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 02 — OWLS & NEWTS || Intrigue #2

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Hominum revelio
Intrigue №2 ;  OWLS & NEWTS

Après le départ de Caldwell, il y eut un moment de blanc. Les regards s'étaient tous tournés vers Maxim Newton, étudiant de Gryffondor. Il venait de perdre son frère, il se retrouvait seul héritier des Newton. Le dernier.

Crow frappa dans ses mains pour que les élèves se concentrent de nouveau sur lui. Il savait pertinemment que Caldwell voulait effrayer ce que lui-même avait accepté : l’AD. Le poids de la culpabilité s’abattit sur ses épaules. Il avait sacrifié une dizaine d’élèves et maintenant il devait cautionner le meurtre du jeune Newton. S’il avait su, il aurait refusé la demande de miss Granger. Il reprit place sur l’estrade. Le silence devint pesant.

« Bien. Chers élèves, veuillez vous écarter, s'il vous plaît.»

D'un seul mouvement, ils se mirent sur les côtés et d'un mouvement de baguette magique, Crow fit bouger les tables et les chaises. Il les plaça en cinq rangées. Le professeur Rogue l'aida dans sa tâche, chaque table se vit attribuer un numéro ainsi qu'une feuille de parchemin et un encrier. Crow reprit la parole.

« Trouvez votre numéro. Une fois que vous êtes tous installés, l'examen pourra commencer. Les cinquièmes années, vous vous trouvez devant, dans la première moitié et, logiquement, les septièmes années, vous êtes derrière. Je vous rappelle que toute tricherie vaudra un T pour votre note et vous serez renvoyé de l'épreuve. Vous pouvez prendre place, la première épreuve sera celle de l'Histoire de la Magie pour les septièmes années et Potions côté théorique pour les cinquième années. Les professeurs présents vous surveilleront. Les épreuves pratiques auront lieu demain. »

Il marqua une pause, le temps de laisser ses étudiants prendre place. Un brouhaha s'éleva dans la Grande Salle, Crow ne lâchait pas le jeune Newton du regard, son visage était de marbre et il s'appuyait de plus en plus sur sa canne comme s'il allait s'effondrer. Il aurait dû l'exclure des épreuveus, mais connaissant le jeune homme, il l'aurait mal pris. Quelques minutes plus tard, ils étaient tous installés. Crow prit la parole pour la dernière fois.

« Bonne chance à tous. L'épreuve va durer deux heures et demi, ne perdez pas votre temps. » Par un sortilège, les sujets vinrent se poser à côté des élèves.

Il était temps.

RAPPEL DES RÈGLES DE L'INTRIGUE :
-Pas plus de 1 000 mots !
-Les points sont multipliés selon le temps que vous mettez à répondre.
-Ça doit aller vite.
-Fin de l’intrigue dimanche 26 août à minuit.
-Pas d'ordre de passage, respectez l'avancement.
-Pour toutes questions, adressez-vous au staff.
-Si le sujet vient à être bloqué dans la semaine : intervention du pnj.
-Les 5e et 7e années sont dans la même salle comme vous l'aurez compris.
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Hominum revelio
Terrence Newton. Le visage du garçon dansait dans son esprit. Terrence Newton était mort. Il n'avait pas dix-huit ans et la vie devant lui. Mais il était mort. C'était un assassinat, c'était clair pour tout le monde, seulement la responsabilité n'était pas à imputer aux habitants de la Forêt Interdite, oh que non. C'était un message, un message directement adressé à elle. Well, pas elle en particulier, mais l'AD, les rebelles. Il ne faisait aucun doute que Caldwell savait certaines choses. Probablement n'avait-il pas de réelle preuve ou de nom. Dans le cas contraire, ils auraient été arrêté. Ou peut-être savait-il tout, au contraire, et n'attendait-il que la fin des examens, afin de les laisser en confiance, de leur faire croire qu'ils s'en sortiraient. Le salaud.

Le directeur Crow frappa ses paumes l'une contre l'autre avec force, pour attirer leur attention. Elle sursauta. Son souffle était court, ses mains moites. Un sentiment qu'elle connaissait à présent bien l'avait empli, lentement mais sûrement, sournois et mesquin. La culpabilité. Elle avait démarré tout ça, c'était elle qui était à l'origine de la réouverture de l'Armée de Dumbledore. Jamais elle n'avait souhaité la mort de qui que ce soit, quand bien même Terrence ait été un Serpentard. Il ne méritait pas de mourir, pas comme ça. « Bien, lança Johnathan Crow avec sérieux, chers élèves, veuillez vous écarter, s'il vous plaît » Docilement, elle s'exécuta, suivant le mouvement. Sans y prêter réellement attention, elle vit tables et chaises s'aligner en rangées soignées. Passer les épreuves à présent lui paraissait tellement dérisoire. Terrence Newton ne la quittait pas. Il ne les passerait jamais, lui. C'était fini, il était mort. Étrangement, elle sentit les larmes sur le point de couler. Un sanglot la secoua. Quelle idiote. Durant des années, à l'image de Drago Malefoy et sa petite cour d'imbéciles nés, il l'avait tourmenté, se moquant de ses origines, la maltraitant tant verbalement que, parfois, physiquement. Elle ne pouvait décemment pas pleurer sa mort. Fort heureusement, la voix du directeur, puissante et tranchant avec le silence choqué d'alors, la sortit peu à peu de sa torpeur. « Trouvez votre numéro. Une fois que vous êtes tous installés, l'examen pourra commencer. Les cinquièmes années, vous vous trouvez devant, dans la première moitié et, logiquement, les septièmes années, vous êtes derrière. Je vous rappelle que toute tricherie vaudra un T pour votre note et vous serez renvoyé de l'épreuve. Vous pouvez prendre place, la première épreuve sera celle de l'Histoire de la Magie pour les septièmes années et Potions côté théorique pour les cinquième années. Les professeurs présents vous surveilleront. Les épreuves pratiques auront lieu demain » Demain.. demain serait un autre jour. Demain serait le temps des préparatifs, des plans. Pour l'heure, elle devait oublier le corps supplicié de Terrence Newton et se concentrer sur ses épreuves. Il était exclu qu'elle redouble encore une fois sa septième année.

Suivant les autres, elle vagabonda un instant entre les tables avant de trouver la sienne. Se laissant tomber sur la chaise, elle lâcha son sac sur le sol avant de se baisser pour en extraire une plume, de l'encre et trois rouleaux de parchemins. Inspirant profondément, elle ferma un instant les yeux. « Bonne chance à tous. L'épreuve va durer deux heures et demi, ne perdez pas votre temps » Le directeur Crow avait raison. Il ne fallait pas perdre de temps. Lâchant un profond soupir, Hermione rouvrit les paupières et, se tordant les mains, fit craquer ses doigts tandis que les sujets tombaient gracieusement sur les tables. Demain serait un autre jour mais il lui fallait se concentrer sur l'instant présent.

603 mots ; + 360 points à Gryffondor.
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D. Alexis Hoover
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⚡ Âge du personnage : vingt ans
⚡ Nature du sang : née-moldue officiellement, mais elle a été adoptée à la naissance, donc rien n'est sûr.

Comme tous, j'avais marché jusqu'à la grande salle, quelque peu impatiente. On nous parlait de ces examens depuis des années, et aujourd'hui, on y était. Finalement, on était arrivée jusque là. Au prix de nombreux sacrifices, oui, mais nous y étions. J'avais presque eu du mal à y croire en entrant ici. J'avais aperçu Jonathan Crow et son allure habituelle sur l'estrade, soulagée de voir que c'était lui qui allait nous parler avant les examens. Il était une présence rassurante à mes yeux. Mais l'atmosphère avait changé du tout au tout en l'espace de quelques secondes. Lorsque le ministre et ses fidèles Carrow entrèrent dans notre salle d'examens, je me surpris à frissonner. Quand bien même j'avais vu pire, le souvenir de ce qu'amycus carrow m'avait fait subir était toujours cuisant, et devant son visage presque satisfait, j'avais envie de traverser la foule pour lui tordre le cou. J'étais trop douce pour ça, trop raisonnable pour ça, mais à l'instant présent, je ne pouvais empêcher cette pulsion de naître, quelque part au fond de moi. La voix du ministre me glaça les veines. J'avais l'impression que son regard s'arrêtait sur les membres de l'AD en particulier. Hermione. Zoey. Siane. Maxim. Sylas. J'était peut-être paranoïaque. Caldwell et son costume me faisaient peur. Il y avait quelque chose en lui qui n'augurait rien de bon. Crow ne semblait pas ravi. Autour de moi, les visages étaient pâles, effrayés. Je tentai de rester calme alors qu'il ouvrit la bouche pour un petit topo. Rien de très méchant, dans l'absolu. Si ce discours avait été prononcé par Crow, les choses auraient été bien différentes. Le sourire goguenard du premier ministre rendait les choses presque effrayantes, et à l'instant présent, tous les septième année venaient de se mettre à redouter la sortie, j'en étais certaine. « Avec la montée en flèche de la délinquance et de cette nouvelle activité rebelle menée par l’ancien chef des Aurors, vous ne pouvez qu’être en danger. L’extérieur n’est pas sûr. En aucun cas. La preuve en est – Amycus, s’il te plaît. » Gabriel. Bien sûr. Il était évident qu'il allait faire une allusion à Gabriel. J'aurai du m'y attendre. Délinquance. Les mots résonnaient dans mon esprit avec amertume. Mais ce qui m'attendait était bien pire. Lorsque mon bourreau ouvrit le sac qu'il tenait avec joie depuis son arrivée, j'eus l'impression que mon monde s'arrêta de tourner.

Le visage de Terrence, balafré, presque méconnaissable, ouvrait les yeux, dans une expression indéchiffrable de douleur. L'odeur qui chatouilla nos narines était terrible. Terrible. Je restai muette, coincée dans ce corps qui me faisait mal de partout. Ce n'était pas possible, ce n'était pas possible. Je détournai les yeux de cette vision insoutenable et tentai de respirer. Terrence. Ce n'était pas possible. Terrence, que je connaissais depuis sept ans, terrence, avec qui j'avais ris, avec qui j'avais pleuré, sur lequel j'avais crié. Des milliers d'images me revinrent en tête. Noël chez les Newton, nos rondes la nuit. Le préfet-en-chef n'était plus. Le frère de Maxim n'était plus, et une part de moi mourrait avec lui. Mes derniers élans d'innocence s'évaporèrent. C'était impossible. Je relevai des yeux pleins de larmes, que je tentai de cacher le mieux possible, pour qu'on utilise pas cela contre moi, et me tournai vers maxim. Son regard était impassible, son visage blanc. Je cherchai son regard, mais ses yeux n'étaient plus. Il n'y avait plus rien derrière ce visage qu'un fantôme brisé. J'avais tellement mal, tellement mal.

Je n'écoutai même pas la discussion entre le premier ministre et le directeur, mes oreilles bourdonnaient, j'étais perdue. Complètement perdue. Lorsque les membres du gouvernement quittèrent la salle, ils me laissèrent dans un océan de ténèbres, complètement hors du monde. J'avais l'impression que tout était perdu. Autour de moi, les gens parlaient, je ne savais même pas comment ils y arrivaient. Je savais que le meurtre de Terrence était un avertissement. Un avertissement pour nous tous, pour l'année prochaine. Je n'étais plus en sécurité. Je suivis les ordres du directeur, marchant comme une mort-vivante jusqu'à la table qui m'avait été assignée. Je gardai les yeux fixés sur l'encrier, incapable de faire un geste. Ne perdez pas votre temps, dit-il. Comment allais-je pouvoir réussir cet examen ? J'étais foutue. Complètement foutue. Lorsque le sujet se posa à côté de moi, je fourrai ma tête dans mes mains et lâchait quelques larmes, la gorge serrée. Je m'autorisai deux minutes de craquage, deux. Pas une de plus.

742 mots ; + 360 points à serdaigle.



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Maxim Newton
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C’était la fin de l’année. L’été se sentait dans tout le château. Bientôt, les élèves de l’école allaient être en vacances. Maxim en était le premier ravi, sa jambe commençait à guérir, mais la douleur restait. Kastiel avait touché des zones nerveuses, il allait devoir boiter pendant un très long moment. Le jeune homme était largement angoissé par autre chose. Son petit frère manquait à l’appel depuis plusieurs jours déjà et il avait beau demander à ses amis, ils ne savaient rien ou ne voulaient pas lui dire. C’était la solution la plus envisageable. Sonny et Thadeus semblaient moqueurs lorsqu’ils lui répondaient que Terrence allait très bien. Bon sang, ils étaient tous deux en septième année, son frère devait faire un effort et réviser ses examens.

Arrivé dans la Grande Salle, il scruta les têtes dans l’espoir d’apercevoir l’expression d’arrogance qui caractérisait si bien Terrence, mais rien. Personne. Maxim jura entre ses dents. Lorsqu’il l’attraperait, il allait l’entendre et les parents seraient mis au courant bien entendu. Une raison de plus pour que le Serpentard le haïsse. Crow allait commencer son discours lorsque la porte s’ouvrit avec fracas laissant entrer ce cher Ministre accompagné de ses plus fidèles sbires. Il prit place sur l’estrade et commença un discours. Maxim en fronça les sourcils, ce n’était ni une bonne nouvelle, ni de bonne augure. « Avec la montée en flèche de la délinquance et de cette nouvelle activité rebelle menée par l’ancien chef des Aurors, vous ne pouvez qu’être en danger. L’extérieur n’est pas sûr. En aucun cas. La preuve en est – Amycus, s’il te plaît. » La scène suivante, le Gryffondor la vit au ralenti. Le sac s’ouvrit, laissant voir une peau blanche et échapper une odeur vous soulevant l’estomac. Finalement le frère Carrow laissa voir le visage et soudain, se fut le choc. Maxim manqua de s’effondrer, il s’accrocha à sa béquille comme à une bouée de sauvetage. Non. Non ! Terrence. C’était Terrence qui se trouvait dans ce foutu sac. Mort depuis des jours probablement. Maxim sentit ses entrailles se dissoudre sous l’horreur, il avait incapable de protéger sa sœur et maintenant c’était au tour de son petit frère. Il suffoquait. Sa poitrine se soulevait au rythme d’un air étouffant. Il continuait de fixer le sac sans y croire. Conscient des regards qui se tournaient peu à peu vers lui, il préférait tout ignorer, rester dans l’absurde idée que ce ne pouvait pas être lui.

Soudain il comprit que c’était un avertissement. Un avertissement sévère que lui lançait le Ministre en personne. Cet enfoiré avait tué son frère en guise d’avertissement. Il n’allait pas hésiter à éliminer les gens auxquels chacun des membres de l’AD tenait le plus. Il fusilla Caldwell du regard étouffant l’envie de lui sauter à la gorge et de le tuer de ses mains. Maxim ne le lâcha pas des yeux jusqu’à ce qu’il parte, promesse silencieuse qu’ils se retrouveraient bientôt face à face et qu’il serait là pour le tuer. D’abord Alexis, puis Linda et Terrence pour finir. Il n’avait plus rien à perdre alors il se vengerait. Il rallierait la cause d’Etherington et serait un de ceux qui mettront Roy Caldwell à terre. La porte se referma, le Gryffondor entendit à peine les mots que prononça Crow, il s’écarta quand il le fallait et alla jusqu’à sa place tel un robot.

S’asseyant, il laissa sa canne tomber au sol, il prit le sujet une fois dans ses mains et commença à en lire les lignes. Lignes qui finirent par se troubler. Il comprit qu’il se mettait à pleurer lorsqu’il vit des gouttes tomber sur le parchemin. En silence, il laissa la tristesse qui lui comprimait le cœur s’échapper un peu. Pas longtemps, juste le temps de faire un adieu silencieux à Terrence. Dire qu’ils n’avaient pas pu se réconcilier.

638 mots ; + 360 points à gryffondor.


Spoiler:
 


refonte de la signature Heart
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Lorsque Mads s’engouffra – non sans mal – parmi les élèves à l’intérieur de la grande salle, il était loin d’imaginer la suite des évènements. Comme bien souvent, il avait peine à se démarquer de ses étudiants par son physique jeunot et sa taille moyenne… Néanmoins, il parvint jusqu’à son collègue, Severus Rogue, et étouffa un « bonjour » qui lui resta au travers de la gorge. Ce n’était pas le moment de mettre cet handicapé social en rogne, et puis il n’était pas non plus d’humeur à supporter la moindre remarque acerbe. Rogue, droit comme un piquet, avait bel allure par rapport au Directeur de Gryffondor, qui se confondait intérieurement en excuses pour son léger retard. Il n’eut guère le temps de se passer un coup de peigne que la lourde porte s’ouvrit, laissant apparaître le premier Ministre en personne – Mads avait plissé le nez – suivit d’Alecto et Amycus Carrow. Lorsque le corps du 7ème année de la Maison Serpentard fut dévoilé, le professeur releva immédiatement son regard vers la foule d’élèves. Il cherchait un jeune garçon en particulier, issu de Gryffondor, et qu’il savait être le frère du cadavre. Maxim Newton. Il ne le trouva pas et rabattit sa frustration en un rictus de dégout prestement remplacé par une expression neutre. C’était pourtant simple : s’il voulait préserver ses élèves, ses opinions ne devaient en aucun cas transparaître.

« Bien. Chers élèves, veuillez vous écarter, s'il vous plaît.» Trancha le Directeur lorsque le Premier Ministre se fut envolé.

Sage décision.
La silhouette d’Hermione se déplaçait sous les yeux noirs de Mads. Cette Gryffondor n’était pas n’importe qui. Si elle ignorait que son Directeur de maison était un partisan de la Résistance, lui n’ignorait pas qu’elle luttait avidement pour une liberté nouvelle et juste. C’est pourquoi il fut incapable de la lâcher du regard les quelques secondes qui suivirent, essayant de déceler une once de colère ou de culpabilité en elle. En réalité, on aurait dit qu’un spectre avait pris les commandes de son corps… C’était troublant.

« Bonne chance à tous. L'épreuve va durer deux heures et demi, ne perdez pas votre temps »

Les tables étaient désormais alignées, le silence pesant dominait à nouveau la foule, et Mads dût se placer à la rangé de table qu’on lui avait indiquée afin de la surveiller. Pour une fois, et comme à chaque examen, il avait l’occasion d’être sérieux. Alors pourquoi avait-il fallut que sa chouette albinos, Pinoko, myope et obèse vienne s’écraser contre l’un des vitraux ? Tout le monde ne s’en rendit pas compte, et ceux qui l’entendirent n’en rigolèrent pas. A la limite, quelques regards fatigués de la part du professorat rebondirent sur sa nuque et Mads se ratatina sur lui-même. Bordel de hiboux. Encore heureux qu’elle était à l’extérieur, mais pourvu qu’elle ne se soit pas tuée en tombant. Non, une idiote pareille, c’est immortel.
Tous les élèves étaient désormais en plein travail. On sentait presque leurs cervelles bouillir et de la fumée sortir de leurs oreilles. Du moins, c’était toujours la sensation qu’avait Mads lorsqu’il s’employait à réussir quelque chose. Ses deux pupilles noires se baladaient d’une tête à une autre jusqu’à ce qu’il tombe nez à nez avec le visage concentré du jeune Newton. Il crut apercevoir des larmes mais il ne s’arrêta pas pour autant. Le pauvre gamin devait en avoir lourd sur la patate. Tout le monde lui jetait déjà des regards depuis que le corps de son grand frère avait été traîné jusqu’ici, inutile d’en rajouter.
Quelques élèves n’avaient pas encore empoignés leurs plumes, versants des larmes dures et grimaçants de terreur. C’était compréhensible, et le jeune professeur aurait reporté cet examen s’il en avait eu le pouvoir. Mais qu’est-ce que cela aurait changé ? Qui n’est pas encore au courant que le Monde par en sucette et que bientôt tous les cœurs purs seront saignés comme des porcs. Il s’agissait d’un terrible moyen de pression : La Terreur. Le but de toute cette mascarade était sans nul doute d’effrayer les générations futures tout en leur donnant un avertissement sérieux.

Mads fit volte-face et cessa ses allers retours. Les bras croisés dans le dos, sa cape à l’emblème rouge & Or s’illuminant sensiblement sous la lueur des bougies, il regarda droit devant, sourcils froncés. Les effluves du corps défunt de Newton lui revinrent aux narines. L’odeur avait pourtant disparue, mais c’était seulement maintenant qu’il les sentait, et seulement maintenant que sa gorge se noua. Pour une fois, il n’était pas effrayé. Il ne s’agissait pas d’une araignée de la taille de poing, ni même d’un torrent d’eau ou encore d’une armée de serpents. Il s’agissait de ses propres convictions que l’on menaçait. Une étincelle venait de mettre le feu aux poudres.

Citation :
791 mots ; + 360 à gryffondor.
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Duncan Gleneagles
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Une matinée comme les autres... Pour Duncan cette journée n'avait rien de spécial. Il l'avait commencé comme les autres, en s'injectant le contenu de sa seringue dans le bras. Oui il avait ses examens aujourd'hui, oui il allait devoir se concentrer, avoir toute sa tête. Mais il s'en foutait. Depuis maintenant deux mois, il se shootait régulièrement. Échapper à la réalité c'était tout ce qu'il souhaitait maintenant.
Il avait suivit le flot d'élèves jusque dans la grande salle, attendant le début des épreuves. Il avait aperçu Siane lui faire un signe mais n'y avait pas répondu.

Puis tout avait basculé. Malgré les effets de l'héroïne se frayant un chemin dans ses veines, il avait retrouvé toute sa tête au moment où Caldwell et les Carrow avaient pénétré dans la salle. Il aurait voulu se jeter sur lui, le tuer ici et maintenant. Mais toutes ses pensées belliqueuses s'évaporèrent dès qu'Amycus ouvrit le sac qu'il portait.
Le Serdaigle eu un mouvement de recule au moment où l'odeur de mort envahissait la pièce. Terrence Newton. Où du moins ce qu'il en restait. Duncan ne le connaissait pas à proprement parlé mais tourna un regard triste vers son frère, Maxim.

« Une enquête va être menée pour connaître les causes de la mort de votre ami. Je suis navré de vous annoncer une telle nouvelle alors que vous allez commencer vos examens dans quelques minutes. Que cela ne vous perturbe pas. Amycus ! »

Non mais quel enfoiré ! Qu'est ce qu'il voulait ? Se faire encore plus d'ennemis ? Tout le monde dans la grande salle avait compris qui avait mis Terrence dans cet état.

Une fois le ministre partit, Duncan n'écouta pas les mots de Crow, trop occupé à contrôler sa rage.
C'est quand les élèves commencèrent à bouger qu'il reprit ses esprits et commença à chercher la table qui lui était destinée.

Se laissant tomber sur sa chaise, il ramassa sa copie et commença à lire les questions. Il la reposa sur la table avant de prendre sa tête entre ses mains. Apparemment Caldwell avait réussi son coup. Faire douter les élèves, les plonger dans la peur et l'angoisse... Cette annonce était un avertissement. Une mise en garde. Voici ce qui attendant tout ceux qui oseraient se mettre sur sa route.

Il releva la tête et ramassa le sujet... Il fallait qu'il se concentre. Il se remit à lire les questions. L'héroïne ne lui faisait plus aucun effet, comme si l'arrivée de Caldwell et la vision du corps de Terrence l'avait rendu clean.

« Allez ! Concentre toi sur cette connerie ! Caldwell attendra. Pour le moment il faut que tu réussisses cette épreuve. C'est tout ce qui compte ! »

Il balaya le reste de la salle du regard et vit qu'il n'était pas le seul à être dans cet état. Tous étaient encore sous le choc.
Il secoua la tête et se reconcentra sur sa copie.

477 mots ; + 220 points à serdaigle.


“Pourquoi j’avais fait ça ? J’avais des tas d’explications, toutes fausses. La vérité c’est que je suis un sale type, et ça va changer, je vais changer, tout ça est bien fini, désormais je suis clean, j’avance dans le droit chemin, je choisis la vie.”
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Siane Callaghan
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Elle n’avait pas bougé d’un millimètre. Le monstre responsable de la mort de sa sœur et de ses parents était là, sous ses yeux et pourtant, elle n’avait pas bougé, s’était contentée de le regarder à la fois terrifiée et bouffée par la colère, la rage. Siane avait braqué son regard sur l’homme le plus important de toute la Grande Bretagne et avait soutenu le sien sans broncher quand il s’était arrêté un instant sur elle dans son balayage de visages. Au lieu de faire ce qu’elle s’était juré de faire le jour où elle croiserait la route de Caldwell, la Gryffondor était restée immobile et un haut-le-cœur l’avait saisie lorsque les deux pantins du Ministre avaient ouvert ce fichu sac mortuaire contenant le corps de Terrence Newton. La puanteur de la mort avait envahi la pièce et la jeune femme avait serré les poings, observant ce visage devenu gris qui commençait déjà à se décomposer. Siane avait serré les dents tandis que l’effroi s’emparait de tous les élèves présents. Terrence était un petit con. Il avait choisi le mauvais camp, elle ne comptait plus le nombre de fois qu’il l’avait regardée de haut, mais il ne méritait pas une chose pareille. Il avait fait des erreurs, ils en avaient tous fait. Mais surtout, la jeune femme songea à son frère, Maxim. Presque inconsciemment, elle se tourna vers son camarade et son cœur se serra en voyant sa pâleur, ses yeux écarquillés. « Bien. Chers élèves, veuillez-vous écarter, s'il vous plaît. » La jeune femme suivit le mouvement, perdue dans ses pensées. Elle savait très bien ce que tout cela signifiait. Terrence n’était pas mort dans la forêt, c’était Caldwell qui l’avait assassiné. C’était ce monstre qui leur envoyait à tous un avertissement. Il était au courant pour l’AD, il savait que des élèves avaient décidé de se dresser en travers de son chemin et il voulait leur montrer qu’il restait le maître du jeu.
Pour le moment. Les tables se rangèrent selon la volonté du directeur et il poursuivit ses recommandations pour l’examen. Comment était-elle sensée réussir quoi que ce soit après ce qui venait de se produire ? Elle s’était levée de bonne humeur, bien décidée à réussir ses examens, un peu triste de quitter bientôt l’école qui l’avait accueillie pendant huit années mais aussi fière d’entrer enfin dans le monde des adultes. Elle s’était réveillée avec le sourire et le soleil, mais tout venait de s’effondrer en l’espace de quelques minutes. Comme beaucoup d’élèves présents, la Gryffondor avait envie de pleurer. Pas parce que la mort de Terrence était un choc, ni parce qu’il allait lui manquer, elle ne l’appréciait pas. Mais plutôt parce que Caldwell venait de prouver qu’il avait tous les droits, qu’il avait une longueur d’avance, comme toujours. C’était rageant, par Merlin !

La Gryffondor suivit un peu le mouvement pour rejoindre sa place. Elle passa à côté d’Hermione qui se concentrait tant bien que mal sur sa feuille, puis non loin d’Alexis dont les yeux étaient brillants de larmes. Elle adressa un ridicule sourire à Duncan, un moyen de lui souhaiter bonne chance, de lui laisser entendre que les choses s’arrangeraient. Puis elle passa à côté de Maxim et meurtrit sa lèvre inférieure, hésitante. Son pas ralentit légèrement tandis qu’elle arrivait près de lui et elle posa une main sur son épaule qu’elle pressa doucement. Elle ne pouvait pas faire plus que ça, ils n’avaient pas le temps, n’en avaient pas le droit. Crow faisait de son mieux en voulant empêcher la panique et faisait comme si de rien n’était, c’était une solution comme une autre. « Bonne chance à tous. L'épreuve va durer deux heures et demi, ne perdez pas votre temps. » Deux heures et demi dans cette pièce où la mort rôdait encore. Des cadavres, Siane n’en pouvait plus d’en voir et elle avait l’impression de suffoquer ici. Mais elle prit sur elle et inspira profondément avant de poser ses yeux sur sa feuille d’examen. Ses mains tremblaient de manière incontrôlable, elle était incapable de se concentrer. Mais au moins, elle ne pleurait pas. Elle faisait tout pour ne pas se laisser aller à pleurer, se retenait. Elle n’était pas triste, à vrai dire. C’était plutôt ses nerfs qui menaçaient de lâcher, de l’abandonner totalement.


714 mots ; 360 points à gryffondor.


i'm up to no good
I cheated myself like I knew I would, I told ya, I was trouble. You know that I'm no good. Upstairs in bed, with my ex boy, he's in the place, but I can't get joy, thinking of you in the final throes, this is when my buzzer goes.  (⚡️) AWinehouse.
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Hogwarts Chronicles
PNJ ⚡ the puppet master
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⚡ Nature du sang : rouge.
Intrigue №2 ; OWLS & NEWTS

Au moment où le ministre de la Magie était entré, flanqué des Carrow, la panique avait commencé à secouer les rangs des élèves. Les Carrow et leur régime de terreur était un souvenir encore frais dans l'esprit de certains alors que d'autres, plus âgés pour la plupart, craignaient cette venue inopinée pour des raisons bien moins évidente. Parmi la masse d'élèves rassemblés là se trouvaient Abbey Lee Kniteburry, âgé de dix-huit ans, sensée passer ses ASPIC. En vérité, elle était plus angoissée par l'absence de l'un de ses camarades que par les épreuves mais tâchait, tant bien que mal, de se concentrer sur le discours du ministre. « .. la véritable question que vous devez vous poser est : qu’est-ce qui m’attend dehors ? » conclut-il d'un ton lugubre. Elle frissonna. Sa menace à peine voilée ne l'effrayait pas, du moins, ce n'était pas à elle que ça s'adressait, pas vraiment. Elle, ce qu'elle redoutait plus que le sort réservé par le ministère aux traîtres, c'était ce qu'avait préparé Ethan Kniteburry, son mari, pour lui faire payer ses affronts. Qu'elle ait disparu de la demeure conjugale l'avait passablement énervé, elle le savait, mais découvrir qu'elle était proche, très proche de l'un de ses camarades avait dû le mettre dans une rage innommable. Qui sait ce qu'il lui arriverait si elle tombait sur lui par hasard, dehors ? D'autant que Terrence avait disparu, alors qu'il lui avait promis de la protéger. Et si Ethan lui avait tendu un piège et.. ?

Cette idée la fit frissonner, aussi puisa-t-elle dans ce qui lui restait de volonté pour centrer toute son attention sur Roy Caldwell. Alors qu'il les regardait, semblant réfléchir un instant, elle songea qu'il était n'était pas si impressionnant et effrayant que le décrivaient certains élèves, pour la plupart des amis de Harry Potter. Selon leurs dires, il s'agissait d'un ancien mangemort. Abbey, elle, lui trouvait un air presque sympathique. Un peu aigri, peut-être, mais après tout, il avait le déplacement pour leur souhaiter bonne chance alors qu'un ministre devait avoir bien plus important à faire. Il ne pouvait pas être foncièrement mauvais, ça n'était pas possible.

« Avec la montée en flèche de la délinquance, reprit-il, et de cette nouvelle activité rebelle menée par l’ancien chef des Aurors, vous ne pouvez qu’être en danger. L’extérieur n’est pas sûr. En aucun cas. La preuve en est – Amycus, s’il te plaît » Un peu en retrait, derrière deux élève aussi grandes qu'elle, Abbey dût se tordre le cou pour voir ce qui arrivait. L'un des Carrow, l'homme, avança et s'occupa d'un grand sac que, jusque là, la jeune fille n'avait pas remarqué. Le moins qu'on puisse dire, c'est que personne, pas même le directeur, ne s'attendait à découvrir aussi soudainement un cadavre, surtout dans un tel état. Certains élèves, ceux du premier rang principalement, incommodé par l'odeur, écoeuré par la vue, reculèrent précipitamment. Abbey Lee ne bougea pas, le regard fié sur le corps supplicié. Ce.. ce n'était pas possible. Non. Ce n'était pas lui. Pas lui. PAS LUI !

Abasourdie, incapable de détourner les yeux du corps, elle cessa d’écouter ce qui se passait autour d’elle. Terrence.. Terrence gisait là, sans vie, le corps lacéré, le visage détruit. Pourquoi..? Qu’avait-il fait pour mériter pareil traitement ? Terrence était quelqu’un de bien, il l’avait aidée, il l’avait soutenue, il lui avait promis qu’il la protégerait. Ses yeux s’emplirent de larmes alors que de toute part, on s’agitait. On la bouscula et elle se laissa entraîner, la vue brouillée par le chagrin. Terrence.. ce n’était pas possible. Ce n’était pas vrai !

Son dos heurta un mur et elle reprit brièvement connaissance. Les tables avaient été alignés, on se préparait à passer l’épreuve. Comment, comment, bon sang, pouvaient-ils tous être aussi sereins ? Ils allaient donc passer cet examen alors que.. alors que.. alors que.. « Quelque chose vous gêne, peut-être, mademoiselle Kniteburry ? » souffla une voix masculine derrière elle, légèrement sur sa gauche. Elle se rendit alors compte qu’elle était la dernière à être debout, en dehors des professeurs sensés surveiller l’épreuve. Levant des yeux embués de larmes, elle distingua le professeur Rogue, le directeur de sa maison, penché sur son épaule. « Ou semblez-vous oublier que nous sommes dans une salle d'examens ? reprit le professeur de potions. Veuillez immédiatement vous rasseoir avant que je ne prenne des mesures bien plus radicales que celles du Ministre » A l’évocation du ministre, Abbey étouffa un gémissement, revoyant mentalement Caldwell et le corps de Terry, à ses pieds, comme une.. comme un trophée de chasse. Oh non. Ce n’était pas vrai, ce n’était pas possible, ils n’auraient pas..

Un grand éclat de rire brisa brusquement la presque tranquilité de la Grande Salle. Peeves, un grand sourire aux lèvres, tournoya au-dessus des élèves, allant jusqu’à tirer les cheveux de Siane Callaghan, une élève de septième année de la maison Gryffondor. Puis il vint prendre place au centre de la pièce, à deux mètres à peine du sol. Prenant un air solennel, il inspira profondément avant de déclamer, sur un ton guilleret :

« Ah le voilà,
L'grand échalas,
Pour vous servir ses boniments
Et accroître vos tourments !
En vous montrant Terry flingué,
Il n'veut que vous encourager !
»

A nouveau, il éclata de rire mais ça n’avait rien à voir avec ses accès d’hilarité habituels. C’était dur, presque.. cynique. Comme si cet imbécile d’esprit frappeur savait exactement ce qui se passait. A la réflexion, c’était probablement le cas. Peeves était peut-être un crétin mais il n’était pas totalement idiot.

Tremblante et muette, Abbey avait levé les yeux pour regarder l’esprit frappeur durant sa chansonnette. A présent, ses lèvres tremblaient tout comme ses mains. Blême, elle paraissait avoir atteint le point de non-retour. La crise n’était pas loin. Lorsque son hurlement monta, les élèves sursautèrent et la plupart d’entre eux pivotèrent sur leurs chaises juste à temps pour voir la jeune femme s’effondrer sur le sol, le visage tordu par le chagrin et le désespoir. Ses petits poings blancs martelèrent bientôt le seul alors qu’elle s’époumonait, lâchant des bribes de phrases inintelligibles.

Ce n’était tout bonnement pas possible. Pas Terry. Pas lui, PAS LUI !

———————— ͼҨͽ ————————

Merci de prendre cette intervention en compte. Ce n’est pas une option. Vous pouvez, bien entendu, réagir en prêtant main-forte à Abbey, que vous soyez élève ou professeur. Have fun !



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Caldwell. Le ministre, plus vu sur des unes de journaux qu'en chair et en os s'était déplacé à Poudlard pour nous voir, accompagné de ses deux Carrow. On m'avait raconté les atrocités commises par ces derniers dans Poudlard, on m'avait raconté leur sadisme, la douleur qu'ils avaient répandu autour d'eux. Mais je ne m'attendais pas à la colère, à la rage qui grandit en moi en voyant les tortionnaires de mes camarades. Heureusement pour eux, heureusement pour moi, je n'avais pas pris ma baguette magique – on était en examen théorique, pour l'instant – sinon je crois que je leur aurai sauté à la gorge pour les tuer. Finalement, ce cher ministre pris la parole. La suite arriva au ralenti, comme si j'étais un étranger, un alien venu d'une autre planète, d'une autre dimension. Cela ne pouvait pas être la réalité. « Bien. Chers élèves, veuillez vous écarter, s'il vous plaît » Non, ce n'était pas bien. Pas bien du tout même. Halluciné, ahuri, je regardais la porte de la Grande Salle, mâchoire pendant, à mi-chemin entre les larmes et la colère vindicatif qui me gonflait de l'intérieur, là, tout de suite, maintenant. Non, c'était tout sauf bien. L'odeur du... cadavre de Terry me dansait encore dans les narines, me pétrifiaient et c'est que lorsqu'on m'empoigna le bras pour me mener sur le côté que je consentis à obéir à Crow. Comment cela pouvait-il être possible ? Comment on pouvait passer des examens après ça ? Choqué, je n'arrivais même à assimiler ce que nous disait ce gentil directeur, je n'arrivais même pas à concentrer ma vue sur quelque chose. Tout se brouillait, mélange de larmes refoulées et d'une colère, d'un voile rouge qui vous donnait envie de tout envoyer en l'air, de vous foutre en l'air tout court même. Cela ne pouvait arriver, cela ne pouvait continuer. Terrence. Ce mec... c'était une perle. Il m'avait littéralement sauvé la vie durant cette précédente année de terreur et il avait était le premier à être là, avec Léandre, avec tous les autres, quand on était tous revenus à Poudlard. Il ne pouvait pas être mort. Finalement, mes yeux finirent par glisser sur les autres élèves, les cinquième années, les septième années à la recherche de quelqu'un pour me dire ah ah on t'a bien eu Sylas ! ou bien pour éclater de rire. Mais rien, que dalle, c'était vraiment en train d'arriver, le cauchemar était la réalité. Que des joues striées de larmes, des lèvres pincées, des sourcils froncés et des airs perdus. Et puis Newton senior, l'aîné, le frère, Maxim. Je n'avais jamais apprécié ce gars, question de principe. Mais on avait bien été obligés de coopérer à plusieurs reprises lors des réunions de l'AD et, au fond, ce mec était sympa. Je n'osais même pas imaginer ce qu'il pouvait ressentir – même si, au fond, je le savais parfaitement. On finit par nous ordonner de nous rendre à nos tables et c'est comme dans un rêve que j'ai trouvé la mienne, que j'ai posé mon cul dessus. J'ai sorti mes parchemins, mécaniquement, deux plumes et mon encrier. Cela ne pouvait arriver. C'était qu'une vaste connerie, tout ça. Et comment étions-nous sensés nous concentrer sur nos examens après ça ? Encore une fois, mes yeux ont balayé la salle à la recherche d'un support, d'un autre regard à qui m’accrocher pour ne pas m'évanouir ou péter mon petit boulon. Sur le moment, j'aurais presque été prêt à prendre les baguettes et à traquer Caldwell, là, tout de suite. Juste en face de moi, Alexis qui me tournait le dos, dans la lignée des H comme Hoaxley et Hoover. Impossible de communiquer, les professeurs nous scrutaient. Je lisais le sujet d'Histoire, je connaissais parfaitement les réponses – j'avais énormément révisé pendant des heures et des heures – mais j'étais incapable d'assimiler, de consentir à prendre une plume pour écrire sur mon parchemin. Je pouvais juste pas. Comme beaucoup, j'avais fini par relever la tête et par regarder les autres. Un silence religieux, plus pesant qu'autre chose, s'était abattu sur la Grande Salle de Poudlard. Les OWLs ne s'étaient pas déroulées comme ça... Mon regard se jeta au plus profond du plafond enchanté, à la recherche de quelque chose, une réponse peut-être. Mais il n'y avait rien. Rien si ce n'est que cette odeur terrible de mort qui me chatouillait les narines. Finalement, mes yeux s'accrochèrent enfin aux mots, aux phrases, aux mots et la plume se mit à gratter le parchemin. A une vitesse incroyable, à un rythme machinal. Cela ne pouvait être la réalité. On tentait tant bien que mal de se concentrer quand ce satané Peeves est entré comme un boulet de canon dans la Grande Salle, nous déclamant son poème avec cynisme, chose qui ne lui ressemblait guère. Je me contentais de le regarder, cet esprit frappeur, pensif, en me demandant bien ce qu'il tentait de nous dire avec ses vers. Mais on avait pas le temps pour ça. Même si cela semblait dérisoire, il nous fallait ce satané examen où on était tous foutus, aucun avenir, rien. De toutes manières, NEWTs ou pas, on était foutus donc bon, autant essayer de sauver l'honneur ? Je m'apprêtais à passer à la question suivante lorsque le hurlement résonna, de pure souffrance. Tous les visages se tournèrent vers Knitebury, une Serpentard de notre promotion, qui se tordait parterre de douleur. Moi je restais figé de stupeur. Certains allaient l'aider et moi je la regardais juste, mâchoire ballante, ahuri comme d'habitude. Comment se concentrer avec ça ? J'allais devenir fou. Complètement fou. Cela ne pouvait pas être la réalité, putain.

939 mots.; + 330 points à serdaigle.
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Abygail Chase
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Abygail Chase avait passé la semaine à étudier. Elle n'avait rien eu d'autre à faire. Comme les autres, elle avait bien mangé ce matin au petit-déjeuner pour tenir bon toute la matinée. Elle sautait ce repas d'habitude, mais ce matin, inutile de faire l'idiote, c'était trop important. La jeune femme s'était longuement demandé ce qu'elle allait faire à la fin de l'année. Beaucoup avaient des projets depuis l'enfance, mais elle, elle n'en avait jamais vraiment eu. Et la guerre ne lui avait pas franchement laissé le temps de réfléchir à ce qu'elle voulait faire de sa vie. Aujourd'hui, elle allait plancher sur cette feuille d'histoire de la magie pour avoir la possibilité d'être prise quelque part. N'importe où. Elle se doutait qu'avec le gouvernement actuel, elle n'aurait pas de mal à trouver du travail quelque part. Son nom l'aiderait sans aucun doute. Être une Chase, c'était un atout. Ses parents étaient morts pour le clan des ténèbres. Elle passait son temps à marcher sur un fil, faisant croire que si elle ne prenait pas parti officiellement, elle était du côté de ses parents, alors que c'était tout le contraire. Personne n'aurait jamais imagine Abygail du côté de la résistance, et pourtant plus le temps avançait, plus elle se rendait compte que c'était la cause qui lui convenait le mieux.

Ce qui se passa dans la Grande Salle ce jour-là lui confirma que ses parents avaient toujours parié sur le mauvais cheval. Devant le corps sans vie de Terrence Newton, son camarade de maison et ami, elle eut envie de vomir, de pleurer, de crier. Terrence n'était pas le meilleur de ses amis, mais elle l'avait toujours vu comme quelqu'un de bien, parce qu'il était droit dans ses bottes, et loyal. Il l'avait toujours fait rire, toujours soutenue même quand elle ne l'avait pas voulu, même dans les moments les plus sombres. Aujourd'hui, il n'était plus rien qu'une énième victime de cette guerre aux multiples visages. Abygail serra les points, se contentant d'arborer la mine fière et hautaine qui faisait sa réputation, alors qu'à l'intérieur, son corps entier était pris d'une rage sans nom. Le scepticisme des élèves sur les circonstances de sa mort n'était pas anodin. Personne n'était assez idiot pour croire qu'il s'agissait d'un accident. Parce que si ça avait été le cas, quel but à leur montrer ce corps déchiqueté ? Aby reconnut immédiatement la trempe des mangemorts. Autour d'elles, les visages montraient des émotions très différentes. De l'horreur à la jubilation, le fossé entre les élèves était plus grand que jamais, et Aby, au milieu de ce chaos des opinions, était une poussière. Elle déglutit avec difficulté à cause de l'odeur immonde qui embaumait la pièce. A croire qu'ils voulaient voir les élèves de septième année rater leurs examens. Elle ne devait pas se laisser affecter par tout ça. Abygail Chase était forte, indifférente à la douleur. La jeune femme savait que ce qui venait de se passer n'était qu'un premier avertissement pour tous ceux qui osaient défier le gouvernement. C'est à cet instant précis qu'elle décida de son futur. A cet instant précis, devant le corps sans vie de Terrence Newton, qu'elle décida qu'elle allait jouer le jeu des plus cruels, en n'oubliant pas qui elle était pour autant. Elle pourrait même jouer un double jeu, qui savait ? Mais pour protéger les gens qui lui étaient chers, et ils était trop peu nombreux pour les laisser filer, elle était prête à tout, même au pire. Le discours du directeur semblait se perdre dans les hauteur de la salle. Mais de toutes les horreurs du jour, celle qui se trama à côté de moi fut la pire de toutes.

Abbey-Lee, son amie de toujours, la seule qui lui avait adressé la parole aux réceptions, quand elle était petite, se tenait raide, à côté de moi. Son visage plus blanc que jamais fit plus de mal que prévu à la jeune serpentard. Elle tenait beaucoup à elle, parce qu'elle était la seule amie régulière de sa vie. La seule qui malgré tout, ne l'avait jamais abandonné, connaissait quelques-unes de ses faiblesses, mais ne les avaient jamais utilisées à mauvais escient. Son amie, sa sœur, aujourd'hui, perdait l'une des personnes qu'elle avait de plus chères, après avoir subi milles horreurs depuis quelques années. C'était trop dur de l'observer. Aby voulut lui attraper la main, mais c'était trop risqué. Le ministre était toujours là, et elle ne devait pas ruiner ses chances de tromper le monde plus tard. Elle se contenta d'être là, impassible, à côté d'elle, jusqu'à ce que le directeur, après la sortie des membres du gouvernement, invite les élèves à se rendre à leurs tables d'examen. Le cœur serré, Aby laissa Abbey perdue, complètement bouleversée, cherchant à garder la façade qu'elle avait soigneusement construite. Elle ne mit pas longtemps à trouver sa table, mais alors qu'elle s'apprêtait à s'asseoir, Peeves débarqua, et rompit la tranquillité qui s'était emparée de la salle. Abbey, restée debout au milieu de la salle, seule, étouffa un cri qui fit exploser le cœur de la Chase en mille morceaux. Envoyant au diable ces histoires de couverture, la jeune femme courut vers la blonde, et tomba à genoux à côté d'elle. Abbey était dans une sorte de transe de laquelle personne ne pourrait la sortir, celle qui survient après le malheur le plus profond. Elle tapait le sol avec ferveur, pleurant, et criant des choses qu'elle seule comprenait. Aby se risqua à se pencher vers elle, et à lui murmurer, pour que personne d'autre ne puisse l'entendre. « Calme-toi, Abbey. Calme-toi. Ne t'effondres pas. Un jour, je te promets qu'on s'en sortira. Je te le promets. Je t'aiderai à te sortir de tout ça. » La jeune blonde ne l'écoutait sûrement pas, mais pour Aby, c'était important. Aujourd'hui, c'était à elle de sauver Abbey. Et par cette promesse, elle s'engageait là où elle n'avait jamais osé s'engager, sans que personne ne le sache, à part sa très chère blonde, torpillée par le chagrin.

1000 mots tout pile ; + 360 points à serpentard. :jule:





i was wrong.
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Blême et tentant de maîtriser mes tremblements, je fixe Caldwell d'un air impassible. Je me sens lâcher prise. Je sens que c'est lui qui entre dans ma tête. Je sens qu'il est là au recoin de mes pensées. Je le sens, je l'entends. J'essaie de ne pas me laisser submerger mais l'horreur de la scène, le cadavre de ce pauvre garçon vulgairement jeté dans un sac me rend physiquement malade. Et comme toujours quand une émotion forte m'envahit, je tends à perdre le peu de contrôle que j'ai réussi à regagner. Mais malgré l'horreur, malgré le regard glacial du ministre, la lueur de joie qui dansent au fond des yeux malsains des Carrow, le silence impuissant qui s'abat sur la Grande Salle, je ne peux pas abandonner maintenant. Je sais que je ne suis présentement pas maîtresse de moi, je sais qu'il peut me contrôle, mais je demeure éveillée, consciente, quelque part à l'intérieur de ma propre tête. C'est une sensation des plus étranges. Savoir que vous êtes manipulée et ne pas pouvoir lutter. C'est un peu comme quand les filles stupides tombent amoureuses. Mais en beaucoup plus glauque. J'essaie de me concentrer, je m'accroche aux mots du directeur comme à une bouée de sauvetage, tâchant de m'insurger mentalement contre son comportement. On assassine un de vos camarades - car clairement, aucune créature vivant sur le sol de Poudlard ne ferait une chose pareille et le message était on ne peut plus clair, même pour l'idiote que je suis - mais vous passez vos examens. L'éducation d'abord hein.

Je grince des dents, tente de lire le sujet de l'examen, d'oublier que je viens de voir les entrailles exposées de Terrence Newton, de réprimer ma violente envie de vomir. Mais l'Histoire de la Magie n'a malheureusement jamais été mon fort et ce ne sont pas franchement des conditions d'examens qui me permettent de me souvenir du peu que j'ai appris dans cette matière. Et j'ai si mal à la tête. Il est là comme toujours et je n'en peux plus. J'ai envie de pleurer, de crier, d'appeler à l'aide. Mais ma bouche reste close et mes yeux secs, il m'interdit tout mouvement. Je ne peux que regarder cette copie encore vierge et qui le restera sans doute. Je ne peux pas. Tant pis si je dois échouer. Tant mieux, ça me débarrassera peut-être de mes problèmes. Rentrer chez les Johansson et ne plus jamais quitter ma chambre. Mon fil de pensées est soudainement stoppée, les émotions positives que me procurent la pensée de mon foyer sont toujours réprimée. La moindre once d'espoir et de bonheur me rend plus forte et ce n'est pas quelque chose qu'il peut se permettre. Non pas que dans les circonstances actuelles, j'ai le coeur de lutter ou d'espérer.

Peeves, ce sale esprit frappeur décide alors de faire une entrée remarquée et de déclarer un poème à la mémoire du défunt. Comment peut-il? Je le fixe, essayant d'exprimer ma colère à son égard. Insensible, cynique. Il vient clairement de sous entendre que ce meurtre était le fruit du Ministère. Espèce de... Un cri déchirant interrompt mon agacement mental et n'y tenant pas, je bondis de ma chaise, presque en même temps qu'une élève de Serpentard. Abygail. Ce doit être une de ses amies qui vient de s'effondrer, il me semble qu'elle a un prénom semblable à celui de la brune. Je ne suis pas la seule à me lever, mais je suis la seule à rester plantée comme un piquet sans pouvoir rien faire de plus. Non. Non. Je ne le laisserai pas m'avoir. Je ne regarderai pas cette pauvre fille hurler son désespoir sur le carrelage de la Grande Salle sans rien faire. Je me force donc à marcher vers le petit groupe formé autour de la blonde et de la brune et pose une main douce sur l'épaule de la jeune Chase. C'est incongru, je le sais. J'interromps mon geste bien vite, mais je ne la quitte pas des yeux. Elle comprend je crois. Mais mon mal de tête devient insoutenable et je me vois obligée de m'asseoir à une table qui n'est pas la mienne et me prend la tête entre les mains. La douleur est fulgurante, presque insupportable. J'en connais une qui va avoir un T en Histoire de la Magie moi.

768 mots ; + 330 points pour poufsouffle.
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Orion se retourna brusquement, comme la majorité des élèves, quand Caldwell fit irruption dans la salle. Il n’avait jamais encore vu le premier ministre de la magie en vrai. Le Serdaigle se demanda un instant ce qu’il venait faire là et se surprit même à espérer qu’il ne soit pas là pour recruter et peut-être même pour faire revenir les anciens alliés de Voldemort vers lui. Il observa Caldwell de plus près et lui trouva étrangement un charisme fascinant, une âme de leader. C’était très différent de le voir en vrai plutôt que dans les journaux. Orion ne savait pas trop quoi en penser. Quand les deux mangemorts accompagnants Caldwell ouvrirent le sac mortuaire, Orion retrouva une odeur familière qui le fit frémir. Ce n’était pas l’odeur de Terrence Newton, qu’il connaissait à peine, non. C’était l’odeur de la mort. Une odeur qu’il retrouva et qu’il n’avait pas humée depuis longtemps. Une odeur qui lui plu. Il aurait voulu se détester pour ça, mais c’était qui il était à présent. La mort ne le dégoûtait plus. Il était un loup-garou. Il n’était pas effrayé, pas vraiment. Il se faisait discret. Il sentait la panique des autres autour de lui. Ses instincts voulaient se réveiller, mais il se concentra sur la seule chose qui comptait, les examens. Il avait bien révisé et il aurait de bons résultats coûte que coûte. S’il ne concentrait sur ce but, il finirait par oublier ce cadavre et cet homme, Caldwell. Ce n’était pas encore le moment pour lui de prendre partie. Il n’était pas prêt, il ne savait toujours pas quel clan choisir. Une fois qu’ils s’en allèrent, le silence retomba et Orion se sentit beaucoup mieux d’un coup.

Les tables s’installèrent et les examens allaient pouvoir reprendre leur cours normal. Orion essaya de ne pas trop penser à ce qui venait de se passer. Faisant partie des élèves de cinquième année à cause de son enlèvement l’année de ses quatorze ans, il se fraya un chemin devant et s’installa dans les premiers rangs, en face de son numéro. Ils allaient commencer par la partie théorique des potions, ce n’était pas le moment de manquer de concentration. Quand les formulaires apparurent devant les élèves, l’examen commença. Orion prit la feuille entre ses mains et commença par répondre aux questions les plus évidentes, les plus faciles. Il garderait le plus dur pour la fin. Mais au bout de quelques lignes, il leva la tête et chercha une tête rassurante. Il trouva vite Siane, mais elle n’avait pas l’air dans son assiette. Orion l’avait bien compris, cette mise en scène, c’était mauvais pour l’AD. C’était eux les groupes rebelles. La plupart des élèves les plus touchés étaient en septième année, comme le défunt. Le fond de la salle était plus pesant et il fut comme soulagé de ne pas y être. Pourtant, il n’aurait pas du se trouver dans cette salle s’il n’avait pas été kidnappé avant son entrée en cinquième année. Il aurait déjà du avoir quitté Poudlard. Mais l'histoire ne s’était pas déroulée normalement.

Et au bout d’un moment, le silence de la salle disparut. Peeves, l’esprit frappeur fit interruption dans la salle. Il tira les cheveux de Siane, ce qui ne plut pas à Orion, qui fronça les yeux. Si ce n’était pas un fantôme, il lui aurait déjà balancé son stylo dans la tronche. Et quelques secondes après, une jeune fille, Abbey Lee, qui avait le même âge qu’Orion mais à Serpentard, fit une crise de nerfs. Il en déduit qu’elle devait connaître le mort. A présent, plus personne n’était vraiment concentré sur sa feuille, Orion le premier. Il observait la scène, de loin puisqu’il était à l’avant de la salle, comme exclu de tout ce qui se passait alors qu’il avait le même âge que ceux du fond. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle se mettait dans cet état. Ce n’était pas qu’il était sans cœur, mais il semblait ne plus réagir comme un adolescent normal face à la mort. Orion vit Abygail essayer de calmer Abbey. Il leva la tête vers les professeurs, pour voir comment ils allaient gérer tout ça. A ce moment là, n’importe qui aurait pu tricher. Mais ce n’était pas le genre d’Orion. Il se mit à prier pour que quelqu’un fasse taire la jeune fille de Serpentard, qu’il puisse à nouveau se concentrer sur ses potions. Etre en cinquième année était déjà assez humiliant, il ne voulait pas non plus redoubler une nouvelle fois.

749 mots ; + 360 points à serdaigle.
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Maxim Newton
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Il se calma quelques minutes après, sentant une fatigue l’envahir et la douleur à sa jambe revenir. Il avait à peine senti lorsque Siane était venue lui presser l’épaule, pour le coup, il aurait voulu s’enfuir de la Grande Salle pour aller Merlin savait où noyer sa peine. Peut-être aurait-il couru après le Ministre pour lui faire payer, après tout, il l’aurait bien mérité, mais il se serait retrouvé mort avant même d’avoir posé les doigts sur sa baguette. Puis soudain Peeves entra dans la Grande Salle et balança sa poésie. Elle sonna d’une morbidité sans nom à l’oreille de Maxim et l’évocation de son frère manqua de le faire exploser. Il serra poings et mâchoire à s’en faire mal, sentant ses ongles entrer dans sa peau. Il allait craquer. C’était trop dur à supporter. Trop dur à endurer. Puis lorsqu’il entendit le hurlement de Abbey-Lee retentir dans toute la Grande Salle, il ne put s’empêcher de se dresser brusquement, chancelant à cause de sa jambe. Il prit sur lui et s’avança jusqu’à la jeune fille recroquevillée au sol. Elle n’était pas seule. Abygail Chase, une étudiante de septième année de Serpentard lui murmurait des paroles pour la calmer. Mais comment calmer le chagrin récent d’une perte aussi douloureuse. Il savait que Terrence et elle avaient un lien particulièrement fort qui les unissait. Il ne pouvait pas l’ignorer. Il vit également une élève de Poufsouffle s’avancer et tenter d’esquisser un geste de soutien, mais elle sembla se raviser, préférant retourner dans le cercle qui entourait Abbey et Aby.

En grimaçant, Maxim parvint jusqu’à elles et s’agenouilla à ses côtés également. Il redressa légèrement la jeune fille et la regarda dans les yeux avant de lui virer une belle gifle. Impassible et aussi secoué qu’elle de son geste, il tenta de se justifier. « Désolé. Il fallait que tu te ressaisisses, t’étais en train de céder à la panique. » La maintenant par les bras en position assise. « Écoute-moi. Abbey ! Regarde-moi. » Il vit qu’elle le cherchait, elle le voyait sans vraiment le voir prise dans sa crise de panique. « Ce n’est pas le moment de céder. S’il avait été là, il aurait dit quoi ? » À vrai dire, Maxim ne le savait pas lui-même et il n’aurait plus la chance de le savoir. Il eut du mal à ne pas pleurer lui aussi, il ravala ses larmes. Il prit la jeune fille contre lui et vint lui murmurer doucement à l’oreille. « Je te fais la promesse qu’ils ne s’en sortiront pas aussi facilement. Je les traquerai et je vengerai la mort de Terrence, maintenant, reprends tes esprits, il faut que tu tiennes, qu’on tienne. » Maxim s’écarta un instant d’elle et esquissa un sourire forcé. Il n’atteignait pas ses yeux, mais le cœur y était.

475 mots ; + 240 points à gryffondor.


Spoiler:
 


refonte de la signature Heart
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D. Alexis Hoover
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⚡ Âge du personnage : vingt ans
⚡ Nature du sang : née-moldue officiellement, mais elle a été adoptée à la naissance, donc rien n'est sûr.

La tête dans les mains, je tentai de lire ce qui se trouvait sur ma feuille. Mais c'était impossible, tout était bien trop flou. Mes yeux embués de larmes m'empêchaient d'y voir clair, il fallait que je me ressaisisse, vraiment. Je levai les yeux et découvrait Abbey-Lee, la malheureuse femme d'Ethan Kniteburry, debout au milieu de la salle. Alors que nous avions tous bougé pour aller à nos tables, elle était restée là, debout, au milieu de la Grande Salle. Elle devait être incapable de bouger un seul membre de son corps. Je savais qu'elle était proche de Terrence, et sa souffrance me rendait malade. Rogue chercha à la faire s'asseoir mais elle resta de marbre, le visage déformé par la douleur. Ce fut le moment que choisis Peeves pour faire son entrer. J'avais toujours détesté cet esprit frappeur, mais là, il allait trop loin, je me levai, serrant les poings, une larme coulant sur ma joue. Je me retenais tant bien que mal de pleurer, observant le visage dur de Maxim, de temps en temps. Lui ne craquait pas, je n'avais pas le droit de le faire, moi. Alors qu'il n'était même pas mon frère. Le gryffondor serrait les poings, tout comme moi, et observait abbey-lee. Un petit groupe se formait autour d'elle alors qu'elle criait, nous déchirant les tympans de douleur. Je ne savais pas si ceux qui s'étaient rapprochés l'avaient fait par compassion, pour marquer leur soutien, ou pour observer, comme des cons. Je restai donc en retrait, ne voulant pas gâcher l'intimité d'une fille que je ne connaissais pas vraiment, malgré que nous soyons dans la même classe. Une serpentard, Abygail Chase, fonça droit sur abbey pour essayer de la calmer, mais visiblement, elle n'arrivait à rien. La blonde était hystérique, complètement en transe, sourde à tous ceux qui, autour d'elle, cherchaient à trouver une solution.

Du coin de l’œil, je vis Maxim bouger. J'avais beau le connaître presque par cœur, je n'avais absolument aucune idée de ce qu'il allait faire. Quelque part, j'avais un peu peur qu'il fasse quelque chose qu'il puisse regretter plus tard. Il serrait les dents. Quand il était en colère, mieux valait ne pas se trouver dans son chemin, et la colère mêlée à la tristesse, ça n'augurait rien de bon. Je le suivis comme son ombre, pour être sûre de pouvoir faire quelque chose s'il perdait le contrôle de lui-même. Je retins mon souffle, alors qu'il s'agenouillait devant la blonde et la relevait un peu. Je fus presque soulagée, il allait sûrement lui parler. Elle avait peut-être besoin de cela, que Maxim lui parle, plus que quiconque. Mais alors que je me mettais de nouveau en retrait heureuse de voir qu'il n'avait pas fait n'importe quoi, il la gifla, violemment. Je portai ma main à la bouche, choquée. Pulsion incontrôlable. Mais pourquoi avait-il fait ça ? Était-il fou ? Je lui en voulais de ce geste. Il avait beau être bouleversé, ce n'était pas une raison pour frapper cette pauvre abbey. « Désolé. Il fallait que tu te ressaisisses, t’étais en train de céder à la panique. » finit-il par dire, justifiant ce geste complètement incongru. Je soufflai. Peut-être était-ce une solution après tout. « Écoute-moi. Abbey ! Regarde-moi. Ce n’est pas le moment de céder. S’il avait été là, il aurait dit quoi ? » Je ne pouvais m'empêcher d'être surprise. Il avait totalement raison, vraiment, totalement raison. C'était la seule manière de calmer la jeune femme, et personne n'y avait pensé. Peut-être parce que seul maxim était disposé à faire ceci. Je savais qu'il était un mec bien, au fond, malgré notre rupture. Je l'aimais toujours un peu, et en cet instant, je ne pouvais m'empêcher de retrouver l'homme que j'avais aimé à la folie. Il prit la jeune femme dans ses bras, et tout le monde pu remarquer qu'elle avait l'air de se calmer. Il lui murmura quelque chose à l'oreille, puis lui sourit.

Trop de monde était agglutiné autour d'eux, il fallait les disperser. Je regardai autour de moi et posai mes yeux sur Siane. Elle aussi semblait quelque peu bouleversée par tout ce qui venait de se passer. Les élèves regardaient Maxim et Abbey comme des bêtes de foires, et je décidai d'agir. « retournez à vos table, abbey a besoin de respirer. » Je ne voulais pas ajouter ce que j'ajoutais d'habitude, parce que c'était trop douloureux, mais devant le manque d'obéissance de mes camarades, finit par dire : « ordre de préfète-en-chef. » Je baissai les yeux, et les épaules. Je détestais ça. L'idée qu'il soit parti, c'était trop dur. Les élèves se dispersèrent, petit à petit. Je ne savais pas ce qu'abbey et maxim allaient faire. J'espérais juste leur avoir offert un peu de calme.

791 mots ; + 360 points à serdaigle.



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Severus avait attendu la fin de l’année avec une impatience fort mal dissimulée. Ne plus les voir, déposer sa démission sur le bureau de Crow avec un sourire jubilatoire et ne plus jamais revenir ici. Dans cette école, synonyme de tellement de ses souffrances. Cette école renfermant certains de ses démons. Il fallait qu’il s’en éloigne, de n’importe quel moyen que ce soit. Et seul. Qu’il s’en aille, sans jamais se retourner. Il avait tellement déjà fait. Tellement trop en fin de compte. Alors il aurait enfin son repos. Celui qu’on ne lui avait pas donné encore. Mais qui était bien mérité. Mais ça ne serait pas pour aujourd’hui. Il ne l’aura compris que trop tard.

Pourtant, il y a toujours un élément déclencheur inattendu pour perturber l’équation. Toujours ce petit quelque chose pour briser l’équilibre si bien mener. Et cela se résumait à un nom. Caldwell. La porte s’ouvrit dans un bruit sourd dévoilant le ministre et ses deux acolytes qu’il connaissait que trop bien. Son discours, à la fois pathétique et risible le laissait perplexe. Dans quel but était-il venu ici ? Dans quel but venait-il maintenant ? La réponse ne tarda pas à venir et Severus ne manqua pas de remarquer à quel point la mise en scène qui se déroulait devant ses yeux était rodée. Le corps sans vie – méconnaissable – de ce pauvre Terrence Newton, soit disant découvert à la lisière de la Forêt Interdite. Cela ressemblait étrangement à une magnifique supercherie. Mais il ne pouvait s’empêcher d’avoir un rictus de dégoût au coin des lèvres. Il était quand même l’un des meilleurs de sa maison, et la guerre lui avait perdre sa sœur. Ce fut un tragique accident et il se trouvait dans la fleur de l’âge.

Lorsque le ministre, après sa mise en garde bien affirmée envers le frère du défunt, il aida ses collègues à dire aux élèves de s’asseoir pour leurs examens. Mais seule Abbey-Lee Kniteburry, que l’on savait proche du jeune Terrence, restait là, pétrifiée et tétanisée. « Quelque chose vous gêne, peut-être, mademoiselle Kniteburry ? » Il se rapprocha de la jeune fille, se mettant face à elle, pour mieux lui faire comprendre sa présence. « Ou semblez-vous oublier que nous sommes dans une salle d’examens ? » Reprit-il en encrant son regard dans le sien, vide, perdu. « Veuillez immédiatement vous rasseoir avant que je ne prenne des mesures bien plus radicales que celles du Ministre. » Sa menace fut cependant suivie de son sourcil qui s’arqua sous l’empressement et l’impatience. Mais ce calme – bien trop calme – fut troublé par la venue de Peeves. Son petit sonnet chanter à tue-tête eut pour effet de confirmer qu’il n’était qu’un abruti fini. La jeune Kniteburry ne put se retenir de s’effondrer, de marteler le sol à coup de poings tant sa colère était vive et son désespoir omniprésent.

Severus surprit le jeune Newton la prendre contre lui et tenta de la calmer, retenant ses mains pour ne pas qu’elle ne continue de les abimer sous la rage qui courrait dans ses veines. Même si lui-même n'y croyait pas un seul instant. Tout le monde les observait, y compris Peeves qui après avoir eu son effet tant désirer, ne put s’empêcher de s’éclipser pour éviter les représailles. Mais Severus sentit qu’un autre regard, bien plus inquisiteur l’observait. En tournant sa tête vers sa gauche, il la vit, là, le lorgner et le dévisager avec gêne. Alice. Il baissa les yeux ne voulant pas avoir à affronter les yeux clairs de la jeune femme. Il avait tout foiré, comme d’habitude. Et ces examens s’annonçaient laborieux. Pour changer. Plus rien ne comptait réellement à présent.

611 mots. + 360 points à serpentard.


Dernière édition par Severus T. Rogue le Lun 20 Aoû - 20:59, édité 1 fois
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Siane Callaghan
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Un silence morbide régnait désormais dans la Grande Salle et c’était sûrement ça le plus insupportable. Ce silence. Mais cela ne dura pas longtemps puisque ce maudit Peeves choisit ce moment pour faire irruption dans la pièce. L’esprit frappeur passa à côté d’elle et lui tira les cheveux brusquement. Siane se retrouva incapable de résister et l’insulta à voix haute dans un langage des plus grossiers. Malheureusement, il ne s’arrêta pas là et se mit à entonner une chanson qui glaça les sangs à la jeune femme. Comment osait-il ? Après ce qui venait de se passer, comment osait-il faire une chose pareille ? Peeves avait toujours été une ignoble créature méprisable, mais à ce point… La gorge de la Gryffondor se noua. Puis, brusquement, un cri retentit dans la pièce. Un cri déchirant, un cri de bête blessée. Cette fois-ci, la jeune femme recommença à meurtrir sa lèvre inférieure et se tourna vers Abbey-Lee, une fille de serpentard qu’elle connaissait vaguement. Siane reposa sa feuille sur sa table et regarda autour d’elle. Bon dieu, personne n’allait intervenir ? Ils allaient la laisser se blesser, s’humilier ainsi devant tout le monde ? Elle était dévastée, elle avait complètement craqué et personne n’allait intervenir pour l’aider à se relever ? Non, la plupart préféraient regarder la scène, stupéfaits.
La Gryffondor se leva au moment où une autre élève de Serpentard en faisait de même. C’était Abygail Chase, elle ne la connaissait pas tellement alors elle préféra s’immobiliser, ne pas intervenir. Elle l’entendit essayer de rassurer la jeune fille mais de toute évidence, cela ne marchait pas. Alors Siane fit un pas en avant mais Maxim fut plus rapide. Il se leva malgré sa jambe blessée et se dirigea vers l’élève de Serpentard. Là, il lui administra une gifle majestueuse qui résonna dans toute la grande salle. La jeune femme vit Alexis sursauter et poser une main sur sa bouche, choquée. La Gryffondor, elle, ne broncha pas. Au contraire, elle s’approcha tandis qu’il s’expliquait et prenait Abbey-Lee dans ses bras. Au moment où elle arrivait près d’Alexis, cette dernière se tourna vers les autres élèves pour déclarer : « Retournez à vos table, Abbey a besoin de respirer. » Malheureusement, personne ne bougea et Siane serra les dents. « Ordre de préfète-en-chef, » précisa-t-elle. Pour ponctuer ses paroles, la jeune femme entreprit de faire bouger ceux qui étaient trop hypnotisés par la scène pour avoir entendu. Quitte à en bousculer certains, elle ne se priva pas. « Allez, du vent, bande de rapaces, » siffla-t-elle sans douceur. Enfin, les élèves s’éloignèrent et la Gryffondor se tourna vers Maxim et Abbey-Lee. Elle ne la connaissait pas. Elle ne savait pas ce qui la liait à Terrence mais de toute évidence, sa mort était insupportable. Siane ne se sentait pas d’intervenir, ce n’était pas à elle de le faire.

Alors elle s’écarta, mal à l’aise. Ils étaient vraiment obligés de poursuivre ? Cette mascarade allait durer encore longtemps ? Siane se sentait mal, vraiment mal. Son envie de vomir était plus présente que jamais. Alors elle se tourna vers des visages familiers. Duncan, Orion. Ces deux personnes les plus chères à son cœur. Elle avait perdu sa famille durant la guerre et ces larmes, ces cris lui rappelaient l’état dans lequel elle avait été pendant longtemps. La Gryffondor ne voulait plus perdre qui que ce soit. Tremblante, elle se laissa tomber sur une chaise et se prit la tête entre les mains. Ces examens allaient être encore plus compliqués que ce qu’elle avait pensé.

590 mots ; + 360 points à gryffondor.


i'm up to no good
I cheated myself like I knew I would, I told ya, I was trouble. You know that I'm no good. Upstairs in bed, with my ex boy, he's in the place, but I can't get joy, thinking of you in the final throes, this is when my buzzer goes.  (⚡️) AWinehouse.
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Abygail Chase
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Abbey était dans un état inquiétant. Elle semblait réellement sourde et muette à tout ce qui lui arrivait, comme si dans sa tête déroulaient les images d'un cauchemar qui lui était insupportable. Aby lui caressa les cheveux sans grand succès. Sur son épaule, elle sentit une main se poser. Elle se retourna pour découvrir Galya. Toutes deux ne se connaissaient pas bien, et pourtant. Galya ne savait pas tout ce qu'abygail savait sur elle. La jeune poufsouffle était une fille très bien, et au fond, elle le savait. Mais elle ne pouvait s'empêcher, dans ses yeux, de voir l'étincelle des mangemorts. Car oui, aby savait, et c'était terrible de ne pouvoir rien dire. Il fallait qu'elle fasse profil bas, ne cherchant pas à énerver les mangemorts en révélant le sort qui était exercé sur la jeune blonde. Cela la démangeait, pourtant. Quelque part, elle avait peur pour Galya, peur, et mal aussi. Elle aurait aimé la sauver, ne pas être la petite conne égoïste qu'elle était malheureusement. Mais elle devait penser à elle avant tout, et laissait Galya se noyer dans ces ordres qui lui étaient donnés. La serpentard sourit légèrement, imperceptiblement à la poufsouffle, lui assurant ainsi qu'elle n'était pas choquée par son geste, puis se retourna vers Abbey, qui était toujours en transe, dans un autre monde.

Maxim Newton, le frère de Terrence, qu'Aby ne connaissait pas vraiment, débarqua d'un côté de la foule avec le regard dur. La jeune femme se recula et se releva, tandis que le gryffondor s'agenouillait près de la blonde. Aby ne devait pas s'attarder aux côtés d'Abbey. Elle détestait l'idée que tout le monde la pense douce et sensible. Newton arrivait à point. Abygail recula au milieu des autres élèves, laissant son amie aux mains du frère du défunt. Il ne pouvait que l'aider, du moins c'était ce qu'elle pensait. Lorsqu'il la gifla, Abygail recula d'un pas, grimaçant. Alors ça pour être radical, c'était radical. A émotions fortes réactions fortes, décidément, le gryffondor la surprenait. Malgré le deuil, elle n'aurait jamais pensé que quelqu'un aurait osé faire une chose pareille. Bien joué. La différence se fit immédiatement voir sur abbey qui se calma un peu. Peu, c'était déjà ça. Le jeune homme servit un discours efficace quoiqu'un peu pathétique à la Kniteburry qui, même dans son état, semblait entendre ce qu'il disait. Abygail croisa les bras et alors que tout le monde se pressait autour des deux endeuillés, elle décida de retourner à sa place. Elle aimait beaucoup Abbey, pleurait Terrence, mais avait eu sa dose de chagrin pour la journée. Maintenant il fallait qu'elle se concentre sur autre chose, parce qu'elle allait tourner folle. Il fallait qu'elle fasse taire ses émotions, et qu'elle se remette à son examen, pour ne pas le rater. Elle savait qu'elle n'avait même pas besoin de le réussir pour avoir une bonne place, mais c'était une question de conscience. Abbey-Lee allait rater ses examens, c'était obligé. Sauf si Crow arrivait à lui obtenir une session rattrapage dans quelques semaines. C'était blanc ou noir : soit sa place dans la société et son mariage lui offriraient cette possibilité, ou ses pleurs pour Terrence la lui arracheraient. De toute façon, aby ne pouvait plus rien pour elle. Elle s'en voulait presque d'avoir fondu sur elle, écorchant sa réputation, même de peu. Mais elle tiendrait sa promesse, sans aucun doute. Quelques élèves étaient restés sur leurs tables, à bûcher, ou du moins, essayer de bûcher. Pour la plupart des cinquième années, qui n'avaient pas connu terrence. Elle prit sa plume, chassant toute l'horreur de la situation de sa tête. Facile, quand on a l'os cayden à ronger. La colère qu'elle éprouvait lui permit de reprendre de ses esprits, son équilibre. Elle trempa la plume dans l'encre, sans un regard à la situation au centre de la pièce. Cependant, elle sentait des regards sur elle. Les gens ne comprenaient pas son comportement. Ils ne l'avaient jamais compris. Ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changer.

664 mots ; + 360 points à serpentard.





i was wrong.
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Il n'eut aucune réaction quand le ministre de la magie entra dans la grande salle, où il se trouvait avec les autres élève de septième année ainsi que ceux de cinquième et certain prof. Certes cet homme était l'ennemi, c'était en tout cas ce qu'on lui avait dit, mais il n'avait pas peur de lui, les chances pour qu'il soit là pour les tuer était après tout nul. Par contre, à la vu des deux personnes qui le suivaient il ne pu s'empêcher de frissonné, il avait de mauvais souvenir lié à ses deux personnes et s'il avait pu ne plus jamais les revoir, il en aurait été que plus heureux. Il n'écouta pas un traître mot de ce que dit le premier ministre, gardant plutôt son regard fixer sur le frère et la sœur qui étaient venu avec lui. Il ne jeta pas ne serait-ce qu'un regard en direction du cadavre, quand celui-ci fut dévoilé au regard de tous, c'était la guerre après tout et la guerre entraînait toujours des pertes, tout ce qu'il était possible de faire c'était de l'accepter. Il entendit bien sûr la réaction des autres, mais pour ça par, il n'y eut absolument rien, peu importe qui s'était, cette personne était morte et il n'y pouvait absolument rien. Les trois intrus en quelque sorte finirent par quitter les lieux emportant avec eux le sac contenant le cadavre, puis le directeur continua en les informant des procédures des examens, parce que oui ils allaient devoir tout de même faire leur examen.

Quand les autres bougèrent afin que les pupitre soit installé il suivi bien sûr le mouvement et comme les autres il alla rapidement trouvé sa place. Dire qu'il avait la tête à faire son examen serait faux, il n'avait peut-être pas été vraiment affecté par la petite démonstration du ministre, mais il avait lui aussi ses doutes. Il avait en fait depuis un moment déjà. Il n'était par vraiment sur d'être prêt, le monde en dehors de ses murs était dangereux et cela il n'avait pas besoin de l'aide de personne pour le savoir, il avait beau n'être encore qu'un gamin, il n'était pas stupide pour autant. Étant plongé dans ses pensées, il ne vit pas sa feuille d'examen apparaître devant lui et lui fallu du temps avant de remarquer la soudaine agitation dans la salle. Se sont en fait les cri d'une élève qui le ramenèrent soudainement à la réalité, il ne savait pas ce qui se passait ou pourquoi elle agissait ainsi et franchement il s'en contre balançait. C'était certes plutôt froid de sa part, mais il ne la connaissait pas et donc ce n'était pas à lui à aller la réconforter, de toute façon il était nul dans ce genre de choses. Sans l'ombre d'un doute quelqu'un proche d'elle serait plus en mesure de l'aider.

Il ne suivi pas ce qui arriva ensuite à la jeune femme, c'était certes un peu égoïste, mais il avait lui aussi ses propres problème et franchement le fait de la regarder alors qu'elle était clairement au plus bas, le mettait un peu mal à l'aise. Il était dans une école, pas dans l'une de ses émissions de télé-réalité ridicule, ce qu'elle vivait devait certes être très dur, mais il n'avait pas envie de connaître le dénommant de l'histoire, tout simplement parce que ça ne le regardait pas le moins du monde. Il avait un examen a passé ou a coulé, il n'avait pas encore décidé, s'il voulait passer son année ou si au contraire, il préférait passé une année de plus à Poudlard afin de retarder le moment où il devait faire face à la réalité du monde extérieur.
Fiche (c) Espe

613 mots ; + 360 points à poufsouffle.
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La petite sérénade de Peeves n’était vraiment pas la bienvenue. Les élèves serraient les dents pour ne pas craquer sous la pression, et voilà que cet imbécile venait bouffer le peu de courage qu’il leur restait. C’était bien trop en demander à des étudiants. Ils n’avaient pas à devoir douter dès maintenant de la raison de leur future mort. La perte du Serpentard révéla de grandes angoisses dans les cœurs les plus tendres, et Mads se remémora son passé. Comment aurait-il réagit si ces évènements s’étaient produits lorsqu’il n’avait que 16 ou 17 ans ? A l’époque, il n’avait que quelques préoccupations mineures. Même ses disputes répétitives avec son paternel ne semblaient plus peser bien lourd sur la balance… Il n’aurait pas dit ça quelques années plus tôt. Le silence retomba une nouvelle fois et Mads repassa une nouvelle fois dans les rangs, observant le professeur Rogue se pencher sur une élève en particulier. Abbey Kniteburry. Il l’avait eu quelques années en cours. Le temps de détourner les yeux une ou deux secondes, et la scène vira au drame. Un hurlement déchirant fit sursauter le jeune professeur qui se retourna maladroitement, manquant de renverser le devoir d’une élève de Gryffondor.
La fille était tombée parterre et frappait désormais le sol avec ses poings, en proie à un désespoir et à un chagrin immense. Pour ne pas soulever un mouvement de panique, Mads se força à rester droit sur son carreau, et à ne pas courir pour la sortir de la pièce. Si le corps enseignant commençait à perdre son calme, Poudlard n’aurait plus qu’à exploser l’heure suivante et on en parle plus. Certaines règles se devaient d’être respectées avec sagesse.

« Désolé. Il fallait que tu te ressaisisses, t’étais en train de céder à la panique. » Souffla Maxim après avoir envoyé une gifle percutante à la demoiselle.

Il avait fallu qu’un Gryffondor s’en mêle… Et pas n’importe lequel en plus. Mads leva les yeux vers le plafond et fit mine de ne pas avoir remarqué tout de suite cet échange musclé. D’un autre côté, son intervention ne servirait qu’à exacerber les choses. Aussi conceptuelle qu’elle soit, cette gifle avait eu l’art de remettre les idése d’Abbey en place. Du moins, pour l’instant.

« Je te fais la promesse qu’ils ne s’en sortiront pas aussi facilement. Je les traquerai et je vengerai la mort de Terrence, maintenant, reprends tes esprits, il faut que tu tiennes, qu’on tienne. »

Les élèves commençaient à tous se lever et à s’agglutiner autour du « couple » improvisé. Les voix se chevauchaient les unes et les autres. On ne distinguait bientôt plus qu’un brouhaha désagréable. Un peu semblable au bruissement d’un bourdon lorsqu’il vous tourne autour des oreilles en été. C’est évidemment à cet instant précis qu’une élève de Serdaigle se leva pour tenter de disperser la foule. « Retournez à vos table, abbey a besoin de respirer. » Mais Mads constata qu’elle n’y mettait pas assez de conviction… Certainement à cause de la mort de l’aîné Newton. « Ordre de préfète-en-chef. »

Le Directeur de Gryffondor s’imposa finalement. Puisque l’un des étudiants cœur de lion faisait partie du nœud de cette débandade, il avait le devoir d’intervenir. Il dût tout de même jouer des coudes pour se frayer un passage et s’accroupis à côté de Maxim, déposant furtivement une main sur son épaule avant de se redresser.

« Retournez à votre place, Newton. » Lui dit-il avec une pointe d’autorité dans la voix, mais le regard doux. Il leva ensuite le menton et haussa le ton de manière à ce que tout le monde l’entende. « 5 points seront retirés à Gryffondor pour chaque élève qui n’aura pas rejoint sa table dans la MINUTE ! »

Mads n’était pas connu pour faire des menaces. En fait, les étudiants comme les enseignants le percevaient même parfois comme « trop laxiste »… Pour le plus grand bonheur de certains. Mais son retard, suivit de la découverte de ce cadavre et de la chansonnette de Peeves… L’avaient rendu UN PEU à fleur de peau.

Citation :
678 mots ; + 360 points à Gryffondor.
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Maxim Newton
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Autour de lui, on s’affairait. Il n’avait pas vu qu’Alexis l’avait suivi, il entendit juste sa voix. Cette voix qu’il connaissait depuis tellement longtemps et comme avant, elle eut le don de l’apaiser. Il sentit la tension qui l’envahissait se dissoudre petit à petit. Abbey semblait reprendre contenance, il s’assit par terre dans l’attente d’une parole de la jeune fille, il préférait s’assurer qu’elle ne ferait pas une rechute d’ici la fin de l’examen. Ce serait fâcheux pour elle, mais aussi pour l’ensemble des septièmes et cinquièmes années.

Il sentit une main se poser sur son épaule. Maxim redressa la tête pour croiser un instant le regard de son directeur de maison. « Retournez à votre place, Newton. » Maxim hocha la tête et se redressa en s’aidant du bureau d’Abbey-Lee, une fois debout, il lui tendit la main pour l’aider à se redresser. Elle sembla hésiter un instant avant de la prendre délicatement et de se redresser à son tour. On aurait dit un animal blessé, apeuré par tout ce qui l’entoure. Une vague de pitié envahit le Gryffondor. « 5 points seront retirés à Gryffondor pour chaque élève qui n’aura pas rejoint sa table dans la MINUTE ! » Ajouta le professeur Van Garrett. Maxim tourna vers lui sa tête étonnée. Oui, il était étonné qu’une telle autorité s’échappe de son professeur. Il secoua la tête et passa devant Alexis et Siane. « Je… merci. » En fait, il ne savait pas pourquoi il les remerciait, mais il se devait de dire quelque chose. Il savait que Terrence était suffisamment apprécié par une grande partie de l’école pour une raison qu’il ignorait, alors avoir du soutien dans ce genre de situation arrivait à atténuer sa rage et sa tristesse.

Maxim regagna sa place en silence par la suite et se réinstalla devant sa copie. Ses pensées se bousculant dans sa tête. Bon sang, il avait joué à l’idiot. Il n’avait pas réussi à protéger Linda et Terrence. Il redressa la tête et observa le dos d’Alexis. Il ne devait rien lui arriver à elle, sinon il ne s’en remettrait probablement pas. L’idée de couper les ponts avec elle lui effleura l’esprit. Il la savait attirée par Sylas et eux deux, cela faisait un bon moment qu’ils n’avaient plus pris la peine de discuter. Il devait la laisser partir, pour son bien, peut-être. Il la mettait en danger, elle et les autres après tout. Une idée commença à germer dans son esprit. Une idée qu’il conserva au chaud dans un coin de sa tête. Il prit une grande inspiration et reprit sa lecture. L’Histoire de la Magie, l’avait-il suffisamment bossé ces derniers temps ? Il ne pouvait pas se permettre d’obtenir une note en-dessous d’un E. Il ne se le pardonnerait pas.

463 mots ; + 240 points à gryffondor.


Spoiler:
 


refonte de la signature Heart
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Owls and Newts

FT. POUDLARD

❝ J’en avais vu de toutes sortes de couleurs dans ma vie, aussi courte soit-elle. Des cadavres, mes yeux en avaient rencontrés plus d’un – malheureusement et contre leur gré. Des blessures, des membres déplacés dans tous les angles, rien de tout ça n’était nouveau pour moi, bien que je l’aie préféré. En temps de guerre et de combat, je savais à quoi m’attendre; je savais, du moins, avec une certitude attristante que je n’y verrais pas de jolis papillons jaunes se poser sur des fleurs pleines de vie. Je m’y attendais, normalement mais ça, je ne m’y attendais pas du tout. Que l’on dévoile un corps d’un étudiant devant ses camarades, devant son frère ? Je n’en revenais pas et je m’étonnai de voir qu’aucun autre enseignant ne sembla manifesté le même dégoût – peut-être avais-je raté quelque chose. Je l’espérais, en tout cas. Je m’attendais plutôt à ce que les professeurs se pressent de cacher cette horreur aux élèves mais non, personne ne bougea – personne n’osait avancer; je ne pouvais me résoudre à l’idée qu’aucun des adultes n’avait de cœur. Les étudiants se pressèrent dans tous les sens, se préparent à remplir un long examen qu’ils auraient sans le moindre doute mieux rempli dans d’autres circonstances – n’importe quelle autre circonstance aurait été plus propice à la réussite que celle-ci.

Le regard perdu sur le sac de poubelle trop plein, je mis quelques secondes à réaliser que les paroles que j’entendais et ce que je vivais présentement était bel et bien réel, que ce n’était pas que le fantôme de la guerre et d’Ophélia qui refaisait surface durant mes nuits de cauchemars. « 5 points seront retirés à Gryffondor pour chaque élève qui n’aura pas rejoint sa table dans la MINUTE ! » J’étais plus que choquée. J’étais outrée et m’avançai sans penser un seul instant aux répercutions que mes actes pourraient avoir. On me savait forte et impulsive lorsque quelque chose me tenait vraiment à cœur, il n’était pas le moment pour moi de jouer la jeune fille gentille et innocente. Comment un de mes collègues osait-il traiter ainsi le frère de la victime ? Comment osait-il le traiter si sévèrement alors qu’il venait de voir la chose la plus terrifiante de sa vie ? « Vous devriez apprendre à réfléchir avant de parler, monsieur Mad. À votre place, j’aurais permis à Newton de s’exempter de l’examen et vous l’obliger à regagner sa place ? Avez-vous ne serait-ce qu’une petite idée de ce qu’il traverse ? » Je repris mon souffle, me retenant pour ne pas hausser la voix et pour ne pas l’envoyer balader au sol – l’idée était très tentante, je dus l’avouer. J’avalai ma salive, me disant que d’ajouter qu’il ne pouvait pas le savoir puisqu’il n’avait pas de cœur n’aiderait en rien au jeune homme à se sentir mieux. Je tournai dos au professeur, n’attendant ni sa réponse ni de l’aide de qui que ce soit. J’étais là pour défendre mes valeurs, que je sois appuyée ou non par quelqu’un d’autre n’y changerait rien. Je me dirigeai aux côtés de Newton et baissai la voix d’une note. « Je suis navrée que vous ayez à remplir ce test, monsieur Newton. Prenez le temps qu’il vous faut, je ne serai pas très loin si jamais vous avez besoin. »

Puis, je me retirai. Je me doutais bien qu’il ne viendrait pas me demander main forte mais, j’étais décidée et je ne changerais pas d’idée : j’aiderais Newton. Je tenais à m’assurer qu’on ne lui ferait aucun mal et j’étais prête à en payer le prix. Et je n’étais pas seule. Je savais que, quelque part, dans cette salle, au moins une personne m’appuyait dans mes démarches. J’ignorais où se trouvait cette personne ni quelle était son identité mais cette seule pensée me suffisait pour avancer contre vents et marées. Je n’étais pas professeur de défense contre les forces du mal pour rien, après tout.



(en espérant que ma réponse convienne)
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Encore des morts. Cela n'en finissait pas. Cette fois-ci, c'était Terrence, le frère de Maxim qui avait payé. Swann était désolé pour son ami et triste, car Terrence aussi était son ami. L'amitié avec Maxim était caché certes, mais il l'était et elle savait ce que cela faisait de perdre un frère ou une soeur. Elle-même avait connu cette tragédie ainsi qu'avec son père, c'était pourquoi elle était si contrôlé par sa mère. Elle était la seule parente qui lui restait. Nolan était joueur de quidditch et avait coupé les ponts avec elle, mais elle souhaitait par dessus tout remédier à cet état. Elle passait ses examens avec appréhension. Pas car elle doutait de ses capacités, mais parce que le ministre de la magie, Roy Caldwell se tenait dans la salle. De plus, la découverte du corps du frère de Maxim avait jeté un espèce de froid sur la salle. Les cinquièmes années suivirent les instructions du directeur Crow, de même que les septièmes années. Quand le ministre avait annoncé la mort de Terrence, le frère de Maxim, la voix qu'il prit ensuite fit froid dans le dos de Swann. « Une enquête va être menée pour connaître les causes de la mort de votre ami. Je suis navré de vous annoncer une telle nouvelle alors que vous allez commencer vos examens dans quelques minutes. Que cela ne vous perturbe pas. Amycus ! » Swann se pencha sur sa copie, et se concentra un maximum. Rater ses examens seraient fâcheux pour elle, car sa mère ne voulait que l'excellence venant de sa part. L'examen commenca normalement pour elle. Elle ne prétait pas attention au alentours, mais quand un hurlement s'éleva dans la salle, elle ne put s'empêcher de relever la tête et de voir Abbey, une élève de son année qui avait redoublé à cause de la guerre et de sa maison. La vue du corps de Terrence l'avait secoué plus que de raison, et Swann regardait, avec un pincement au coeur, Aby, sa meilleure amie, ou presque, essayer de la consoler. La blonde n'était pas insensible à la vue du corps mutilé de Terrence, elle avait mal car elle se demandait dans quel état, elle-même serait, si à la place de Maxim, elle voyait le corps de sa soeur mutilé de la sorte. Elle n'osait pas se relever et aller voir son ami, ni apaiser la douleur de Abbey avec Aby. Elle avait peur de sa mère, et celle-ci était assez dévoué, pour ne pas dire, complètement obnibulé par celui ci. Si Caldwell voyait la véritable Swann et le disait à sa mère, Swann n'osait pas imaginer ce qu'elle aurait eu comme punition. Elle repoussa ses envies de générosité, et regarda sa feuille d'un oeil torve. Elle crevait d'envie d'aller les aider et elle ne pouvait pas. Elle était trop lâche et soumise pour se rebeller. Pourtant, l'envie était bel et bien là, tapis dans l'ombre, attendant de se réveiller et de faire un carnage. « Je te fais la promesse qu’ils ne s’en sortiront pas aussi facilement. Je les traquerai et je vengerai la mort de Terrence, maintenant, reprends tes esprits, il faut que tu tiennes, qu’on tienne. » Swann voulu lui dire qu'elle serait là pour eux, pour les aider. Sans forcément participer à la résistance, elle pourrait les aider à se poser. Etant majeure, elle quitterait la maison familiale le plus vite possible. Elle ne supportait plus la situation dans laquelle elle était. Elle oserait s'opposer à sa mère. Elle vengerait avec ses propres moyens la mort de son ancien ami et aiderait son ami. Elle ne cacherait plus sa véritable appartenant. Toutefois, elle ne proclamera pas son choix directement, mais être une infiltrée la tentait. Après tout, elle était à serpentard, et le mensonge et la ruse sont les principales qualités.

636 mots ; + 330 points à serpentard.
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« Vous devriez apprendre à réfléchir avant de parler, monsieur Mad. À votre place, j’aurais permis à Newton de s’exempter de l’examen et vous l’obliger à regagner sa place ? Avez-vous ne serait-ce qu’une petite idée de ce qu’il traverse ? »

Monsieur Mad? Elle avait tout faux... C'était Monsieur Van Garett nom d'une chouette !!
Mads ne réagit pas dans l’instant. Le moment était mal choisit pour perdre son calme à vrai dire, et son regard d’un noir exceptionnellement abyssale se posa sur sa collègue. Il voulut sourire et répliquer sur la seconde, mais préféra laisser couler. Elle pouvait bien dire ce qu’elle voulait, la sanction ne faiblirait pas. Il n’y avait dans cette pièce qu’un seul Directeur de la maison gryffondor, et donc un seul professeur à même de décider quand l’ordre devrait revenir au sein des rouges et or. Mads releva la tête et sa baguette, indiquant aux étudiants que son discours tenait toujours. Pour les petits malins qui ne s’étaient pas encore assis, troublés par la remarque de Mademoiselle Collins, il suffit de les regarder et ils comprirent immédiatement où se placer. « Je suis navrée que vous ayez à remplir ce test, monsieur Newton. Prenez le temps qu’il vous faut, je ne serai pas très loin si jamais vous avez besoin. » Ces mots firent bouillir le sang du jeune homme. Il y avait quelque chose de terriblement puérile dans le comportement d’Alicia, c’était indéfendable. Newton avait vu ce que personne ne devrait voir dans sa vie, il est vrai. Mais ce n’était pas à elle de venir lui caresser l’épaule en lui murmurant des chansons d’amour. Evidemment, si tout le monde en venait à faire ce que son cœur lui dictait au lieu de sa raison, on aurait droit à une séance de câlin générale et adieu l’ordre.

Mads se moquait bien désormais de ce qu’Alicia pouvait penser de lui et de ses manières. Vous savez, c’est le genre de personne qui ne vous adresse jamais la parole, SAUF lorsqu’il s’agit de vous clouer le bec. Quelle leçon pouvait-il bien tirer de sa bouche ? Il ferma les yeux tandis que le brouhaha s’estompait petit à petit. Au moins, son intervention avait eu le mérite de soulager les oreilles de tout le Monde ici présent. Il n’attendit pas plus longtemps pour rejoindre celle qui l’avait contredit et l’écarta volontairement en l’entraînant par le bras.

« Et vous alors ? Avez-vous la moindre idée de ce qu’il traverse ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Dans tous les cas nous avons affaire à des cas exceptionnels car nous VIVONS dans une époque exceptionnellement dangereuse. Je pense que la place d’un professeur est de protéger du mieux qu’il peut l’ordre établit, afin de protéger du mieux qu’il peut ses élèves. Croyez-vous que contredire l’autorité devant eux soit un exemple ? Alors si vous préférez vous transformer en mouchoir pour essuyer leurs larmes et moucher leur nez, allez-y. Mais je n’suis pas certain que ce soit ce dont ils ont vraiment besoin voyez-vous. » Il relâcha son bras et inclina son visage. « De plus, si cet examen doit être reporté, Newton sera assez grand pour vous le faire savoir. Le conforter dans une position de VICTIME ne va rien arranger DU TOUT. »

Il eut presque envie d’ajouter « Bonjour, Moi c’est Mads Van Garett, enchanté » tant leur relation s’apparentait au néant, mais ravala son sarcasme aussi vite. Pas le moment. Qu’importe que cette bonne femme ait vécue les pires sevices du Monde – ce dont il doutait un peu, quand même – elle avait agi comme une enfant et ça, c’était son erreur. Que Newton ait besoin de réconfort c’était clair. Mais quelque part, tout le monde se serait bien évaporé pour réclamer les bras de maman. Mads le premier (xD). Rogue avait-il perdu l’esprit en prenant cette fille dans ses bras pour la calmer ? Les yeux du jeune homme se posèrent sur son collègue assez longtemps pour que ce dernier s’en rende compte. Il y avait quelque chose de pas net chez ce type, franchement. Toujours est-il qu’il avait pris la peine de ne pas parler trop fort à Miss Collins, de manière à ne pas attirer l’attention sur eux.

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Hogwarts Chronicles
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Hominum revelio
⚡ Registration : 26/12/2010
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⚡ Fizwizbiz : 3613
⚡ Âge du personnage : plus vieux que le monde.
⚡ Nature du sang : rouge.
Intrigue №2 ; OWLS & NEWTS


Aujourd'hui était un jour d'examen, une journée bien tranquille en somme. Autant l'infirmerie était remplie en période de cours et particulièrement en hiver, autant elle désemplissait sitôt qu'arrivait juin et les beaux jours. Désoeuvrée, Lily Ann avait donc décidé de faire un saut à Pré-Au-Lard, laissant madame Pomfresh seule. Au moment où elle traversait le hall pour gagner le parc, un long cri déchira l'air. Sursautant, la jeune femme s'arrêtant, hésitant à s'introduire dans la Grande Salle, réservée aux épreuves pour aujourd'hui ainsi que les jours à venir. Il y avait des professeurs mais.. mais il était de son devoir d'infirmière de Poudlard de prendre soin des élèves et obviously, celui ou celle qui avait crié avait besoin d'aide. Elle fit donc volte-face et revint sur ses pas puis bifurqua à droite. Poussant la lourde porte, elle fut frappée par le souvenir de ses propres ASPIC, passés quelques temps plus tôt. Tout était si.. identique. A la différence près qu'une élève gisait sur le sol, manifestement en proie à une crise de nerfs. Pinçant les lèvres à la vue du nombre de personnes se trouvant à ses côtés, Lily Ann s'avança. Avant qu'elle ne parvienne jusqu'à la petite blonde, soutenue par l'un de ses professeurs, la petite troupe qui l'entourait se dispersa pour rejoindre sa place. « Professeurs » les salua-t-elle, sans pouvoir s'empêcher de remarquer une certaine.. tension. Haussant les épaules, elle décida qu'elle n'en avait rien à faire. Après tout, ce n'était pas ses affaires et ce n'était pas comme si l'un d'entre eux comptait parmi ses amis. S'agenouillant auprès de la jeune fille, elle prit son menton d'une main et releva le visage blême de la blondinette pour la regarder. Nul besoin d'être médicomage pour comprendre qu'elle n'allait pas bien, pas bien du tout. « Je vais l'emmener à l'infirmerie, murmura-t-elle alors que les prunelles affolées de l'élève effectuaient des allers-retours entre chaque protagoniste présent, avec votre permission, évidemment » ajouta-t-elle. Elle jeta un regard incertain à Severus Rogue. « Vous êtes le directeur de sa maison, vous- » Une grande clameur l'interrompit. Redressant la tête, Lily Ann écarquilla les yeux en découvrant Peeves qui voletait au plafond, les bras chargés.. d'encre. Oh non. Ça, ça ne présageait rien de bon.

« Où qu'ils sont
Les p'tits bouffons ?
»

Parvenant juste au-dessus, à une simple dizaine de centimètres, d'une petite brune que Lily Ann savait être la préfète-en-chef, il renversa l'un des encriers. L'encre dégoulina sur le crâne de la jeune fille sans que quiconque n'ait le temps de dire ou faire quoi que ce soit. Déjà, l'esprit frappeur reprenait sa course.

« À vouloir rejouer les héros
Ils ont risqué leur peau
»

Sous le regard médusé de l'assistance, Peeves vida le contenu d'un autre encrier sur la tête d'une autre élève, une gryffondor qui s'était cachée le visage entre les mains, manifestement bouleversée. Sans voix, Lily Ann se demanda, l'espace d'une seconde, ce qui était le plus effrayant : qu'il ait les bras toujours chargés d'encre ou qu'il paraisse choisir ses cibles en sachant très bien ce qu'il faisait.

« Et tout ça juste pour s'faire aduler
Mais c'pas eux qu'on a zigouillé !
»

Il avait repris sa course durant ses dernières paroles et s'était positionné au-dessus d'Hermione Granger qui le fixait sans broncher. D'ordinaire, Peeves ricanait lorsqu'il jouait ce genre de sales tours aux élèves. Aujourd'hui, il était.. impassible ? Était-ce seulement possible ? Il y avait-il même une logique à ces.. agressions ? Non, ça n'était pas possible, ce n'était qu'un esprit frappeur après tout.

Sans un mot de plus, il déversa le contenu de ses encriers sur le visage levé vers lui.


———————— ͼҨͽ ————————

Merci de prendre cette intervention en compte. Ce n’est pas une option. Prière de demander d'abord avant de vous en prendre à Peeves, on l'utilise pour nos interventions et si vous nous l'faîtes partir, on peut se retrouver dans la mouise. Libre à vous, encore une fois, de réagir comme vous le souhaitez.




Dernière édition par Hogwarts Chronicles le Dim 26 Aoû - 22:03, édité 1 fois
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Après la.. charmante chansonnette de Peeves, le hurlement de Kniteburry l'avait surprise, non pas effrayée. Elle l'avait regardée se tordre de douleur sur le sol sans un mot, le souffle court, les yeux écarquillés. Ce spectacle n'avait rien de divertissant, ce n'était même pas pathétique, c'était cruel. Personne n'aurait dû mourir. Personne n'aurait dû mourir à leur âge. La mort, c'était l'affaire de leurs aînés, d'Etherington, de Blackadder, de Roxburry. Oh bon sang, par Merlin, qu'avait-elle fait ? Sans l'AD, sans tout ça, il.. peut-être Newton aurait-il été toujours en vie. Pliant sous la culpabilité, elle se détourna et plaqua ses mains sur ses oreilles pour ne plus entendre les cris étouffés d'Abbey Lee Kniteburry.

Combien de temps s'était-il écoulé lorsqu'enfin, le calme revint ? Une minute ou dix ? Elle n'en avait aucune idée. Rapidement, Hermione comprit que quelque chose clochait. Les regards de ses camarades n'étaient plus fixés sur la fille qui, par ailleurs, s'était tue, mais sur Peeves, voletant ici et là, les bras chargés de.. d'encriers. Tout le monde savait ce que ça signifiait. Quelqu'un allait en faire les frais et personne ne paraissait capable de bouger ou parler pour l'en empêcher. De toute manière, qui avait déjà réussi à le convaincre de faire quoi que ce soit de raisonnable ?

Au moment où l'esprit frappeur recommença à chanter, elle sut sans pour autant en être certaine qu'elle allait certainement compter parmi les victimes de son forfait. Ses craintes se confirmèrent lorsqu'il aspergea Siane puis Alexis. Ses.. bras-droits. Elles l'avaient épaulé à l'AD, elles avaient fait tout leur possible pour l'aider. Aujourd'hui, elles en payaient les frais. Ils le payaient tous. Caldwell avait voulu leur donner une leçon. On ne résistait pas, on ne se soulevait pas contre lui. Ou on devait en affronter les conséquences. C'était ce que Peeves cherchait à faire comprendre, peut-être ? Elle le savait. Elle était prête à subir les conséquences. Elle était prête à prendre tous les risques possibles et imaginables pour mener à bien leur mission. Ça valait le coup. Il fallait que ça vaille le coup. Que Terrence Newton ne soit pas mort pour rien.

Lentement, stoïque, elle leva la tête pour regarder Peeves. Il lui adressa un sourire très bref, très dur. La jeune fille eut l'impression qu'il savait. Qu'il savait exactement ce qu'elle avait fait ces derniers mois, qu'il savait exactement ce qui l'avait poussée à s'engager ainsi, au départ. Les paroles de sa chanson le confirmèrent. Elle frémit. Il avait raison.

Un frisson courut le long de son échine et elle ferma les yeux lorsque l'encre l'éclaboussa, se répandant sur ses joues, son cou, glissant dans son chemiser, tâchant ses parchemins. La douche finie, elle essuya ses paupières et sa bouche d'un revers de manches. Peu importait les tâches, peu importait les chuchotements des autres, tout autour, peu importait les regards qu'on lui lançait. Elle était prête à les affronter. Extirpant d'une main trempée et toute bleue sa baguette de son sac, elle la pointa sur les parchemins tâchées. « Recurvite » murmura-t-elle. Malhabile, tremblante, elle tenta d'essuyer ses joues de ses mains, ne parvenant, toutefois qu'à étaler l'encre. Alors les larmes, enfin, franchirent le barrage de ses cils. Courbée sur sa table, elle se laissa aller aux sanglots qui la secouaient.

546 mots ; 330 points pour Gryffondor.
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02 — OWLS & NEWTS || Intrigue #2

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