alexis, paniqué. Les salopards. Comme si elle n’avait pas assez souffert, comme si elle n’avait pas pleuré toutes les larmes de son corps pour lui. Et c’était un mensonge ? Une putain de mascarade ? Tout s’enchaîna alors très vite puisque Nathan se jeta sur Gabriel pour le cogner de toutes ses forces, visiblement déçu et dégoûté qu’on lui ait ainsi menti. L’ancienne Gryffondor hocha la tête, les dents serrées. Il avait raison, Etherington était décevant. Mais déjà, des gens se précipitaient pour arrêter Hayter et aider leur leader à se redresser. Siane jeta un regard navré en direction de l’homme qui lui avait sauvé la vie l’année précédente. Elle comprenait sa peine. D’autres voix s’élevèrent alors, y compris celle d’une jeune femme qui tenta d’expliquer qu’ils devaient se calmer et prendre en compte le fait que Gabriel avait fait ça pour eux. Oui, bien sûr qu’il avait fait ça pour aider leur cause. Mais par Merlin, ça n’excusait pas le mal qu’il avait fait ! « Nathan a raison. Va te faire foutre. »  fit alors Alexis d’un ton qui ne lui ressemblait pas et Siane serra les dents. Elle vit son amie quitter le salon d’un pas décidé et hésita à la rejoindre quelques secondes.
Mais elle se ravisa et se tourna vers Gabriel, d’un air décidé. Il allait avoir de sales bleus et du sang maculait un peu sa barbe trop longue. Elle se rapprocha de lui et s’arrêta à quelques pas seulement, plongeant son regard dans le sien. Elle l’aurait volontiers frappé elle aussi, mais son chien de garde ne semblait pas très commode et Siane n’avait aucune envie de se battre ce soir. « Je comprends. Je comprends parfaitement. Que tu ne m’aies rien dit, que tu n’aies rien dit à personne, je peux le concevoir. Mais à elle ? T’as la moindre idée de combien elle a souffert ? »  demanda-t-elle, les sourcils froncés. Puis elle secoua la tête, d’un air dépité. A en juger par le visage de Rosewood, Alexis n’était pas la seule à en souffrir affreusement. Mais elle se voyait mal parler en son nom, ce n’était pas à elle de le faire. En revanche, savoir que son amie avait mal, qu’elle avait pleuré pour lui alors qu’il ne s’agissait que d’une comédie, ça c’était intolérable. « T’as intérêt à arranger ça si tu veux pas que j’te botte le cul, Etherington, »  fit-elle avant de s’éloigner et de quitter le salon afin de rattraper Alexis dans les escaliers. Elle posa une main sur son épaule et elle sursauta, avant de faire volte-face, rapidement. « Tu veux casser des trucs ? »  lui demanda-t-elle avec un minuscule sourire.
 
514 mots en moins de 2h ; + 360 points à la résistance.


i'm up to no good
I cheated myself like I knew I would, I told ya, I was trouble. You know that I'm no good. Upstairs in bed, with my ex boy, he's in the place, but I can't get joy, thinking of you in the final throes, this is when my buzzer goes.  (⚡️) AWinehouse.
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Harry Potter
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Hominum revelio
⚡ Registration : 22/05/2013
⚡ Missives : 924

⚡ Fizwizbiz : 1065
⚡ Âge du personnage : cent ? ah non, bientôt vingt ans, seulement.
⚡ Nature du sang : pur sang-mêlé.
Caesar ou l’art de la discrétion. Harry s’était attendu à avoir un compagnon grognon et de mauvaise humeur, mais au lieu de ça l’homme semblait décidé à dérider tous les gens de son entourage disparate; comme quoi, il ne faisait vraiment rien comme les autres. Il hélait du monde à gauche et à droite, toujours de la marmaille cela dit, jamais de vieilles peaux de sa trempe, et Harry ne put retenir un sourire en coin, soudain plus détendu. « Ne crois pas que je vienne m'ajouter au harem que t'essayes de réunir, pedobear, glissa-t-il à Podmore en le rejoignant. Il était déjà accompagné d’une étudiante que Harry connaissait surtout de vue, et à la façon dont Caesar agissait avec elle il la soupçonna d’être cette Dante dont l’aînée parlait parfois, entre autres déraillements, lorsqu’il enquillait les verres avec un peu trop d’ardeur. Harry avisa Siane qui approchait et désigna d’un rapide signe du menton un certain blond accoudé non loin de la place qu’il avait désertée avec plaisir : L’air était juste irrespirable là-bas. » Il se tut juste à temps pour adresser un maigre sourire à l’ancienne Gryffondor qui venait de les rejoindre. Avec une pointe de culpabilité à son égard, parce qu’elle les subissait toujours, Malefoy, lui et leurs gamineries, et qu’il avait plus ou moins promis un million de fois de faire des efforts. Sévan coupa court à toute discussion en prenant enfin la parole, et en quelques secondes, tout bascula.

Il aurait dû accepter la proposition de fuite à temps, même si les autres n’avaient pas été réellement sérieux il y aurait eu au moins Dante pour ne pas rechigner à se tirer avant les feux d’artifices. De nouveau mal à l’aise dans toute cette agitation, Harry se sentait déphasé et à mille lieux de la scène surréaliste qui se déroulait devant lui. L’atmosphère inquiète s’était muée en un tonnerre de grondements, et on pouvait dire que la nouvelle de la survie de Gabriel Etherington avait eu un effet choc. Crispé, le brun encaissa le coup; la mort du chef de la Résistance avait été l’un des principaux arguments utilisés par Malefoy et Siane pour le convaincre que sa place n’était pas à perpette mais sur un champ de guerre. Encore. Mais Etherington était vivant. Harry pouvait comprendre leur émoi, leur colère; ces sentiments-là lui parlaient : combien de fois les avait-il expérimentés au cours des années précédentes, soumis aux manipulations d’un sorcier à la fois puissant, farfelu et désireux de bien faire? « C’est une guerre, lâcha-t-il d'un ton morne sans même s’en rendre compte, désabusé. Et tous les moyens sont bons pour affaiblir l’ennemi. Dumbledore était aussi un adepte de ce genre de plans, il savait se retirer du devant de la scène lorsque la situation l’exigeait. » La simple mention de celui qui avait été son mentor lui serra la gorge, mais Harry ne l’avait pas cité sur un simple coup de tête. On avait souvent douté de l’ancien Directeur, on lui avait plus d’une fois reproché ses méthodes, et il avait blessé bien de gens, oui – mais toujours dans le but d’en aider bien plus encore, puisqu’il avait plus que quiconque voué sa vie à une lutte qu’il pensait juste. Potter avait appris à ses dépens que blâmer un leader pour ses choix ne changerait rien au fait que le dit homme n’était pas toujours libre de prendre en considération les sentiments de tous ceux qui dépendaient de lui.

578 mots + 30 points à la résistance.



don’t get too close ∞ I get older and life fades but you remain. Open up again I believe in second chances, please let me in, I believe in second chances. I won't break you, I will not let you down, forgive me.


(c) crackle bones
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Drago Malefoy
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Portus
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Hominum revelio
⚡ Registration : 20/02/2011
⚡ Missives : 642

⚡ Fizwizbiz : 1113
⚡ Âge du personnage : il va sur ses vingt ans.
⚡ Nature du sang : pur.

Drago était resté tranquillement auprès d'Alexis, observant ce qui se passait dans la pièce. Tous étaient là attendant de voir Sévan bouger pour leur expliquer le pourquoi du comment. Lorsque la tension fut palpable, il bougea enfin offrant des explications. Et quelles explications. Un mensonge. Etherington n'était pas mort. Etherington avait trouvé le moyen de faire repousser une tête apparemment. Etherington était sorti de l'ombre. Le blond se détacha du coin où il se tenait pour arriver à la hauteur d'Alexis. Lindgren avait posé une main sur son épaule et il ne pouvait ignorer les tremblements qui parcouraient l'ancienne Serdaigle. Il eut envie de lui prendre la main et de la rassurer d'un sourire, mais se contenta de la surveiller un peu plus attentivement. Il savait qu'elle avait une relation particulière avec l'ancien chef de la résistance. Une relation qu'il comprenait totalement puisqu'il avait la même avec Severus Snape, son mentor.

Etherington parla, il leur expliqua pourquoi il avait fait ça. La question qui effleura l'esprit de l'ancien Serpentard c'était plutôt comment. Comment avait-il fait pour simuler une décapitation ? En écho avec sa pensée, il entendit un membre de la résistance lui demander ce fameux comment. Puis tout s'accéléra d'un coup. Il vit Hayter se ruer sur lui et lui donner un coup de poing qui le fit tomber, puis une jeune femme qu'il ne connaissait absolument pas prendre la défense d'Etherington, un autre homme partir à la poursuite d'Hayter qui s'était enfui après avoir servi à l'ancien chef des mots totalement charmants et enfin Alexis et Siane. L'ancienne Serdaigle balança un va te faire foutre avant de quitter la pièce sans que Drago ait le temps de la retenir. L'ancienne Gryffondor, quant à elle, en rajouta un couche. Le blond avait pensé qu'elle allait le frapper elle aussi, mais ce ne fut pas le cas. Il la suivit des yeux, elle aussi quitta le salon. Jetant un regard désabusé à toute la scène, il sortit également. Il fallait qu'il trouve Alexis pour savoir si ça allait. Il franchit la porte, croisa Hayter et l'autre homme et entendit la voix de Siane. Il les trouva près des escaliers. « Alexis, tu... je comprends. » Il était nul pour réconforter les gens, il aurait pu lui demander si ça allait ou si elle avait besoin d'un chocolat chaud, à la place, il sortit ces deux mots. Je comprends. Il se racla la gorge mal à l'aise. Il gravit les marches qui le séparaient de l'ancienne Serdaigle et posa une main sur la sienne. « Tu veux qu'on aille tous les trois prendre l'air ou tu veux retourner là-bas ? » Il se doutait de la réponse.

446 mots ; + 30 points à la résistance.


surnom résistant and you, you'd lay awake at night and scheme of all the things that you would change but it was just a dream.
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Dante Rosewood
SLYTHERIN
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⚡ Registration : 23/03/2011
⚡ Missives : 6226

⚡ Fizwizbiz : 5814
⚡ Âge du personnage : dix-sept ans.
⚡ Nature du sang : pur.

Et il sortit de l'ombre comme s'il avait toujours vécu dans celle-ci. Elle posa ses mains tremblantes sur ses genoux et serra les dents tellement fort qu'elle avait l'impression de pouvoir les briser. Impassible face aux évènements qui se déroulaient devant ses yeux, elle ne réagit pas en voyant Nathan fondre sur Gabriel et lui donner un coup de poing. Elle entendit vaguement une voix douce leur expliquer pourquoi ils s'étaient engagés dans la résistance, pourquoi la liberté avec un prix parfois cruel, pourquoi est-ce qu'il avait ça sans avoir pour but de leur faire du mal. La Serpentard darda son regard sur l'inconnue. Elle retint un flot d'insultes de franchir ses lèvres se contentant de la fixer faisant passer dans son regard toute la rancœur qu'elle pouvait éprouver en cet instant contre le but de la résistance. Est-ce qu'ils se rendaient compte qu'ils se battaient pour rien ? Que Caldwell aurait toujours une longueur d'avance parce que c'était un type dangereux ? Est-ce qu'ils étaient tous naïfs au point de croire que cette résurrection ne serait pas sans conséquence ? Elle eut envie de partir sans un mot, sans une explication et sans avoir à parler avec Gabriel. Elle voulait rejoindre Poudlard et foncer directement dans le dortoir des garçons de Serpentard pour parler avec Laserian ou au moins sentir sa présence. Gabriel avait détruit ses convictions. Elle ne savait plus si elle avait envie de se battre dans le vent et finir par perdre des gens qui lui étaient chers.

Prenant son courage à deux mains, elle se redressa et jeta un coup d’œil à Podmore. Elle avait besoin d'une de ses blagues pour une fois. Elle avait besoin de que l'atmosphère pesante du salon s'en aille parce qu'elle n'en pouvait plus. Gabriel était de retour. Il avait sorti son discours tout beau tout gentil et il s'attendait sûrement à ce que les résistants l'applaudissent ou lui disent que c'était un bon plan et qu'il avait bien joué. Mais qu'il ouvre les yeux. Il avait menti à des amis très proches. Il avait simulé sa mort plongeant ces personnes dans une tristesse et un deuil qu'ils avaient du mal à surmonter. Dante secoua la tête, retournant auprès de Potter et de son professeur, refusant de s'avancer ne sachant pas encore si elle devait lui hurler dessus ou le prendre dans ses bras en silence juste pour sentir sa chaleur et son cœur battre.

405 mots en moins de deux heures ; +240 points à Serpentard.



RECKLESS MISTAKE. BROKEN GIRL.
in the eyes of a teenage crystallized. oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home and the cries from the strangers out at night. they don’t keep us up at night, we have the curtains drawn and closed©️.mad love
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Portus
Hominum revelio

Where did I go wrong ? I lost a friend,
somewhere alone in the bitterness


Gabriel ne sentit pas les coups. La douleur ne l’atteignait pas. Pas cette douleur-là en tout cas. Non, il ressentait la leur, si forte, si pernicieuse. Les mots le blessèrent, davantage plus. Il avait tort, il avait échoué et il s’en rendait douloureusement compte. Mais que dire pour se faire pardonner ? Que faire pour tout arranger ? « Je l’ai mérité je suppose… » fit-il après avoir reçu le crochet de Nathan qui l’avait fait tomber, suivit du flot de reproches d’Alexis. Tout s’effondrait autour de lui et la sensation étrange que le sol se dérobait sous ses pieds se faisait sentir. Jusqu’à qu’il croise le regard de Dante. Le temps sembla s’être arrêté alors que les prunelles remplies de colère de la serpentarde le dardait avec une haine sans équivoque. L’envie de la prendre dans ses bras, la serrer aussi fort que possible, jusqu’à l’en étouffer. Mais il ne le pouvait pas, il n’en avait plus le droit et la discussion qui suivrait la réunion s’annonçait des plus houleuses. « Je… Je suis désolé. Je… Je n’ai jamais voulu ça. JAMAIS ! Si j’étais encore vivant aux yeux de Caldwell, St James n’aurait jamais plus été en sécurité. Il vous aurait tous pourchassé, jusqu’au dernier ! Je me suis sacrifié pour ne pas que ça arrive, pour que vous ayez un peu de répit avant que l’on reprenne la guerre. Et qu’on l’achève. Une bonne fois pour toute. » En se relevant, malgré la douleur lancinante qui cognait dans son esprit suite aux attaques, il ne perdait pas espoir de les unir, encore une fois dans l’adversité. N’était-ce pas ça le but de la Résistance ? « Ne sommes-nous pas tous ici pour un seul et unique objectif ? Les morts qui ont précédé la création de la Résistance n’ont pas motivé à mettre à profit notre colère ? Notre haine ? Commune pour anéantir ceux qui nous ont offensés ? Bafoués ? N’était-ce pas pour ça que vous nous avez rejoints ? Malgré votre sang, votre rang, vos croyances, d’où vous venez ? N’était-ce pas en ça que vous croyiez ? » Diviser pour mieux régner… mais ça n’était pas le moment de se diviser, car bien au contraire, ils étaient mieux ensembles, unis. Il avait l’espoir de ne pas avoir fait ça pour rien, qu’il y avait eu quelque chose en jeu, en dehors de sa vie. Il n’avait rien d’un roi, rien d’un héros. C’était un homme, avec des failles et des faiblesses, y compris sa confiance aveugle envers les personnes qu’il chérissait. Il savait cependant une chose. Il était un meneur. Une tête brûlée, têtu et impétueux. Et ça, personne ne pouvait le lui enlever. « Baisserez-vous les bras maintenant ? Après tout ce que nous avons tous sacrifié au nom de cette liberté à laquelle je crois encore ? Je crois qu’il est temps de reprendre nos baguettes et de repartir en guerre. Caldwell goûtera lui aussi à l’Enfer. » Ses yeux brillaient de détermination. Il leur avait promis avant de disparaître. La vie est un cadeau qu’il suffit de savourer malgré les obstacles qui se soulèvent devant nous.

526 mots en moins de 12h ; + 180 points à la résistance.
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Nathan Hayter
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Portus
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⚡ Registration : 24/07/2012
⚡ Missives : 466

⚡ Fizwizbiz : 893
⚡ Âge du personnage : 32 ans
⚡ Nature du sang : Inconnu mais il pense être de sang mêlé
Le retour du héros

Nathan ne put réprimer un léger sourire devant l’absurdité de la scène. Comment est ce qu’ils pouvaient soutenir Gabriel ? D’accord il avait fait ça pour la bonne cause. Mais tout de même. Il aurait pu les mettre au courant de son plan non ? Qu’est ce qu’il craignait ?  Que quelqu’un ne crache le morceau ? C’était stupide. S’il ne leur faisait pas confiance alors la résistance n’avait aucune raison d’être.

Il secoua doucement la tête et vint placer sa main sur l’épaule de Jehan, lui faisant signe qu’il s’était calmé. Il avait raison. En fait, ils avaient tous raison. Personne n’était vraiment en tord, il le savait. Mais malgré tout, il ne pouvait pas s'empêcher d’en vouloir à son ami. Il voyait ce qu’il avait fait comme une trahison.
Il sursauta quand il entendit la voix d’Alexis et lui lança un regard peiné en la voyant quitter la pièce. Pauvre gosse... Elle devait se sentir encore plus mal que lui. Il esquissa un geste pour aller la rejoindre mais se résigna quand il vit que Siane partait à sa poursuite.

L’auror reporta son attention sur Gabriel au moment où il reprit la parole et écouta ses explications. Il ne put réprimer un rire et leva les yeux au ciel avant de prendre la parole.
« T’as vraiment rien compris... C’est pas tes raisons qu’on critique. Du moins c’est pas mon cas. Si on t’en veut c’est parce que tu ne nous as pas mis au courant. Et je ne dis pas ça que pour moi, je pense aussi à Alexis. Pourquoi tu nous a pas dis ce que tu prévoyais  ? T’avais peur qu’on crache le morceau c’est ça ? » Il prit une profonde inspiration avant de reprendre la parole. « Je pense parler au nom de tous... » Son regard balaya l’assemblée. « … Où au moins de la majorité en disant qu’il va falloir du temps pour qu’on te refasse pleinement confiance. Mais... Vu que tu parles de faire payer Caldwell et ses copines... Je pense que je peux mettre de côté ma rancoeur. Du moins tant que Caldwell sera pas six pieds sous terre. »

Il n’en revenait pas. Il venait de dire exactement le contraire de ce qu’il pensait. Mais malgré tout il savait que c’était ce qu’il devait faire. Ce qu’ils devaient tous faire. Gabriel avait raison. Ils devaient rester unis, ne pas se diviser.
Il adressa un léger signe de tête à son supérieur avant de s’éloigner de la foule pour s’appuyer dos contre le mur et s’allumer une cigarette.
Il savait que beaucoup de résistants lui en voudraient  de “retourner sa veste” comme ça. Mais il espérait qu’ils comprendraient.

442 mots en moins de deux heures ; + 240 points à la résistance.


Give me your eyes. I know this has been a hard day. There's been plenty of them lately. I can guarantee you there'll be more to come. Remember your self-esteem, your self-respect, and your self-worth. Hold strong to them, because people are watching. They need to know that they can count on you, even at a time like this.
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LE RETOUR DU HÉROS


Des coups et des insultes ; c'est à ça que se résumait la résistance lorsqu'elle perdait pied ? Lorsqu'elle se trouvait confrontée à une épreuve déstabilisante ? Je pouvais comprendre. Plus que ça, j'aurais aimé avoir le cran de monter sur l'estrade et imprimer mes phalanges sur la mâchoire de Gabriel. Je ne l'avais pas. Nathan monta en premier, et le coup partit sans qu'on ne s'y attende vraiment. J'ai sursauté, je crois – et Gabriel a reculé, chancelé, il semblait si fragile désormais. Alexis bouillait, je sentais sa rage, sa peine, l'incompréhension, et après un éclat de colère, elle sortit de la pièce, rapidement suivie par Siane et Drago. J'aurais voulu les suivre, et soutenir Lexi, mais je ne m'y sentais pas à ma place. Ils n'étaient pas mes amis, ou ne l'étaient plus. Alexis et moi aurions notre moment à deux plus tard. Je regardai Seth encore, il ne transmettait pas vraiment d'émotions, il avait l'air de tenir le choc. Il aurait pu le tenir pour nous deux, si les choses allaient mieux entre nous. À la place, j'étais tout seul, au devant de la foule, avec Gabriel à quelques pas. À mesure que je l'écoutais expliquer son acte, que j'entendais le soutien de la foule, que je sentais les tensions s'apaiser, resurgissaient les récentes découvertes ; j'étais un Etherington de sang, comme Lexi. Gabriel nous l'avait caché, il avait feint sa mort sans penser à nous deux, ses neveux, laissés au milieu d'un conflit bien plus grand que ce qu'on pouvait gérer – et à toute guerre ses dommages collatéraux, seulement voilà, je ne me considérais pas comme collatéral. Je ne me voyais pas accessoire, je ne me voyais pas moins important que la guerre. Nous étions de la même famille, merde ! « Gabriel, comment t'as pu ? » lancé-je, un peu au hasard, sans vraiment m'en rendre compte. J'avais accroché son regard, mais il semblait si perdu, que je n'étais même pas sûr qu'il comprenne un traître mot de ce que je lui disais. « Comment t'as pu nous cacher ça, accumuler les mensonges de la sorte ? » Je pointais la porte du doigt, désignant Alexis sans vraiment le dire, sans vraiment le vouloir. « Comment t'as pu nous abandonner ? » Et je ne parlais pas de la résistance, du conflit, de ces centaines de sorciers qui se battaient pour un monde libre. Égoïstement, je voulais dire Aleksis, je voulais dire les jumeaux de sa défunte sœur. Ses neveux, sa famille. Comment avait-il pu ? Sans attendre de réponse – on ne lave pas son linge sale en public – je fendais la foule, écartait les gens pour enfin, déboucher sur la sortie. Je n'avais pas jeté un regard de plus à Seth, et j'entendais les sanglots étouffés d'Alexis. J'hésitais à quitter le manoir, retourner à la réception ou, finalement, aller voir comment allait ma frangine. Sans vraiment décider, je m'adossais, tête contre le mur, et fermait les yeux. C'est fou, comme il était plus simple de vivre quand j'étais encore dans le noir, dans le coma, ou même avant. Quand je m'en foutais du monde et des autres. Quand je voulais être mangemort.



531 mots en moins de 2h ; + 360 points à la résistance.
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D. Alexis Hoover
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le retour du héros.


Je m'arrête en plein milieu de l'escalier quand j'entends la voix de Siane, en bas. J'ai une boule en plein milieu de la gorge. Quelque part, j'ai envie de savoir ce qu'elle en dit, parce qu'elle est de loin la personne qui m'est le plus proche ici et qui me connaît le mieux. Gabriel me connait bien, certes, du moins c'est ce que je croyais jusqu'à aujourd'hui. Je sais très bien que s'il me connaissait si bien que ça, il n'aurait pas agi de la sorte. Ou au moins il aurait laissé des indices, je ne sais pas... « Je comprends. Je comprends parfaitement. Que tu ne m’aies rien dit, que tu n’aies rien dit à personne, je peux le concevoir. Mais à elle ? T’as la moindre idée de combien elle a souffert ? » dit-elle, visiblement à Gabriel. La première partie de sa phrase m'a presque fait peur, mais le reste me fait du bien. Je n'aime pas faire du cinéma, franchement, et j'aurais aimé être de ces filles qui sont capables de rester de marbre devant tout le monde et qui sont prêtes à attendre de parler en tête-à-tête. Mais là, non, je ne sais pas faire, j'ai jamais su faire de toute manière. Gabriel était trop important pour moi pour que cette nouvelle ne me bouleverse pas, et ne me mette pas dans une colère noire. Je sais qu'il a sûrement ses raisons, mais pour l'instant, je ne suis pas capable de comprendre, parce qu'on a tellement souffert de sa mort, encore plus après ce que j'ai appris sur nos origines, à Aleks et moi... Non, la colère m'aveugle de toute manière. Je resserre un peu plus ma poigne autour de la rambarde de l'escalier, arrêtée là, en plein milieu, cachée aux yeux de tous. J'entends des pas derrière moi sans comprendre qu'ils se rapprochent, et une main se pose sur mon épaule. Quand je me retourne, surprise, c'est le visage rassurant de mon amie ex-Gryffondor que je trouve. « Tu veux casser des trucs ? » me demande-t-elle très sobrement et simplement. Je la reconnais bien là, et tout de suite, je remercie le ciel d'avoir mis Siane Callaghan sur mon chemin. J'avais vraiment besoin d'une personne comme elle, qui ne fait pas de détails. « Sa tête en premier lieu, ouais. Je réponds du tac au tac en levant les yeux au ciel. Mais je crois qu'il reste des boules de Noël en attendant. » J'ajoute. J'essaie de mon mieux de faire abstraction de ce qui vient de se passer. « Je cracherais pas non plus sur ce verre de rhum dont parlait Podmore y'a cinq minutes. » J'entends au loin la voix d'Harry en essayant de ne pas écouter ce qu'il dit.

Derrière Siane apparait Drago et, étrangement, alors que la situation ne s'y prête pas du tout, je me sens emplie d'un soulagement certain. Je pourrais littéralement les écraser dans mes bras tous les deux. « Alexis, tu... je comprends. » fit-il en montant les quelques marches qui nous séparent. Il pose sa main sur la mienne, qui est toujours accrochée à la rambarde. « Tu veux qu'on aille tous les trois prendre l'air ou tu veux retourner là-bas ? » Je les regarde avec un mince sourire malgré la colère noire qui me ronge. Ils auraient très bien pu me laisser partir et finir d'écouter tout ce que Gabriel a à dire. Et pourtant, ils sont là devant moi et ils m'ont suivi, je ne peux pas leur en être plus reconnaissante. « Merci. » Je lâche simplement. « Je crois que je vais m'asseoir là, et qu'on devrait aller chercher la bouteille de rhum pour de vrai. » Je m'asseois à l'endroit même où je me suis arrêtée, en équilibre sur la marche du milieu de l'escalier. « Vous inquiétez pas, retournez dans la salle, vous êtes pas obligés de rester avec moi. » J'attache mes cheveux en arrière avec l'élastique que j'ai autour du poignet. « Je veux écouter. J'ai juste pas envie de voir sa gueule de Jésus. » je dis, faisant écho à la blague que Julian vient d'essayer de faire. J'essaie de reprendre le fil de la conversation qui se déroule là-bas. « -me suis sacrifié pour ne pas que ça arrive, pour que vous ayez un peu de répit avant que l’on reprenne la guerre. Et qu’on l’achève. Une bonne fois pour toute. » Je lève les yeux au ciel. « Il se fout de notre gueule ? » Je chuchote de manière violente, en plongeant mon visage dans mes mains. « Baisserez-vous les bras maintenant ? [...] Je crois qu’il est temps de reprendre nos baguettes et de repartir en guerre. Caldwell goûtera lui aussi à l’Enfer. » Je me lève en furie, mais ne descends pas les escaliers, je risquerais de le tuer. « Repartir en guerre ? REPARTIR ? Il se fout de nous ? Comme si la guerre n'avait pas continué pendant sa petite mascarade ! Il croit qu'on a fait quoi, qu'un a bu du thé en sifflotant ? » Je monte deux marches, puis les redescends. J'ai envie d'exploser. Mes oreilles bourdonnent mais j'écoute les paroles de Nathan qui font totalement écho à ma manière de pensée. Décidément, j'ai plus en commun avec Hayter que ce que je pensais. Nous sommes tous prêts à nous battre, quand il s'agit de Caldwell, et il le sait très bien. Mais son comportement à lui, voilà ce que je n'accepte pas. Il va me devoir de bonnes explications. J'entends de loin Aleks qui lève la voix à son tour, et reproche à Gabriel de nous avoir abandonnés. Les mots sont forts, les autres ne vont pas comprendre, mais à moi, ils me parlent. Siane et Drago ne savent pas ce qui me lie à Gabriel, que je suis sa nièce, que Aleks est mon jumeau. Je m'en veux presque de ne pas leur avoir dit, ils me prendraient moins pour une comédienne. J'ai envie de fondre dans la salle et de créer un scandale mais je me retiens, j'ai eu assez les nerfs à vifs depuis quelques jours, ça finirait en meurtre doublé d'un burn-out. Entre Sylas et Gabriel, décidément, je les accumule. « Personne a un retourneur de temps ? » Je lâche.

1051 mots en moins de 24 heures ; + 80 points à la résistance.





Dernière édition par D. Alexis Hoover le Lun 8 Juil - 15:40, édité 1 fois
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le retour du héros


Petra Creslaw, l'une des médicomages du groupe des résistants, suivit Nathan et essaya visiblement de le raisonner. Skylar leva les yeux au ciel : ses mots étaient emplis de bons sentiments. La jeune professeur retourna se poster auprès de Julian, chose plutôt étrange quand on savait que d'habitude, elle profitait des réunions de la résistance pour se trouver le plus loin de lui possible. Bien qu'on la force à s'asseoir à côté de lui lorsque leur tour de parler venait. Jehan Chevalier se mit aussi à courir après Hayter, Alors que les choses semblaient reprendre leur cours, une jeune fille que Skylar reconnut comme Alexis Hoover, la petite protégée de Gabriel, haussa la voix et quitta la pièce avec un visage fermé. Quelle bande de comédiens, songea la jeune femme en levant les yeux au ciel, les mains jointes devant elle. Le premier à ouvrir la bouche pour dire quelque chose qui avait du sens à ses yeux fut le jeune Potter, qui déclara que tous les moyens étaient bons pour affaiblir l'ennemi. Oui, et il avait raison. Elle avait du utiliser des moyens plus qu'extrêmes dans le futur pour sauver sa peau, elle en savait quelque chose. Elle n'était pas tout à fait d'accord avec la comparaison que faisait Potter avec Dumbledore, mais au moins, il ne parlait pas de manière absurde, il n'était pas aveuglé par la colère ou ses sentiments. Gabriel se lança dans des explications, étalant ses raisons et sa foi en la résistance. Skylar écouta avec attention ce discours épique bien qu'elle ne soit pas une grande défenseuse de leur cause, et qu'elle ne croyait pas en tous ce qu'ils croyaient. Elle n'était pas contre, mais n'était pas pour pour autant. Si elle était là, c'était pour filer un coup de main à Gabriel et apporter son expérience en tant qu'ancienne combattante, certainement pas pour se lancer dans des envolées lyriques destinées à convaincre une bande de pleureurs. « Baisserez-vous les bras maintenant ? Après tout ce que nous avons tous sacrifié au nom de cette liberté à laquelle je crois encore ? Je crois qu’il est temps de reprendre nos baguettes et de repartir en guerre. Caldwell goûtera lui aussi à l’Enfer. » Skylar balaya la salle du regard, et remarqua que les éléments présents étaient partagés en trois groupes : ceux qui restaient complètement incrédules et qui n'élevaient pas la voix, ceux qui se laissaient complètement guider par leurs sentiments et avaient des réactions extrêmes, puis ceux qui le suivaient et affichaient des sourires convaincus par son discours de leader. Nathan Hayter revint à la charge, ce qui entraîna un nouvel air exaspéré de la part de Skylar. Et Aleksander Lindgren en rajouta une couche avant de quitter la salle d'un air férocement énervé. A en juger par l'expression qui se dessinait sur le visage de Gabriel, il ne s'attendait à une telle réaction de la part de ses disciples. Il avait voulu réunir, féderer les membres de la résistance, et voilà qu'ils se divisaient plus qu'autre chose. La jeune femme avait une confiance certaine en le résistant, et il était son ami, mais elle désapprouvait un peu sa manière de faire les choses. Si elle avait été à sa place, elle aurait sûrement fait les choses plus intelligement. De toute manière, elle aurait commencé par laisser tous ces enfants à leurs petits jeux et leurs petites querelles d'adolescents. Ce n'était pas quelque chose pour eux, et le comportement de la majorité d'entre eux le lui confirmait encore aujourd'hui. C'est avec un air détaché qu'elle se dirigea vers l'une des tables de la pièce et se servit un verre de thé glacé. « N'êtes-vous tous qu'une bande de pantins complètement aveuglés par vos sentiments ? » lâcha-t-elle sans lever les yeux du verre qu'elle se versait. « Gabriel, quels sont tes plans ? » demanda-t-elle de la manière la plus directe qui soit. Il était de retour, très bien, il fallait laisser les sanguins à leurs enfantillages. Ils avaient une guerre à faire, non ? Pendant qu'ils perdaient leurs temps en pleurs idiots et coups de sangs, les mangemorts élaboraient sûrement déjà leurs plans. Eux étaient moins aveuglés par leurs émotions, ils étaient plus comme elle. C'était sûrement la raison pour laquelle la majorité des gens de cette pièce ne lui faisaient pas confiance.

721 mots en moins de deux heures ; + 380 points à la résistance.


Dernière édition par Skylar H. Moreno-Davis le Ven 19 Juil - 14:35, édité 1 fois
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{january 2000} EVENT

« And all I am is a bird in the storm »


Il était resté dans un coin, l’épaule contre le mur et la patience au coin des yeux. Et il les observait. Podmore et ses jeux à boire, vite rejoints par une poignée de gamins. Pas qu’il doute de leur valeur ou de leurs motivations, mais sur ce point-là, il partageait l’avis de Skylar : les gosses n’avaient pas à être impliqués dans cette guerre. Ce n’était pas à eux de le faire. Ce n’était pas à Nausicaa de se mettre en péril avec l’AD de Granger. Ce n’était pas non plus à Aleksander de jouer avec le feu de la révolte au risque de s’y brûler les doigts. On n’impliquait pas ceux qu’on essayait de sauver dans des histoires peintes couleur rouge sang et enfumées par l’odeur des cendres.

Mais bien sûr, quand il disait ça, on le traitait de lâche. Parce que sa tête n’était pas mise à prix, parce qu’il était professeur à Poudlard et que ça voulait forcément dire qu’il n’était qu’un lâche. Et par on, il voulait dire Aleksander. A leur dernière rencontre, il l’avait lu dans les yeux du jeune homme. Ca l’avait même énervé que l’autre ne comprenne pas l’inquiétude qui lui tordait les tripes. Qu’Aleksander trouve ça négligeable.

Où était-il d’ailleurs ? Seth parcourut les environs du regard à la recherche de la silhouette familière, mais en vain. Un moment, il fut tenté d’aller demander des informations supplémentaires à la petite Hoover, mais se ravisa, se concentrant plutôt sur Blackadder et sa montre sorcière. Tic tac. Tic tac. La trotteuse dépassa bientôt l’heure convenue. Et rien n’était encore commencé. Seth soupira, agacé. Il souhaitait partir rapidement. Trop de monde, trop de brouhaha, trop de corps pressés contre le sien en se glissant à la pardon, j’essaie de passer. Trop de trop.

C’était bien le mot d’ailleurs pour décrire les révélations qu’on leur servit sur un plateau d’argent. Trop maigre. Comme le corps d’Etherington, habitué à la privation, et ses excuses, plus dignes d’un ami que d’un leader. Trop illogique. Comme les excuses de Blackadder et les réactions des autres qui s’indignaient et s’offusquaient. Trop sentimentaliste, tout ça. Etherington disait que c’était pour eux. Eux disaient qu’ils avaient souffert de n’avoir pas su. Et personne ne se souvenait plus qu’ils n’étaient pas ici pour eux. ●●● N'êtes-vous tous qu'une bande de pantins complètement aveuglés par vos sentiments ? Gabriel, quels sont tes plans ? ● Cingla Skylar alors qu’Aleksander quittait la pièce sur un dernier relent de bile.

Un instinct stupide et amoureux (les deux allaient très souvent de pair, constatait-il, ces derniers temps) le poussa à décoller son corps du mur, mettant en mouvement la mécanique des sentiments et se dirigeant vers la sortie sur ces dernières paroles. ●●● Etherington, si tu leur disais ce que tu as fait tous ces mois, peut-être qu’ils comprendraient qu’au-delà de la nostalgie et du manque de leur présence, ce n’était pas non plus une partie de plaisir pour toi. ● Suggéra-t-il. Nathan allait lui coller un poing dans la gueule. Au moins que Hoover ne dévale les escaliers au milieu desquels elle s’est figée pour aller frapper Etherington. Advienne que pourra. Seth haussa les épaules, l’air de s’en foutre parce que tout ça ressemblait trop à des histoires de famille plutôt qu’à une réunion de résistants. Et des histoires de famille, il en avait déjà à n’en plus dormir la nuit alors il n’allait sûrement pas se mêler de celle-ci.

Alors à la place, il rejoignit Aleksander dans le couloir. Seth n’esquissa aucun mot, aucune parole de réconfort. Aucun geste. L’air de rien, il s’installa à côté, contre le mur. Mais tout prenait son sens dans cette épaule qui s’offrait à Aleksander, à peine appuyée contre celle du garçon. Epaule pour appui, pour pleurer, pour se cacher. Chaleur contre chaleur. Comme une porte ouverte, une invitation à se confier. Un vieux geste à la faveur du passé, comme lorsqu’ils s’asseyaient côte à côte pour parler.


661 mots (postés en moins de 12h) ; + 180 points à la résistance.
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Que dire après tout ce remue ménage. Chacun y allait de sa propre pensée, et peu importe ce que d'autres disait pour rassurer ou pour détendre l'atmosphère, cela ne semblait pas fonctionner. Ainsi, Petra se contenta de regarder autour d'elle, de suivre les évènements avec un œil neuf essayant de percevoir chacune des perceptions que chacun avait sur la chose, essayant de comprendre ce que chaque personne pensait être juste ou non. Elle écouta les propos de Gabriel avec intérêt. Focalisée sur sa personne, elle ne put s’empêcher de penser à tout ces gens qui croyait en lui et qui prenait mal le fait qu'il n'ait pas prévenu de ses intentions, elle songea aux plus proches qui avaient sans doute du subir un calvaire en le pensant mort. Elle même songea à la façon dont elle aurait réagit si à la place de Gabriel il s'était agit de son mari ou de sa meilleure amie... elle n'y aurait pas survécu.
Lentement, elle glissa, le dos contre le mur et se fit petite. L’atmosphère devenait de plus en plus tendue, si bien que l'air aurait put se fissurer s'il avait été palpable. D'un coté, l'acte de Gabriel Etherington avait été un coup de maître, une entrave aux plans perfide de Caldwell, et ce que chacun ici présent voulait pour ce monde c'était la liberté, le besoin d’évoluer dans un monde débarrasser de l'obscurité et de la terreur qu'il propageait autour de lui. Une guerre. C'était une guerre et dans les guerres tout était permit pour faire flancher l'ennemi... et cet ennemi là était bien présent se sentant plus fort que jamais. Ce coup briserait sans doute les illusions éphémères qu'il s'était fait, croyant avoir sans doute gagner.... mais la résistance tenait toujours. D'un autre côté, il avait laissé à l'abandon des hommes, des femmes et des adolescents qui avaient vu en lui l'espoir de voir leur monde renaitre, ils avait vu s'effondrer leur chef et leur moral avait été sapé jusqu'à la moelle. Il était normal que la colère qui se sentait dans la pièce se fasse entendre, elle était légitime bien qu'elle ne fasse pas beaucoup avancer les choses.

Tout ces visages, petra n'en connaissait très peu. Elle vit Seth de loin mais n'osa pas bouger. Elle resta simplement là où elle se trouvait en esperant que les choses se calmes d'elle même et que chacun prenne sur soi les divergences qui semblait corrompre l'objectif même de cette réunion. Après tout, ils étaient tous là, et s'ils étaient encore là c'est qu'ils se battaient encore malgré le fait qu'ils aient tous cru a la disparition de leur leader. Tic Tac... l'horloge tournait et pendant que le temps s'écoulait sans ménagement, ils étaient encore là à vouloir s'acharner sur un Etherington repentant... Toute cette énergie perdue à faire des reproches qui auraient tout le temps d'être mise en place plus tard... ça l'effrayait. Petra n'aimait pas les conflits, elle préférait avoir à prendre des décisions sérieuses et difficiles plutôt que d'affronter un conflit avec ceux qui étaient du même côté qu'elle. Essayant de se redresser tant bien que mal, la médicomage se cacha quelque peu devant d'autres personnes et parla. « Et maintenant ? Tout cela pour quoi ? Que fait-on à présent ? » de tout les flots de questions qui se propageaient dans sa tête, ce furent les seules qu'elle arrivait à prononcer à voix haute. Chacun d'eux avaient maintenant besoin de réponses après tout ce qui s'étaient passé, et puisque Gabriel était revenu, il devait à présent les guider à nouveau sur l’échafaudage de nouveaux plans pour faire basculé le premier ministre et toute sa horde de mangemorts.

605 mots en plus de 24h ; + 30 points à la résistance.
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LE RETOUR DU HÉROS


Seth avait l'air de savoir, quand j'avais besoin de lui. Il savait toujours tout – et pas seulement parce qu'il était plus âgé, plus talentueux, plus futé que moi. Pas parce qu'il comptait parmi les meilleurs sorciers que je connaisse. J'ose croire que c'est ce lien, entre nous. Cette connexion, qui l'aiguillait dans ma voie. Deux aimants, en constante attraction, pourtant incapable de se toucher. Il venait se caler contre le mur, à côté de moi. Il ne dit pas un mot, il n'en avait pas besoin – nous n'en avions pas besoin. Son épaule, contre moi. Un signe, un message. Une invitation à me laisser aller. On ne s'était revus qu'une fois, depuis notre long hiatus, une fois où les choses avaient dérapé, mais il me tendait quand même une épaule pour pleurer. Son absence de ressentiment me surprenait. Je posai la tête, néanmoins, et m'accrochait à son bras. Bouée de sauvetage. À l'intérieur, se poursuivaient les reproches et cris du cœur, les tentatives de calmer le jeu. Grand bien leur fasse. Je n'avais pas envie de m'impliquer davantage dans leurs querelles, dans cet esprit de résistance qui m'apparaissait maintenant hypocrite. Une farce, c'est tout ce que c'était. Le mouvement de libération n'avait plus lieu d'être, pas pour moi, pas dans ces conditions-là. Seul Seth, sa présence, sa chaleur, valaient le coup. « Merci » murmuré-je. Pas sûr qu'il ait entendu, pas même un tressautement. Nos regards étaient étrangers, chacun perdu dans le vide, alors je continuais, pas le moins du monde intimidé par son silence. Mieux valait ça que sa colère. « Qu'est-ce que t'en penses ? De ça, de cette fausse mort, de cet .. abandon ? » Puis je regrettai, un peu. Il n'avait pas toujours bien agi, Seth, surtout auprès de sa famille. Il n'avait pas bien compris la vie, ou au contraire l'avait trop bien comprise, et certains sentiments lui passaient au-dessus. Il ne comprendrait pas. Il n'était pas comme moi, à fleur de peau, écorché vif. Il était fort, solide, un vrai roc, et c'est pour ça que je l'aimais, c'est pour ça que j'étais tombé amoureux de lui le premier jour. Il hausserait les épaules, marmonnerait quelque chose dans sa barbe, et je l'embrasserais pour qu'il n'ait pas à parler, à dire des mots qu'il ne pense pas – ou pire, à dire ce qu'il pense, à me faire mal au cœur. Une vieille routine.



403 mots en moins de 2h ; + 240 points à la résistance.
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Where did I go wrong ? I lost a friend,
somewhere alone in the bitterness


Tout d’un coup, la tension palpable redescendait. Gabriel se rendit soudainement compte de tous les dégâts, de toutes les conséquences qu’avaient entraîné son départ et son acte. Tout semblait s’effondrer autour de lui, autant ses croyances que les gens auxquels ils tenaient. Alexis, puis Nathan, Dante. Qui serait le prochain ? Qui serait celui qui lui infligera le coup fatal ? Au fond, peut-être aurait-il été préférable qu’il meurt réellement pour ne pas avoir à affronter une colère qu’il connaissait que trop bien mais qu’il n’avait pas anticipé. Mais était-ce sa faute s’il était dévoué à sa cause ? À eux ? L’absurdité de ce qu’il avait fait le frappa de plein fouet comme une douleur en plein cœur. Il aurait tellement voulu que Sasha soit là, au moins pour se moquer de lui, au moins pour l’aider à se relever. Il se sentait seul, seul et désemparé face à sa propre bêtise, face à la seule chose qu’il pensait juste. Alors au fond, sans doute, que ça ne l’était pas. Mais les décisions les plus irréfléchis sont parfois les plus braves. Se racheter était totalement inutile, il ne le pourrait jamais et même s’il en avait la force, il s’obligerait à abandonner. Se laisser tomber lentement dans cette mare de remords et de regrets qui auraient fini par l’affaisser comme un château de cartes, souffler par le vent et les bourrasques déchaînés. C’en était trop, beaucoup trop pour son cœur éreinté qui avait dû les laisser. Il voulait vomir, cracher combien lui aussi était déçu par leur manque de compréhension. C’était comme recevoir en plein thorax un poignard acide qui le faisait fondre de l’intérieur. Mais il fit abstraction de la douleur pour ne pas montrer que ça l’atteignait. Il était le chef de la Résistance, ce soi-disant héros qui devait les sauver. Les apparences valaient plus que chacune des chutes dont il s’était relevé. « Réorganiser la Résistance déjà serait un bon début à mon sens. Mon retour a dû en diviser plus d’un et ça n’est pas ce que je voulais. Même si… s’interrompit-il sans le vouloir avant de reprendre, comme si les mots lui écorchaient les lèvres, de devoir admettre l’évidence qu’il ne voyait pas, même si tout est de ma faute. C’est mon fardeau, ça l’a toujours été et ça le sera jusqu’à la fin. Jusqu’à que Caldwell crève du moins. Je suppose. » Avec le revers de sa manche, il s’essuya sa lèvre ouverte par Nathan et sentit le goût métallique du sang s’infiltrer dans sa bouche, ne pouvant s’empêcher de grimacer sous le picotement de sa blessure. Il en était réduit… à rien du tout. Au début. À devoir (re)gagner leur confiance, à devoir les rassembler une nouvelle fois autour d’une même cause. Mais comme toujours, le challenge en valait la peine. Comme toujours.

471 mots en moins de 48h ; + 30 points à la résistance.
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Loü-ann était à bout de souffle à force de courir. D’un la demoiselle était en retard – et soit dit en passant, elle détestait être en retard- et de deux elle était dans un état minable. Pourquoi ? La réponse est bête, la jeune sorcière qui était tranquillement installée chez elle quelques minutes avant de partir lisant un livre. Quand tout d’un coup, alors qu’elle tentait de remettre l’ouvrage à sa place, elle fut attaquée sauvagement par … la bibliothèque. Enseveli sous le meuble et une pile de livres.  L’ironie du sort était qu’elle allait partir pour ne pas arriver en retard, mais au final elle était la coincé sous le meuble.  Après s’être débattu pendant une vingtaine de minutes, elle réussit à se dégagé, mais bien évidemment fut en retard.
Galopant, d’une manière désespérée, les cheveux en bataille et la lèvre entaillée. Elle se rapprocha du point de rendez-vous. Elle s’arrêta quelques secondes, histoire de reprendre son souffle et donc éviter de faire du bruit pour passer inaperçu.
La tornade rousse poussa la porte, celle-ci fit un bruit qui aurait pu réveiller un mort. Alors imaginé la surprise de la jeune sorcière quand elle vi Gabriel dans la pièce. Loü-ann se figea quelque instant, devenant rouge comme une tomate – avec le retard qu’elle avait , la jeune demoiselle était vraiment gênée, mais en plus elle ne reconnaissait personne dans ses amis « proches » et donc elle se sentit d’autant plus idiote. Elle susurra un «  Désolé du retard », mais ne fit encore aucun mouvement.

256 mots en moins de 2h ; + 240 points à la résistance.
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le retour du héros


Comme en écho aux paroles de la jeune professeur, Creslaw, cachée derrière quelques visages soucieux mais aussi furieux, éleva la voix elle aussi pour passer à la vitesse supérieure. « Et maintenant ? Tout cela pour quoi ? Que fait-on à présent ? » Bien qu'elle était plutôt ravie que quelqu'un d'autre cherche à poser les bonnes questions, Skylar ne put s'empêcher de penser que cette femme ne savait pas écouter. Mais elle n'allait pas faire de remarque, pas maintenant. Elle l'aurait dit de manière cinglante dans un autre contexte, car elle aimait faire remarquer aux gens leurs torts et leurs failles, mais il n'était pas l'heure de le faire, car la résistance avait d'autres chats à fouetter. Ceux qui étaient trop en colère et qui ne comprenaient pas n'avaient qu'à prendre la porte, personne n'avait besoin de personnes aussi faibles, capables de se laisser aveugler par leurs sentiments et leurs esprits vengeurs. Skylar avait pourtant beaucoup d'estime pour Hayter, avec qui elle avait eu régulièrement l'occasion de discuter. Les personnes à qui elle accordait du crédit était rares, et il faisait parti d'entre elles. Mais aujourd'hui, voir ce regard furieux et entendre ces mots presque aboyés lui donnait une toute autre image de l'homme. Décidément, même quand elle faisait un effort, elle était toujours déçue, et c'était ces déceptions qui avaient fait d'elle au fil du temps quelqu'un qui ne cherche plus à entrer dans la vie sociale, quelqu'un franchement hermétique à la croyance qu'il existe du génie en chacun. La jeune Moreno releva le regard vers son ami affublé d'une barbe et de cheveux longs. Etherington gardait le regard franc malgré tout ce qui venait de se passer. Certes, elle pouvait déceler une pointe de déception et d'appréhension dans ses yeux, mais il savait tout comme elle qu'il ne pouvait pas perdre de temps avec des enfantillages, elle en était certaine.

Il répondit alors d'une voix claires aux questions des deux femmes : « Réorganiser la Résistance déjà serait un bon début à mon sens. Mon retour a dû en diviser plus d’un et ça n’est pas ce que je voulais. Même si… même si tout est de ma faute. C’est mon fardeau, ça l’a toujours été et ça le sera jusqu’à la fin. Jusqu’à que Caldwell crève du moins. Je suppose. » Skylar ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Oui, elle avait beaucoup d'estime pour Gabriel, mais regrettait qu'il ait à servir cette litanie pleine de bons sentiments et d'excuses. Une jeune femme fit alors son apparition dans la pièce, une petite rousse que Skylar n'avait encore jamais vu. Encore une recrue, qui en plus, se permettait d'arriver en retard ? Rien de mieux pour énerver la professeur qui lui aurait bien enlevé une cinquantaine de points si elle avait été à Poudlard. Elle se contenta de lui lancer un regard noir avant de s'approcher de Gabriel, son verre d'ice-tea à la main, confiante et presque amusée. « Réorganiser la résistance... Qu'entends-tu par là ? » Demanda-t-elle, en fronçant les sourcils. « Bien que je sois totalement pour, il y a beaucoup de boulot à mes yeux. » Beaucoup s'offusqueraient de voir cette étrangère à l'accent américain fraîchement débarquée porter un jugement sur leur communauté, mais elle n'en avait strictement rien à faire. Elle balaya la pièce du regard et finit par retrouver les yeux clairs de Gabriel. « Par quoi veux-tu commencer ? » fit-elle finalement avec un grand sourire. Oh oui, elle n'attendait qu'une chose : des missions à se mettre sous les dents. Certains dépérissaient sans affection, Skylar, elle, dépérissait sans adrénaline, sans action, sans but. Et c'était la raison pour laquelle elle avait débarqué à Londres. Pour l'action, et rien d'autre que pour ça.

623 mots en plus de 24 heures ; + 30 points à la résistance.
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Les questions fusaient trop rapidement, de tous les côtés. Il n’eut pas le temps de toutes les assimiler, mais quelques unes, des bribes, des mots, par-ci par-là qui demeuraient répétitifs. Alors, il en saisit certains, au vol, mais sa tête lui tournait tellement, que là, dans l’immédiat, il aurait bien voulu qu’on finisse par l’achever. La douleur était lancinante, quasiment pétrifiante et il dut prendre sur lui pour ne pas lui succomber. Un voile noir nageait devant ses yeux, brouillant sa vue et l’obligeant doucement à devoir reprendre contenance avant que ça ne l’achève. « La Résistance sera ma priorité ! Allons Skylar, tu ne vois pas par toi-même ? Mon retour les divise et ça n’était pas le  but. JAMAIS. » Sa propre voix résonnait dans sa tête, comme un coup de massue non anticipé. Ça tonnait, trop fort, trop vite et les vibrations parcouraient son corps, menaçant à tout moment de le faire sombrer. « Du… boulot ? » Il était las, désemparé de devoir combattre pour eux, pour qu’ils ne comprennent rien, pour qu’ils baissent les bras au premier obstacle. C’était ça qu’il leur avait appris ? C’était comme ça qu’on se battait contre ce qui se dressait devant nous ? Soudainement – et brutalement – il comprit que tout ce qu’il avait fait durant ces dernières années, n’eurent servi à rien. C’était du vent, des poussières, des nuages de fumée illusoires. Tout comme leurs rêves. Tout comme leurs convictions. Et le réaliser faisait atrocement mal. « N’ai-je pas déjà tout fait ? N’ai-je pas déjà ASSEZ fait ? Vraiment Skylar, tu ne trouves pas ? Regarde le remerciement. Regarde-les dans les yeux. Vois-tu une once d’envie de se battre ? Vois-tu une once de détermination ? Je ne vois que des lâches qui laissent tomber dès que la vérité les rattrape. Je ne suis pas un héros. Malgré tout ce qu’on en dit, malgré tout ce que l’on croit. Je n’ai jamais voulu de ce rôle. Et pourtant, ça a été mon fardeau, ma croix et ma putain de fierté ! Et tout ce que j’ai construit… tout ce que j’ai sacrifié – inutilement – se casse la figure. Avec mon retour, parce que j’ai pensé naïvement que ça pouvait servir à quelque chose. » Ses nerfs lâchaient. Il n’en pouvait plus de ces non-dits. Il n’en pouvait plus de cette hypocrisie. Il n’en pouvait plus. Si eux avaient souffert, que devait-il dire ? Que devait-il raconter de ces nuits dans le noir à l’autre bout du monde ? À se mourir lentement, à chercher une solution pour les sauver ? « J’ai fait tout ce que j’ai pu… Même au-delà de ce que j’aurais du. Je me demande si ça en valait la peine. Si ça en vaut toujours la peine aujourd’hui. » Il était fatigué. Il était crevé, complètement anéanti. Ça n’était pas le genre d’accueil qu’il attendait, même s’il se doutait que ça ne serait pas des embrassades, ni des mots affectueux, mais un minimum de gratitude peut-être. « Demain est un autre jour. Demain sera un nouveau combat. Peut-être. » Mais je demeurerais toujours cet homme aussi impuissant.

522 mots en plus de 48h ; + 30 points à la résistance.
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Harry Potter
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Il se retrouvait étrangement dans ce discours, cette lassitude, ces traits désabusés. Ça n’avait rien d’agréable, c’était même déplaisant et douloureux. Qu’il soit question de ceux qui réagissaient en ne songeant qu’à leur propre détresse ou de ceux qui faisaient mine de comprendre, ils sonnaient tous comme des nombrilistes incapable d’envisager la situation du point de veux de leur prétendu ami. Des réactions dictées par leurs sentiments ou leur absence  de sentiments, qui les aveuglaient et rendaient la situation plus complexe encore. La chute était infernale, sans fin puisque chacun se sentait dans son bon droit et que nul ne se remettrait en question – autant les autres qu’Etherington lui-même, tous enfermés dans un rôle de victime et désireux de voir leur entourage agir comme bon leur semblait, sans envisager que le monde ne tournait pas aussi facilement. C’était exactement ce qu’Harry avait appris à avoir en horreur, dans les relations humaines. L’ingratitude des uns, leur méfiance, leur colère et leurs mots crument blessants, leur confiance durement acquise prête à s’effondrer au moindre pas de travers. Et les autres, toujours présents pour pousser les leaders désignés au-delà de leurs limites, critiquer tout ce qui avait déjà été construit, réclamer de l’action, des résultats, encore et encore, sans comprendre que l’homme n’a rien d’une machine. Mécaniquement, Harry croisa les bras sur sa poitrine comme pour s’éloigner d’eux, qui représentaient en cet instant tout ce qui l’avait écrasé pendant des années, le fardeau qui avait fait naître en lui l’irrésistible besoin de fuir. Il était plus que soulagé de ne pas être dans les souliers de Gabriel, maintenant plus que jamais. Il n’ajouta rien au débat, cependant. Il ne voulait ni être juge, ni participer à un lynchage public, et la seule envie qui le démangeait était de retourner se cloîtrer entre ses murs. Il lança d’ailleurs un coup d’œil plein d’envie à l’escalier en pesant le pour et le contre : est-ce que tout avait été dit ? Ou est-ce qu’il restait encore quoi que ce soit de valable pour lui imposer de subir plus longtemps ce rassemblement forcé ?

348 mots en moins de 2h + 240 points à la résistance.



don’t get too close ∞ I get older and life fades but you remain. Open up again I believe in second chances, please let me in, I believe in second chances. I won't break you, I will not let you down, forgive me.


(c) crackle bones
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Skylar n'avait attendu que ça : ce retour, quelque chose d'aussi intéressant à se mettre sous la dent. Dés que Gabriel serait là -s'était-elle dit- il y aurait des directives claires, et enfin du vrai boulot pour elle. Les autres membres de la résistance ne lui faisaient qu'à moitié confiance, et la présence de Gabriel changerait ça. Ils pourraient dire ce qu'ils voulaient, elle savait que le leader lui donnerait du vrai job, et pas seulement avoir à l’œil des petites morveux à Poudlard et faire des rapports avec Julian Blackadder. Alors elle se tenait là, à l'affût de paroles intéressantes. Mais ce qui sortit de la bouche de Gabriel ne la rassasia pas le moins du monde. « La Résistance sera ma priorité ! » aboya-t-il. La jeune professeur fronça de nouveau les sourcils, un peu perplexe. Pourquoi disait-il quelque chose d'aussi.. Évident ? Il ne répondait en aucun cas à sa question, elle venait de lui demander justement ce qu'il comptait faire pour la résistance. « Allons Skylar, tu ne vois pas par toi-même ? Mon retour les divise et ça n’était pas le  but. JAMAIS. » Oh oui, elle avait bien remarqué, ça, pas besoin d'essayer de le lui faire voir davantage. Gabriel savait très bien qu'elle serait bien l'une des premières à le regretter, étant donné qu'elle condamnait la trop grande présence des sentiments dans la société humaine. « Du… boulot ? » demanda-t-il presque outré de ses paroles. « N’ai-je pas déjà tout fait ? N’ai-je pas déjà ASSEZ fait ? Vraiment Skylar, tu ne trouves pas ? Regarde le remerciement. Regarde-les dans les yeux. Vois-tu une once d’envie de se battre ? Vois-tu une once de détermination ? Je ne vois que des lâches qui laissent tomber dès que la vérité les rattrape. Je ne suis pas un héros. Malgré tout ce qu’on en dit, malgré tout ce que l’on croit. Je n’ai jamais voulu de ce rôle. Et pourtant, ça a été mon fardeau, ma croix et ma putain de fierté ! Et tout ce que j’ai construit… tout ce que j’ai sacrifié – inutilement – se casse la figure. Avec mon retour, parce que j’ai pensé naïvement que ça pouvait servir à quelque chose. » Skylar haussa les sourcils, presque exaspérée. Une chose était sûre : elle n'appréciait pas les paroles de Gabriel. Il osait lui parler comme à l'un de ces adolescents alors qu'elle était venue tout droit de Boston pour l'aider, pour donner un coup de main à celui qu'elle considérait comme son ami depuis bien longtemps. C'était en lui parlant ainsi qu'il la remerciait ? « Si tu commences par traiter de lâches tes fidèles suiveurs, Etherington, il y a peu de chances que les choses s'arrangent. » lâcha-t-elle sans même hésiter. « Et je ne vois pas pourquoi tu me prends à parti alors que je suis sûrement l'une des seules à te soutenir dans tout cela dans l'assemblée. Je te demandais uniquement quels étaient tes plans pour le futur, je me fiche de ce que pensent les autres, tu n'avais aucun besoin de me parler ainsi de la.. souffrance par laquelle tu es passé, comme tu dis. » Elle tourna les talons, déposa le verre qu'elle avait à la main sur la table. « Je ne suis pas revenue pour que tu me parles ainsi. Parle comme ça à tes très chers résistants. » Elle se se dirigea vers la porte et se tourna une dernière fois avec une révérence mimée, ironique, cynique. « Mesdames, messieurs, si vous voulez bien m'excuser. » Puis elle passa la porte et la claqua derrière elle, prenant l'angle de la rue. Elle voulait bien croire que la déception puisse pousser Gabriel à être un peu sur les nerfs, mais quand il agissait comme ça, il n'était qu'une autre de ces silhouettes complètement aveuglées par leurs émotions. Il semblait se noyer dans ses pensées. Il ne répondait même pas aux questions objectives et qui auraient pu lui donner de l'espoir pour son propre camp. Il ne répondait pas à ceux qui étaient prêts à se remettre au travail. Eh bien tant pis pour lui. S'il ne voulait pas d'elle, des milliers de sorciers à travers le monde auraient besoin d'elle.

708 mots en moins de 2h ; + 380 points à la résistance.
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Cette fois, il abandonnait. Sans autre forme de procès, sans continuer à lutter. Il abandonnait. Personne ne pouvait comprendre, personne ne semblait réaliser les sacrifices qu’il a été obligé de faire pour eux. Lequel était donc le plus égoïste ? Lequel jugeait sans même essayer ? Sa tirade n’avait rien de reproches, tout du moins, envers elle. Non, c’était un cri de désespoir, un cri à l’aide comme il en avait prononcé si peu. Ou que très rarement. En vérité, et pour la première fois, Gabriel s’avouait vaincu et être un homme. Pitoyablement. Il s’affaissait sous le poids de ses actes, de ses décisions, de ses choix restés trop longtemps impardonnés, ignorés, oubliés. Et là, dans sa tourmente, cette tempête balayait tout ce qu’elle pouvait, rongeant chaque parcelle noircie, détruite, calcinée. « Tu t’en fiches Skylar ? Tu t’en fiches alors que je l’ai également fait pour toi ? Pour chaque personne ici présente ? Vous ne savez rien de ce que j’ai enduré pendant tout ce temps. Pendant que vous étiez bien au chaud ici, moi je me crevais de froid à l’autre bout du monde en cherchant vainement une solution contre la merde que Caldwell a semé. Je ne me suis pas pris de vacances comme beaucoup ici présents semblent le croire ou même le penser. Lorsque l’on m’a mis à la tête de la Résistance, quand je l’ai monté avec Sévan, je n’ai jamais voulu être un héros, ni une personne adulée. Parce que je suis comme vous. Un être humain. Un putain d’être humain avec des failles et des faiblesses. Je n’ai jamais pensé à moi avant tout, mais toujours à vous. Je vous ai toujours fait passer avant moi. Avant mon propre bonheur avec Dante que j’ai brisé pour vous, même si vous ne m’avez rien demandé. Mais j’ai payé le sacrifice demandé à mes dépends. Alors oui, je ne vois que des lâches. Et tu sais pourquoi Skylar ? » Même s’il vacillait cruellement, il se dépêcha de la rattraper pour qu’elle lui fasse face et qu’elle le regarde droit dans les yeux. Il attrapa son bras, la retournant vers lui. Son regard encré dans le sien, Gabriel le savait, peut-être là, maintenant, si près, elle aurait pu déceler toute cette douleur qui émanait de lui mais que personne ne voyait. Que personne ne voulait voir. « Parce que j’ai affronté leur colère. J’ai affronté la vérité et les conséquences de ma fausse mort. Parce que j’ai cru en eux. J’y ai cru, comme je croirais en mes propres enfants. Parce qu’ils sont ma famille. J’ai pris chacun d’eux sous mon aile et je leur ai appris à se battre contre l’ennemi et dans l’adversité. Quel effet crois-tu que cela me fait de voir que presque personne ne me soutient ? » Ses prunelles onyx brûlaient de nouveau de détermination et la colère l’obligeait à se rendre à l’évidence. C’était lui et personne d’autre qui devait recoller les ruines qu’il avait commises. « Mais tu sais aussi que je n’y arriverais pas seul. » Il lui demandait implicitement de l’aider. Car il en avait besoin.

521 mots en moins de deux heures ; + 380 points à la résistance.
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Sévan Blackadder
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Les cris indignés, les coups, les reproches. Sévan s’était attendu à tout cela mais ça ne l’empêcha pas de serrer les dents. Il savait qu’ils allaient tous en vouloir à Gabriel, il s’était préparé à cette éventualité mais en voyant le visage de son mentor, le jeune homme comprit qu’il ne s’était pas attendu à autant de haine de leur part. Tant pis, il allait devoir faire avec. Bien évidemment, l’ancien auror comptait bien continuer de soutenir Gabriel quoi qu’il advienne et il comprenait sa décision, mais il savait également qu’il n’avait jamais été dans la position de ceux qui l’avaient cru mort. Comment aurait-il réagi, à leur place ? Il aurait très certainement cassé la gueule d’Etherington. Sévan se connaissait, il savait à quel point il gérait mal sa colère et il comprenait parfaitement ceux qui réagissaient violemment ici. La suite des évènements ne cessa de se compliquer et le jeune homme préféra ne pas intervenir. Gabriel n’avait pas besoin qu’un gamin de vingt quatre ans lui dise quoi faire pour apaiser ses troupes. S’il ne pouvait pas passer cette épreuve, alors il perdrait à jamais la confiance des membres de la Résistance et ça ne pouvait pas se produire.
Mais l’échange entre Gabriel et Skylar commença à s’envenimer, aussi Sévan serra-t-il les dents. Il les vit sortir tous deux de la pièce et s’excusa auprès des rares personnes qui demeuraient encore dans le salon de St James afin de les rejoindre. Cette fois-ci, ça allait beaucoup trop loin. « Gabriel,  souffla-t-il en le rattrapant enfin. Je ne pense pas que qui que ce soit ait besoin d’un concours de celui qui a le plus souffert, »  fit-il entre ses dents en plongeant son regard dans celui de l’ancien chef des aurors. « Tu n’as pas le droit de juger leur souffrance, encore moins si tu ne veux pas que l’on juge la tienne. Comprends-les, ça a été l’enfer, pour eux. » Il s’interrompit et eut un regard pour Skylar. « Ils ont besoin de temps, et toi aussi. Tout ne va pas s’arranger en une après-midi. Ils doivent comprendre pourquoi tu as fait ça et plus difficile encore, l’accepter. Je comprends que leur réaction te choque, mais tu ne peux pas t’offusquer ainsi, tu n’as pas le droit. »

Parce qu’il était leur leader, un emblème, un exemple qu’ils avaient longtemps suivi. Parce que lorsque l’on devenait le chef, on faisait passer tous les autres avant soi-même,  y compris dans les situations les plus difficiles. C’était douloureux pour Gabriel, Sévan n’en doutait pas, mais il devait demeurer un chef impassible et sûr de ses décisions, et non pas jouer les martyrs comme il venait de le faire devant Skylar. Heureusement que même si le jeune homme n’appréciait pas l’américaine, il savait qu’elle ne le trahirait jamais, car en ce moment plus que jamais, il avait besoin qu’elle l’épaule avec sa force de caractère. « Rentrons. S’il vous plaît, » dit-il à l’attention des deux autres.

497 mots en moins de 24h ; + 40 points à la résistance.


fade to black
Life it seems, will fade away, drifting further every day. Getting lost within myself, nothing matters no one else. I have lost the will to live, simply nothing more to give. There is nothing more for me, need the end to set me free. (⚡️) metallica.
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EVENT#1 ϟ Le retour du héros

La tension à St James était à son comble. Si Gabriel Etherington avait pensé apaiser les cœurs meurtris en réapparaissant, il se rendait bien compte que ça n'avait pas fait qu'empirer les choses. Entre ceux qui prenaient ça trop à cœur et ceux qui le soutenaient, il y avait de quoi perdre la tête. La résistance semblait se diviser plus que jamais, laissant un goût amer dans la bouche de chacun. Se sentir trahi par les siens était quelque chose d'assez douloureux. Seulement, ne dit-on pas que les mauvaises nouvelles soudent encore plus les gens ? Alors que Gabriel Etherington s'était lancé à la poursuite de Skylar et que Sévan Blackadder les avait rejoints, une boule bleue atterrit dans le salon éveillant les protagonistes s'y trouvant. La boule bleue prit la forme d'un animal, un lynx. Plusieurs membres de la résistance commencèrent à bouger nerveusement, généralement quand un patronus apparaissait, ça voulait dire qu'une mauvaise nouvelle arrivait. Tout le monde se souvient du patronus qui avait surgi lors du mariage de Bill et Fleur Weasley. Tout le monde savait que quelques instants plus tard, les mangemorts avaient débarqué. La salle retint son souffle lorsqu'une voix féminine s'éleva dans la pièce. Elle s'étendit dans tout le manoir, lâchant des mots qui glacèrent le sang. « Taupes découvertes : Brovia Kolvan, Luscath Quigley, Andrew Connolly sont morts. Jeremiah Wheland mort. Une mangemorte exécutée : Kastiel Lensherr morte. This is war. » Le patronus continua de répéter les mêmes phrases. D'autres noms venaient s'ajouter à la longue liste des défunts. Trois agent-doubles et un membre connu de la résistance plus une mangemorte. Caldwell avait encore laissé parler sa folie. Jusqu'à quand ?

—————— ▲ ——————


Et c'est à vous ! Comme précisé dans le post général, il n'y a pas d'ordre. L'event sera bloqué quand il y aura intervention du pnj ou de Sévan. Vous pouvez poster de 200 mots minimum à 1 000 mots maximum, n'oubliez pas d'inscrire le nombre à la fin de vos réponses comme d'habitude. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à envoyer un mp à Dante.

— vous postez en moins de 2h, vos points sont multipliés par 12.
— vous postez en moins de 12h, vos points sont multipliés par 6.
— vous potez en moins de 24h, vos points sont multipliés par 2.

Pour les heures c'est par rapport au message de votre vdd, pas du message d'origine.
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Drago Malefoy
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 « Merci.  Je crois que je vais m'asseoir là, et qu'on devrait aller chercher la bouteille de rhum pour de vrai. Vous inquiétez pas, retournez dans la salle, vous êtes pas obligés de rester avec moi. Je veux écouter. J'ai juste pas envie de voir sa gueule de Jésus. » Drago fronça les sourcils, bien conscient du sentiment de haute trahison que pouvait ressentir Alexis. Mais dans le fond, n'était-ce pas mieux que Gabriel soit de retour ? Même si Sévan faisait un très bon chef, ils avaient besoin du créateur de ce mouvement alors savoir qu'il n'était pas vraiment mort était une consolation pour Drago. « -me suis sacrifié pour ne pas que ça arrive, pour que vous ayez un peu de répit avant que l’on reprenne la guerre. Et qu’on l’achève. Une bonne fois pour toute. »  « Il se fout de notre gueule ? » Le blond haussa un sourcil en avisant la réaction d'Alexis. Ça ne lui ressemblait tellement pas, il amorça un mouvement en avant, grimpant d'une marche pour se retrouver à la hauteur de la jeune femme, se demandant ce qu'il foutait ainsi les bras ballants, proche de l'ancienne Serdaigle au point que leurs doigts pouvaient se frôler. « Baisserez-vous les bras maintenant ? [...] Je crois qu’il est temps de reprendre nos baguettes et de repartir en guerre. Caldwell goûtera lui aussi à l’Enfer. »  « Repartir en guerre ? REPARTIR ? Il se fout de nous ? Comme si la guerre n'avait pas continué pendant sa petite mascarade ! Il croit qu'on a fait quoi, qu'un a bu du thé en sifflotant ? » Drago préféra poser une main sur son épaule, faisant une légère pression pour qu'elle tente de se calmer. « Alexis. » L'appela-t-il. « Tu vas nous faire une attaque si tu continues à laisser la colère t'envahir. » Pour le réconfort, on repassera petit dragon.

La suite devint confuse. Alexis fulminait toujours et refusait de se calmer et dans la salle c'était pire. Une brune passa furieuse devant eux bientôt suivie de Gabriel et de Sévan. Avant qu'ils ne puissent comprendre, il y eut du mouvement dans le salon. Drago descendit les marches, bien curieux de ce qu'il pouvait se passer là-bas. Il n'eut pas besoin d'aller voir, non. Il lui suffit d'entendre simplement.  « Taupes découvertes : Brovia Kolvan, Luscath Quigley, Andrew Connolly sont morts. Jeremiah Wheland mort. Une mangemorte exécutée : Kastiel Lensherr morte. This is war. » Son cœur fit une longue chute dans sa poitrine. Des agent-doubles, tous. Ils étaient morts. Ses pensées dérivèrent vers Abygail. Est-ce qu'elle allait être la prochaine ? Il se mordit l'intérieur de la joue et se passa une main dans les cheveux. Il était nerveux. Il fit deux pas en avant, puis se recula avant de se décider et d'aller directement dans la salle. Un large cercle s'était fait autour d'un patronus, un lynx. Il répétait sans cesse ces phrases. Plus Drago entendait ces mots, plus il sentait une angoisse l'envahir. Caldwell s'était rendu compte que son ministère n'était pas sûr à 100 %. Il songea à tous les autres. « Putain. » jura-t-il plus pour lui-même. C'était très mauvais signe.

533 mots en moins de 24h ; + 60 points à la résistance.

Spoiler:
 


surnom résistant and you, you'd lay awake at night and scheme of all the things that you would change but it was just a dream.
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Dante Rosewood
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⚡ Nature du sang : pur.

Tout était allé tellement vite. Dante en eut le tournis. Chacun avait son mot à dire ou des insultes à proférer à l'encontre de Gabriel. La Serpentard ne fronça les sourcils que lorsqu'il évoqua son nom, elle sentit des regards chatouiller sa nuque et dut serrer un peu plus fort les poings pour éviter de se jeter sur les curieux. Gabriel, tais-toi. Elle détourna le regard, le laissant se débrouiller tout seul dans ses explications. Il n'avait pas vraiment de soutien. Lorsque la directrice de Serdaigle élevait la voix, c'était pour l'assaillir de questions faisant qu'il s'enfonçait de plus en plus auprès des autres. Tais-toi, bon sang. Elle retint un sifflement pour montrer son mécontentement face aux interventions à répétition du professeur Moreno-Davis. Ne voyait-elle pas que les autres n'en avaient rien à faire de la résistance ? Tous semblaient blessés dans leur amour propre – elle, la première – et ils n'étaient pas prêts à pardonner son geste. Elle les comprenait. Elle-même avait beaucoup de mal à accepter cette résurrection. Elle avait commencé à faire son deuil et il était revenu d'un seul coup. Plus les minutes défilaient, plus elle voyait l'illustre représentant de la résistance se faire descendre par ceux qui osaient s'appeler ses alliés et amis, Dante secoua la tête, désespérée et bougea enfin. Elle alla s'appuyer contre un mur, ramenant ses bras autour d'elle. De là où elle était, elle voyait toutes les personnes présentes. C'était vraiment un étrange spectacle. C'était presque dérangeant. Elle vit Gabriel se mettre en colère contre la professeur Moreno-Davis qui partit presque aussitôt, probablement vexée par les réponses virulentes de l'homme. Dante leva les yeux au ciel. Il revenait à peine, elle aurait pu faire un effort et attendre avant de l’assommer avec ses questions. La résistance pouvait attendre. La résistance devait attendre. La Serpentard se rendit compte à quel point ça l'irritait qu'on puisse faire passer tout ça avant l'être humain qu'était Gabriel. On n'était pas à une minute près, Caldwell n'avait pas envie de quitter l'Angleterre et il ne faiblirait pas pour autant alors qu'on le laisse un peu respirer.

Dante voulut s'en aller. Il n'y avait plus rien à attendre de cette réunion. Elle jeta un coup d’œil au professeur Podmore et ouvrit la bouche pour lui demander s'il était possible pour elle d'emprunter sa cheminée pour le retour, mais elle fut coupée par un souffle froid. Elle sentit un mouvement de foule et fut bousculée par un petit homme trapu. Elle lui jeta un regard noir. Il s'excusa. Un lynx patronus venait de faire son apparition au milieu de la pièce. Ça n'annonçait rien de bon. « Taupes découvertes : Brovia Kolvan, Luscath Quigley, Andrew Connolly sont morts. Jeremiah Wheland mort. Une mangemorte exécutée : Kastiel Lensherr morte. This is war. » Ces quelques phrase suffirent à la jeune fille pour prendre une grande décision. À la fin de l'année, elle ne rejoindrait pas la résistance. À la fin de l'année, elle s'éloignerait de tout ça. Des résistants morts au nom de quoi ? Une liberté qu'ils n'étaient même pas sûrs d'obtenir. Le patronus répéta plusieurs fois les mêmes phrases et ce n'est qu'au bout de la troisième fois qu'elle manqua de pousser un hurlement de bonheur. Kastiel Lensherr. La garce allemande. Cette salope qui s'était amusée à la torturer. Elle était morte. Elle avait succombé. Probablement que Caldwell avait décidé de la liquider parce qu'il s'était rendu compte à quel point elle servait à rien. Une chaleur rassurante l'envahit et machinalement, elle posa une main sur son ventre à l'endroit où l'autre folle s'était amusée à lui entailler la peau. Elle n'avait plus à avoir peur d'elle, elle n'avait plus à nourrir une quelconque envie de meurtre à son égard. Elle était morte. Finie. Elle ne ferait plus de mal à personne et ça, ça c'était une bonne nouvelle malgré tout.

645 mots en moins de deux heures ; + 360 points à Serpentard.



RECKLESS MISTAKE. BROKEN GIRL.
in the eyes of a teenage crystallized. oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home and the cries from the strangers out at night. they don’t keep us up at night, we have the curtains drawn and closed©️.mad love
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02 — EVENT#1 ▲ Le retour du héros

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