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 03 — MINI-INTRIGUE | all hope is gone, this is the end (wanted vs deatheathers)

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Hogwarts Chronicles
PNJ ⚡ the puppet master
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Portus
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Hominum revelio
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Mini-intrigue ▲ all hope is gone, this is the end

Ce plan avait pris place dans sa tête avec une évidence exacerbée. Ce ne fut qu’une question de temps avant qu’il ne le mette en pratique d’une main de maître. À ce moment-là, et seulement à ce moment-là, le puzzle se mettrait en place. Tout fonctionnerait à merveille. Tous seraient dupés. Il en fallait si peu en fin de compte. Aujourd’hui serait le jour de sa nouvelle naissance, le début d’un retournement de situation. Caldwell ne s’y attendra pas, et c’était là que cela devenait bien plus intéressant. Il donnerait sa vie pour mieux se fondre dans la masse. Il deviendrait le fantôme qui planera sur leurs ambitions, prête à déjouer leur plan. Ça n’était qu’une question de temps. Et il le savait.

———————— ͼҨͽ ————————

Ils s’étaient planqués ici depuis l’aube. Dans la plus grande des discrétions, ils s’étaient faufilés comme des ombres à travers la noirceur de la nuit mettant en place leur plan. Ils observaient l’horizon, en attendant patiemment qu’ils arrivent. Un sort ou deux, pour les provoquer, les énerver un peu, les laisser peut-être même gagner. Tout se passerait comme prévu. Il en était certain. Il avait si bien rôdé, si bien monté et réfléchi des semaines à l’avance. « T’es sûr de ce que tu fais Gabriel ? Non pas que je doute au dernier moment… mais presque. Ça paraît trop simple. » Le dit Gabriel tourna sa tête vers son plus fidèle ami et lui sourit d’un sourire confiant. Oui, il en était sûr, certain. C’était le moment ou jamais de prendre en mains les choses et de faire une attaque qui resterait longtemps dans les mémoires. « Douterais-tu donc Sévan ? Après tout ce temps ? Tu sais très bien que sans folie nous ne pouvons rien faire. C’est ça ou plier. Et quitte à choisir, je préfère me défendre. Rien ne se fait en vain. » Il se remit à regarder à travers les jumelles, regardant si quelqu’un approchait. Au fond de lui, il avait peur. Car même s’il était convaincu de ce qu’il entreprenait, le risque zéro ne pouvait exister. Quelque chose allait clocher, mais à quel moment exactement ? Seul le destin et le futur pourraient le leur dire. « Si ça foire, la prochaine fois que tu me demandes de te suivre dans un de tes plans, je dirais non ! » Gabriel eut un rire moqueur. Il savait que Sévan le suivrait partout où il irait, même dans les tréfonds de l’Enfer. Ce qui en un sens, le rassurait. « Je ne crois pas que ça soit le moment de faire une crise d’adolescent, là, maintenant tout de suite. » « Je ne dirais pas qu’il a raison Sévan… Mais il a raison. Donc tu la fermes et t’attends bien sagement. »

Le soleil commençait à monter à son zénith et les trois hommes s’impatientaient. Mettaient-ils réellement autant de temps ? La réponse ne se fit pas attendre et les bruits de branches briser au loin résonnaient jusqu’à eux. Ainsi que des bribes de voix lointaines qui se rapprochaient jusqu’à eux lentement. « T’es vraiment sûre de ta source ? La dernière fois que j’ai suivi ton instinct, on est tombé dans un piège avec trois gosses qui se foutaient de notre gueule. » Il y avait trois voix distinctes, bien qu’ils ne pouvaient en entendre clairement qu’une. Celle de Wheland s’énervant comme à son habitude contre sa petite putain. « Oui j’en suis sûre ! Alors la prochaine fois que tu oses dire que j’suis une demeurée, j’te fais bouffer ce qui te sert de virilité. » Wheland trouva cette idée tentante, mais il ne put savourer l’instant à sa juste valeur. En effet, une odeur familière, acide, leur parvinrent à tous les trois. « Nous ne sommes pas seuls. Elle avait raison. Cependant, c’est bien trop facile. Pourquoi ici en plein milieu du cimetière ? » Quelque chose clochait. Quelque chose n’allait pas. La victoire serait bien trop facile. Mais ça, seul le destin le leur dira.


Dernière édition par Hogwarts Chronicles le Jeu 2 Jan - 11:51, édité 2 fois
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Portus
Hominum revelio
Un flair hors pair, associé à un caractère bien trempé. Le tableau pourrait paraître parfait si la jeune femme ne mettait pas trop de zèle dans ses missions, certaine, à coup sûr, d’avoir déniché une information en or dont la véracité ne saurait être démentie. Elle s’emballait trop, inconsciente de son surplus d’enthousiasme qui déclencherait certainement une hécatombe avant la fin de leur escapade, pour le plus grand plaisir du brun. Ses saute d’humeur incessantes ne le laissaient jamais de marbre, émoustillant ses sens et son désir, à son summum quand son petit nez se tordait dans un rictus haineux. Il aimait particulièrement ses crises de colère lorsqu’il était celui qui les provoquait, bien que son instabilité notoire le rattrape toujours dans ces moments-là, son air extatique le quittant pour laisser place à une tempête de sentiments contradictoires qui se déversait alors sur Kastiel. Et, contrairement à tant d’autres dans la vie du mangemort, la châtain revenait inlassablement entre ses bras, refusant de quitter le nid qu’ils avaient difficilement bâti au prix de mille prises de bec. Il s’agissait d’un progrès considérable dans l’existence de l’homme qui, jusqu’à présent, n’était parvenu qu’à détruire ce qu’il touchait. Elle était désormais un pilier indifférent aux injures dont tous accablaient Hadrian, aussi insolite cela soit-il.

Peut-être avait-elle tort, s’entêtant à préserver le peu de santé mentale d’un malade, davantage animal qu’humain. Peut-être se brûlerait-elle en approchant trop son âme-sœur, aussi perdue dans sa folie que lui. En tous les cas, leur idylle ne faisait que se renforcer, en dépit des apparences. Ils s’insultaient, se cherchaient, se frappaient, mais toujours demeuraient un. Un point stable dans sa vie décadente. Tout en se massant l’arrière du crâne d’un air nonchalant, le mangemort lui jeta un coup d’œil en biais, ses lèvres incurvées dans un sourire de requin. Ses iris clairs disséquaient la moindre parcelle de terre sous ses yeux, cherchant la moindre indication d’une présence humaine dans ce cimetière envahi par la végétation et les pierres tombales. L’atmosphère d’ordinaire glauque semblait amoindrie par la pâleur du ciel, le soleil se dressant timidement au-dessus de la cime des arbres, éclairant la fosse commune géante qu’ils devaient passer au peigne fin. Le brun humecta ses lèvres, passant lascivement sa langue sur celles-ci, pris de vertige à l’idée que des centaines de corps reposaient sous leurs pieds à cet instant précis, victimes de la Grande Faucheuse.

Ce genre de lieux le mettait toujours de bonne humeur, ravivant les émotions qu’il éprouvait généralement en commettant un massacre, lui rappelant ainsi que sa vie avait finalement un sens. Il pouvait échapper à certains, mais lui, au moins, le saisissait dans sa plénitude, et la présence de Kastiel et d’Alister ne faisait qu’exacerber sa sensation de liberté retrouvée. Néanmoins, même si la balade n’avait rien de déplaisante, Hadrian craignait de s’être laisser emporter par les assurances de la jeune femme, trop entêter pour ne serait-ce que l’admettre. Elle préférait se borner à sa conviction et provoquer un peu plus le mangemort, étirant plus encore son sourire tordu. C’était pas c’que tu braillais hier soir, pourtant, quand tu m’confiais ta soi-disant piste, la gueule dans l’oreiller. C’qui m’sert de virilité te faisait pas mal d’effet à ce moment-là, il me semble… Ils se mangeaient le museau avec gourmandise, jouant au jeu du chat et de la souris avec une aisance déconcertante née de l’habitude.

Alors qu’il s’apprêtait à rouvrir le feu, la verve assassine, Alister le stoppa net dans son élan, s’attirant un grognement courroucé. La patience n’était pas son fort, et il exécrait se faire couper la parole, quand bien même ne l’avait-il pas encore prise. Qu’est-ce que tu racontes, encore ? J’ai rien entendu… Attendez, j’vais vérifier, mais si c’est encore une connerie d’ta part, ça va pas l’faire, déjà que Kastiel m’a tiré du lit aux aurors ! Sans attendre de confirmation, le brun s’avança, la baguette en main, la moue aux lèvres et l’air sceptique. Cependant, après quelques pas, le mangemort dut se rendre à l’évidence ; Alister avait vu juste, et la piste de la jeune femme semblait confirmée. Il ouvrit les bras dans la direction des trois fugitifs, faisant signe à ses acolytes de le rejoindre, son excitation redoublant. Oh, mais c’est que t’as raison ! Nous voilà en bien chic compagnie, nah ? As, roi et dame, toute la p’tite famille ! Derrière un caveau, en plus. On y prévoit une p’tite virée ? Sec, froid et coupant, bien qu’indéniablement enthousiaste. Il semblait aux anges.
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Nathan Hayter
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Assis contre un arbre, un tas de mégots à ses pieds, Nathan dormait à moitié.
Non mais quelle idée à la con ! Venir se poster dans ce trou dès l'aube. Il fallait vraiment être tordu pour avoir une idée pareille. Il commençait à s'endormir lorsque des bruits de pas et des voix familières s'élevèrent non loin.

Immédiatement, l'auror dégaina sa baguette et se leva d'un bond. On y était. Le moment de vérité. Dans quelques minutes il saurait s'il avait bien fait de venir ici.
Il attendit encore quelques secondes, le temps que les bruits de pas soient assez proches.

« Et c'est partit ! Mon petit Nate il va falloir leur sortir le grand jeu ! » Se dit il en s'allumant une cigarette.

Il sortit de sa cachette, se mettant bien à découvert. Baguette tendue, il observa les trois mangemorts qui venaient de débarquer. Wheland, Lensherr et Haldane... Autant dire une belle brochette de tarés.
Il n'avait pas oublié ce que le couple avait fait subir à Jane. Encore maintenant, il repensait à cette soirée il avait découvert son cadavre. Il se souvenait aussi du moment où ils lui avaient annoncé que c'était eux les responsables.
Il voulait les abattre. Là, maintenant. Mais il ne pouvait pas.

-La vache ! Tout ça pour moi ? Caldwell a envoyé ses meilleurs toutous juste pour moi ? Je suis flatté, non franchement fallait pas ! Il arrêta quelques secondes sa tirade, le temps de tirer sur sa cigarette. Nous avons donc... Le duo de fêlés et le psychopathe.

Il observa Wheland et Lensherr pendant quelques secondes avant de leur afficher un grand sourire.

-Alors vous êtes toujours ensemble ? Vous m'impressionnez ! Non, vraiment ! Par contre... Si vous décidez de faire des petits m'en gardez pas hein.

Puis se fut au tour de Haldane.

-Ah, Alister ! Tu bosses plus en solo ? Tu fais équipe avec les autres toutous de Caldwell maintenant ? Ah non, je suis con ! Ça y est j'ai comprit ! Vous faites un ménage à trois c'est ça ? Mais du coup c'est lequel de vous trois qui fait la femme ? Il stoppa son monologue, le temps de reporter son attention sur Wheland. Non parce que c'est pas pour être méchant Wheland... Mais Lensherr a quand même plus de couilles que toi !

Nate attendit quelques secondes, le temps que sa phrase face effet.

-Ça met du temps à monter au cerveau hein ? Mes pauvres chéris... J'en arriverais presque à vous plaindre. Sérieusement vo...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Wheland s'avançait à grande enjambées vers lui.
Intérieurement, à ce moment précis, Nathan jubilait. Ses envies de meurtre s'étaient complètement évaporées.

-Tu m'impressionnes vraiment Wheland ! Je pensais qu'il te fallait obligatoirement Caldwell derrière toi pour agir, mais apparemment tu peux penser et agir par toi même ! Je suis bluffé !

Nate reculait à mesure que son adversaire avançait. Visiblement, la partie "pousser à bout et rendre furieux" avait marché à la perfection. Plus qu'à espérer que les autres parties se déroulent elles aussi sans accrocs.


Give me your eyes. I know this has been a hard day. There's been plenty of them lately. I can guarantee you there'll be more to come. Remember your self-esteem, your self-respect, and your self-worth. Hold strong to them, because people are watching. They need to know that they can count on you, even at a time like this.
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Portus
Hominum revelio
Le vent frais caressait doucement le visage du rafleur, qui, marchant aux côtés de ses compères, essayait de profiter de ces quelques minutes de répit. Après tout, ils n’étaient pas là pour aller danser la gigue. Les cimetières, d’une manière générale, excitait Alister en le mettant à la fois mal à l’aise. La mort était un pain quotidien dont il ne tarissait pas d’éloge. Ses pulsions l’y menaient souvent, lui tordant les entrailles de presque plaisir. On pourrait le qualifier de morbide, de malsain, d’enflure. Mais il ne faisait que répondre à sa nature quasi bestiale.
Tous ses sens étaient aiguisés. Il retrouvait enfin le plaisir d’une traque, d’une espèce de cache-cache qui pourrait devenir fatal. Ses deux yeux bleus parcouraient avidement les environs, ses deux oreilles tentaient de capter n’importe quel bruit qui aurait pu lui paraître un tant soit peu suspect. Parce qu’après tout, il n’était pas sûr de trouver quiconque au milieu de tous ces morts enterrés six pieds sous terre. La seule qui ici était sûre de trouver quelqu’un, c’était Kastiel. Après tout, c’était elle qui les avaient menés ici, Hadrian et lui. Comme un vent de liberté malgré tout. Ils n’étaient plus des parias, ils retrouvaient peu à peu leurs puissances respectives. Puissance qui ne les avait jamais quittée pourtant, mais qui avait dû se résorber sous le poids de la traque dont ils étaient victimes.
Ecoutant malgré lui les perpétuelles engueulades du presque couple formé par les deux autres mangemorts, il dût les couper dans leurs élans plein d’affection mutuelle. Quelque chose clochait, quelque chose avait bougé, non loin d’eux. D’une main, il stoppa net la marche de Wheland. « Gueule pas trop sur Kas’, j’crois qu’il y a quelqu’un là-bas. » Un sourire carnacier désormais accroché aux lèvres, il désigna d’un coup de tête l’endroit où il pensait pouvoir trouver ceux pour qui ils étaient venus. Ne tenant qu’à peine compte de la remarque acerbe de l’autre homme, il prit tout de même ses précautions. Nul ne pouvait remettre en cause son instinct aigu de rafleur. Sur un terrain à découvert comme celui-ci, c’était facile. Même surement trop… Il s’arma de sa baguette, et suivit à tâtons son compère, et lorsqu’il l’entendit confirmer ses dires, son corps se raidit. Il se mordit légèrement la lèvre inférieure, avant de laisser un rire nasal, et de s’approcher un peu plus du caveau où étaient presque discrètement cachés le trio. Mais un seul des trois était réellement visible. Nathan. Encore et toujours lui. Toujours lui et ses remarques pointues comme des pics, toujours prêt à frapper où il faut. Ses mots résonnaient entre les tombes à mesure qu’il reculait devant Hadrian. « Je te manquais trop depuis la dernière fois Hayter ? » finit-il par railler. Ses pieds avançaient presque seuls, il allait bien finir par arriver jusqu’aux autres. Sa colère montait à mesure qu’il sentait leur présence, elle tentait de s’extirper. Elle voulait se frayer un chemin, garnir de sa torpeur le corps tout entier de l’écossais. Elle voulait se laisser couler au travers de ses pores, ne faire plus qu’un avec lui.

Ils étaient bel et bien trois. Un petit nid de trois fuyards, cramponnés à leur espoir de vaincre trois des plus cruels fidèles de Caldwell. C'était même le haut du panier, le gratin, le fin du fin. En face de lui, Gabriel Etherington, ancien chef des aurors, ainsi que Nathan Hayter et Sévan Blackadder, ses deux plus toutous les plus attachés à lui. Et après, on venait lui dire qu'il était un petit chien à la botte du ministre. Foutaise. Mais ce qui titillait Alister, c’était ce que eux aussi étaient capables de faire. La balance était presque équilibrée. Il ne fallait rien laisser transparaître. Il n’attendait qu’une chose, pouvoir être presque sûr qu’il finirait, à un moment ou à un autre, par les dominer. Il passa sa langue sur ses lèvres, et rit aux paroles de son compatriote. « Tu es trop gentil Hadrian… moi, je vois plutôt un nid de cafard, qui arrêtera vite de grouiller une fois qu’ils seront joliment écrasés. » Non, en fait, ça ne serait sûrement pas joli. Mais les voir, eux, ceux qui l’avaient traqué, ceux qui l’avaient presque roulé dans la boue, il ne désirait qu’une chose : une vengeance. Une explosion de violence, de rage, de colère, de sang. Cette animosité là qu’il avait tant ruminée lorsqu’il avait été pris en chasse allait finir par déborder violemment sur eux. Ils paieraient. Alister alluma une cigarette, après tout, il fallait bien fêter ça.

Spoiler:
 
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Hominum revelio

Elle assistait, un air jubilatoire sur le visage, à leurs querelles d’adolescents. Au fond, elle trouvait ça drôle, mais quelque peu lassant. Les voir se bouffer le bec pour de la virilité et prouver à l’autre qu’ils étaient meilleurs que ça, c’était agaçant. « Ça suffit ! Vous êtes idiots ou quoi ? Nous ne sommes pas là pour ça. Quant à toi Hayter, je te conseillerais de surveiller tes paroles. Ne critique pas ce que tu ne sais pas. Ça nous évitera de perdre du temps pour rien. » Elle jeta un regard amusé à Hadrian et s’avança vers le caveau. L’odeur d’Etherington était là, omniprésente, presque suffocante. Elle parcourait son corps, la laissant lui provoquer des frissons. Les yeux fermés, elle humait ce parfum de pseudo victoire. Et elle se mit à rire, d’un rire cassant, brisant le silence, l’atmosphère, sa chair. Un rire chronique à la limite de la démence. « Ils sont trois. Hayter, tu es un piètre menteur. On ne change pas les vieilles habitudes, je suppose ? Comment va ta chère sœur ? Oh c’est vrai. Avec Wheland, nous nous en sommes occupés. Elle criait ton prénom. C’était si jouissif de la voir se défendre. Elle avait du courage, elle au moins. Pas comme son lâche de frère. » Elle cracha son venin amer avec une facilité déconcertante. Elle sentait les effluves d’Hadrian lui parvenir. Il était fier d’elle lui aussi.

Elle se rapprocha de lui, lui faisant face. Elle devait faire une ou deux tête de moins que lui, mais ça ne l’empêchait pas de le jauger du regard. De le provoquer pour qu’il craque, qu’ils puissent tous s’amuser un peu. « Tu n’es pas très malin Etherington. Te donner comme ça, tu crois vraiment que cela ne parait pas suspect ? Oh toi le grand chef des aurors – ex pardon – d’habitude si prudent. Il t’a fallu quoi pour sortir de ta tanière ? Que tu réalises que ta belle et douce Rosewood ait été prise par le Ministre ? Hadrian s’est déjà occupé d’elle. Il s’occupe de tout le monde en fait. Avec tellement de talent. Et un doigté… » Elle ne pouvait s’empêcher de vanter les mérites de son amant de toujours, de celui qui eut à parfaire son éducation. Il était le saint père de sa débauche, l’élément déclencheur de sa folie, le pilier de son existence. Ils ne formaient qu’un et bien que cela ressemblait plus à une relation incestueuse, ils ne s’en préoccupaient pas. Personne ne pouvait comprendre, personne d’extérieur. Leur intimité avait été maintes fois bafouée, mais jamais comprise. Les gens jugent sans savoir et cela ne peut que leur porter préjudice. Le sang sur leurs mains, seul lui peut révéler la vérité ignoble de leurs nuits noires. « Tu sais Etherington, Wheland fait un bien meilleur chef des aurors. On a abimé ton siège par contre… j’espère que tu ne nous en voudras pas ? Mais comme jamais tu ne retourneras au Ministère vivant, je ne crois pas que cela soit un problème. On va te saigner, faire couler chaque goutte de sang de chacun de tes pores. Nous allons t’ouvrir vivant et nous allons regarder la lumière s’éteindre dans tes yeux. Ça prendra le temps que ça prendra, mais on le fera. Oh et Blackadder, ta sœur est mignonne. J’espère que tu ne m’en voudras pas de la toucher elle aussi. »
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Sévan Blackadder
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Le nombre de mégots aux pieds de Sévan devait être à peu près égal au tas qui se trouvait à côté de Nathan. Autant dire qu’ils avaient totalement enfumé la zone. Il essayait de ne pas le montrer mais il était vraiment terrifié. Pas pour lui-même, cela faisait bien longtemps que l’auror avait cessé de s’inquiéter pour sa propre vie. Non, s’il avait peur, c’était pour l’homme à ses côtés. Pour Gabriel Etherington. Ils ne devaient absolument pas échouer et même si le plan semblait finement échafaudé, même s’ils avaient l’impression qu’il n’y avait pas de faille, l’esprit de Sévan ne pouvait exclure un éventuel échec. Sans Gabriel, les choses seraient plus compliquées que jamais. Et puis le jeune homme n’était pas du genre à s’épancher sur ses sentiments, mais il fallait admettre que le chef des aurors était devenu très important à ses yeux. Il avait d’abord été un mentor, un homme qu’il respectait énormément. Puis, durant ces derniers mois, son aîné avait pris une place de plus en plus importante. Il était devenu un ami, presque un frère même. Il ne s’imaginait pas retourner au manoir St James sans Gabriel. Alors ils devaient à tout prix s’en sortir et c’était ce qui le poussait à s’empoisonner à grands renforts de cigarettes moldues. Le jeune homme avait cessé de parler depuis le petit échange qu’ils avaient eu un peu plus tôt. Il avait préféré enchaîner clopes sur clopes et attendre, les membres et le dos endoloris par la position dans laquelle il était. Puis, des bruits de pas se firent entendre dans le cimetière. Il reconnut d’abord la voix de Wheland, ce fils de chienne qui parlait encore de ses ébats de la veille. Ce type ne savait donc parler que de ça, du nombre de fois qu’il avait tronché sa pute de schleu ? L’auror amorça un mouvement pour se relever, prêt à en découdre avec le mangemort qui avait tué son frère aîné mais Nathan fut plus rapide. Son aîné se redressa et s’avança vers les trois sbires de Caldwell pour leur cracher son dédain au visage. Sévan fit un effort quasi-surhumain pour ne pas ricaner face à la verve de l’homme. Décidément, les choses promettaient d’être amusantes. Bien vite, la voix d’un autre taré – celle d’Haldane, ce rafleur complètement malade – se fit entendre.
Sévan esquissa un sourire en coin qui disparut lorsque la chienne de Wheland fit à son tour entendre sa voix ô combien exécrable. Bon, de toute évidence, elle avait compris que Nathan n’était pas seul. En même temps, il ne la pensait pas assez débile pour croire qu’Hayter était venu tout seul. Alors le jeune homme n’attendit pas plus longtemps et se redressa, une cigarette coincée entre ses lèvres, sa baguette à la main. Il sortit de derrière les tombes grises qui leur avaient servi d’abris et se glissa aux côtés de Nathan, braquant ses prunelles bleues brillantes de haine sur les trois mangemorts. « Tu sais Etherington, Wheland fait un bien meilleur chef des aurors. On a abimé ton siège par contre… j’espère que tu ne nous en voudras pas ? Mais comme jamais tu ne retourneras au Ministère vivant, je ne crois pas que cela soit un problème. On va te saigner, faire couler chaque goutte de sang de chacun de tes pores. Nous allons t’ouvrir vivant et nous allons regarder la lumière s’éteindre dans tes yeux. Ça prendra le temps que ça prendra, mais on le fera. Oh et Blackadder, ta sœur est mignonne. J’espère que tu ne m’en voudras pas de la toucher elle aussi. » Les premières paroles firent rire Sévan avec le plus grand dédain mais la fin de la tirade de Kastiel cessa de l’amuser totalement. Le visage du jeune homme se ferma et il saisit sa cigarette entre deux doigts avant de la jeter par terre et de l’écraser d’un coup de talon.

Avaient-ils osé poser un seul doigt sur Lena, eux aussi ? La jeune femme n’avait pas voulu en parler plus que cela, trop fière, tout comme lui l’était. Mais Sévan était quasi certain que Caldwell n’était pas le seul à avoir torturé sa sœur aînée. Bien sûr que ses deux clébards l’avaient secondé. Sa mâchoire se crispa et il dut faire un effort surhumain pour ne pas se jeter sur la Lensherr et l’étriper. Pas encore, pas tout de suite. L’auror darda un regard hautain sur Wheland avant de prendre la parole : « Dis donc Hadrian, ton sens de l’éducation manque un peu de rigueur. Depuis tout ce temps, je pensais que t’aurais appris à ta chienne à fermer sa grande gueule. De toute évidence, tu fais preuve de laxisme. Tu veux un coup de main pour la mater ? Je sais pas trop si ça manque de claques dans la gueule ou si c’est le contrecoup d’une frustration sexuelle, » se demanda-t-il avec le plus grand sérieux, une moue aux lèvres. « Dis-moi tout, Lensherr, t’as besoin de plus qu’un micro-pénis dans le cul pour te satisfaire ? Tu t’étais pourtant jamais plainte, avant. Ou alors c’est parce que Caldwell t’a fait découvrir de nouveaux horizons ? Après tout, ça m’étonnerait même pas que Wheland te prête au patron de temps en temps, » dit-il avec un large sourire goguenard. C’était bas ? Parfaitement, mais qu’est-ce que c’était drôle.



fade to black
Life it seems, will fade away, drifting further every day. Getting lost within myself, nothing matters no one else. I have lost the will to live, simply nothing more to give. There is nothing more for me, need the end to set me free. (⚡️) metallica.
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Le plan se déroulait à merveille. Bien que chacun voulait prouver aux autres sa supériorité, Gabriel trouvait ça un brin amusant. Cependant, leurs paroles échangées allèrent trop loin. C’était Nathan qui était sorti le premier à découvert, faisant face à Lensherr, Wheland et Haldane. « On se croirait en maternelle… au moins certaines choses ne changent pas. » Susurra-t-il pour lui-même. Il ne put qu’ironiser la situation qui se passait sous ses yeux alors que tous, préféraient cracher leur venin plutôt que d’entrer dans le vif du sujet. Sévan semblait soucieux, et la moue d’avant combat qu’il faisait, rappelait à Gabriel pourquoi il appréciait sa sollicitude. « Tu vas non seulement finir par t’attraper un cancer avec toute cette nicotine, mais aussi des rides à force d’être si inquiet pour moi. » Lui sourit-il amicalement, comme une évidence. « Je suis sûr de moi Sévan. Dante ne veut plus de moi, je n’ai rien à perdre. Si elle ose pleurer, je crois que je lui rirais au nez. T’en fais pas. Ça va bien se passer. Je suis confiant. Puis, avec toi, je ne crains rien non ? » Il lui jeta un clin d’œil et revint admirer la scène. Il put entendre son soupir d’agacement et son râlement pour la forme.

« Je crois qu’il est temps que j’intervienne. » dit-il après avoir laissé Nathan et Sévan faire leur boulot. Il était question de lui, et de lui seul. Ils ne devaient pas, en aucun cas, assumer les dommages collatéraux pour lui. Il se mit aux côtés des deux hommes, l’allure fière et droite. Il prit une profonde inspiration, la tête baissée. Il la releva, un sourire moqueur ornant son visage enfantin. « Oh les gentils toutous à leur papa sont de sortie. Ça fait chaud au cœur de vous voir réuni, là, en ce grand lieu ! Mais… sans doute est-ce un signe ? Un cimetière. Nous contre vous. Ça me parait évident que le choix est vite choisi. N’est-il pas ? Lensherr… tu crois vraiment que je me serais offert sur un plateau d’argent, comme ça pour te faire plaisir ? Et fais-moi une joie, ne parle plus de Rosewood, et de ce que tu ne connais pas. À part écarter des cuisses, je ne crois pas que tu saches grand-chose ? » Son regard se porta cette fois sur Wheland. Un rictus de dégoût ne put s’empêcher de parcourir son échine d’une froideur anormale. « Wheland… Wheland… Wheland ! Ta petite putain sait-elle que nous avions passé un pacte pour sauver son petit cul mal baisé en échange ? Non, évidemment. Tu t’es bien gardé de le lui dire. Mais après tout, ce qu’elle ne sait pas, ne peut pas lui faire de mal mh ? Garde-le mon siège au ministère si tu le souhaites. Il est maudit. Tu finiras forcément dans un cercueil. » Il ne daigna pas parler au troisième, qu’il trouvait insignifiant. Mais son regard se fronça lorsqu’il le reconnut. Haldane… décidément, Caldwell savait s’entourer de barges. Comme lui en somme.

Gabriel brisa le silence, en lançant un sort informulé à Wheland et fit signe à Sévan et Nathan de le suivre pour se cacher à l’abri. « Bon, je crois que les choses sérieuses peuvent commencer… Mon insouciance me perdra. Mais il le faut. » Les sorts fusaient et l’assourdissaient peu à peu. Mais il pouvait entendre Sévan qui l’injuria pour son manque de clairvoyance. La mort est une journée qui mérite d’être vécue après tout.
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Que mes mains soient couvertes de leurs supplications. Que leurs corps se tordent d’une douleur impalpable. Ne mourez pas tout de suite, mes agneaux, oh s’il vous plaît. Soyez un jeu et une torpeur, soyez douleurs et châtiments.


Alister s’amusait de ces joutes adolescentes, elles n’étaient que le prologue à un affrontement sanglant. Un peu comme s’ils avaient peur de se lancer dans la bataille, là, tout de suite. Mais après tout, il fallait bien s’échauffer, attiser la colère, engendrer la haine qui les vouerait à leur destruction. A tous. Elle était pourtant déjà enclenchée, en tout cas pour trois d’entre eux. Les mots fusaient, les rictus s’atténuaient. Ils allaient finir par tous bouillir, et foncer tête baissée dans ce qui pourrait être leurs dernières heures sur cette Terre. Mais il fallait pourtant croire en un dénouement favorable. Se tenir prêt à affronter, ne pas flancher. Goûter le carmin brillant du sang qui s’écoulerait pour leurs idéaux.
Le rafleur les scrutait. Tous les trois, l’un après l’autre. Sa cigarette toujours allumée au coin des lèvres, il daignait garder le silence devant les railleries de cette petite frappe d’Etherington. Après tout, il était à présent reléguer au rang de nuisible. De rat. De cafard. Et encore… le comparer à de tels animaux serait les insulter, eux. Néanmoins, il ne relâchait pas son attention envers les deux autres anciens Aurors. Ils étaient à craindre, il ne savait nullement à quoi s’attendre de leur part. Un sort vint frapper Hadrian en pleine poitrine, ce qui eut le don d’aiguiser les sens de Alister. Il eut à peine le temps de réellement se rendre compte de ce qui se passait, mais il se rendit bien compte que chacune de leur potentielle victime s’était quasiment évaporée pour trouver refuge derrière une quelconque pierre tombale.
Il inspira une dernière bouffée de douce et tendre nicotine, sentit ses poumons s’embraser. Il jeta le mégot encore ardent en l’air, y pointa sa baguette. Une énorme flamme finit par jaillir, et il ne se gêna nullement pour la lancer contre le caveau où il estimait que leurs trois adversaires s’étaient réfugiés. La chaleur ardente qui se dégageait de ce sort décima toutes les fleurs qui étaient amoncelées sur les tombes, chaque brin d’herbe fut calciné en un fragment de secondes. Le traqueur voyait pourtant avoir raté sa cible, ou du moins si elle était bien cet édifice, nul n’avait été touché. Ce qui n’eut pas vite fait don de lui faire monter le rouge aux joues. Sa colère montait à mesure qu’il réalisait son premier échec. « Ils sont où ces fils de pute ? » finit-il par hurler, tentant de retrouver Kastiel et Wheland. Un cimetière n’était pourtant pas une source intarissable de cachette.
Son sang se glaça lorsqu’il entendit, près de lui, un craquement sourd. Il se jeta à terre, évitant ainsi un jaillissement de lumière ocre qui vint tragiquement s’écraser contre une des tombes qui se trouvait à ses côtés. Le jeu pouvait commencer. Il se releva lentement, se délectant de ce qu’il allait faire subir à celui qui venait de tenter de lui nuire. Sans un regard, il transplana à quelques mètres derrière lui. Le dos de Blackadder fils était à présent à sa portée. Il allait le faire couiner comme sa sœur, lui rappeler chacun de ses cris. Il humecta ses lèvres, et émit un léger rire, sourd. « Deprimo. » En à peine une seconde, le sol se déroba sous les pieds de Sévan, les gravats ne vinrent pas l’enterrer pourtant. Il n’était recouvert que de terre et de poussière. Tout cela n’avait pas le résultat escompté, ce qui eut pour résultat de froisser Alister, qui d’un sort de Levicorpus, sortit son adversaire de son presque tombeau, avant de l’expulser contre le sol. Il aurait voulu entendre chacun de ses os se fendre en un doux craquement. « C'est triste... il me semblerait bien que ta chère sœur ait l’air d’avoir plus de couille que toi, Blackadder. » Il le toisait, de toute sa hauteur, ses deux yeux tranchants auraient dû être des rasoirs. Sa chair n'aurait été plus que lambeau.

Lorsqu’il prit la peine de tourner la tête vers l’un de ses équipier de fortune, il ne put réprimer un : « HADRIAN ! BOUGE TON CUL DE LÀ BORDEL ! » Il ne savait pas si c’était trop tard, ou si son… ami ? s’était bel et bien reçu ce sortilège-là. Sa vue se brouillait à cause de la poussière environnante, qui s’échappait des tombeaux qu’il avait ouvert en lançant ce sort à Sévan. En dessous de lui, il n’avait pourtant aucune peine à pouvoir scruter des ossements, crânes et mandibules, tibias et clavicules. Il sourit. Il n’aurait pas pu espérer meilleur endroit pour terrasser des espoirs déjà fragilisés.
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Nathan Hayter
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A couvert derrière une tombe, Nate éclata de rire. Il adorait ça. Les joutes verbales suivit d'un combat acharné. C'est uniquement dans ces cas la qu'il se sentait vraiment vivant.

-Y a pas à dire... T'as toujours su mettre l'ambiance Gabriel ! Ça faut te le laisser !

Il jeta quelques sorts à l'aveuglette avant de se jeter derrière une autre tombe au moment où le sort d'Alister embrasait celle derrière laquelle il était.
Bon... C'était quoi déjà la suite du plan ? Première étape, les énerver et les forcer à les suivre... Et ensuite... Ah oui ! Réussir à s'en sortir vivant et si possible en un seul morceau.

Voyant Sévan en mauvaise posture, Nathan leva sa baguette et lança un Expulso sur le rafleur. Alister fut projeter contre une pierre tombale qui s’écroula sous le choc. Maintenant qu'il avait une ouverture, l'auror se jeta sur Sévan pour l'aider à se relever et le remettre à couvert.

-Merde Sévan ! Fais un peu gaffe ! T'as envie de crever ou quoi ?! Il avait hurlé ces mots sur son ancien coéquipier pour couvrir le bruits des sorts et des détonations. Je serai pas toujours là pour sauver ton cul alors fais gaffe !

Il laissa son ami derrière l'une des tombes et se releva pour lancer plusieurs sorts sur Lensherr et Wheland, Alister étant toujours au sol. Tout en lançant des sorts, il se rapprochait des deux mangemorts pour finir à quelques mètres de Lensherr.

-Et ben alors Lensherr ? J'te croyais plus douée que ça ! Ah mais non je suis con ! Tu préfères t'en prendre à des personnes désarmées hein ? Comme ma soeur !

Il lui lança un Avada Kedavra mais loupa complètement sa cible, Wheland lui ayant lancer un sort. Il l'évita de justesse et se remit rapidement à couvert.

-Putain ils plaisantent pas ces cons ! Pensa t il à voix haute. Faites gaffes ! En continuant à viser aussi bien vous allez finir par me toucher !

Il adorait ça. Ce moment où tout pouvait basculer d'une seconde à l'autre. Et si en plus de ça il pouvait balancer quelques conneries pour énerver ses adversaires, il était aux anges. Il se sentait comme un vrai gamin.

Il se releva pour relancer un sort sur Lensherr mais la mangemort fut plus rapide et il fut projeter en arrière.
L'auror finit son vol plané quelques mètres plus loin, contre un des caveaux, une plaie béante sur son ventre. Il gémit de douleur et parvint tout de même à se trainer à couvert, une de ses mains appuyée sur la blessure.

Ça sentait vraiment mauvais pour lui.
Du coin de l’œil il vit qu'Alister c'était relevé et se dirigeait vers sa position. Il voulut dégainer sa baguette mais jura quand il remarqua qu'il l'avait laissée tomber au moment de sa chute.
Récapitulons... Plus de baguette, un trou dans le bide et Alister qui se rapproche. Et il était supposé s'en sortir comment maintenant ?
Et dire qu'il y avait à peine quelques secondes, il avait dit à Sévan de faire gaffe à son cul. Décidément le destin avait un drôle de sens de l'humour.


Give me your eyes. I know this has been a hard day. There's been plenty of them lately. I can guarantee you there'll be more to come. Remember your self-esteem, your self-respect, and your self-worth. Hold strong to them, because people are watching. They need to know that they can count on you, even at a time like this.
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Des railleries, des pics, des moqueries. C’était à cela que se résumait la plupart de leurs rencontres, ou tout du moins le commencement. Pareils à des gosses en mal d’amour, ils se jetaient à la gueule des demi-vérités qui, ils l’espéraient, feraient mouche et atteindraient en plein cœur leur cible pulsante, les incitant à commettre un impair. Chacun semblait se complaire de cette petite joute verbale, crachant la rancune et les non-dits trop longtemps réprimés, s’épanouissant dans ces prémices d’un combat cruel et acharné. L’ironie de la situation leur passait par-dessus la tête, un fin sourire jumelant chacun des lèvres des six sorciers réunis. Cinq hommes et une femme à la vie détruite, réduite en lambeaux, parfois par l’un de leur vis-à-vis. Certains souhaitaient en finir et dissimulaient sous leur masque de marbre une impatience grandissante tandis que les autres vivaient simplement le moment présent, inconscients de l’enjeu qui se jouait présentement. Hadrian aspirait seulement à faire couler le sang, répandre le liquide carmin dans l’herbe desséchée du cimetière et éclabousser les pierres tombales de gouttelettes vermillon, incapable de se focaliser sur la mission qui leur était affublée. L’érection qui prenait place dans son pantalon à l’idée de tirer la vie hors de ces trois corps encore mouvants menaçait de lui faire perdre la tête, mais le mangemort se contenait tant bien que mal, grinçant furieusement des dents dans sa nervosité.

Et finalement, il ne tint plus. Putain, on est là pour une séance de psychanalyse, ou quoi ? Si on a des trucs à dire, ‘suffit de poser son cul dans un divan et de tout déballer, mais j’ai comme l’impression qu’on oublie un peu pourquoi on est l- Pris en traître, comme un rat. Le brun, le souffle coupé, fit un vol plané de quelques mètres avant d’atterrir lourdement sur le sol, manquant de se fracasser le crâne contre une sépulture. Les vêtements au niveau de sa poitrine étaient brûlés et sa peau avait pris une teinte rougeâtre, là où s’établirait probablement une cloque dans les jours qui viendraient. Un rictus dégoûté ornait son visage d’ordinaire rieur et provocateur alors qu’il avisait de sa blessure, passant silencieusement sa baguette sur celle-ci. Même si ses propres blessures exacerbaient généralement son envie d’en découdre, la brûlure qui maculait son torse le répugnait au plus haut point. S’il y avait bien quelque chose qu’Hadrian ne supportait pas, c’était cela, les brûlures. Il était celui qui réduisait les cadavres en cendre, et non celui qui se consumait lui-même. FILS DE PUTE ! Bordel, c’est ça qu’on vous apprend, à l'école des aurors ? Cramer en douce les pauvres innocents ? Putain, tu vas voir… S’appuyant franchement sur Kastiel pour se relever, sans même lui adresser un regard, manquant de la faire tomber dans sa manœuvre, le brun ramassa la baguette qui reposait à quelques pas de lui et se dirigea d’un pas assuré vers le caveau, une moue désabusée aux lèvres. Connards d’aurors… Putain d’raclures… Salope d’Etherington, et ses sorts à la con… Il marmonnait dans sa barbe, évitant les sorts qui volaient autour de lui, ignorant les picotements qui jaillissaient incessamment de sa poitrine sinistrée.

Avant qu’il n’ait pu atteindre sa cible, cependant, le cri rageur d’Alister le ramena à la réalité, le sauvant d’un sort perdu – ou peut-être pas – de peu. Tout en adressant à son comparse un signe de la main, le pouce levé vers le haut, Hadrian eut une vision d’horreur : Hayter, la baguette brandie, un sort impardonnable sur le bout des lèvres. Sans plus se préoccuper de ce qui se passait autour de lui, l’homme focalisa toute son attention sur le sorcier, les dents serrées. ENDOLORIS ! Sans toutefois le toucher, le sort eut le mérite d’éviter à Kastiel une mort certaine, un soupir de soulagement échappant au brun. Il lui tendit la main, un sourire exagéré barrant son visage et s’apprêta à achever Hayter lorsque la silhouette d’Etherington lui apparut, derrière une tombe. Ouuh, mais c’est Noël avant l’heure, on dirait… Le chef des aurors en personne, pour moi tout seul ! Confringo ! La pierre tombale vola en éclats, dévoilant le sorcier dans toute sa splendeur. Tss tss tss ! Ça sert à rien de te cacher, le loup finira toujours par te trouver… et te croquer ! Le mangemort brandit de nouveau sa baguette, son cœur battant précipitamment à ses tempes. Sectumsempra ! Malheureusement, un autre sortilège lui frôla l’oreille, le forçant à se jeter à terre.
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Sévan Blackadder
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Gabriel sortit de sa cachette et marqua la fin de leur charmant échange verbal. Sentant que les choses allaient enfin devenir sérieuses, Sévan raffermit sa prise sur sa baguette et serra les dents. C’était maintenant que tout allait se jouer. C’était maintenant qu’ils allaient savoir si oui ou non ils avaient eu raison d’échafauder ce plan et surtout, s’il ne présentait aucune faille. Aujourd’hui, les trois aurors en cavale mettaient plus que jamais leur vie en jeu en espérant changer l’avenir du monde sorcier. Gabriel ne dit pas un mot mais le sortilège informulé fonça vers Hadrian et les trois aurors en profitèrent pour se mettre à l’abris derrière de larges pierres tombales. « Bon, je crois que les choses sérieuses peuvent commencer… Mon insouciance me perdra. Mais il le faut. » Sévan hocha la tête et se plaqua contre la pierre froide. Les sortilèges fusaient, faisant exploser croix et anges érigés en l’honneur de ceux qui avaient déjà perdu la vie. Des mottes de terre s’élevaient du sol, projetées par des sorts qui rataient leurs victimes. Se glissant rapidement hors de sa cachette, le jeune homme lança un sortilège mortel en direction du premier mangemort qu’il aperçut, en l’occurrence, cette pourriture d’Haldane qui l’évita de justesse. L’auror laissa échapper un juron, déçu de l’avoir manqué et se cacha de nouveau derrière sa tombe. Mais Alister fut plus malin et se transplana immédiatement derrière lui. Percevant le claquement caractéristique du déplacement sorcier, Sévan se retourna mais malheureusement trop tard. Le sol se déroba sous ses pieds et le jeune homme tomba à la renverse, incapable de retrouver son équilibre. Gravats et poussière retombèrent sur lui, le blessant légèrement au crâne et à la joue mais surtout, l’aveuglant.
Le jeune Blackadder se mit à tousser et voulut protéger ses yeux mais un Levicorpus bien placé de la part du rafleur le tira dans les airs sans qu’il puisse rien y faire et Alister le propulsa au sol. Le dos de Sévan percuta douloureusement le coin d’une stèle en marbre et le jeune homme laissa échapper une exclamation de douleur. « C'est triste... il me semblerait bien que ta chère sœur ait l’air d’avoir plus de couille que toi, Blackadder. » Essoufflé par la douleur lancinante, l’auror fusilla le rafleur du regard avant de répliquer : « Au moins t’es plus le seul à vivre dans un monde où les femmes ont plus de couilles que toi, Haldane, » siffla-t-il entre ses dents. Putain, il était foutu. Sa baguette s’était perdue il ne savait où et se retrouvait totalement désarmé face au sorcier qui l’avait à sa merci. C’est alors qu’un sortilège le heurta de plein fouet et que Nathan apparut devant lui. « Merde Sévan ! Fais un peu gaffe ! T'as envie de crever ou quoi ?! Je serai pas toujours là pour sauver ton cul alors fais gaffe ! » Sévan eut envie de mourir de honte mais il n’en eut pas vraiment le temps puisque son aîné l’attrapa pour le tirer hors de la zone la plus dangereuse. Ils retournèrent à l’abris des tombes et le jeune homme tenta d’ignorer la douleur insupportable qui irradiait dans tout son dos.

Aussitôt, Nathan s’éloigna et retourna au combat mais Sévan resta là, immobile, les dents serrées. Bordel, il était censé faire quoi, sans baguette ? Du coin de l’œil, il aperçut alors Nathan en très mauvaise posture et écarquilla les yeux en voyant l’état de son ami. Non, non, ça ne faisait pas partie du plan, ça ! L’auror se releva, prêt à intervenir malgré l’absence de sa baguette mais Gabriel fut plus rapide et détourna l’attention d’Hadrian. Cela permit au plus jeune de réfléchir quelques secondes. Il remarqua alors Kastiel Lensherr, la chienne de Wheland qui était de toute évidence plus proche de lui que les autres. D’un autre côté, Haldane continuait de s’avancer vers Nathan et cela n’annonçait rien de bon. Alors Sévan inspira profondément et se faufila entre les tombes jusqu’à atteindre la jeune femme et se glissa dans son dos, « Alors Lensherr, ma proposition t’intéresse toujours pas ? » souffla-t-il au creux de son oreille avant de l’assommer d’un coup sec. Il s’empara de la baguette de la jeune femme et lança un sortilège à Haldane afin qu’il ne s’approche pas plus de Nathan.
Il se retourna alors tout aussi rapidement et cibla Hadrian qui s’apprêtait certainement à tuer Gabriel. « Avada Kedavra ! » Il n’y avait plus d’hésitation, plus de pitié. Les temps n’étaient plus à la capture. Malheureusement, le sortilège ne fit que frôler l’oreille du mangemort qui se jeta à terre. Sévan plongea alors son regard dans celui de Gabriel. Il était temps, c’était maintenant ou jamais, avant que les choses ne deviennent trop dangereuses pour eux. Au moment où l’auror détourna la tête pour continuer de se défendre, un sortilège l’atteint de plein fouet et l’envoya voler plus loin. Sévan atterrit sur une tombe en marbre d’un blanc somptueux. Sa tête cogna violemment contre la pierre et il sombra dans l’inconscience, un filet de sang s’écoulant le long de sa tempe droite.





fade to black
Life it seems, will fade away, drifting further every day. Getting lost within myself, nothing matters no one else. I have lost the will to live, simply nothing more to give. There is nothing more for me, need the end to set me free. (⚡️) metallica.
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Tout autour d’elle se passait au ralenti et elle eut la sensation étrange de n’être que simple spectatrice de sa propre vie. Les sorts fusaient de toute part, les insultes jaillissaient de part et d’autre, et elle se trouvait là, impuissante. Elle n’osait pas bouger, comme tétaniser par la peur, ou la crainte. Elle ne le savait pas. Mais elle n’avait pas la force de faire un seul pas. Tout voletait dans les airs autour d’elle, débris, morceaux de pierre, d’arbre. Mais les sons ne venaient pas jusqu’à ses oreilles. Elle regarda ses mains, recouvertes de griffures et de sang. Elle n’avait plus sa baguette, qu’elle vit plus loin, bien trop loin pour l’atteindre.

Elle sentit alors une présence passée derrière elle, le corps d’un homme. Cette odeur lui était familière, elle la connaissait. « Alors Lensherr, ma proposition t’intéresse toujours pas ? » Elle écarquilla les yeux et essaya de se débattre, suppliant Hadrian du regard. Cette voix, pleine de dégoût et de colère, elle l’avait entendu maintes et maintes fois. Ces gens qui ne savaient plus que dire avant de mourir, avant d’affronter de plein fouet la mort. Mais Blackadder avait une certaine détermination que l’on pouvait distinguer dans l’intonation de sa voix. Une envie de vivre qu’eux les mangemorts avaient perdu depuis bien trop de temps.

Son regard scruta la scène qui se déroulait devant elle. Hayter semblait aux prises avec Haldane, qui ce dernier, se faisait une joie de l’anéantir plus que de raison. Quand à Hadrian, il essayait tant bien que mal d’atteindre Etherington, qui aimait lui échapper, le filer entre les doigts, pour mieux le voir hors de lui. Ce schéma ressemblait à des centaines et des centaines d’autres qu’elle avait vécus par le passé. Tous étaient pareils, semblables, identiques. Leurs vies n’avaient pour but que de n’être éphémères, instables, vivaces, mais affreusement inutiles. Ils n’étaient pas comme les simples mortels. Ils n’avaient pas de cœur, pas de conscience, pas de sentiments. Juste de la rage. Juste de la colère. Juste de la haine.

La noirceur qui se dégageait de leurs âmes amplifiaient à chacun de leurs méfaits, aussi cruels et sombres étaient-ils. Alors ils continuaient dans cette déchéance à la fois salvatrice et coupable, pour savourer le regain fragile de la sensation d’être en vie, de se sentir vivant, d’être là, d’exister. Subtilité mal avisée qui les entraînaient de chimères en chimères, de débauches en débauche, de ténèbres en ténèbres. N’affrontant pas la réalité, si dure, si froide. Si blafarde. La laissant les bouffer de l’intérieur, parce que c’était plus simple de la fuir, de la nier avec autant d’ardeur. Elle n’existait pas. Elle n’avait pas sa place dans leurs esprits si bien démantelés par les horreurs qu’ils avaient commis en son nom sans réellement le savoir.

Kastiel se sentit chuter, sombrer dans le néant. Lentement, elle percuta le sol, la tête la première. Elle eut un sursaut, puis plus rien. Mais une douleur vive la tiraillait derrière la tête, mais impossible à la toucher. Son corps était comme dépossédé de ses forces. Blackadder l’avait assommé.
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Alors qu’il essayait tant bien que mal d’échapper à son adversaire, Gabriel tournait en rond dans le cimetière. À le fuir, il finirait par se lasser, bien que le pousser à bout semblait une distraction bien plus amusante que de lancer des sorts. Wheland avait essayé, en vain. Ainsi que de l’insulter, comme si cela allait avoir un effet quelconque sur la personne de Gabriel. Wheland n’y comprenait rien décidément. « Tu te ramollis Wheland ! Je ne te croyais pas si vieux ! Tu deviens un papy ? C’est qu’elle doit vraiment te demander énormément d’énergie ta gamine pour ne pas te donner autant de plaisir ! » Bien que sa fin était proche, il ne put s’empêcher de lui lancer quelques pics. La chasse n’était bonne que lorsque les deux parties étaient à cran.

C’est alors qu’il vit Hayter se faire malmener par Haldane. Un pincement au cœur, trouvant que tout était de sa faute, il lui jeta un regard lui disant que tout irait bien, il était là, il ferait tout pour qu’ils repartent indemnes. Il lança un avada kedavra qui eut pour effet que de n’effleurer Haldane, mais le repoussa un peu plus loin pour laisser Hayter reprendre son souffle. Il se dirigea vers lui avec de grandes enjambées et s’agenouilla à ses côtés. « Eh, on va réussir. On va y arriver. Nous n’avons pas fait tout ça pour rien. Mais je suis désolé. Je dois aller voir Sévan. Ça va bientôt être le moment. » Hayter hocha la tête, approuvant ainsi le jeune homme. Gabriel était fou, mais ambitieux. Quand il avait une idée dans la tête, il était aussi borné qu’un bélier.

Plus loin, Sévan assomma sous les yeux incrédules de Wheland, Lensherr. C’était trop facile, bien trop simple. Au moment où il rejoignit son ami et collègue, il n’eut que le temps de se baisser pour éviter le sort de Wheland et laisser Sévan lui lancer un avada Kedavra. Mais en tournant la tête vers le mangemort, il remarqua stupéfait qu’il n’avait fait que frôler son oreille et celui-ci s’était jeté à terre pour l’éviter. Son regard se reposa sur Sévan, qui pensait à la même chose que lui. C’était l’heure. Mais il n’avait pas le temps d’exécuter une quelconque manœuvre qu’Haldane le projeta au lieu, le faisant se cogner la tête. « Sévan ! Non non non non ! » À son tour, il fit fuser les sorts les plus cruels de sa baguette pour pouvoir l’approcher suffisamment sans crainte. Lorsque ce fut le cas, il se jeta à genoux devant lui, tentant de le réveiller. « Sévan ! Sévan ! Bordel, réveille-toi ! C’est pas le moment de flancher ! Si tu m’abandonnes, je te jure que je viendrais te chercher ! Ramène tes fesses ici immédiatement ! Sévan ! » Il vit le jeune homme rouvrir ses yeux de nouveau. « La prochaine fois que tu me fais une peur pareille, je t’achèverais moi-même. » Il se releva rapidement, repoussant les sorts ennemis comme il le pouvait. Il se retourna une dernière fois vers Sévan, le sourire aux lèvres, jamais aussi sûr de lui qu’il ne pouvait l’être en cet instant. Déterminé. « Maintenant ! »

———————— ͼҨͽ ————————


MERCI À TOUS LES PARTICIPANTS DU RP DE LIRE LE SPOILER /!\ :
 
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Ses yeux suintaient l’impassible soif de destruction. Il scrutait inlassablement Sévan, faible devant lui. Sans baguette, sans aucune chance de riposte. Il n’y avait pas qu’un sentiment de puissance qui le submergeait de part en part, non. Il sentait ses scrupules s’envoler, déjà peu nombreux. Son cœur battait dans ses tempes, insufflant son sang dans tous ses organes, entretenant les flammes doucereuses de sa haine précoce. Il allait peut-être l’achever ce petit auror de mes deux, après tout. Cela ne serait qu’une tête de plus à rapporter au Ministère, et cela le calmerait peut être. Lui insufflerait une once de vie.
Alister eut à peine le temps de savourer ce moment. Il n’eut même pas le temps de se rendre compte qu’une arme était brandie derrière lui, tenue par Nathan. Il se retourna aussi vite qu’il le put, mais ne put éviter un Expulso qui le fit s’écraser contre une des nombreuses pierres tombales. Pierre tombale qui s’écrasa sous son poids et l’intensité du choc. Sentant les lambeaux de pierres brisées sous son dos endoloris, un long filet de liquide chaud vint s’inscrire entre ses deux omoplates. Il porta sa main vers ce qu’il pensait être l’origine d’une blessure. Il ne se trompa nullement. Sa nuque n’était plus d’une plaie, d’où suintait son sang carmin, d’où coulait sa propre défaite. Le fluide continuait de s’insinuer sous ses vêtements, venant tâcher ce qu’il portait, venant envenimer sa peau déjà tuméfiée. La collision avait tout de même était assez violente pour lui couper le souffle, souffle qu’il reprenait difficilement, tentant tant bien que mal de se remettre en selle. Son esprit quasiment ensorcelé par la rage s’activait pourtant de mille et une pensées. Il devait se lever, il devait trouver Hayter, il ne voulait pourtant pas le tuer. Juste lui apprendre les bonnes manières. Son corps endolori finit par retrouver une once d’équilibre. Tout cela avait fini par réveiller ses instincts de rafleur. Chercher, trouver… anéantir. Annihiler chaque bribe d’espoirs, les voir s’envoler, se disséminer aux quatre vents. Lensherr vint presque à son secours en daignant lancer un sort contre Hayter, qui alla s’écraser quelques mètres plus. Le traqueur sentit un sourire se dessiner sur son visage froid. Son rictus n’avait rien de sadique, il n’était que l’empreinte de sa satisfaction à voir quelqu’un comme l’auror souffrir. Et surtout lorsque cela n’était pas de sa main. Il tenta de repérer où il avait pu atterrir. « Loup, y es-tu ? » hurla-t-il, jubilant de trouver une petite brebis égarée derrière une quelconque pierre. Ce qui se confirma vite. Baissant implacablement son regard vers celui qui avait été autrefois son ami, il ne put réprimer un léger rire lorsqu’il vit la plaie béante qui ornait d’une manière morbide le ventre de Nathan. Il s’agenouilla à côté de lui. « Ça fera une bien jolie cicatrice de plus à montrer à ton fils. » Il approcha lentement sa main de la plaie. Il l’effleura à peine que sa victime se mit à hurler. Du sang vint se coller aux doigts du rafleur, lui inspirant un sourire. Il avait sur sa main, collée, une infime partie de ce qu’était la vie de Hayter. Une moue cynique vint se dessiner sur son visage lorsqu’il serra ses phalanges autour du manche de sa baguette. Il n’eut pourtant pas le loisir de s’en servir, il dût s’écarter rapidement du corps sanguinolant de l’auror pour éviter un sortilège de mort allégrement lancé par Gabriel en personne, qui était pourtant déjà occupé à faire tourner en bourrique celui qui avait pris place sur son siège au ministère. Cet écart ne l’épargna pas. Il dût sauter si vite et si violemment, qu’il s’enfonça une pierre dans le bras. La roche vint broyer l’étoffe de son habit, déchirer sa peau et embrasser ses muscles. Il laissa échapper un cri, plein d’injure à l’encontre des pères, mères, et enfants de Gabriel et de Nathan.

Légèrement tapi contre un caveau qui pouvait presque lui servir de cachette, ses prunelles scrutaient les pierres tombales et caveaux, à la recherche d’une quelconque trace d’être vivant, autre que celle de Blackadder qui avait été en prise avec Kastiel, et Hadrian qui se faisait bigrement mener par le bout du nez par cet enflure de Etherington, alors rejoint par le dit Sévan. Décidément, il se faisait malmener comme un gamin dans une cour de récréation. « Hadrian, fais pas ta pucelle effarouchée ! Je pensais pas que tu n’étais bon qu’à te faire trainer derrière lui comme une putain de charrette ! Tu t’actives ou c’est moi qui dois le faire ? » Il sentait bien que son irritation allait être palpable, qu’il n’allait pas forcément bien prendre ses réflexions. Mais il se sentait presque obligé de lui demander aussi fort que possible de s’activer. Ce qui était pourtant clair, c’était que Wheland bouillonnait. Sans réussir à pouvoir exploser. « … t’as franchement l’air d’un con, on dirait que tu joues avec lui dans une putain de cour d’école ! Il se fout de ta gueule ! » Il se retourna alors vers le plus jeune des auror, qui avait tenté d’insigner à Hadrian le coup fatal. En un fragment de seconde, malgré son bras quasiment décharné qui aurait pu le faire hurler de douleur, il brandit sa baguette. « Expulso. » Il vit le jeune homme aller magnifiquement se cogner la tête plus loin, sombrant dans les vapeurs du malaise. Mais, encore une fois, Etherington vint à son secours. Il vit alors Nathan revenir, tel un phénix dans sa résurrection.
Alister, frustré de voir que rien ne semblait pouvoir atteindre cet homme, eut tout à coup la respiration saccadée de ceux que la rage envahit. Son instabilité venait de basculer sur une autre pente. Il tentait de lancer des sorts sur les deux anciens aurors, mais il ratait presque chaque fois sa cible. Excepté un Confringo qui atteignit l'ancien chef des auror au bras. Il ferma les yeux, tentant sans succès de calmer le surplus d’information qui s’amoncelaient dans son cerveau. Il s’avança légèrement vers eux, et, dans un geste ample, se fit disparaître, lui et son comparse, derrière un épais écran de fumée. Quitte à paraître fourbe, autant y mettre les moyens.
Il s'agenouilla, et lança un Sectumsempra, qui vint ricocher sur le tibia de Blackadder. Son bras blessé l'empêchant de totalement se concentrer sur ceux qu'il devait viser, il n'était pas si mécontent que cela: il réussissait, à peu près, à les atteindre... Les attaques d'Hadrian sifflaient aussi à ses oreilles, dans cette fumée où ils pouvaient distinguer les silhouettes de leurs assaillants. Fumée qui commençait peu à peu à se dissiper, le vent qui se levait aidant.

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Nathan Hayter
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Assis sur le sol, le dos appuyé contre la pierre tombale, Nate regarda Alister se rapprocher de lui. Les deux mains sur sa blessure, il ferma les yeux et grogna avant de cracher du sang aux pieds de son ancien ami.

« Ça fera une bien jolie cicatrice de plus à montrer à ton fils. »

Voyant la main d'Alister se rapprocher de sa blessure, sa respiration s'accéléra, son cœur se mit à battre à tout rompre. Il hurla de douleur au moment où le rafleur effleura la blessure, un sourire au coin des lèvres. A deux doigts de tourner de l'oeil à cause de la douleur, il vit tout de même la baguette de son ennemi se pointer vers lui et se surprit à rire nerveusement.
Alors c'est comme ça que ça devait se terminer ? Il allait mourir ici, dans ce cimetière ?
Il ferma les yeux, attendant le sort... Qui ne vint jamais.

Tout c'était passé très vite. Trop vite pour Nate. Et avant même qu'il n'ait compris ce qu'il s'était passé, Gabriel vint s'agenouiller à ses côtés.
Il voulut le remercier mais son supérieur prit la parole avant lui.

« Eh, on va réussir. On va y arriver. Nous n’avons pas fait tout ça pour rien. Mais je suis désolé. Je dois aller voir Sévan. Ça va bientôt être le moment. »

Les mots de Gabriel le réconfortèrent un peu. Il hocha la tête avant de lui murmurer un Merci et de le regarda s'éloigner vers Sévan.
Ne voyant plus de traces des mangemorts autour de lui, Nate parvint à ramper jusqu'à sa baguette. Une fois son arme en main il la passa rapidement sur sa blessure, pour en guérir le plus gros. Les soins intensifs attendraient.

Il rejoignit rapidement Gabriel, aux prises avec Wheland et Alister.
Voyant l'air frustré d'Alister, il sourit et écarta les bras.

-Désolé mon vieux ! Mais je pouvais quand même pas crever ici ! Tu me comprends, j'ai encore trop de trucs à faire. Comme... Te coffrer par exemple.

Pour toute réponse, le rafleur leur envoya une pluie de sorts qui étrangement n'atteignirent jamais leurs cibles. Apparemment la fureur n'aidait pas à être plus précis. Mais cependant il admirait la combativité dont il faisait preuve.
Il leva sa baguette, prêt à en finir avec Alister. Non... Il ne le manquerait pas. Contrairement à lui, Nathan était complètement calme. Mais au moment où il s’apprêtait à abattre celui qu'il avait considéré comme un frère, un écran de fumée se matérialisa, masquant complètement les deux mangemorts.

Nate jura et se jeta rapidement à couvert au moment où de nouveaux sorts fusaient à travers la fumée.
Il remit ses cheveux en arrière et se tourna vers Gabriel. Ils ne s'étaient jamais vraiment appréciés, le caractère de Nathan n'aidant pas vraiment. Mais il devait admettre qu'il admirait cet homme.

-Tu veux que je te dise Gabriel ? T'es certainement le mec le plus fêlé que je connaisse. Mais je dois aussi reconnaitre que t'es un des plus courageux que je connaisse. Putain ! J'en reviens pas, je t'ai fais un compliment ! On va mettre ça sur le compte de la douleur ok ?

Il se releva et alla se placer derrière le mausolée. Sa baguette fermement en main, il jeta un dernier regard à Gabriel et Sévan avant de hocher la tête.
On y était... C'était le moment de vérité.

Spoiler:
 


Give me your eyes. I know this has been a hard day. There's been plenty of them lately. I can guarantee you there'll be more to come. Remember your self-esteem, your self-respect, and your self-worth. Hold strong to them, because people are watching. They need to know that they can count on you, even at a time like this.
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La bataille faisait rage, contrastant avec l’apparente confiance des sorciers présents, quelques minutes auparavant. Tout avait rapidement dérapé, les vannes et les pics se changeant en sortilèges interdits, aucun des deux camps ne semblant fléchir sous la menace voisine. Les mangemorts enchainaient les coups bas, frappant dans le dos, s’alliant l’espace d’un instant, mettant toute leur ruse et leur cruauté dans ce combat tant attendu. Les aurors, quant à eux, s’étaient visiblement décidés à ne pas se laisser dépasser par les évènements, tout aussi vicieux et efficaces que leurs comparses hors-la-loi. Leurs motivations, bien qu’aux antipodes les unes des autres, les incitaient à faire preuve d’une obstination à la limite du ridicule, leur rencontre tenant davantage du règlement de compte que de la mission fixée. Oubliés, Caldwell et ses directives, balayé, le plan finement élaboré. Seuls les visages de leurs vis-à-vis hantaient chacune de leurs pensées, le désir de rompre leurs espoirs et leurs rêves, d’anéantir, tout simplement. Chez les uns, comme chez les autres. Les mangemorts avaient cette fâcheuse tendance à faire ressortir le pire chez les sorciers qu’ils croisaient, et il s’agissait d’ailleurs de l’une des choses qui plaisait le plus à Hadrian, tout couvert de poussière qu’il était, le sourire de travers.

La soi-disant morale dont s’enveloppaient les défenseurs de la justice et du bien lui donnait la nausée. Tous ces hommes qui se pensaient plus humains que lui, et qui le dévisageaient d’un air supérieur, il n’aspirait qu’à réduire en cendres leurs espérances et graver dans leur chair son indicible mépris. Au fond, ils n’étaient pas si différents les uns des autres. Tandis que certains se prétendaient pacifistes, craignant en réalité de se laisser aller à leurs envies les plus enfouies, d’autres ne se cachaient pas sous un masque de bienséance et se réjouissaient d’enfin vivre, à défaut d’être heureux. Le bonheur, Hadrian l’avait très vite compris, était éphémère et plutôt que de passer son existence à lui courir après, il le ressentait le temps d’un meurtre, attendant impatiemment jusqu’au prochain qui, il le savait, ne tarderait pas. Kastiel l’avait saisi, jouet du destin depuis son plus jeune âge. Contrairement aux autres femmes, toutes plus factices et artificielles, la châtain agissait avec naturel sans prendre la peine de dissimuler ses vices et ses impuretés, au plus grand plaisir du brun. Peut-être était-ce pour cela qu’on les traitait de monstres, de parias. Qu’ils provoquaient la peur avant toute chose. Des rebus, la lie de ce monde en ruine.

Les secondes semblaient s’étirer, devenant des minutes qui se changeaient elles-mêmes en heures. Ses paroles effleuraient à peine son adversaire tandis qu’il le lui renvoyait en pleine face, son esprit bouillonnant d’impatience et de rage mal contenue. Ses manières d’ordinaires si frivoles se faisaient plus rigides, ses dents serrées douloureusement dans un rictus plein de vindicte. Il s’apprêtait à répliquer, sa langue humide titillant lascivement sa lèvre inférieure, mais dut se résoudre à plonger vers le sol afin d’éviter le sortilège de la mort qui lui frôla l’oreille, manquant de peu sa cible. L’adrénaline monta en flèche dans son corps endolori et il se releva à temps pour voir Kastiel tomber face contre terre, assommée par Blackadder. Un hurlement rauque lui échappa alors qu’il vit sa proie s’échapper du coin de l’œil, se précipitant vers son compagnon. Les chiens ! Qui plus est, loin de venir en aide à la jeune femme, Alister se contentait de lui hurler de se dépêcher, accroissant considérablement sa colère déjà palpitante. Mais ta gueule ! Tu fais quoi, toi, à part me brailler d’me bouger l’cul ? T’es même pas foutu d’achever un mec qui s’étouffe dans son sang ! Tafiole… Pourtant, loin de s’avouer vaincu, le brun se tourna vers Kastiel, toujours inconsciente. La fureur déformait ses traits et ne demandait qu’à exploser au visage de ses ennemis, en particulier Blackadder et Etherington. Diffindo ! Endoloris ! Flipendo !

Hadrian se rapprochait de plus en plus de sa proie, l’ancien chef des aurors désormais à quelques pas de lui. Les sorts se répercutaient sur les tombes alentours, le frôlant parfois, atteignant leur cible à d’autres moments sans que cela ne le détourne de son objectif. La terre volait tout autour de lui, des morceaux de pierre tombale éraflant son visage meurtri, l’aveuglant quelques instants qui lui parurent une éternité. Seulement, lorsqu’il rouvrit les yeux, il tomba nez-à-nez avec Etherington. Ils échangèrent un regard sans qu’aucun mot ne soit échangé et, tout comme il l’avait fait précédemment, le mangemort brandit sa baguette, une lueur folle dansant dans ses iris bleutés. Et, alors que les mots résonnaient dans les airs, Hadrian savait déjà qu’il avait fait mouche. AVADA KEDAVRA !
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all hope is gone, this is the end


Il la sentait. Cette sensation étrange et absurde. Il le savait. Aujourd’hui marquerait un tournant. Quelque chose changerait. Quelque chose se briserait. Ses dernières pensées allèrent à Dante, comme toujours. C’était pour elle qu’il le faisait. Pour eux tous, ceux avide de liberté. Ceux qui crurent toujours en lui, qui jamais n’avaient faibli. Ceux qui étaient là, qui attendaient tellement de lui. Ceux dont il fut un espoir, un emblème. Tant de choses reposaient sur ses épaules, sur lui, ce petit bout d’homme qui n’aspirait qu’à devenir quelqu’un. Qu’à être aimé, parce que son père n’avait jamais voulu de lui. Être chef des aurors avait été une chance inouïe, un cadeau sur un plateau d’argent, mais qu’il ne savait pas, empoisonné. Ses frasques, aussi innombrables que les années qu’ils avaient essayé de passer à se racheter pour une once d’amour qu’il n’aura jamais. Son seul bonheur, cette seule lueur d’attention et de réconfort, ne lui est arrivée que deux fois. Louise et Dante. Bien qu’il considérait Dante comme l’unique. Mais il n’avait plus rien à perdre, plus rien à gagner. Juste mourir, seul, comme il l’avait toujours été. Et le sera toujours.

La douce brise du début d’été vint balayer son visage lui procurant quelques frissons. Il ferma les yeux, savourant cet instant à la fois improbable et serein. Il était temps. C’était le moment propice pour s’offrir à Dieu, et le rejoindre. Il lâcha sa baguette, contre toute attente, desserrant ses mains, prêt à subir son châtiment. « Alors c’est comme ça que tu comptes en finir ? En t’offrant pitoyablement ? En te donnant ? Sans te battre ? Je t’avais connu beaucoup plus combattif, beaucoup plus gourmand de vie. Mais soit. Je suppose que je me dois d’être là ? » Gabriel rouvrit les yeux et tourna sa tête vers son aîné. Oui, il avait besoin de Sasha, comme toujours. Comme à chaque fois, comme à chaque pas qu’il faisait, chaque mot qui sortait de sa bouche. Comme à chaque fois que son cœur tremblait de douleur. Qu’il menaçait de se liquéfier de chagrin. Il avait besoin de sentir ses mains s’enlacées avec les siennes. Qu’il lui dise une dernière fois que rien, rien au monde, pas même la mort ne les séparerait. Qu’elle ne serait qu’un obstacle de plus. Mais qu’il serait réuni, il lui suffisait de fermer les yeux et d’y croire très fort. « As-tu réellement besoin que je le dise ? Il ne m’a toujours resté que toi… Seulement toi Sasha. » Sa voix pour la première fois tremblait. Il avait mal d’admettre que oui, seul Sasha resterait, dans cette vie ou dans l’autre. Que lui seul chaque fois qu’il avait peur comme un enfant apeuré était là, de chair et d’os.

Sasha lui adressa un sourire, enlaçant doucement sa main avec la sienne, la serrant délicatement, ses doigts fins s’emmêlant des siens. Gabriel ressentait la chaleur, la compassion, l’amour qu’il pouvait avoir besoin. Cette peur de la solitude s’envola, dénouant son estomac. « Respire. Tu sens ce début d’été ? Cette odeur légère de fleur ? Le son des bruissements de feuilles dans les arbres ? Sens-les une dernière fois mon ange. N’oublie jamais la sensation que c’est d’être en vie. » Gabriel laissa échapper un petit rire. Un rire enfantin, un rire agréable, un rire désespéré. Quelque chose de profondément douloureux. Il savait. Sa tête se tourna vers Sévan, il ouvrit les yeux et lui adressa un sourire confiant. Pareil pour Hayter. « Ça va aller. » Il les regarda se cacher derrière un mausolée, et ses yeux s’attardèrent sur Wheland. Gabriel lui sourit, heureux. Et à ce moment-là, tout se passa étrangement lentement.

Il avait entendu le sort, il l’avait vu arriver, il avait senti la douleur dans sa poitrine. Il se sentit projeter au loin, explosant littéralement au sol. Son regard vint se percuter à la réalité. Le soleil, la lumière, les feuilles d’arbre, la terre qu’il sentait sous ses doigts. Il suffoquait, le goût métallique du sang imprégna sa bouche. Puis soudainement, les souvenirs l’assaillirent. Un seul visage lui revint. Ses mots. Ses cheveux noirs. Son visage pâle. Ses yeux marron. Ses cambrures assassines. Ses doigts fins et ses gestes mal accordés. Son parfum. Il pouvait sentir son parfum si fruité comme si elle était là, avec lui, pour l’accompagner. « Dante… Dante… Dante… » Il balbutia, s’étouffant avec son propre sang. Sa respiration se fit lente et l’air rare. Mais il ne lâchait pas ce qui le retenait à la vie. Et ce fut le noir. Ses yeux perdèrent leur éclat de vie. La comptine qu’il entendait souvent lorsqu’il était petit le berça lentement vers les cieux. Sa mère était là, elle lui tendait la main, sereine. Sasha était à ses côtés, confiant. Et il était parti. Le prince déchu était mort. Il avait payé le prix du sacrifice pour un monde meilleur. « Dante… » Le prénom résonna une dernière fois et passa ses lèvres. Pour toujours et à jamais, c’est vers elle que ses dernières pensées allèrent. Amour inconditionnel d’une vie sans amour.
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Mini-intrigue ▲ all hope is gone, this is the end

Pendant quelques secondes, le silence le plus total régna dans le cimetière, comme si jamais rien ne s’était produit, les explosions cessèrent, les gravats retombèrent à terre. Et plus rien. Puis le corps de l’ancien Chef des Aurors tomba mollement parmi les décombres. Les rires de Wheland et d’Haldane résonnèrent alors subitement tandis que Blackadder écarquillait les yeux, saisi par l’effroi et qu’Hayter criait le prénom de son supérieur. Les deux mangemorts ne prirent pas le temps de savourer et se tournèrent vers les deux fugitifs encore vivants. Malgré la douleur, le choc, le plus jeune des deux parvint à se précipiter vers Hayter pour saisir son bras et ils transplanèrent. Hadrian laissa échapper un juron mais oublia bien vite les deux aurors. Tant pis, il venait déjà de faire une magnifique prise. La frustration de n’avoir pu tuer Hayter et Blackadder l’abandonna bien vite et il se dirigea vers l’endroit où Etherington était tombé. D’un coup de baguette, il souleva le tas de gravats, laissant apparaître le corps déjà pâle de l’ancien chef des aurors.

Wheland esquissa un sourire carnassier et se jeta dans le trou formé par leurs sortilèges destructeurs. Là, il s’agenouilla aux côtés du cadavre et l’observa, une lueur de pure folie dans le regard. « Tout ça pour ça, Etherington ? C’est bien dommage, » souffla-t-il avant de pointer sa baguette sur Gabriel. Là, il lança un sort de découpe au niveau de son cou et les chairs commencèrent à se séparer dans un bruit ignoble que seuls des hommes tels que Wheland et Haldane pouvaient supporter. Son travail accomplis, le mangemort saisit la tête de l’ancien chef des aurors par les cheveux et tira afin de la séparer de son corps. Du sang se répandit sur le sol et sur ses vêtements et la tête de Gabriel se détacha enfin dans un horrible bruit de sussions. Un sourire aux lèvres, Hadrian se releva et leva son trophée afin de mieux l’observer.

Le mangemort cracha sur le corps saccagé d’Etherington et se dirigea vers Haldane et Kastiel qui était toujours inconsciente. Une traînée de sang le suivit sur son passage, s’égoutant de la tête tranchée de Gabriel. Il saisit le bras de la jeune femme inconsciente et les trois mangemorts disparurent dans un craquement sonore. Hadrian apportait la tête de la Résistance sur un plateau d’argent à Caldwell, c’était là le plus important. Le corps de l’ancien chef des aurors n’aurait qu’à servir de nourriture aux corbeaux.

———————— ͼҨͽ ————————


Merci à vous d'avoir participé. Merci aux autres d'avoir lu et apprécié. Aujourd'hui, Gabriel S. Etherington est tombé. Roy Caldwell rit à gorge déployée tandis que la Résistance gronde. De désespoir, certes. Mais aussi et surtout, de rage.
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03 — MINI-INTRIGUE | all hope is gone, this is the end (wanted vs deatheathers)

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